Halo 2
Test du Mercredi 10 novembre 2004 par Spike
Ca y est !!! Il est là , celui que l’on attendait depuis l’instant même où s’inscrivaient les mots « The End » dans Halo premier du nom. Depuis, c’est une course effrénée que vous avez vécue comme nous, à la poursuite de screens, vidéos et autres infos plus croustillantes les unes que les autres … parfois difficiles à obtenir autrement qu’au compte-gouttes …
Halo 2 c’est un peu la poursuite d’un rêve, la continuité d’une épopée vidéoludique, d’un jeu qui avait su nous prendre jusque dans nos entrailles. Alors que la Xbox et Microsoft commençaient à peine à déambuler dans la belle dimension qu’est celle des jeux vidéo sur console, Halo avait su nous séduire et nous convaincre de nous munir de la machine de Billou. Après une telle expérience, il était très difficile pour Bungie de nous préparer une suite à la hauteur de nos espérances. Pourtant, ça ne les a pas empêché de nous faire vibrer comme jamais pour un jeu qui se développait dans le plus grand secret, ne laissant pour compensation que des bribes d’infos sur le mode multijoueurs.
Mais soyons honnête : ce qui fait frémir le plus dans ce nouvel opus c’est bel et bien de retrouver un Master Chief plus en forme que jamais, et de le réincarner une nouvelle fois pour se délecter d’une aventure extrême. C’est pour cela que chez B4G, on a décidé de ne pas chômer en vous offrant un ENORME test regroupant mode solo et mode multi séparés … histoire de ne rien rater de l’aventure Halo 2.
Alors attachez vos ceintures, vous voici projetés dans un univers où seuls votre courage et vos aptitudes au combat auront une chance de vous garder en vie !
Mode solo : C’est reparti !
Ca y est, le jeu est dans la console et c’est le cœur battant à vive allure que l’on découvre les premières images du jeu. On choisit bien évidemment le mode solo et nous voilà propulsés directement dans cette odyssée toute faite de pixels.
C’est dans la peau de l’incroyable Master Chief que l’on débute l’épopée, on s’en serait douté, mais comme vous allez le voir par la suite cela n’est pas aussi évident que ça … Ainsi, comme dans le premier opus, on prend tranquillement pleine possession de ses moyens en s’assurant que tout fonctionne à merveille, on recharge par la même occasion notre bouclier et voilà qu’un général est déjà là pour nous emmener on ne sait où. Dans cette station spatiale tout simplement gigantesque, l’ambiance est rassurante, calme et prospère, entourée uniquement d’humains. Les missions tumultueuses du premier opus paraissent bien lointaines … C’est ainsi que l’on se voit traverser cette station par le biais d’une sorte de cabine futuriste, une scène qui ne va pas sans nous rappeler le chef d’œuvre qu’est Half-Life premier du nom.
Dès lors, on comprend tout de suite que les développeurs ont décidé d’augmenter considérablement l’immersion du joueur dans le titre. Très vite, on se retrouve plongé dans cette atmosphère de prime abord très propice. Mais c’était sans compter sur l’arrivée inopinée des immuables Covenants, ces extra-terrestres venus de l’autre bout de la galaxie qui ont juré la perte de l’espèce humaine. Rapidement, on a cette vague impression que le calme va s’évaporer brutalement pour laisser place à une ambiance bien plus électrique, celle du combat. Bêtement, on regarde autour de soi pour tenter de trouver un volontaire qui perdra volontiers sa vie au combat, alors que l’on sait pertinemment que lorsque ça va mal, c’est forcément le Master Chief que l’on envoie au front. Qu’à cela ne tienne, il est temps de se dégourdir un peu les jambes et de shooter allégrement du Covenant. C’est ainsi que débute l’aventure de ce Halo 2.
C’est pareil mais en mieux !
Très vite, on reprend ses repères, la maniabilité et les touches sur la manette sont toujours aussi bien chiadées et intuitives. C’est pour cela que les premiers Covenants volent très vite en éclat devant les coups assassins que l’on délivre.
En revanche, tout n’est pas à l’identique, à commencer par son arme légèrement modifiée puisque cette dernière tirera dorénavant par vagues et non plus continuellement jusqu’à ce qu’elle crie famine. Un temps d’adaptation sera nécessaire mais le mieux est encore de s’emparer d’une arme des Covenants, ou bien encore de se munir d’un nouvelle mitraillette, et pour cela rien de mieux que de demander à un de ses équipiers de nous filer la sienne … Chouette n’est-ce pas ?
