Xbox Pariah


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Test de Pariah

Test du Mardi 10 mai 2005 par Spike

S’il y a un genre qui fait les beaux jours de la Xbox c’est bien le FPS ! Véritable phénomène sur la console de Billou, les productions pullulent de toutes parts comme si cette plateforme était le havre de paix, le lieu de pèlerinage mais aussi la mine d’or du genre ! Après l’excellent Doom III et son retour aux sources, c’est au tour maintenant de Pariah de nous plonger dans son univers bien moins oppressant mais peut-être tout aussi intéressant ! C’est donc ce que vous propose de découvrir le test qui se dessine juste-là, ci-dessous, sous vos yeux z’ébahis…

Le virus, il passera pas par moi !

A l’instar d’un Halo ou d’un Half-Life, le titre de Digital Extremes se veut scénarisé comme il se doit. Autrement dit, les phases de shoot seront constamment ponctuées de scènes cinématiques afin de conserver le fil conducteur de l’aventure.

Plongé dans le futur, notre Terre est loin d’être dépeinte comme un lieu de paix dans ce Pariah. Après une guerre qui a fait des ravages, la technologie qui ne cesse de prendre de l’essor et surtout un virus mortel aux effets étranges, se retrouver dans tous ces événements n’est pas une chose facile pour Mason, le héros du jeu. Lorsque l’aventure commence, vous vous apprêtez à escorter une belle jeune femme cryogénisée, porteuse du fameux virus… L’engin décolle et tout semble se passer comme sur des roulettes jusqu’au moment où l’immuable attaque surprise survient. L’avion se précipite alors au sol dans une explosion qui ne nous laisse que très peu d’espoir quant à l’état de santé de nos jeunes héros. Heureusement, Mason avait attaché sa ceinture ce qui, comme il est dit dans les spots TV diffusés par l’Etat, lui a sauvé la vie ! Le temps de reprendre conscience, notre ami se dirige vers le reste de l’épave et découvre le caisson de cryogénisation totalement vide, notre prisonnière s’est évidemment échappée…

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la demoiselle vous menace l’arme au poing et en veut cruellement à votre vie ! Heureusement, l’intervention salvatrice de l’un des gardes la mettra hors d’état d’agir en lui tirant une balle dans l’épaule, ce qui ne manquera pas de vous éclabousser de son sang contaminé par la même occasion… Une courte cinématique vous montre alors le virus s’infiltrant dans vos cellules, ça y est, vous êtes vous aussi contaminé !

Quelques attaques de bandits plus tard et après un ou deux enlèvements de votre chère malade, vous allez comprendre toute l’importance de ce virus, les pouvoirs qui s’animent autour, et surtout le destin funeste qui est réservé à la planète si vous ne faites rien.

Même si Pariah se dote d’un scénario entraînant, le manque de finition des cinématiques et son côté un peu déjà vu font qu’on a du mal à se plonger totalement dans l’intrigue. Le doublage français est loin aussi d’être fantastique ce qui laissera le joueur un peu froid devant la prestation de ces acteurs pixélisés.

Autre détail gênant : les chargements qui viennent constamment hacher l’aventure. Alors que dans un Halo par exemple, on n’avait le droit qu’à quelques grosses coupures admirablement dissoutes dans l’aventure, ici on les retrouve au minimum entre chaque niveau…

Vous avez dit Halo ?

Sans tomber dans le jeu de la comparaison bête et méchante, il faut reconnaître que Pariah reprend quelques éléments du block-buster de Bungie Software ce qui, en soit, n’est pas un tort étant donnée la qualité de ce dernier.

Ainsi, on retrouve la fameuse apesanteur lunaire qui permet de sauter plus haut mais aussi de se déplacer bien plus langoureusement. Le seul hic est qu’à contrario d’Halo, ici les chutes vous sont très vite mortelles, ce qui en troublera plus d’un ! On retrouve aussi le fameux système de bouclier qui se recharge constamment une fois les tirs ennemis essuyés. Néanmoins, chez Pariah, le système se veut un peu plus stratégique et donc moins évident à gérer. La barre de vie est en effet segmentée en quatre ce qui implique que chaque carré de vie perdu ne pourra pas se recharger, mais seulement le dernier qui aura été entamé. Dès lors, il faudra vous donner des soins via un injecteur sophistiqué aux pouvoirs thérapeutiques très puissants.

