The Suffering
Test du Mardi 20 juillet 2004 par AssKicker
Attention les gens... je me permet de vous narrer une histoire flippante à souhait afin de bien vous plonger dans l’ambiance de The Suffering… Zêtes prêt ? C’est parti : Midway arrive à faire de bon jeux ! Aaah !!! Non, ceci n’est pas une légende urbaine alors cessez immédiatement de courir dans tous les sens en agitant les bras ! Eh oui, aussi fou que cela puisse paraître, ce soft mit en scène par les développeurs de Surreal Software n’est autre qu’une agréable surprise que l’on attendait pas. Une sorte d’hymne à la glauque attitude et à la folie qui parvient à nous hypnotiser de partout. Mais quel est donc le secret de cette recette estomaboulante ? Où est donc Ornicar ? Pinocchio porte-t-il vraiment des strings ?
Magnéto Serges !
Alors c’est l’histoire d’un super bad guy tu vois…
… eh ben il s’appelle Torque. Un gars avec qui il ne faut pas trop rigoler. Carrément pas. Il est peut-être bon de préciser que cet énergumène s’est amusé à massacrer sauvagement sa femme et l’une de ses 2 filles, tandis que l’autre fût tout simplement jetée par la fenêtre. Nice… Torque se voit donc contraint à purger sa condamnation à perpétuité dans le pénitentiaire d’Abott se situant sur l’île de Carnate où bon nombre de phénomènes mystiques et mystérieux se sont déroulés au cours des siècles passés. A peine débarqué sur les lieux et accueilli comme il se doit par ses colocataires, Torque se retrouve rapidement comme étant l’un des rares survivants d’un phénomène paranormal transformant la prison en un chaos total dominé par d’étranges créatures venues d’on ne sait où. Bizarrement, chacune d’entre elle symbolise une mise à mort différente. Mais quel est donc le plus grand danger ? Ces visiteurs issus du monde des morts ou l’esprit psychotique tourmenté de Torque ? A vous de le découvrir, et de le vivre…
Ambiance sublim… inale
Compte tenu de la teneur intrinsèque du scénario, inutile de vous attendre à batifoler tout nu dans un champ de coquelicots, houla non. C’est donc aux travers des couloirs super obscurs du pénitencier d’Abott que vous devrez errer, avec pour seule compagnie une vulgaire lampe torche éclairant alors des décors poisseux judicieusement badigeonnés de sang. Déjà peu rassuré par une atmosphère qui n’a pas grand-chose à envier à un Silent Hill, il vous faudra en plus compter sur les gargouillis des bestioles qui ne demandent qu’à vous déguster avec une sauce barbecue. Sauf qu’elles se planquent les ptites bébêtes ! D’abord un petit roucoulement rappelant un vélociraptor échappé de Jurrasic Park histoire de signaler sa présence, hop, on commence alors à paniquer comme une fillette apeurée, on scrute tout autour de soi en espérant très fort que les piles de la lampe ne flanchent pas puis bam ! C’est le tête à tête sanglant. Y a pas à dire, The Suffering parvient parfaitement à retranscrire ce sentiment d’oppression et de stress quasi-permanent tant recherché dans un jeu.
L’autre ingrédient miraculeux de cette ambiance somptueusement malsaine réside dans les flashs subliminaux qui vous sauteront à la tronche lors de certains passages clés. Bon, comme les développeurs sont généreux, ils ont trouvé le moyen de nous faire perdre la boule par 2 manières différentes
. Il arrivera de temps à autre que des revenants viennent ainsi vous hanter en se plaignant de leurs décès morbides subit dans le pénitencier, quand ce n’est pas directement votre femme ou vos enfants qui marqueront leur présence dans votre esprit dérangé. L’autre type de manifestation est bien plus troublant. Vous aurez quelques fois la joie de croiser quelques survivants au cours de votre chemin de croix. Alors que ces rencontres devraient vous ravir, elles ne représentent en fait qu’un risque de plus de perdre la raison. En effet, lors de ces rares moments de non-solitutde, de mystérieuses voix venues du plus profond de vous-même se feront entendre. L’une démoniaque vous poussera à massacrer les quelques rescapés en évoquant des arguments plus ou moins douteux tandis que l’autre essayera de vous raisonner en prétextant une coopération de fortune. Libre à vous de mettre à jour votre vent de folie (non je ne parle pas de prout voyons !) dans un bain de sang ou de vous contrôler afin de s’aider mutuellement dans cet enfer. Des choix à ne pas prendre à la légère puisque la finalité du jeu en dépendra, mouahahahaaaatchoum !
