Xbox Dead to Rights II : Hell to Pay


  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
Test de Dead to Rights II : Hell to Pay

Test du Samedi 13 août 2005 par AssKicker

Souvenez-vous de ce jour du 20 Février 2003, vous étiez encore jeune, beau et insouciant à l’époque. Cette date marqua également la sortie de Dead to Rights, production made in Namco qui avait su attirer l’attention des joueurs grâce à son gameplay aux petits oignons en dépit d’une réalisation craignos due à ses origines de développement Dreamcastiennes. Du coup, le fait de savoir qu’une suite était prévue avait de quoi enchanter toute une population de policiers serial killers propulsés en état de transe grâce au premier opus. Mais est-ce vraiment obligé qu’une suite soit meilleure que l’original d’abord ? C’est vrai qu’en fait ils se goinfrent comme des porcs dans Koh-Lanta ? Jude Law arrivera-t-il à reconquérir le cœur de Sienna Miller après l’avoir trompé avec leur nounou ?

Réponse ci-dessous Gros !

Alors c’est l’histoire d’un gars tu vois, eh ben il est super pas content

Dead to Rights était légèrement réputé pour disposer d’un scénario archi-bidon agrémenté de dialogues bien risibles. Bonne nouvelle, Dead to Rights II : Hell to Pay ne déroge pas à la règle. Jack Slate repart ainsi pour de folles aventures après avoir dû essuyer la mort de son papounet ainsi qu’une accusation de meurtre qu’il n’a forcément pas commis. La parfaite excuse pour se venger et savater du méchant en quantité industrielle. Là, rebelote, un juge réputé a découvert une magouille pas possible organisée par un grand syndicat du crime. Manque de bol, à cause de ça il se fait kidnapper. Et comme le hasard fait bien les choses, le juge en question était aussi un ami du père de Jack, ce qui l’oblige alors à le sauver des griffes de la meute de vilains.

Les fans de séries Z seront aux anges, les cinématiques mal foutues présentent des personnages ringards qui débitent des dialogues dignes d’un bon Steven Seagal. Il est d’ailleurs amusant de voir que le début de chaque nouveau niveau voit Jack débouler comme un malade avec divers véhicules pour s’encastrer direct dans le décor afin de marquer son territoire. En tendant l’oreille, on peut alors s’apercevoir que le bad cop semble avoir hérité du même doubleur que l’illustre Max Payne. Joie.

Toi aussi fait du gruyère avec Dead to Rights 2

Procédons ce test de manière chronologique, ça sera plus facile pour vous décrire la chose. Première mission, Jack débarque en bagnole et défonce le mur du Blue Fly, une boîte de nuit mal famée. Chouette, c’est parti pour une bonne séance de gunfight à la 3ème personne. La gâchette R permet de cibler automatiquement un ennemi tandis que la touche A, que l’on matraquera jusqu’à en faire un trou dans la manette, sert à shooter. Pour tenter de varier les plaisirs, Jack peut effectuer des prises au corps à corps afin de se débarrasser d’un gars grâce à un Instant Kill dans une chorégraphie super chouquette, enclencher un plongeon méga-acrobatique couplé à une espèce de bullet-time consommant une jauge d’adrénaline (hum… ralenti… adrénaline… bon, ok…), se servir d’un ennemi comme bouclier humain, ou encore faire appel à Shadow, son fidèle pote canin qui se ruera sur la racaille pour la déposséder de son arme et la dépecer. Mais bien vite on se rendra compte que toutes ces actions ne servent pas à grand-chose. C’est tellement le bordel à l’écran que le fait de tirer sur tout ce qui bouge fonctionnera tout aussi bien. Parfois Jack doit escalader des objets pour pouvoir avancer dans l’aventure. Sauf que Jack ne sait pas sauter. Alors du coup il s’amuse à faire des roulé-boulé sur le dos, un peu comme Jet-Li. Sauf que là ça fait rigoler, mais c’est pas grave…

Le petit côté sympa du jeu réside dans la possibilité de détruire certains éléments du décor (voitures, motos, barils d’explosifs, etc…) qui permettent alors de se débarrasser plus facilement des agresseurs situés à proximité. Sauf que la visée automatique s’attarde en priorité sur les personnes plutôt que sur lesdits objets. Ce qui fait que c’est une fois que l’on a nettoyé la pièce de tout adversaire que l’on arrive enfin à dégommer les bidules explosifs. Hum… Mais avec un peu de bol, vous pourrez compter sur vos ennemis pour qu’ils tirent dessus à l’insu de leur plein gré (chose qui arrive relativement souvent), vous facilitant ainsi la tache, mais c’est pas grave…

Pour ce faire, tout un arsenal est mis à votre disposition. Même qu’on peut porter deux fois la même arme, une dans chaque main histoire de faire encore plus de trous de partout. Flingues, shotguns, mitraillettes, il y en aura pour tous les goûts. Sauf qu’elles ont à peu près toutes le même effet dans leur catégorie respective, mais c’est pas grave…

Ce qui est magnifique avec Dead to Rights II : Hell to Pay, c’est que l’on a beau savoir qu’il y a au moins 3 ou 4 gars qui nous attendent à chaque coin de couloir, on continue toujours à lutter avec cette foutue caméra pour voir correctement ce qui se passe. Et ce n’est pas le placement super-pas-judicieux des touches qui va arranger les choses, mais c’est pas grave…