Tout comme les munitions, vous trouverez sur votre route une myriade de recharges pour l’injecteur mais la difficulté de Pariah n’étant pas au plus bas, il vous sera conseillé d’en user avec parcimonie…

Outre ces deux aspects, on retrouve les fameux véhicules qui ont fait le succès de la saga Xboxienne de Bungie, à savoir les buggys, aéroglisseurs et autres engins de guerre si jouissifs à contrôler. Ici aussi il sera possible de retourner son véhicule d’un seul coup de main ou bien encore de siéger au côté du conducteur pour s’adonner à de palpitantes séances de tirs, comme c’est le cas dans l’un des premiers niveaux du titre où c’est notre prisonnière qui prend le volant.

D’ailleurs la demoiselle sera votre seule compagnie, cet aspect du titre tranchant radicalement avec Halo où des escouades venaient souvent mourir à vos côtés. Vous êtes donc seul et ce sera à vous de vous frayer sans cesse un chemin entre les lignes ennemies.

Comme dit plus haut la difficulté de Pariah est largement suffisante pour rendre le jeu attractif, même pour les plus hardcore gamers d’entre vous. Bien que l’IA soit loin d’être un modèle du genre, il faut reconnaître que les déplacements et les actions des PNJ ressemblent énormément aux bots que l’on peut retrouver dans les jeux multijoueurs off-line. Les ennemis courent sans cesse dans tous les sens, s’accroupissent, reculent… bref ce sont de vraies cibles mouvantes. Evidemment, on aurait préféré qu’ils se planquent intelligemment pour mieux nous surprendre mais il ne faut pas trop en demander non plus ! En attendant, les as de la gâchette devraient s’en donner à cœur joie tandis que d’autres se prendront de bonnes crises de nerfs devant ces zébulons pixélisés. Des crises qui seront sans cesse ponctuées par des temps de chargement bien trop longs, significatif de votre énième échec…

T’as quoi comme arme ?

S’il y a un élément primordial dans un FPS, c’est bien les armes ! Heureusement, Pariah fait ici bonne figure, non pas dans son panel d’armes finalement très classique mais plutôt dans son système d’évolution.

Au menu, on retrouve les habituels fusils d’assaut, lance-grenades, lance-roquettes, calibre 12, fusils de sniper… Toutes ces armes comportent un zoom et peuvent être changées sous simple pression du bouton Y. Il sera conseillé avant chaque phase d’action de repérer habilement ses armes de prédilection pour en changer rapidement si le besoin s’en fait sentir. En effet, bizarrement l’opération n’est pas si évidente que ça et on peine à faire dérouler les armes pour obtenir celle désirée, ce qui vous vaudra quelques précieux points de vie si vous n’avez pas été assez efficace. Heureusement, sur simple pression du bouton blanc, vous retrouverez automatiquement l’injecteur afin de regagner quelques précieux points de vie. A noter qu’une arme à bout portant prenant ici la forme d’une scie « cosmique » fait aussi partie de votre arsenal. Ici encore, sur simple pression de la gâchette de gauche, on sort notre cisaille pour une utilisation fulgurante et après une seconde pression on retrouve automatiquement sa précédente arme. L’opération se veut un peu plus laborieuse qu’un simple coup de crosse comme on a l’habitude de le voir dans les FPS mais apporte cependant une certaine maîtrise au joueur assez intéressante à prendre en main.

Mais le point essentiel dans les armes est sans conteste les upgrades que l’on peut effectuer sur chacune d’elle. Ce concept permet de faire évoluer réellement ses armes au cours de l’aventure et d’en découvrir ainsi leur véritable portée, mais aussi de vous obliger à faire des choix cruciaux qui définiront véritablement votre façon de combattre. Dès lors, vous pouvez avoir une arme de prédilection au début du jeu et en changer plus tard car son évolution se révèlera, au final, bien moins intéressante par rapport à une autre.

