Tom Clancy's Rainbow Six Lockdown
Test du Mardi 11 octobre 2005 par Spike
A l’heure où le terrorisme fait rage, Rainbow Six arrive à point nommé pour faire le grand ménage de cette sale racaille sur nos Xbox. Une fois de plus, vous allez traverser la planète en incarnant Ding Chavez, le chef des Rainbow, pour des missions périlleuses. Malheureusement, même si le périple s’annonce de haute voltige, il passe derrière un épisode des plus remarquable qui lui enlève toute son originalité.
On prend les mêmes et on recommence !
Amérique, Russie… Les terroristes sont partout et vous donnent du fil à retordre. Heureusement, vous pouvez toujours compter sur l’aide de vos coéquipiers qui répondent aux ordres au doigt et au paddle. Vous pouvez alors lancer une stratégie d’attaque en leur demandant de vous couvrir, d’ouvrir une porte ou encore de nettoyer une zone. Sans être compliqués, les ordres proposent suffisamment de choix pour vous offrir un soutien cohérent. Pour autant, on peste toujours devant l’IA parfois limite des PNJ et notamment celle des terroristes. En effet, si certains vous regardent comme une véritable loque, d’autres sont de vrais tireurs à gage et ont vite fait de vous trouer comme une passoire.
1, 2, 3, mission !
En tout, le titre vous plonge dans pas moins de 12 missions. Ca peut sembler court vu comme ça, mais chaque intervention est très longue assurant une durée de vie conséquente… Si les objectifs restent assez basiques, la variété des situations évite au joueur de tomber dans la lassitude. Mitraillade dans une ruelle, prise d’assaut d’un bâtiment ou séance de snipe… Vous avez largement de quoi jouer les militaires de l’impossible. Reste que le titre est incroyablement linéaire ne tirant ainsi jamais profit de vos talents de grand stratège. D'ailleurs, même vos coéquipiers peuvent tomber, seul vous pouvez facilement arriver au bout du niveau. Si les premiers Rainbow Six lassaient par leur aspect tactique aigu, ce dernier tombe littéralement dans l'arcade profonde.
Go, go , go !
Côté arsenal, [jeu|3063] fait dans l’archi complet. Tous les types d’armes sont référencés dans toutes leurs variantes. A vous de choisir entre la mitraillette rapide mais à faible impact ou la mitraillette lourde mais qui fait des trous gros comme des œufs. Ceci vous forcera à faire un choix stratégique en fonction de votre façon de jouer. Si vous êtes du genre bourrin par exemple, il vaut mieux se munir d’une arme rapide pour balayer un maximum d’ennemis d’un seul coup.
Un petit aspect RPG est aussi de la partie. Outre tous les équipements dont vous disposez (grenades, gilets pare-balles…), vous pouvez aussi customiser votre personnage en modifiant sa vie, son endurance…
Entre ombre et lumière.
Autant dire que la réalisation graphique de [jeu|3063] est loin de transcender le joueur. Outre les sympathiques éclats de balle à retrouver sur votre casque quand votre vie ne tient plus qu’à un fil, le reste est très mitigé. Les textures sont simples, les décors ultra aliasés (même sur Xbox) et la modélisation des terroristes très moyenne. En fait, pour gommer tous les sales défauts graphiques du titre, il suffit de basculer en vue nocturne avec un affichage en noir et blanc. Là , rien à dire, ça dépote grave avec une gestion de la luminosité étonnante. [jeu|3063] séduit aussi par son côté grand spectacle renforcé par une bonne interactivité. Tirez à travers une étagère et elle volera en éclats, shootez dans une porte et elle se dégondera, flinguez à tour de bras dans une vitre et c'est une pluie de verre qui tombera sur les gars de dessous. Sans être révolutionnaires, ces petits soucis de réalisme améliorent sensiblement la réalisation très moyenne du titre.
Tuons les terroristes ensemble !
Un Rainbow Six ne serait rien sans son mode multijoueurs. Bien que le mode off-line offre déjà de bonnes heures de bonheur, notamment avec le mode coopération, c'est le mode online qui reste le plus intéressant. Ainsi, vous pouvez perfectionner votre avatar, comme dans le mode solo, au fil des parties pour en faire un combattant hors pair. Une raison de plus pour vous obliger à accumuler les headshots à chaque excursion sur le Live.
One more time !
Là où [jeu|3063] risque de décevoir les anti-terroristes en herbe, c’est sur son manque de nouveautés. Au final, deux ans après le troisième opus, la série n’a que très peu changé. Pas de nouveaux ordres vocaux, une IA des coéquipiers toujours aussi buggée et des missions très linéaires, autant dire qu’on est loin d’une révolution. Finalement, le titre se place plus en add-on qu'en véritable suite.
Un titre qui manque de fraîcheur !
Si [jeu|3063] était sorti il y a deux ans, il nous aurait sûrement fait forte impression. Aujourd’hui, il réussit juste à nous procurer un peu de plaisir l’espace de quelques parties. Sa réalisation moyenne, ses bugs d’IA et surtout le manque d’évolution rebuteront les amoureux de la série. Au final, il faut prendre cette suite comme une sorte de gros add-on marchant copieusement sur les pas du troisième opus.




Si Rainbow Six Lockdown était sorti il y a deux ans, il nous aurait sûrement fait forte impression. Aujourd’hui, il réussit juste à nous procurer un peu de plaisir l’espace de quelques parties. Sa réalisation moyenne, ses bugs d’IA et surtout le manque d’évolution rebuteront les amoureux de la série. Au final, il faut prendre cette suite comme une sorte de gros add-on marchant copieusement sur les pas du troisième opus.
Les plus
+ Le système d'ordre+ La personnalisation du perso
+ Ca reste du Rainbow Six 3
+ Le mode multijoueurs
Les moins
- Pas d'évolution- La réalisation graphique
- L'IA
Détails
- Nom
- Tom Clancy's Rainbow Six Lockdown
- Support
- Xbox
- Genre
- FPS
- Editeur
- Ubisoft
- Développeur
- Red Storm Entertainment
- Sortie
- 31 août 2005
- 31 août 2005 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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