Star Wars : Knights of the Old Republic
Test du Lundi 15 septembre 2003 par Spike
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, le grand Galagan, chef des Jedis de la tribu des Best4gamers confia la lourde de tache à un de ses jeunes padawanes, Spike, de trouver un ouvrage historique du nom de Knight Of The Old Republic (Kotor). Nous sommes en 2003, et je suis la réincarnation spirituelle de Spike, en effet pour ce qui est du physique je suis beaucoup plus beau que ce bougre. Toujours est-il que cet illustre ouvrage, nous venons de mettre la main dessus, grâce notamment à l’aide précieuse d’Ubi Soft et c'est à moi qui incombe la lourde de tache de vous révéler tous ses secrets. Bienvenue dans le test de Kotor, et bien évidemment, comme le veut l’adage … que la force soit avec vous.
Une ambiance pénétrante.
Kotor est réalisé par les ptis gars de chez Bioware. Passés maîtres dans la conception de RPG depuis leur premier grand succès, Baldur’s Gates sur PC puis sa suite, ils ne cessent de flirter avec les éloges de la presse spécialisée. Leur force vient avant tout de la création systématique d’un monde cohérent, gigantesque et atypique auquel ils attribuent une ambiance qui va littéralement envoûter le joueur jusqu'à son subconscient.
Inutile de dire qu'avec l'univers Star Wars et le savoir faire de Bioware, on pouvait d'ores et déjà s'attendre à un univers splendide. Et force est de constater que c'est le cas, puisque dès les premières minutes de jeu on est entraîné dans l'histoire, et seul ceux qui auront la patience de questionner le premier interlocuteur, pourront commencer à comprendre ce qu'il est en train de se passer. Car dans les RPG made in Bioware on est loin de l'école japonaise qui ne donne jamais, ou alors très peu, d'interaction dans les dialogues. Avec Kotor, il faudra compter à chaque fois entre 5 et 8 réponses, autant de façons de rendre votre aventure unique : serez vous serviable, neutre, engagé ou bien violent ? ...
Coté graphique il est vrai qu'on aurait pu s'attendre à quelque chose de légèrement plus beau, ou plus précisément de mieux fini. Ainsi les mondes sont gigantesques mais quelques peu répétitifs et sans une grande recherche des textures, les personnages sont correctement modélisés bien que l'on puisse observer des bugs de collisions entre les divers parties du corps ou une rigidité extrême lors des dialogues, ou bien encore des scènes cinématiques un peu trop simples comparées à ce qu'on a l'habitude de voir dans des productions japonaises.
Bref, une production que l'on trouverait très bien sur PC mais qui peu choquer pour les plus consoleux d'entre vous. Qu'à cela ne tienne, Kotor c'est une ambiance avant tout, et malgré des graphismes parfois sommaires, on sera ébahi lors des sa progression dans ce(s) monde(s) gigantesque(s), rempli de clins d’œil et d'autochtones plus étranges les uns que les autres. On retrouvera toutes les joies de la culture « star warsienne », avec ses dialectes et ses langues aussi variés que bizarres, les coutumes, les vêtements et avant tout la musique toujours aussi prenante et chiadée à souhait.
Une prise en main étonnante !
Avec des développeurs comme ceux de Bioware, on pouvait s'attendre à un gameplay très (trop?) proche de ce que l'on peut connaître sur PC. Fort heureusement ils ont réussi habilement à faire le pont avec la maniabilité simplifiée de l'univers console et les menus extra compliqués des productions PC.
Au début on aura le choix entre 6 personnages répartis entre 3 hommes et 3 femmes qui seront soit explorateurs, soit brigands ou soldats. Une fois votre choix effectué, il faudra configurer celui-ci. On vous donnera le choix entre une configuration simple ou plus détaillée comme il est coutume sur PC avec la répartition de points dans de multiples caractéristiques. Une fois votre perso confectionné, il est temps de se lancer dans une longue et merveilleuse aventure.
Le héros se dirige via le stick gauche, tandis que le stick droit vous permettra de calibrer la caméra. Celle-ci reste correcte, bien qu'il soit préférable de conserver toujours son pouce sur celle-ci, si vous tenez à observer l'envers du décors. Cependant on regrettera qu'elle ne soit que latérale et non verticale. Les déplacements sont un peu rigides, quand aux touches actions rien n'est à signaler de particulier.
On retrouve un inventaire fouillé, dans lequel il faudra attribuer à votre personnage des armures, armes ou autre objets visibles en temps réel lors du jeu. Un menu d'expérience est aussi disponible et il on devra distribuer avec parcimonie les précieux points « d'exp » que vous obtiendrez lors de vos différentes actions. Ainsi on sera un peu plus persuasif, malin, discret, costaud, habile... Pour devenir un maître Jedi.
