Xbox Gladius


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Test de Gladius

Test du Lundi 24 novembre 2003 par Spike

Souvent beaux, toujours musclés, sans aucun but dans la vie que de tuer ou de gagner leur liberté, les gladiateurs étaient une race d'homme à part qui faisait, comme nul autre, crier la plèbe. Programme alléchant donc, quand Lucas Arts nous annonce une aventure pixélisée de ces hommes considérés comme des héros à l'époque du règne de Zeus. L'occasion pour nous autres, fébriles gamers juste suffisamment forts pour porter nos manettes, de jouir de la force titanesque de ces « vrais mecs ». Gladius : bon simulateur de gladiateurs? La réponse dans le test ensablé par l'arène "B4Génne".

Vous avez dis intense ?

C'est marrant quand même la vie … C'est vrai, les jeux utilisant comme thématique les glorieux combattants de l'empire romain ne sont pas légion sur console, et v'la ti pas qu’il nous en sort deux d'un coups dites donc (Gladiator : Sword of Vengeance d’Acclaim et Gladius de Lucas Arts). Alors effectivement, les gameplays respectifs de chaque soft sont aux antipodes, néanmoins, ils se servent du même univers graphique. Dès lors, on ne pourrait s'empêcher de lorgner sur l'autre. Et premier constat, les deux ne sont pas des tueurs de rétines, mais en comparaison avec Gladiator : Sword of Vengeance, qui fera l’objet d’un prochain test, il faut bien avouer que Gladius nous laisse un peu sur notre faim ...

En premier lieu, il faut savoir que Gladius est un tactical RPG, à l'instar d'un Final Fantasy Tactic, dans lequel vous n'avez pas une action directe sur les combats. Vous vous contentez d'organiser la rencontre, les combats n'étant pas en temps réels. Dès lors, on pouvait penser allégrement que le jeu serait doté de graphismes enchanteurs. Mais que l'on se rassure il n'en est rien, et on se trouve même devant un jeu tout juste beau, sans plus …

Les personnages, animaux ou autres créatures mythologiques sont modélisés grossièrement, sans aucun style ni finesse et possèdent à tout casser quatre animations. Les arènes quant à elles sont plutôt désertes et ce ne sont pas les quelques édifices qui vont vous scotcher à l’écran. Mais le plus scandaleux vient sans conteste « de l'incroyable beauté, des reliefs pleins de finesses et du réalisme effarant » de la map dans laquelle on évoluera ! Sachez juste que cette phrase à dépassé les indices limites d'ironie, et que la carte est franchement honteuse pour un jeu 3D sur 128 bits.

Mais le plus gros gâchis provient, sans doute, du manque de punch de la mise en scène du soft. Alors qu'une foule déchaînée, sujette aux cris d'excitations intenses, aurait put être réalisée pour l'occasion, on se retrouve avec le publique de Derrick, certes tout à fait respectable ( :-D ) mais au combien soporifique !

Dans le maigre chapitre des bons points, on trouve la personnalisation de ses personnages auxquels on pourra modifier la couleur des cheveux, la couleur de l'armure ... De plus, tous les changements d'équipement sur vos valeureux combattants seront visibles. Mais ce qui retiendra le plus notre attention, ce sera sûrement la caméra que l'on pourra orienter en temps réels tout le long de la partie.

Bref, Gladius n'est pas séduisant visuellement, doublé d'une interface peu engageante et de bugs de collisions honteux, il ne risque pas de faire, de ce point de vue, des émules.

Ceux qui vont mourir...

Gladius est donc un tactical RPG, réservé aux fans de stratégie et aux gamers d'âme patiente. Car comme le veut le genre, il faudra jouer au tour par tour, lancer des actions, sans avoir pour autant la jouissance de s'exciter sur le paddle pour effectuer une déferlante de combos. Non ! Ici c'est dans le crane que ça se passe et il faudra apprendre les subtilités d'un stratège pour arriver à ses fins.