Autrement, si le cœur vous en dit, il est toujours temps de se la jouer grand destructeur et de se payer le privilège de s’armer d’une deuxième arme. Toutes les armes ne peuvent pas être prises à une seule main, c’est pourquoi il sera nécessaire de guetter les informations qui s’affichent sur le côté gauche de l’écran pour s’assurer que l’opération est réalisable. S’il est possible de la prendre, il suffira d’appuyer sur la touche Y du paddle. Evidemment, avoir deux armes à des avantages : on se sent super fort car les deux gâchettes seront rudement mises à l’épreuve ce qui confère cette sensation de supériorité assez plaisante, puis il est vrai que l’opération est, au final, assez destructrice. Néanmoins, des inconvénients sont inhérents à cette méthode de combat : s’exciter sur les deux gâchettes vous rend beaucoup moins précis ce qui implique qu’il faudra utiliser les deux armes simultanément uniquement lorsque ça tire dans tous les sens, voire mieux, quand on est en situation de corps à corps. L’autre inconvénient vient du fait que la seconde arme contraint à ne plus utiliser de grenades, dès lors les habitués des grenades collantes made in Covenants pourraient très rapidement se sentir bridés …
Mais il ressort une chose de cette possibilité d’être doublement armé, c’est qu’encore une fois Bungie a agrandi notre champ de possibilités et encore une fois chaque situation pour chaque joueur s’avérera différente de part sa manière de jouer, les armes disponibles … Car l’aventure est remplie d’embûches et le jeu n’est pas toujours aussi généreux. Conséquence, parfois il arrivera qu’uniquement les armes Covenants soient disponibles et si vous n’êtes pas habitués à ces dernières, l’atout d’en avoir deux simultanément se révèlera quasiment salvateur.
Outre ces nouvelles possibilités, le Master Chief ne possède plus de barre de vie, dorénavant il faudra se référer uniquement à son bouclier. Ce système se veut bien plus pratique puisqu’une fois que le bouclier est quasiment vide ou qu’il s’excite frénétiquement pour annoncer que la fin est proche, il suffira de se mettre rapidement à l’abri en espérant bien évidemment qu’un de ces sales covenants ne viennent pas vous rendre une petite visite de courtoisie.
Des nouvelles armes sont aussi à la disposition du « démon » comme se plaisent à l’appeler les Covenants. La meilleure est sans nul doute l’épée des généraux Covenants, certes seul le corps à corps permet de l’utiliser mais son action est radicale. En réalité, toutes les armes du jeu sont utilisables, même les lances roquettes ou les snipers Covenants. Même si on ne peut transporter que deux armes au maximum, le panel encore accru depuis le premier épisode offre suffisamment de possibilités pour s’adapter à toutes les situations. Mais c’est surtout du côté des extra-terrestres qu’il faudra se pencher pour découvrir les nouveautés, autant dire tout de suite que les parties multijoueurs risquent d’être mouvementées.
Peut être est-ce un sentiment personnel, mais le Master Chief paraît plus rapide que dans le premier opus, et ses gestes plus nerveux. Cependant, suivant les situations, le terme poussif pourra se révéler correct, non pas que le jeu est lent mais tout simplement le titre vous emmènera dans des environnements particuliers tels que l’espace où la gravité changera drastiquement. Dès lors, les sauts s’agrandissent exponentiellement et les mouvements du Master Chief s’alourdissent, plus lents mais aussi plus amples, ce sera à vous d’user au mieux des avantages procurés par la situation. Et question immersion ça le fait vraiment.
C’est mieux à plusieurs !
Ce deuxième opus ne donne pas encore l’occasion au joueur de faire véritablement de la coopération avec les PNJ, mais néanmoins le titre en donne l’impression. Dans un premier temps cette impression vient des soldats qui ont des comportements encore plus réalistes, notamment grâce à leurs réflexions orales perpétuelles qui se sont vues considérablement étoffées dans ce nouvel opus. Rien à dire c’est très crédible et supra immersif.
D’autre part, comme dit précédemment, il est enfin possible de chiper l’arme de son camarade, une opération fort simple puisqu’il suffit de se placer devant lui et de presser le bouton X. Ceci dit, cela ne l'empêchera pas au passage de vous larguer une bonne vanne du style « je vous faisais de l’ombre hein ? ». Toujours divertissant quant on se voit arrosé par les ennemis … Mais cette capacité d’obtenir l’arme de ses congénères apporte une certaine dimension stratégique. En effet ces derniers se révèlent être de formidables bagages à armes. Je m’explique, rien ne vous empêche à tout moment de récupérer une arme qui vous plait mais qui s’avère être la troisième donc impossible de l’emporter. Dès lors la solution est tout simplement de confier l’arme à un de ses hommes pour qu’il en use jusqu’à ce qu’une des vôtres soit à sec et récupérer cette dernière, d’autant plus que le niveau de munitions dans l’arme avant et après le prêt ne change pas. Cependant, pour veiller à garder l’arme il faudra éviter que les gars ne se fassent plomber trop rapidement donc que vous sortiez un peu plus à l’assaut.