Pour ce qui est des combats, c'est un savant mélange entre le combat par tour et le combat en temps réel. En effet, tout comme le combat par tour on choisira au préalable son type d'attaque et sa cible, ensuite les combats s'effectuent sans que l'on puisse interagir sauf lorsque vous décidez de filer à l'anglaise tout comme dans un combat en temps réel. Le système de combat reste néanmoins frustrant puisque l'on ne peut pas s'acharner réellement sur l'adversaire en pressant comme un furieux sur la touche action. Mais l'arsenal mis à votre disposition, et la possibilité d'utiliser deux armes différentes comble légèrement ce manque. De toute manière c'est le genre qui veut cela, et il faudra se convertir si l'on tient à parcourir la formidable épopée.
Pour les âmes conviviales, sachez qu’il sera possible de se constituer une équipe qui ira jusqu’à 9 personnages. Il faudra en choisir 3 pour vous accompagner dans vos aventure et à tout moment on pourra switcher avec un autre personnage, les deux autres vous suivant activement derrière. Les 6 autres resteront bien sagement dans votre base, le Ebon Hawk, qui est tout simplement l’ancêtre du Falcon Millenium, la grand classe! Avec vos personnages, il faudra entretenir des conversations, afin de connaître leurs avis, leur passé ou encore leur fidélité…
Une aventure qui mènera loin, très loin !
Votre longue quête vous forgera un caractère, et à la suite de vos périples, vos actions et votre manière d’agir, vous pencherez soit du côté obscure de la Force, soit vous deviendrez un grand maître Jedi. De plus, au cours du temps votre visage se marquera prenant quelques biens bonnes rides, symbole de votre sagesse de Jedi.
Jedi, quel tripe que ce niveau d’excellence du sabre laser et de la sagesse au plus haut point. Au bout d’une petite dizaine d’heures (quand même !) vous suivrez une formation, formidablement bien étudiée qui vous permettra d’atteindre peu à peu le rang tant convoité. Une fois les épreuves validées avec succès, il est temps de s’adonner aux joies de la caste et lors des combats, entre autre, on pourra user avec allégresse son sabre laser, ses pouvoirs de télékinésie ou encore déplacer des objets à longue portée.
Bioware reste fidèle à son école très PCiste et nous a confectionné une multitude de quêtes annexes qui apporteront à l’aventure encore plus de caractère et de profondeur. Un moyen pour les fans du jeu de se vanter d’avoir fini le jeux à la perfection. D’autre part, plusieurs mini-games sont disséminés dans l’aventure afin de redonner un petit coup de souffle aux plus lassés d’entre vous. Ainsi on prendra son pied dans les courses vertigineuses de pods, ou encore l’âme d’un Hann Solo dans la phase de shoot dans l’Ebon Hawk. Enfin, votre force physique sera mise en jeu lors des combats de lutte et votre force mentale dans le jeu de carte du Pazaak.
Tu veux devenir un Jedi ?
Kotor redore enfin le blason des jeux à licence Star Wars et après l’excellent Rogue Leader, il nous offre une vision vidéo ludique de l’univers de Georges Lucas à la hauteur de nos attentes. Les ptis gars de chez BioWare et leurs mains de génies ont su constituer un univers cohérent et unique, tout en conservant l’ambiance fantastique de la saga mythique, et à un aucun moment celle-ci n’est trahie. Cependant le jeu, même s’il est loin d’être laid, fait parfois défaut aux capacités de la Xbox, et la jouabilité très PCiste en découragera plus d’un, ou les rebutera. Mais on ne peut pas en vouloir à Bioware qui, pour les plus consoleux d’entre nous, à réussi tout de même à nous alléger la sauce.
Bref il sera tout de même conseillé de s’essayer aux phases de combat avant de se laisser tenter, au moins pour ceux qui n’ont jamais posé leurs petits doigts boudinés sur un clavier. Sinon c’est du tout bon, et nul doute que Kotor est plus qu’un jeu, juste la possibilité de vivre une épopée made in Star Wars en temps réel.

Kotor est plus qu’un jeu, c'est la possibilité de vivre une épopée Star Wars en temps réel ... tout simplement !
Les plus
+ Une ambiance unique+ Bande son de folie !
+ Un univers cohérent et varié
+ Une aventure qui vous emmènera très loin dans le monde des Jedis
+ Une durée de vie de 50 heures minimum !!!
+ Une liberté d'action incroyable
Les moins
- Des bugs graphiques disgracieux- Une maniabilité qui risque de faire défaut aux habitués du paddle
- Comptez une dizaine d'heures avant de démarrer vraiment le jeu ...
Détails
- Nom
- Star Wars : Knights of the Old Republic
- Star Wars Kotor
- Support
- Xbox
- Genre
- RPG
- Editeur
- Ubisoft
- Développeur
- BioWare Corp.
- Sortie
- 11 septembre 2003
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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