L.A. Rush
Test du Mercredi 7 décembre 2005 par Spike
Quels sont les ingrédients d’un bon jeu de caisse arcade ? Des grosses bagnoles, de la vitesse, du tuning et quelques flics pour nous courir après ! Ca tombe bien, [jeu|3293] a tout ça dans sa marmite. Malheureusement, si la recette semble bien respectée, l’odeur qui émane de son chaudron laisse perplexe. En effet, ça sent cruellement le déjà vu !
No Indentity !
Difficile à l’heure actuelle pour un développeur de faire dans l’originalité. [jeu|3293] ne s’est pas posé la question et se contente de nous resservir avec plus ou moins de réussite les mécanismes des grands pontes du genre comme Burnout Revenge, Midnight Club 3 ou encore Need For Speed Underground. Dans les faits, ça donne des courses de checkpoints dans la gigantesque ville de Los Angeles avec une bonne dose de nitro et du tuning dans tous les sens. Mais pour faire à fond dans la mouvance du moment, [jeu|3293] n’a pas oublié le gangsta style histoire de s’assurer tous les suffrages des amateurs du genre. Ainsi, comptez sur une bande originale pleine de beats qui va faire pulser votre caisson de basse et sur des gangs en baggys avec des « Wesh ! Wesh ! » dans tous les sens.
Carte grise s’il vous plaît !
A défaut de bousculer le genre, [jeu|3293] a donc choisi de rouler sur la bande d’arrêt d’urgence. Du coup, le titre est sans cesse en perte de vitesse alors que ça devrait être le contraire. La nitro est très limitée pendant les courses, les possibilités de tuning sont loin d’égaler un Need For Speed Underground, le trafic est faible et les courses manquent d’adrénaline. Evidemment, un peu de blur et des flics virulents tentent de vous en mettre plein les yeux, mais très vite le joueur s’installe paisiblement dans le siège de l’ennui…
T’as une idée ?
Heureusement, [jeu|3293] apporte quand même quelques soupçons d’originalité pour imposer un minimum son style et éviter le vulgaire plagiat. Un détail qui va faire plaisir aux amateurs de la série des Burnout : c’est le crash immédiat quand vous percutez un autre véhicule. Un choix qui maintient le joueur sous pression jusqu’au bout de la course. D’autant que les ennemis sont loin de dormir et ont vite fait de vous mettre un trou gros comme un pot d’échappement de Porsche GT. Le pire, c’est quand vous jouez à [jeu|3293] après une bonne partie de Burnout Revenge. Le choc est aussi percutant qu’un semi-remorque en pleine mâchoire ! Alors que dans le titre d’Electronic Arts on joue les tanks sur quatre roues sans trop se soucier de ce qu’il y a devant, [jeu|3293] nous pousse littéralement à la vigilance.
L’autre élément intéressant du gameplay est le système de récupération des caisses. Au lieu de gagner les voitures lors d’une course, c’est vous qui devez aller les chercher dans un quartier pour les ramener ensuite dans votre baraque. Mais ne croyez pas qu’on va vous laisser faire la chose gentiment. Non, non, non ! Une horde de bandits à bord de leurs gros 4x4 noirs vous attendent « de pneu ferme » pour vous transformer en apéricube de tôle froissée. Si arriver jusqu’à son domicile est assez facile, garder sa caisse dans un excellent état est déjà un tout autre challenge. Surtout que les réparations sont à votre charge !
C’est la mode ?
Si [jeu|3293] propose des missions à checkpoints à tour de bras, il offre aussi quelques alternatives que ce soit dans le mode histoire ou dans le mode course simple. On se rappellera des missions survoltées à base de tremplins et de timings, mais surtout des courses à vitesse minimale qui vous demandent de terminer une portion de circuit en ne descendant pas en dessous d’une certaine vitesse. Très excitant et follement distrayant, ce mode reste de loin un des plus intéressants du jeu.
Sympa la carrosserie !
Pour confirmer son manque d’originalité, [jeu|3293] présente un emballage graphique loin d’être hors norme. Certes, dans l’ensemble, le tout reste assez propre notamment avec ses caisses rutilantes et une ville vraiment vaste. Mais encore une fois, le jeu n’a pas de détail poignant qui accroche véritablement le joueur. C’est d’autant plus dommage que [jeu|3293] avait vraiment une ambiance gangsta rap à défendre, malheureusement pas assez exploitée dans l’ensemble du jeu.
L.A. rush grave…
[jeu|3293] n’est pas un mauvais jeu en soit. Il propose tout ce dont un jeu du genre se doit d’avoir sous le capot. Une ville gigantesque, de la vitesse et des missions vertigineuses, le jeu a tout pour séduire les fous du volant. Malheureusement, il n’arrive pas à se créer une véritable identité et oublie au final de fournir un gameplay accrocheur capable de détourner nos yeux des carrosseries sexy de Burnout, Need For Speed ou même Midnight Club.

L.A. Rush n’est pas un mauvais jeu en soit. Il propose tout ce dont un jeu du genre se doit d’avoir sous le capot. Une ville gigantesque, de la vitesse et des missions vertigineuses, le jeu a tout pour séduire les fous du volant. Malheureusement, il n’arrive pas à se créer une véritable identité et oublie au final de fournir un gameplay accrocheur capable de détourner nos yeux des carrosseries sexy de Burnout, Need For Speed ou même Midnight Club.
Les plus
+ Ambiance gangsta-rap+ Pas mal de bolides à tuner
+ Une ville de Los Angeles gigantesque
Les moins
- Pas vraiment d’originalité- Ca manque de clinquant graphiquement parlant
Détails
- Nom
- L.A. Rush
- LA Rush
- Support
- Xbox
- Genre
- Combats
- Editeur
- Konami
- Développeur
- Midway Games
- Sortie
- 18 novembre 2005
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 12 ans et plus


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