D’une manière générale, les gars ne se débrouillent pas trop mal et leurs réactions sont plutôt dignes d’une bonne IA. La preuve : on peut maintenant monter en tant que passager et se laisser conduire paisiblement. Néanmoins, il arrivera que ces Marines réagissent d’une manière quelque peu bizarre, notamment au volant d’un warthog, quand ils viennent vous écraser comme un insecte ...
Halo 2 procure donc encore plus d’interaction avec les personnages non joueurs et la sensation de réalisme offerte grâce à leurs comportements est véritablement bluffante.
Les Covenants sont toujours là !
L’ennemi juré des humains revient en force dans ce nouvel épisode avec une variété d’infanterie revue à la hausse. Déjà consistantes dans le premier opus, de nouvelles unités font leur apparition et autant dire que leurs intentions sont loin d’être amicales.
Pour commencer en crescendo, parlons des jackals. Jusqu’alors porteurs d’un simple flingue et d’un bouclier, ces derniers se voient attribuer dans ce second opus un fusil sniper. Planqués comme des asticots dans un fromage corse, il vous faudra être discret pour obtenir l’avantage, néanmoins dépêchez-vous de les éliminer car vos coéquipiers seront, quant à eux, beaucoup plus vulnérables. Certains Covenants ont aussi des ailes, et s’avèrent très faciles à tuer puisqu’une seule salve de balles suffira à les exterminer, cependant les viser sera une autre paire de manches.
Ensuite viennent les nouvelles élites, et pour le coup, ces dernières se font vraiment la part belle dans Halo 2. Vêtus magnifiquement pour les plus gradés, ces nouveaux Covenants se révèleront être des adversaires de tailles. Tout d’abord parce qu’ils sont équipés d’une ravageuse plasma sword ou d’un lance-roquette, et d’autre part parce qu’ils sont du même gabarit que vous mais sensiblement plus rapides. Autrement dit, la seule manière de s’en débarrasser efficacement reste encore la surprise. Il faudra être plus rapide qu’eux et encore plus téméraire sinon c’est la mort assurée, surtout vers les niveaux de fin où ils deviennent de véritables armes à tuer.
Mais la grande nouveauté de ce Halo 2, c’est sans nul doute l’arrivée des Brutes, sorte de gros singes véloces qui ne manqueront pas de vous foncer dessus tels des animaux enragés. Pourtant, cette espèce très différente des Covenants est dans les petits papiers des prophètes, les guides spirituels des Covenants. Les Brutes sont donc harnachés solidement avec des armes souvent très destructrices, et quand bien même ils se retrouveraient sans guns, leur force physique naturelle aurait rapidement raison de vous. Ceci dit, de par leur stature imposante, ces derniers sont tout de même assez lents, et s’ils ne vous foncent pas dessus évidemment, les esquiver se révèle une option assez intéressante pour mieux les pourfendre par la suite.
Mais en réalité – attention SPOILER, la vraie grande nouveauté de cet opus c’est la possibilité d’incarner l’Arbiteur. Et n’allez pas croire que l’Arbiteur est une nouvelle unité humaine ou bien même le frère du Master Chief, non. L’Arbiteur est bel est bien un nouveau personnage. Et voilà , alors que l’on croit faire une mission avec le Master Chief, on bascule littéralement dans le camp ennemi. Rien à dire, Bungie nous a bien eu et cette surprise est digne de Mr Kojima avec sa série Metal Gear Solid. Quel bonheur d’enfin incarner un élite de ses ennemis jurés, de déambuler avec eux sans qu’ils ne se doutent de rien, mais diable c’est normal je suis un Covenant maintenant. Comme vous le constaterez dans l’histoire et sans rien vous révéler de plus, sachez que même en incarnant un Covenant, ces derniers resteront sur votre liste d’êtres à éliminer, soyez donc rassurés, l’homme ne sera pas forcément votre principal ennemi.