Surtout n’oublie pas tes pilules mon chéri !
Mais comment peut-on rester sobre après toutes ces horribles épreuves ? Pas la peine de le demander à notre héros, il ne connaît pas non plus la réponse.
En effet, Torque à l’immense honneur de disposer d’une jauge de démence qui se remplira au fil des "traumatismes" subis. Une fois pleine, celle-ci vous permettra d’évacuer votre trop plein de maboulisme en vous transformant en un gros monstre mutant qui claque tout ce qui bouge avec grâce et volupté. Nan j’déconne, c’est une vraie boucherie.
Enfin, dernière petite subtilité qui fait la différence par rapport aux autres titres du genre : les vues. Alors que l’on a l’habitude de se voir imposé systématiquement une vue à la 1ère ou à la 3ème personne, The Suffering nous propose lui de switcher entre les 2 à tout moment. On aura ainsi la possibilité de se balader en vue extérieure puis de passer en vue subjective pour dégommer du monstre qui ne fait rien qu’à vous embêter plus aisément. Un détail fort pratique qui sert admirablement le gameplay déjà bien rôdé.
Cachez les enfants dans les placards !
Heureusement pour nos yeux, The Suffering est plutôt bien enrobé. La modélisation des divers éléments du décor est de bonne facture, tout comme les textures qui se révèlent être bien détaillées. Les divers effets de lumière sont eux aussi bien gérés. Les graphismes de cette version Xbox sont légèrement plus fins que la mouture PS2 et gagnent en détails, notamment dans les effets spéciaux. Ô joie, les ralentissements lourdingues sont ici absents.
Elément morbide à souhait, à chaque fois que vous massacrez une créature, vous verrez l’ami Torque se faire couvrir de sang au cours de la boucherie, donnant ainsi un sentiment de bestialité non négligeable. Miam !
L’ambiance sonore n’est pas en reste non plus et c’est tant mieux ! Certains dialogues peuvent même parfois paraître choquants, notamment lors de l’entrée en cellule de Torque où l’un de ses collègues évoque "les parties génitales de sa maman"… hum… A noter que les voix américaines ont été conservées, ce qui n’est pas un mal vu ce qu’on a l’habitude de subir lors des localisations françaises. Les bruitages de qualité n’ont pas été oubliés et ne font que renforcer le stress permanent engendré par l’obscurité qui domine la prison. Il faudra ainsi bien tendre l’oreille pour pouvoir espérer anticiper la venue d’un ennemi grâce à ses cris ou à sa manie de faire crisser ses lames contre les murs. Bon, une plus grande variété dans les ennemis n’aurait pas été de refus mais y a rien de bien dramatique non plus hein. ^^
J’pète les plombs, parce que je le vaut bieng !
Ambiance impeccable, stress et sentiment d’oppression à gogo, du monstre pas beau qui joue au malin, un héros qui pète les plombs de manière admirable aussi bien physiquement que psychologiquement, le choix entre une vue à la 1ère ou à la 3ème personne, 3 fins différentes, The Suffering parvient à nous surprendre là où on ne l’attendait pas. Vous appréciez les Silent Hill mais les trouvez trop mous ? Ca tombe bien, ce jeu est fait pour vous ! Une expérience unique qu’il serait dommage de rater tant la surprise est admirable. The Suffering fait parti de ces jeux qui auraient mérité un meilleur traitement promotionnel… 

Ambiance impeccable, stress et sentiment d’oppression à gogo, du monstre pas beau qui joue au malin, un héros qui pète les plombs de manière admirable aussi bien physiquement que psychologiquement, le choix entre une vue à la 1ère ou à la 3ème personne, 3 fins différentes, The Suffering parvient à nous surprendre là où on ne l’attendait pas. Vous appréciez les Silent Hill mais les trouvez trop mous ? Ca tombe bien, The Suffering est fait pour vous !
Les plus
- L’ambiance à la Silent Hill- Les hallucinations
- La démence
- La possibilité de switcher entre 2 vues
- La bande son
- 3 fins différentes
Les moins
- La maniabilité parfois ardue- Assez linéaire
Détails
- Nom
- The Suffering
- Support
- Xbox
- Genre
- Aventure
- Editeur
- Midway Games
- Développeur
- Surreal Software
- Sortie
- 14 mai 2004
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 16 ans et plus


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