Le système est de surcroît très simple à utiliser ! Tout au long de l’aventure, vous récolterez ce que l’on appelle des "weapon cores", des petits items qui vous permettront d’améliorer vos armes suivant trois niveaux de compétence. Pour le premier, il suffira d’un seul "weapon core", pour le deuxième deux et pour le troisième trois, étonnant non ?!

Les évolutions sont vraiment importantes et, comme dit un peu plus tôt, certaines armes deviennent de ce fait véritablement incontournables. Le sniper par exemple n’est pas très pratique à utiliser de prime abord mais avec un upgrade il sera agrémenté d’une vision thermique, un vrai bonheur pour les fins tireurs. Le lance-grenade pourra activer les explosifs à distance, la mitraillette augmentera son nombre de rafales, même l’injecteur pourra être amélioré ! On rajoute un "weapon core" et hop, on obtient une rapidité d’exécution plus grande ou encore un volume de vie plus important.

Un manque de finition ?

Appelez cela comme vous le voulez mais Pariah ne parvient jamais à enivrer totalement le joueur dans son univers. Peut-être est-ce sa linéarité trop prononcée qui empêche par exemple le joueur de continuer sa route à cause d’un vulgaire tronc d’arbre au milieu de la route. Ou encore son manque de variété dans l’action qui n’offre pas autant de possibilités que dans un Halo. En effet, dans ce dernier chaque situation pouvait être traitée de façons multiples relevant ainsi d’un intérêt constant. Ici on se retrouve finalement à bourriner toujours de la même manière pour des objectifs jamais très affriolants… Les ennemis ne sont pas non plus très passionnants à éliminer, leur design et leur style de combat étant finalement assez conventionnels, avec des répliques à deux sous sûrement dues à une mauvaise localisation française.

Finalement, on vibre assez peu, le jeu manquant cruellement de show comme on peut le voir maintenant dans les FPS avec des explosions hollywoodiennes, des combats épiques, et j’en passe ! La preuve en est dans le niveau de Anvil où la guerre explose de toutes parts. Force est de constater que l’on est bien loin de l’électricité dégagée dans Halo, encore lui ! L’ambiance n’y est clairement pas et on ne se sent pas véritablement concerné par ce déluge d’action pourtant bel et bien omniprésent...

Un multitjoueurs qui sauve la mise ?

Malheureusement non, le multijoueurs ne sauvera pas la mise mais permettra de prolonger la durée de vie relativement moyenne du mode solo.

Au menu vous trouverez donc : match à mort, match à mort en équipes, capture de drapeau, assaut et siège… Largement de quoi faire la bamboula avec ses potes tous les soirs mais loin d’être prenant au point d’en faire un grand classique. Pour autant, le mode multijoueurs propose une très bonne continuité à l’aventure et se révélera finalement comme un des intérêts majeurs du titre.

On notera aussi la présence d’un éditeur de map intuitif à souhait et plutôt complet qui permettra à chacun de confectionner des cartes bien senties pour des futures parties en multijoueurs.

Une réalisation en demi-teinte…

Pariah bénéficie de tous les derniers effets du moment : bump-mapping, blur, ou encore décors destructibles. Mais encore une fois le tout est bien mal exploité ! Les couleurs restent fades et les décors sans véritable saveur. Evidemment, ça reste très joli d’un point de vue technique mais le tout manque cruellement de goût et quelque part aussi de finition. Les installations, aussi gigantesques soient-elles, ne sont pas assez détaillées et probantes pour nous plonger entièrement dans l’univers de Pariah. Certains niveaux restent cependant très beaux même si d’une manière générale on n’est jamais complètement bluffé, comme on pourrait l’être devant certaines productions du même acabit…

Mais là où le bât blesse, c’est sans nul doute sur la version Xbox qui rame après chaque chargement rapide ou pendant les phases de shoot intenses. Sans être incroyablement gênant il faut reconnaître que ça fait un peu tâche dans ce type de production censé être exempte de tout défaut de ce type !