Pour l’occasion, l’interface vire du bleu au rose, ce qui correspond un peu plus à l’univers organique des Covenants. L’Arbiteur s’apparente à une élite, un gabarit assez homogène pour une force tout à fait louable. On garde évidemment un bouclier ce qui ne nous change guère de notre Master Chief adoré. Mais les Covenants ont une technologie que ne possèdent pas les humains, une technologie qui peut même nous faire défaut en plein combat, l’invisibilité. Et en tant que Covenants, il est tout de même normal de pouvoir disposer de cet avantage conséquent. Dès lors en pressant le minuscule bouton blanc du paddle, on se retrouve complètement invisible. Enfin presque car les ennemis, si vous passez près d’eux, verront tout de même que quelque chose de pas très clair passe devant eux. Les développeurs ont tout de même choisi de limiter cette capacité certainement pour éviter de tomber dans un jeu qui deviendrait très (trop ?) orienté infiltration.
Néanmoins, c’est tout de même ce qui caractérisera le plus les phases avec l’Arbiteur. En effet, ce dernier se verra confier des missions tout simplement suicidaires où la mort est au bout du périple. Mais on n’est pas là pour réfléchir mais bel et bien pour agir ce qui nous fait très vite oublier ce léger détail…
Nouveau personnage signifie donc nouvelle façon de jouer, et on s’étonne parfois de la différence de gameplay entre les deux personnages, ce qui vaudra une courte phase d’adaptation à chaque fois que l’on changera de personnage. Mais l’ambiance dans le corps d’un covenant présente beaucoup moins de chaleur et d’héroïsme que lorsque l’on incarne le Master Chief. Beaucoup plus froid pour ne pas dire animal, on a l’impression d’être plus une chair à canon qu’autre chose, les sensations sont différentes pour un titre qui gagne de manière considérable en profondeur.
Monte dans ma jeep baby !
Les véhicules sont toujours de la partie avec cette fois-ci la possibilité de monter vraiment dans tout ce qui possède des roues et tout ce qui vole. Même si l’engin est conduit par un autre, un bon coup dans la tronche suffira pour s’en emparer, ce qui vaudra une voltige gratuite dans les airs pour le désormais ex-conducteur. Warthog, tank, aéroglisseur, tout le panel de véhicules présents dans le premier opus répond présent et ce n’est pas pour nous déplaire. Encore une fois, chaque situation peut se traiter à pied ou en véhicule, mais les plus opportunistes d’entre vous n’hésiteront pas une seule minute à s’emparer sauvagement d’un véhicule pour aller s’aventurer dans des lieux où on se demande même si les développeurs ont pensé une seule minute que l’intrusion de l’un d’eux serait possible.
Car dans Halo 2, il n’y a point de limite invisible, de barrière artificielle qui empêcherait le joueur de véritablement jouir des possibilités du titre. D’ailleurs le moteur physique du titre a encore été amélioré ce qui confère aux véhicules encore plus de réalisme et de cohérence dans leurs déplacements. Attention à ne pas tourner trop brutalement avec un ghost où c’est la voltige assurée, idem avec les warthogs si l’on saute de trop haut.
Les véhicules ont aussi gagné en esthétisme avec notamment l’apparition maintenant de dégâts localisés. Un détail qui vous apportera une information précieuse en temps réel sur l’état de l’engin, attention néanmoins de ne pas abuser de la solidité de ce dernier ou vous risqueriez bien de sauter avec. Incarnation de Covenant oblige, on pourra dorénavant contrôler aussi les tanks covenants plus maniables mais aussi moins puissants que les scorpions. D’autres « véhicules » sont présents dans le jeu, mais ce sera à vous de les découvrir …
Et l’scénar il est où ?
Halo était ponctué de quelques cuts-scenes histoire de nous rappeler pourquoi on abattait des Covenants par milliers, et surtout pourquoi on risquait perpétuellement notre vie.
Un parti pris intéressant qui est repris dans ce Halo 2 et revu considérablement à la hausse. C’est simple, Halo 2 est une véritable épopée dans laquelle l’histoire a une importance capitale sur vos actions dans le jeu. Dès lors, plongé dans une mission, on connaît exactement le pourquoi du comment on est là , d’autant plus connaissant les répercutions que pourraient avoir notre réussite. Tout comme le premier opus, quelques rebondissements viendront agrémenter un peu la sauce avec notamment un qui risque de vous scotcher au plafond … sans en dévoiler plus. Ainsi, les scènes cinématiques sont beaucoup plus longues et beaucoup plus consistantes. Les dialogues sont de mise avec un doublage tout bonnement parfait, rien à dire de ce côté là . L’histoire suit immédiatement celle de Halo premier du nom et on apprend très vite l’enjeu de ce nouvel opus. Au passage, on découvre de manière conséquente l’univers des Covenants, la façon dont ils traitent les perdants ou encore la hiérarchie instaurée entre eux. Le scénario est vraiment l’un des points essentiels de ce Halo 2 et c’est un moteur plus qu’entraînant pour l’aventure. Il est souvent très difficile de lâcher la manette tant l’envie pressante de découvrir la suite nous obsède. Alors on prend son courage à deux mains et c’est avec le regard rempli de tristesse que l’on éteint la console.