Néanmoins, que ceux qui sont habiles de leur mains se rassurent, puisque dans Gladius une jauge de coup définira la puissance de chacune de vos attaques. La jauge peut s'apparenter au système de smatch dans les jeux de tennis, il faudra appuyer au bon moment pour obtenir un maximum de puissance. De la même manière, juste avant que la jauge se lance, on devra appuyer avec justesse pour définir l'intensité du coup. Vous l'aurez compris, votre dextérité à user du paddle ne sera pas inutile dans le titre de Lucas Arts.

Les déplacements se font selon un nombre de cases pour chaque personnage, tandis que dans un FF Tatics c'est dans une zone délimitée que vous pouvez déambuler. D'autre part, toujours dans le chapitre des différences avec le titre de Square-Enix, on ne peut pas déplacer un personnage à un endroit lambda si un autre est sur sa trajectoire, vous obligeant par conséquent à déplacer vos personnages dans un ordre bien précis. Dernier détail, une fois que le personnage est déplacé il est impossible de revenir en arrière, autant dire qu'il vaut mieux réfléchir avant d'agir.

L'une des bonnes idées de ce Gladius est certainement d'avoir introduit une fonction au public lors des affrontements. Les actions "puissantes" seront récompensées par l'augmentation de la jauge du public, celle-ci possédant plusieurs échelons qui donnent, au fur et à mesure qu'on les gravit, des aptitudes plus poussées à son équipe. Par exemple, des déplacements accrus, une force plus grande ou encore l'initiative sur l'ennemi. A noter qu'il est aussi possible d'utiliser une action pour chauffer la plèbe.

C'est pas la joie d'être gladiateur...

Pour percer dans cet univers sans lois ni pitié, on sera susceptible, tout de même, d'enrôler quelques têtes brûlées afin d'être plus performant. Evidemment le nombre de personnages dans l'arène est limité et on devra choisir avec parcimonie son équipe. A noter que l'on peut se procurer des gladiateurs et des « gladiatrices », mais aussi des animaux. On pourra, par exemples, se confectionner une impressionnante meute de loup. D'ailleurs, lorsque c'est l'ordinateur qui dirige celle-ci, il a l'ingéniosité de les faire réagir en tant que meute, autrement dit l'ensemble des loups encerclant un seul personnage. Une IA qui reste tout à fait à la hauteur donc.

Avant chaque combat, on devra répartir au préalable son escouade dans l'arène, en sachant que l'on connaît la position des ennemis, cela intègre ici aussi une dimension stratégique intéressante.

Dans chaque ville que l'on visitera, on nous proposera de s'équiper (on ne trouve aucune magie, ni objets), d'étudier les caractéristiques de son personnage et de disputer la League puis le Championnat. Pourquoi puis ? Et bien parce qu'il vous faudra obtenir un certain nombre de points en League pour décrocher votre billet pour le Championnat, dans lequel vous aurez la chance de combattre des créatures tout droit sorties des récits mythologiques.

La vie ou la mort ?

Et bien c'est à vous de faire le choix... Ceux qui sont accros à une réalisation de toute beauté peuvent d'ores et déjà tendre le pousse vers le bas ! Ceux-ci seront immédiatement suivis par les réticents chroniques aux Tacticals RPG. Pour ceux qui ont toujours le pouce à l'horizontal, ils doivent tenir compte des défauts de réalisations, des temps de chargement à la pelle, et bien entendu de l'ambiance romaine omniprésente dans le jeu. Ceux la pourront peut être connaître les joies d'un tactical RPG sur leur console, à la condition toute fois qu'ils s'acceptent les règles très particulières de ce Gladius.

5

N’ayant pas reçu toute l'attention dont il avait besoin, Gladius reste une jeu sans réelle ambiance, et par conséquent peu entraînant. Seul les accrocs à la stratégie trouveront, dans ce titre, une source de motivation suffisante pour se lancer dans la myriade de combats qui les attend.

Les plus

+ Un RPG tactical sur console nouvelle génération
+ L’univers basé sur l’empire romain

Les moins

- Le manque d’ambiance
- Les graphismes
- Les menus austères
- Les bugs
- La linéarité

Détails

3+
Nom
Gladius
Support
Xbox
Genre
Action
Editeur
Activision
Développeur
LucasArts Entertainment
Sortie
28 novembre 2003
29 octobre 2003 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

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