Non je n’aggresse pas, je me self-défend

Ca y est ? Vous avez fini de tuer l’équivalent du continent nord-américain ? Bien. Passons maintenant à la 2ème phase de gameplay : le beat them all. On avance donc pépère dans la rue, quand soudain, une bande de sauvageons tente de subtiliser le sac à main de Jack. Vite ! Self-défense ! Coups de poings, coups de pieds, Instant Kill comme avant, balançage de chien dans la face, utilisation de quelques objets servant d’armes, le tout en étant mou, chiant, et inintéressant. Fort heureusement, une fois cette séquence achevée, Jack se retrouve immédiatement avec un flingue dans les paluches pour poursuivre sa phase shoot à la 3ème personne… Mais pourquoi qu’y a eu du beat them all tout pourri s’il enchaîne tout de suite après avec du gunfight ? Bref… Ah et il est important de préciser que les mots "intelligence artificielle" sont ici synonymes de science-fiction.

Résumons

En fait le principe de Dead to Rights II : Hell to Pay est très simple. On avance, on nettoie une pièce. Pis quand y a plus d’ennemis, ce n’est pas grave, il y en a d’autres qui sortent de toutes petites pièces vides. Ensuite on continue et en général on doit trouver une carte magnétique ou une sorte de bouton d’alarme qui sert à ouvrir une porte en bois. Ou en aluminium, ça dépend. A moins que ce soit du métal. Après le jeu nous montre une petite cinématique où l’on voit 3 ou 4 bonshommes faire quelques pas pour se placer "stratégiquement" avant que l’on arrive. Une fois que la cinématique de 3 secondes est finie, on a le droit de les taper ou de leur tirer dessus. Ce qui est pratique, c’est que si par hasard on est perdu (sait-on jamais hein), il suffit juste de chercher où se trouvent les ennemis ou bien de tendre l’oreille à l’affût de bruits de coups de feu. Si on voit ou entend quelque chose, félicitations, c’est le bon chemin. Parfois on rencontre des boss, vous savez, ces gars qui sont plus costauds que les autres. Ouaip. D’ailleurs de temps en temps ils seront invincibles parce que justement, ce sont des boss alors faut pas déconner hein. Mais en général ils ne font pas peur alors on s’en débarrasse assez vite. Et on continue ainsi pendant environ 3 ou 4 heures de jeu maximum. Enfin ça c’est dans un monde idéal hein, parce que si vous êtes normalement constitué, vous aurez déjà utilisé le DVD en tant que sous-verre à bière au bout de la 5ème minute de jeu. Mais si jamais votre spirit est constitué d’adamantium pur (comme les griffes de Wolverine), le fait de terminer le jeu permettra de débloquer des illustrations ou des armes qui servent à rien histoire de vous dégoûter encore plus. Ah et si vous comptiez sur les fameux mini-games du 1er épisode pour vous consoler, c’est peine perdu, ils ont tout simplement disparu. C’est balot…

Pour ce qui est de la réalisation, c’est heureusement mieux que ce que proposait Dead to Rights (contrairement au gameplay…). Les environnements et les personnages sont relativement détaillés et à peu près bien modélisés mais il n’y a vraiment rien d’incroyable non plus. Les divers effets de lumières diffusent un effet de glow plutôt sympa mais ce n’est pas ça qui va relever le niveau de l’ensemble. Niveau bruitages, c’est plus du calibre d’un dessin animé de Tex Avery qu’autre chose, c’est dire à quel point c’est bien fichu. Reste des musiques d’ambiance assez pêchues qui donnent une touche arcade comme qui dirait agréable au jeu.

Achevons

C’est pas bien compliqué, Dead to Rights II : Hell to Pay est une bonne démonstration de ce qu’est un ratage total. Hyper répétitif, caméra mal foutue, linéaire comme c’est pas permis, intelligence artificielle en carton, principe de jeu inintéressant, phases de beat them all soporifiques, disparition des mini-games, etc… Voilà en gros ce qui se dressera devant les imprudents qui auront le courage de se lancer dans l’aventure pendant les quelques 3 ou 4h de jeu mises au point par les développeurs français de Widescreen Games (cocorico ! Maintenant on comprend pourquoi le coq est le seul animal qui chante en ayant les pattes dans la merde). Parfois ça fait plaisir d’avoir un jeu qui se torche vite fait, Dead to Rights II : Hell to Pay en fait hélas partie.

3

C’est pas bien compliqué, Dead to Rights 2 est une bonne démonstration de ce qu’est un ratage total. Hyper répétitif, caméra mal foutue, linéaire comme c’est pas permis, intelligence artificielle en carton, principe de jeu inintéressant, phases de beat them all soporifiques, disparition des mini-games, etc… Voilà en gros ce qui vous attend pendant les quelques 3 ou 4h nécessaires pour torcher le jeu.

Les plus

- Heuuu…
- Attendez je cherche…
- Je cherche hein…
- Ah, ptet les environnements destructibles ?
- Nan j’vois pas…

Les moins

- Archi linéaire
- Super répétitif
- Les séquences de beat them all moisies
- Où qu’ils sont les mini-games ?
- Durée de vie minable
- La caméra mal foutue
- C’est malin, j’ai plus de place

Détails

16+
Nom
Dead to Rights II : Hell to Pay
Support
Xbox
Genre
Action
Editeur
Namco
Développeur
Widescreen Games
Sortie
04 novembre 2005
01 avril 2005 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

La Nintendo 64 devait à la base se nommer "Ultra 64". Une sombre histoire de copyright a obligé Nintendo à revoir le nom de sa console.