Pour terminer il faut savoir que le scénario mêle habilement l’aventure de nos deux compères et comme vous vous en doutez certainement, leur destin est plus proche qu’il n’y parait, mais encore une fois jouer se révélera encore le meilleur moyen de le constater.
Des défauts ? Où ça ? Où ça ?
Après tant de temps d’attente Halo 2 n’est pas parfait, non et c’est bien dommage. Ne prenez pas la mouche cependant, le jeu ne perd que très peu de sa qualité mais ces petits défauts l’empêchent d’obtenir d’une part la note maximale de 10/10 et d’un certain côté d’éblouir autant que le premier opus en son temps.
Tout d’abord, même si l’IA s’est vue encore améliorée avec ce nouvel opus, notamment avec les ennemis qui se planquent et qui savent se replier au moment opportun, il arrivera parfois de les voir complètement désemparés par votre présence. Ils sont par exemple planqués derrière un obstacle, on passe derrière l’obstacle d’une façon peu discrète et on retrouve notre assaillant complètement béât devant nous, sans qu’il ne se jette inexorablement sur son arme. Encore pire, on peut arriver derrière un ennemi dissimulé dans un espace sombre, s’amuser à l’éclairer avec sa lampe sans que celui-ci n’y prête attention, un peu ridicule tout de même après tant de temps de développement.
L’autre défaut vient des pièces ou des segments de décor un peu répétitifs, certes depuis le premier épisode ce genre de situation s’est vu considérablement baissé comme l’avaient demandé les joueurs. Mais le défaut est encore présent et suffisamment pour que ça titille un peu le joueur. Rien de dramatique cependant.
Dernier petit bémol, la durée de vie. Que l’on soit clair, l’aventure d’Halo 2 est un concentré de ce que l’on peut faire de meilleur de nos jours, mais il faut avouer que l’aventure s’arrête trop précipitamment et que quelques heures de jeu en plus auraient été bienvenues. Comptez entre une grosse dizaine d’heures et une petite quinzaine pour le finir, voire un peu plus pour les néophytes. Une durée de vie qui reste honorable compte tenu de la qualité du soft mais qui aurait pu s’étaler quelque peu. Au final n’est-ce pas le prix à payer pour obtenir un jeu qui nous prend aux tripes du début jusqu’à la fin ? D’ailleurs il n’est pas étonnant que Microsoft ait autant communiqué sur le mode multijoueurs qui prend ici toute son importance pour pallier aux carences du mode solo. C’est ainsi, et on ne peut que se réconforter d’avoir un mode multi à la hauteur de nos exigences. Et puis si le jeu vous a tant plus que ça il est toujours temps de se replonger une deuxième fois dans l’aventure pour y découvrir de nouveaux moyens de traverser les niveaux, ou bien d’augmenter drastiquement la difficulté.
Halo 2 et le Xbox Live (par Asskicker)
Ca y est ? Le mode solo vous a déjà bien fait dégouliner de partout ? Vous voulez tenter l'estomaboulante aventure d'Halo 2 en multi ? Eh ben vous avez fort bien raison boudiou !
Commençons vite fait par le mode coopératif à 2 joueurs en écran splitté. Tout comme pour Halo 1, le fait de jouer à 2 n'influence aucunement le scénario du jeu. Bon, on allait quand même pas demander à l'équipe de remanier toute l'histoire en conséquence, ça leur aurait demandé pas mal de temps supplémentaire mine de rien. Voilà pour la petite précision. A noter aussi que le split sera forcément horizontal, ce qui est quand même plus pratique au niveau de la visibilité de l'action. Une fois en jeu, l'émotion reste intacte : c'est toujours aussi beau, les ralentissements se font vraiment rares compte-tenu de l'ébouriffante immensité des niveaux et du carnage quasi-permanent qui anime l'écran. Le fait de progresser à deux main dans la main ne fait qu'augmenter l'excitation et le plaisir intrinsèque du jeu, c'est proprement magique. Y a pas à dire, le mode coopératif est une réussite totale !
