The Suffering : Les liens qui nous unissent
Test du Vendredi 16 décembre 2005 par Spike
Si vous pensez que perdre toute sa famille, aller en prison et se faire menacer sans cesse par un gang est étrange, c’est que vous n’avez jamais joué à [jeu|3060]. Dans ce titre, il ne s’agit pas seulement des dures réalités de la vie, mais aussi des effroyables fantaisies du monde paranormal. Ce mélange façon film d’horreur prend la forme d’un FPS sur console, le seul et unique moyen de vous plonger dans l’action comme si vous y étiez ! Si vous n’avez pas encore fait pipi dans votre slip et que vous avez les coucougnettes suffisamment bien accrochées pour vivre un vrai cauchemar, alors suivez-nous dans l’aventure sanglante de Tork…
Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?
Tork est le genre de mec taillé au burin dans une immense pierre de chair. Grand, fort, le visage taillé par des années de souffrances et de gros coups de semelle, notre homme en a du vécu. Néanmoins, il n’est pas arrivé en prison par miracle et a comme ligne de conduite de faire toujours le contraire de ce que sa conscience lui conseille. Pas bête pour autant, Tork a surtout beaucoup de fierté et en a payé le prix fort : une famille décimée et un long séjour en prison qui va malheureusement prendre fin d’une étrange manière… En effet, le pénitencier semble attirer les démons. Et c’est entre ces apparitions ténébreuses et le blackmore, un gang qui veut sa peau, que Tork va devoir comprendre son passé pour mieux aborder son futur. A moins que tous ces problèmes, à première vue très distincts, soient en réalité tous liés…
Cauchemar vivant…
Pas la peine de vous mentir, dans [jeu|3060], vous êtes la proie de la peur et de nombreuses créatures toutes plus malfaisantes les unes que les autres. L’action se divise donc en deux parties. Des phases plus calmes où c’est l’ambiance qui prime et des phases remplies de monstres à défourailler dans lesquelles l’action bat à plein régime.
Vous allez donc bouffer un maximum de flashbacks sanguinolents, d’images subliminales gerbantes ou encore d’apparitions spectrales flippantes.
Se déplacer dans [jeu|3060] est loin d’être une balade de santé. Très vite, vous allez comprendre que les développeurs sont fous à lier et vous ont réservé une série de scènes limite traumatisantes pour les plus jeunes…
Il faut dire que les ptis gars ont vraiment bien bossé du côté de l’ambiance. Notamment avec des personnages bien animés qui vous parlent constamment, ou des explosions et toute une série d’effets pyrotechniques scriptés qui en imposent.
Ceci étant dit, si le show est à son comble en vous laissant difficilement reprendre votre souffle, le prix à payer est une linéarité pesante. Comme sur des rails, vous devez vous contenter d’avancer dans une aventure qui a été écrite pour vous au millimètre près.
C’est qui le bourrin ?!
Mais à côté de cette atmosphère orientée film d’horreur règne aussi une toute autre ambiance bien plus bourrine. Des créatures plus infâmes les unes que les autres vous attendent avec des designs résolument cauchemardesques. Un peu à la manière d’un Silent Hill, les monstres ont des apparences humaines légèrement modifiées pour créer en vous un certain malaise. Par exemple, prenez un être humain classique et remplacez ses membres par de longues lames affûtées qui font un bruit d’enfer sur le sol. Vous avez alors une bonne idée de ce qui vous attend.
Evidemment, vous n’êtes pas comme une pauvre mouche fatalement accrochée à la gigantesque toile d’une araignée et vous possédez un arsenal fort convaincant pour transformer ces démons en pièces détachées. Mais ne vous attendez pas à cumuler lance-roquettes, bazookas et autres fusils à pompe car [jeu|3060] ne vous permet de transporter que deux armes simultanément. Du coup, vous voilà obligé de faire des choix en laissant le très puissant Magnum par terre pour de simples pistolets aux chargeurs bien plus conséquents.
Ca va trancher !
Si les ennemis ne sont pas des plus futés, ils vous attaquent avec suffisamment d’agressivité pour en faire une vraie menace. L’action se fait intense, d’autant que les phases de shoot se résument souvent à un immense assaut d’une dizaine d’ennemis simultanément. Le rythme est du coup un peu déséquilibré puisqu’il y a encore cinq minutes vous cherchiez tranquillement des munitions dans un placard sans aucune menace… Pour autant, ces scènes d’action font monter votre adrénaline et les munitions fondent comme neige au soleil.
Mais quand la quantité d’ennemis est encore plus imposante que le nombre de frites dans un menu Maxi Best Of, il ne vous reste plus qu’à sortir l’artillerie lourde en vous transformant vous aussi en bête… En effet, Tork est bien plus proche des démons qu’il n’y paraît et il peut ainsi se transformer en une énorme créature dès que sa jauge de furie est pleine. Vous passez alors en vue à la troisième personne, et là pour le coup, on envoie valser tout ce qui bouge d’un simple revers de la main. Attention cependant, lors de la transformation, Tork perd peu à peu sa vie, vous obligeant à jouer les bêtes sanguinaires avec modération.
Une soupe d’hémoglobine ?
Côté réalisation, Tork nous offre un bilan mitigé. Non pas que les têtes arrachées ou les chairs en putréfaction soient mal modélisées, mais plutôt que les textures sont un peu trop sombres et certains décors taillés de manière un peu bâtarde. Bref, ça sent à plein nez le simple portage de la version PC. Puis il ne faut pas se leurrer, ce deuxième opus reste assez proche de son grand frère, avec une réalisation qui commence un petit peu à vieillir…
Ceci étant dit, le titre apporte une option très intéressante pour les irréductibles du jeu d’action. En plus de la vue subjective, vous pouvez utiliser une vue à la troisième personne très pratique dans les petites phases de plates-formes. Car même si [jeu|3060] reste un FPS, il se la joue quelques fois jeu d’action en vous permettant de déplacer des caisses ou encore de grimper sur des objets.
Une souffrance ?
Sous ses airs de FPS bourrin, [jeu|3060] propose quand même une ambiance haletante. Son atmosphère très glauque, voire morbide, et ses petites phases de plate-forme en font un titre au contenu varié. Reste une linéarité étouffante et une trop grosse démarcation entre la partie aventure et la partie action. Finalement très proche de son prédécesseur, [jeu|3060] séduira avant tout les amateurs de bonnes soupes d’hémoglobine et d’action sans concession.

Sous ses airs de FPS bourrin, The Suffering : Les liens qui nous unissent propose quand même une ambiance haletante. Son atmosphère très glauque, voire morbide, et ses petites phases de plate-forme en font un titre au contenu varié. Reste une linéarité étouffante et une trop grosse démarcation entre la partie aventure et la partie action. Finalement très proche de son prédécesseur, The Suffering : Les liens qui nous unissent séduira avant tout les amateurs de bonnes soupes d’hémoglobine et d’action sans concession.
Les plus
- Ambiance bien glauque- Bonne mise en scène
- La possibilité de se transformer
- Un jeu qui met la pression
Les moins
- Trop linéaire- Graphiquement pauvre
- Très proche du premier opus
- Rythme inégal
Détails
- Nom
- The Suffering : Les liens qui nous unissent
- The Suffering : Ties that Bind
- Support
- Xbox
- Genre
- Action
- Editeur
- Konami
- Développeur
- Surreal Software
- Sortie
- 02 novembre 2005
- 31 août 2005 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus


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