Judge Dredd : Dredd vs Death
Test du Mercredi 22 octobre 2003 par Spike
Judge Dread, c’est un peu la vision utopiste du monde de certains hommes politiques. Des policiers surarmés, qui ont aussi la fonction de juge, parcourent les villes à la quête de la moindre effraction et effectuent l’arrestation suivi d’un jugement souvent pesant.
Judge Dredd : Dredd Vs Death reprend l’univers chaotique du comics et nous offre une production vidéo ludique sous la forme d’un FPS. Bienvenue dans le test très « droit » de Judge Dredd : Dredd Vs Death.
Haut les mains ! Je vous arrête !
Dans Judge Dredd : Dredd Vs Death, il faudra donc jouer le représentant de la loi et il faudra user de tous les moyens pour vous faire entendre. Ainsi le jeu est sous la forme d’un FPS tout ce qu’il y a de plus classique. On possède quelques armes destructrices comme un lance grenade ou un fusil à pompe, en sachant néanmoins que votre arsenal de départ sera celui que vous posséderez jusqu’au bout des 11 missions.
Le paddle de la Xbox se prête toujours aussi bien aux déplacements de ce type de production et on reprendra immédiatement ses marques pour peu que l’on soit un habitué. Quant à la version PS2 on aura un peu moins d’aisance…
Pour ce qui est des sauvegardes, c’est un système de check points qui gravera sur votre disque dur ou votre CM la mesure de votre progression.
Judge Dredd : Dredd Vs Death n’a vraiment rien d’original dans ses mécaniques de jeu mise à part son système d’interpellation et de coffrage de criminels. On pourra donc obliger tous les êtres du jeu à se mettre à genoux, puis une fois les avoir rendus docile, on leur passera un joli couple de bracelet. Assez original et novateur ce système se retrouve vite fait ridicule à cause du fait que l’on puisse passer les bracelets à n’importe quel civil. Dès lors on peut même envoyer en tôle la pauvre mère de famille qui vient chercher ses gosses à l’école, lui donnant comme justificatif « délit d’attention ».
A côté de cela on trouve une IA ridicule qui consiste à avoir des ennemis qui restent bloqués stupidement dans un obstacle ou qui n’ont que des axes de déplacements raides comme des bâtons. Au début de l’aventure on ne se mettra sous la dent que de simple braqueurs ou autres taggueurs, vraiment rien de passionnant donc jusqu’au moment où l’on rencontrera des hordes d’êtres surnaturels tels que les zombies ou autres vampires.
« Dredd … loque » ?
Si toutefois la trame scénaristique vous ennuie, il est toujours tant d’inviter un de vos amis à venir jouer les justiciers dans un mode coopératif qui garde, au final, tous les défauts du jeu en solo.
Si toutefois vous êtes un solitaire endurci, Rebellion a pensé à rajouter un mode mission arcade qui vous offre la possibilité, entre autres, de tataner du robot en veux tu en voilà . Néanmoins ces phases du jeu encore plus bourrines que le mode scénario lassent très vite, en vue de l’IA toujours aussi basique et au peu de profondeur des arènes.
Si par miracle vous retrouviez un ou des amis, un mode multijoueurs a été gentiment mis à votre disposition. Plus que classique, il sera possible de jouer jusqu’à quatre en écran partagé, un mode Live étant tout à fait inexistant autant pour la version Xbox que la version PS2.
Un univers comic(s)…
L’univers de la série culte de 2000 AD garde quand même un brin d’intégrité dans cette version ludo numérique. On reconnaît sans difficulté l’ambiance chaotique et l’ironie diffuse dans les divers actes des policiers tel que les sentences qu’ils décernent aux criminels ou bien même aux simples civils.
D’un point de vue purement graphique, le jeu reste tout juste beau, la modélisation des personnages est vraiment sommaire, les décors souffrent de couleurs un peu trop flashies (on se croirait chez Austinb Powers …) et puis d’un aspect général le jeu fait un peu mal fini. Pour exemple, les civils ont tous la même tronche et ils se résument en quatre types différents de personnages dépouillés de détails, quand on pense que Shenmue premier du nom était infiniment plus détaillé il y a trois ans de cela…
De toutes manières, les développeurs auraient pu faire beaucoup mieux, et quand on voit le degré de qualité qu’atteignent les jeux à l’heure actuelle, Judge Dredd : Dredd Vs Death fait vraiment un peu à la rabaisse.
Dredd is dead…
Les fans du comics trouveront peut être dans la dernière production de Vivendi Universal une raison suffisante, appelée fanatisme, pour se plonger dans le soft. Pour les autres Judge Dredd : Dredd Vs Death fait office de petit FPS très basse production, bateau, avec très peu d’originalité mise à part le système d’arrestation, et il n’offre même pas un univers graphique alléchant. Certes on discerne encore les quelques petits traits d’ironie propre à la série et ce côté décalé qui peut nous faiire d’autant plus rire de nos jours (ou bien pleurer cela dépend de votre capacité à atteindre le deuxième degré), mais ceci reste bien maigre devant les 60 € que vous devrez débourser pour jouer le Judge Dredd.

Judge Dredd : Dredd Vs Death fait office de petit FPS basse production, bateau avec très peu de d’originalité mise à part le système d’arrestation, et il n’offre même pas un univers graphique alléchant.
Les plus
+ L’ambiance très Judge Dredd+ Le mode arrestation
Les moins
- La basse qualité graphique- Le manque d’originalité
- Pas très fin
- Ca manque franchement de contenu
Détails
- Nom
- Judge Dredd : Dredd vs Death
- Support
- Xbox
- Genre
- FPS
- Editeur
- Vivendi Games
- Développeur
- Rebellion
- Sortie
- 17 octobre 2003
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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