Comme vous devez le savoir, ce mode a hélas été annulé sur le Xbox Live. De toute façon votre maman vous a toujours dit de ne pas donner la main à des inconnus alors c'est pour la bonne cause. Non mais.
Passons maintenant aux choses sérieuses. Halo 1 sur le Xbox Live fût sans doute le rêve de bon nombre de fraggeurs épileptiques. Bon, en à peine 6 mois de développement, fallait pas trop en demander à Bungie non plus hein. Des petits malins ont du coup trouvé le moyen de détourner cette petite contrainte de manière non homologuée à l'aide de logiciels de tuneling moulinant sur PC. Ca marche, ça s'est même amélioré au fur et à mesure des versions, mais il y avait toujours quelques petits problèmes de lag. Mais là , c'est de Halo 2 que nous parlons et il a été directement pensé pour gambader dans les verts pâturages du Xbox Live le petiot ! Le constat est sans appel : c'est supra fluide ! Aucun autre FPS compatible Xbox Live n'a réussi à atteindre un tel niveau de qualité de connexion jusqu'à maintenant, c'est dire ! Faut aussi avouer qu'ils n'avaient pas intérêt à déconner avec ça sous peine de se faire savater à coup de bottes de poireaux... Comble du bonheur, Halo 2 est jouable jusqu'à 4 personnes par console sur le Xbox Live (hors parties classées), les voix des autres joueurs étant alors balancées vers les hauts-parleurs de la télé histoire de faire profiter tout le monde des diverses railleries internationales. Mais que demande le peuple ! (oui on sait, un mode coop sur le Live, meugneugneu...). Autre symbole de convivialité, la possibilité de créer son clan (directement dans le jeu ou de manière plus complète sur le site de Bungie) afin de montrer au monde entier qui c'est que sont les meilleurs killers du monde entier d'abord. On peut également consulter toute une tripottée de statistiques archi-complètes de la mort sur les performances effectuées en Live. Il faut d'ailleurs signaler que tous les joueurs disposent d'une sorte de Level d'Experience attribué à chaque type de partie afin de pouvoir trouver des joueurs de son niveau. Un ingénieux système de médailles est également attribué en fin de match aux participants selon leurs actes de bravoure (frags à coups de crosse et autres joyeusetés). Oh yeah.
Première connexion sur le Xbox Live, les menus classiques ne manquent pas à l'appel : partie rapide, optimatch, créer un groupe (comprendre une partie) et télécharger du contenu. Fichtre ! On pourra bel et bien downloader avec une joie supra incommensurable de nouvelles maps créées avec amuuur par les développeurs ! Reste à voir si elles seront payantes ou non comme ça en devient l'habitude ces derniers temps...
On se contentera donc pour l'instant des 11 maps (parfois gigantesques) proposées qui font amplement l'affaire, cela va de soi. On pourra d'ailleurs reconnaître les cartes Blood Gulch ainsi que Battle Creek d'Halo 1 qui ont été remaniées pour l'occasion (et accessoirement rebaptisées en Coagulation et Beaver Creek pour le fun) afin de rester "in". Ô joie, on peut dire qu'elles sont toutes bien pensées au niveau de leur architecture et permettent aux différents véhicules du jeu de s'épanouir comme il se doit en toute liberté.
Les snipers ne sont pas en reste non plus puisqu'ils pourront se dégoter plusieurs points perchés en hauteur afin de traquer leurs proies tels des aigles avec des noeunoeils au zoom x8. Toutes les montures jouables dans le mode solo sont ici aussi présentes, la seule différence viendra du Banshee qui ne peut plus utiliser sa grosse roquette verte qui défouraille tout sur place. Eh oui.
Pour ce qui est des divers modes de jeux, c'est l'orgie totale. 7 de base : Rumble Pit (Deathmatch à 8 ), Team Skirmich (2 équipes de 8 ), Head to Head (1 contre 1), Big Team Match (2 équipes de 16), Minor Clan Deathmatch (3 ou 4 membres d'un clan contre 3 ou 4 autres), Major Clan Deatchmatch (6 ou 8 membres d'un clan contre 6 ou 8 autres) et Training Ground (combats libres sans classement) avec à chaque fois la possibilité de choisir le type de partie (Assassin, Roi de la Colline, Crâne, Mastodonte, Capture du Drapeau, Assaut et Territoire) lui-même divisé en moultes sous-catégories, tout en ayant encore le moyen de modifier les règles (armes de la map, véhicules, temps de partie, restriction des armes, invisibilité permanente, etc...). En gros c'est un peu comme une partie de Halo 1 en LAN (option toujours valable ici bien entendu). Alors on fait comme Chico et on va chercher bonheur ! Personnellement, je dirais qu'il n'y a rien de plus trippant que de se faire un bon petit Capture The Flag sur Coagulation en se tapant un run à 3 en Warthog, un au volant, un à la tourelle à l'arrière et un autre qui sprinte comme un ouf pour braquer le drapeau adverse et enfin se tirer la bourre pour revenir à sa base presque entier. Car oui mes très chers frères ! Il ne faut surtout pas oublier la prise en compte des dégâts des véhicules ! Et c'est en partie cet astucieux détail technique qui fait toute la magie d'Halo 2 sur le Live, de purs moments de débauche de taules fraîchement rôties entre potes
.