A côté de cela, on traverse souvent les mêmes paysages offrant ainsi peu de renouveau au joueur. Et pour finir avec la liste des détails gênants, on peut aussi citer les bugs de collisions qui vous paralysent totalement. Pas bien grave pendant une période d’accalmie, on le verra d’un autre œil lorsque l’on sera en plein combat…

De bonnes idées sont tout de même à signaler comme les éléments destructibles du décor qui renforcent le côté explosif des armes, ou encore les visières des casques ennemis qui se brisent en mille éclats sous la puissance des tirs.

Pour finir, on ne peut pas passer à côté de la BO du titre qui est vraiment d’excellente facture bien qu’un peu trop empreinte parfois du grand Halo 2… Malheureusement mise au second plan, elle vient cependant insuffler au joueur le souffle héroïque dont il a besoin pour faire face à l’adversité !

Moi, j’aurais bien parié sur Pariah…

Pariah n’est pas la bombe que l’on attendait, soyons honnête. Même si le scénario est entraînant, la réalisation somme toute assez propre et surtout un système d’armes très intéressant, le titre est loin d’égaler les modèles du genre, à notre grand désespoir !

Il règne dans le titre de Digital Extremes un manque évident de finition qui se ressent au niveau de l’ambiance générale, des personnages, ou encore sur ce côté « hollywoodien » qui est présent maintenant dans tout grand FPS qui se respecte. De plus, quelques petits défauts gênants comme une linéarité prononcée ou des temps de chargements intempestifs viennent gâcher le plaisir du joueur.

Mais Pariah reste un jeu complet avec une aventure solo qui mérite tout de même qu’on s’y plonge, un mode multijoueurs qui vous fera passer de bons moments avec vos potes réels ou virtuels, et enfin un éditeur de niveau tout ce qu’il y a de plus intuitif.

Pour résumer, on peut dire que Pariah souffre de la trop grosse comparaison avec les géants du genre ce qui le rend, au final, assez fade.

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Pariah n’est pas la bombe que l’on attendait, soyons honnête. Même si le scénario est entraînant, la réalisation somme toute assez propre et surtout un système d’armes très intéressant, le titre est loin d’égaler les modèles du genre, à notre grand désespoir ! Il règne dans le titre de Digital Extremes un manque évident de finition qui se ressent au niveau de l’ambiance générale, des personnages, ou encore sur ce côté « hollywoodien » qui est présent maintenant dans tout grand FPS qui se respecte. De plus, quelques petits défauts gênants comme une linéarité prononcée ou des temps de chargements intempestifs viennent gâcher le plaisir du joueur. Mais Pariah reste un jeu complet avec une aventure solo qui mérite tout de même qu’on s’y plonge, un mode multijoueurs qui vous fera passer de bons moments avec vos potes réels ou virtuels, et enfin un éditeur de niveau tout ce qu’il y a de plus intuitif. Pour résumer, on peut dire que Pariah souffre de la trop grosse comparaison avec les géants du genre ce qui le rend, au final, assez fade. Heureusement Pariah 2 nous arrivera d'ici peu pour pallier tous ces défauts de jeunesse !

Les plus

+ Le système d'arme
+ Le mode multijoueurs
+ L'éditeur de carte
+ Les quelques bonnes idées dans la réalisation

Les moins

- La réalisation pas toujours au top
- Une aventure linéaire
- Le manque de show
- Pas assez original
- Les chargements
- On reste loin des modèles du genre. A trop copier on perd son identité...

Détails

16+
Nom
Pariah
Support
Xbox
Genre
FPS
Editeur
HIP Interactive
Développeur
Digital Extremes
Sortie
06 mai 2005
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Midway importe Space Invaders en 1978, un jeu d’arcade développé par Taito. Le jeu connaît un succès historique. C’est, entre autres innovations, le premier jeu d’arcade à mémoriser le meilleur score !