Pour l'instant tout semble idéal, mais il faut bien avouer que l'interface Xbox Live d'Halo 2 est plutôt bordélique. On a du mal à s'y retrouver tant les menus sont peu clairs dans leurs descriptions (les traductions sont parfois bien étranges
) avec des titres pas toujours très explicites qui plus est. Maintenant à l'heure actuelle (c'est à dire quand le jeu a été testé avant la date de sortie officielle européenne d'Halo 2 et que nous n'étions pas trop censés être sur le Live avec
), le problème le plus génant reste le fait qu'il est impossible de filtrer les recherches de parties selon la langue souhaitée, mais encore plus gravissime, de la map sur laquelle on souhaite se mettre sur la tronche. En effet, on choisit tout d'abord le mode de jeu et c'est ensuite la console qui se charge de trouver automatiquement une partie qui lui semble la plus confortable en terme de qualité de connexion. Pas moyen de choisir sa map, pas moyen de choisir le serveur, sauf si on crée une partie soi-même. Affolant ! Espérons juste que ce détail se voit corrigé assez rapidement, ce serait vraiment du gâchis... Maintenant en plein jeu, il n'est pas toujours évident de voir qui est qui, occasionnant alors quelques team kills involontaires ^^. Les pseudos laissent la plupart du temps leur place à de petits logos faisant office d'avatars aux différents joueurs. Pas facile non plus de s'y retrouver à tous les coups. L'obligation de devoir appuyer sur la touche blanche pour pouvoir être entendu lorsque l'on parle en pleine partie risque également d'en gaver plus d'un mais on s'y fait vite. Les petites icônes contextuelles sont par contre elles bien vues et permettent d'à peu près savoir ce qu'il se passe sans être au coeur de l'action (drapeau volé, drapeau à terre, ami en combat, ami mort, etc...).
Pour résumer, Halo 2 sur le Live, c'est comme un rêve qui devient réalité. Le gameplay est parfaitement rodé, on peut se taper de bon délires en créant ses propres règles, les parties sont parfaitement fluides, bref, le nouveau monstre de Bungie est déjà la nouvelle référence du Live succèdant ainsi à ces bons vieux Rainbow Six (même si ces 2 jeux n'ont rien à voir, of course). Vous verrez, grâce à Halo 2, vous ferez le plein de meilleurs amis du monde.
Grandiose !
S’il y a bien une chose qui ne mentait pas, c’était bel et bien la qualité incroyable des graphismes. Certes quelques fois pendant les cut-scenes, pendant lesquelles les détails sont au maximum rendant presque jaloux Doom 3, le jeu émet quelques petits signes de baisse de framerate, mais sinon pour le reste c’est vraiment du tout bon.
Tout dans le jeu a gagné en détails et en finesse, avec des armes encore mieux modélisées, des Covenants plus vrais que nature et des humains aux traits de visages encore plus travaillés. Les animations sont spectaculaires, tout s’anime dans la fluidité la plus totale, pour un jeu qui donne limite dans le cinématographique. Les effets de lumières dynamiques en mettent plein les mirettes tout comme l’immuable bump-mapping qui prodigue encore et toujours plus d’effets tout simplement éblouissant. Seule la Xbox pouvait recevoir Halo 2 et ce n’est pas la prestation graphique parfaite qu’offre le jeu qui va nous faire penser le contraire. La profondeur d’affichage a elle aussi gagné en qualité avec des environnements encore plus vastes mais aussi plus détaillés. Les effets de brume sont aussi de la partie apportant de manière admirable cette angoisse si caractéristique du jeu. On notera l’arrivée d’un moteur physique bien plus performant et donc plus réaliste, avec notamment des ennemis dont le corps inerte glisse le long des décors inclinés … saisissant. L’interactivité gagne elle aussi, de ce fait, en importance avec les éléments du décor qui virevoltent dans les airs sous la puissance des balles.
Vraiment Halo 2 est bluffant de par une réalisation tout bonnement incroyable qui le place de très loin comme le plus beau jeu du moment sur console. C’est simple, jamais on aura eu autant cette impression de gigantisme autour de soi. On baigne littéralement dans un monde de géant dans lequel les édifices sont tous d’une taille impressionnante et dans lesquels on est une petite fourmi qui s’engouffre peu à peu dans les dédales d’Halo. Tout devient plus vrai que nature et l’aventure interagit totalement avec vos sensations.
Halo 2, plus qu’un jeu, une expérience !
C’est peut-être une fin étrange pour un test mais je dirais qu’Halo 2 n’est finalement pas un jeu qui se découvre dans un test mais bel et bien en y jouant. Car le jeu prodigue des sensations uniques qui font qu’elles ne sont seulement palpables qu’une fois le jeu entre les mains. La difficulté du soft tout a fait raisonnable offre toujours au joueur le loisir de véritablement s’impliquer dans le titre et d’arpenter l’épopée d’une manière relativement fluide (on bloque tout de même sur des passages un peu trop durs, donc rébarbatifs). Le nombre incroyable de possibilités offertes par le jeu, le nombre effarant de moyens de traverser une situation en font un jeu quasiment sur mesure où l’action correspond à ses choix. Les ennemis agissent et interagissent en fonction de nos orientations ce qui donne à chaque nouvel essai une expérience différente.
Ceux qui attendaient d’Halo 2 de la surprise, des sensations que je m’interdis de vous décrire, seront comblés car Bungie nous offre encore une fois un périple audacieux qui nous ferait presque oublier parfois que nous sommes devant un vulgaire jeu vidéo. Nous avons attendu longtemps, très longtemps, pour certains presque trop longtemps, mais rassurez-vous la qualité escomptée est bien au rendez-vous, simplement nous ne sommes pas devant la perfection ultime que l’on aurait pu espérer. Tant pis, on prend quand même énormément de plaisir, le jeu est nettement supérieur au premier opus sur tous les points, mais ce n’est pas encore la perfection même. Peut-être que d’antan ce Halo 2 aurait mérité la mention parfaite mais entre temps de nouvelles productions ont montré le bout de leur nez, et surtout Halo 2 compte déjà un premier opus dans les jambes qui lui vole une bonne partie de son effet de surprise.
D’ailleurs Halo 2 fait plus office d’épisode transitoire que de véritable titre à par entière ce qui lui fait cruellement défaut, notamment à cause d’une fin qui tombe soudain sans que l’on s’y attende. C’est ici qu’Halo 2 décevra sans doute le plus les fans, cette impression de jeu pas vraiment fini qui ne sert, au final, qu’à nous aguicher vers un troisième opus. Autrement dit rendez-vous très prochainement dans une course poursuite effrénée à la recherche de news, infos et vidéo de Halo 3 … la boucle est donc bouclée ! !
Bref, pour conclure Halo 2 est l’expérience à vivre sur Xbox, fan ou pas du genre FPS, car il est un des rares jeux à propulser le joueur très, mais alors très loin de son fauteuil dans un monde qu’il oserait à peine rêver. Plus réel que jamais, dans Halo 2 vous êtes un héros, un être indestructible alors soyez à la hauteur et butez du covenant bordel !




Halo 2 est l’expérience à vivre sur Xbox, fan ou pas du genre FPS, car il est un des rares jeux à propulser le joueur très, mais alors très loin de son fauteuil dans un monde qu’il oserait à peine rêver. Plus réel que jamais, dans Halo 2 vous êtes un héros, un être indestructible, alors soyez à la hauteur et buttez du Covenant bordel !
Les plus
+ L’expérience procurée+ Les graphismes
+ La variété des actions
+ La sensation de grandeur
+ L’action
+ Le réalisme
+ Le scénario
+ Le mode Xbox Live !
+ La bande son énorme
+ Le gameplay précis pour un FPS console
+ La version française excellente
+ Ca déchire tout simplement !
Les moins
- L’IA pas toujours au top- Une durée de vie un peu trop courte en solo
- Pas jouable en coop sur le Live...
Détails
- Nom
- Halo 2
- Support
- Xbox
- Genre
- FPS
- Editeur
- Microsoft
- Développeur
- Bungie Software
- Sortie
- 10 novembre 2004
- 09 novembre 2004 (US)
- 11 novembre 2004 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 16 ans et plus


Actus