Dead or Alive Ultimate
Test du Dimanche 20 février 2005 par AssKicker
Comme vous le savez tous, la saga des Dead or Alive, c’est avant tout une paire de… hum… qui… comment dire… dans tous les… heuuu… mais aussi des costumes affriolants qui… plop… les… arem… voilà . Oui mais non. Les Dead or Alive, c’est aussi leurs fameux contres qui bouleversent le déroulement des matchs au dernier moment à s’en balancer tout entier par la fenêtre, ainsi que des niveaux à plusieurs étages zuper intéressants à exploiter. Il est donc tout à fait normal d’avoir salivé en quantité industrielle pendant de très longs mois en attendant ce très prometteur [jeu|1375], surtout lorsque l’on connaît la qualité estomaboulante des productions de Tecmo sur Xbox. Mais quel est donc le secret de tout ce talent mammaire ? Pourquoi qu’elles ne mettent jamais de soutiens-gorge alors que ça serait tellement plus pratique ? Et les mecs… Ils ont un truc en dessous ou pas ?
Magnéto Serges !
Dead or Alive Ultimate 1, parce que je le vaut bih1
Eh oui, le coffret [jeu|1375] regroupe en son sein (hihi) l’ensemble Dead or Alive 1 + Dead or Alive 2, chacun réparti sur sa propre galette. Un seul DVD aurait été plus pratique mais bon…
Là où le traumatisme risque de se produire, c’est que ce Dead or Alive 1 n’a pas été retouché d’un poil (hihi), ce qui fait que l’on se retrouve avec une véritable antiquité d’époque (cuvée 1996) dans les bras. Les graphismes ont cependant été lissés puisque l’on a la chance de ne plus avoir affaire à cette saleté de pixellisation caractéristique de cette ère datant du Précambrien vidéoludique. Le poids des âges ne passe pas inaperçu pour autant : arrière-plans des décors et effets d’ombre en pauvre bitmap, arène qui semble flotter dans les airs, voix digitalisées avec une râpe à gruyère, ça rappelle vraiment le bon vieux temps tout ça.
C’est surtout le gameplay qui risque de choquer en fait. En plus d’être beaucoup plus lent, Dead or Alive 1 possède également beaucoup moins de coups, ce qui provoque déjà une certaine frustration non négligeable pour le commun des mortels de ce 21ème siècle. Le fait que la jauge de vie se vide extrêmement rapidement avec des coups misérables a aussi de quoi surprendre. Il faut aussi savoir que les pourtours des arènes de ce premier volet sont délimitées par une zone minée, ce qui fait qu’une explosion dégomme davantage le combattant qui aurait la loose de chuter dessus. Un élément révolutionnaire à l’époque !
A défaut de pouvoir apprendre aux novice que Tina et Kasumi étaient brunes à l’époque (yéééé les fausses blondes et fausses rouuusses !!!
), Dead or Alive 1 ne devrait pas vous passionner plus que ça, surtout comparé à la magnificence de ce qui se trouve sur l’autre skeud. A réserver aux nostalgiques donc.
Dead or Alive Ultimate 2, parce que c’est grave plus mieux, oh yeah
Voici donc le plat de résistance au caviar fumé de ce [jeu|1375]. Et autant dire que c’est du gros.
Insertion du DVD dans la console, woosh ! Nouvelle intro en images de synthèses plutôt longue et particulièrement bien réussie. Déjà là , ça fait plaisir. Petite promenade dans le mode story, arg ! Forcément, le 2 étant antérieur au 3 (une loi mathématique implacable), plusieurs persos ont donc disparu. Exit Hitomi (qui est toutefois déblocable dans les autres modes de jeu si l’on a une sauvegarde de DOA 3 sur le disque dur), adios Brad Wong, tchâo Christie, il ne reste donc plus que 12 personnages contre 16 dans Dead or Alive 3, ce qui fait qu’il arrive que l’on se sente parfois un peu à l’étroit. On sélectionne donc un perso et c’est parti. Chouette, certaines cinématiques in-game entre 2 combats ont été rajoutées ou légèrement remaniées. Celles de fin restent en full 3D et s’avèrent toujours aussi maigrichonnes et minimalistes. Ca ne vaut carrément pas celles du 3 qui sont tout simplement sublimes. Dommage.
Donc voilà , au bout de 5 ou 10min de combat bref mais intense en achevant ce bon vieux Tengu comme boss final (qui a appris à changer les saisons en temps réel, le petit cachottier), nous nous retrouvons avec un nouveau costume. Cool. On recommence donc bien gentiment pour en débloquer un nouveau… et on continue… 5… on continue… 8… on continue… 12… nan mais faut arrêter là !!! Oui, [jeu|1375] est bardé de costumes, ça en devient absolument affolant. Je fis donc l’expérience ô combien risquée de recommencer le mode solo avec 2 personnages : Kasumi et Tina (choisies totalement au hasard, cela va de soit…
) histoire de voir les limites de la chose. C’est ainsi qu’on se retrouve avec une Kasumi et un placard de 15 costumes, et une Tina jalouse qui n’en a que 14. Et encore, je ne les avais pas tous puisqu’il en reste à débloquer dans les autres modes de jeu… Sans compter qu’une sauvegarde de Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball présente sur le disque dur permet d’en grappiller encore quelques uns. Alors oui, même si certains d’entre eux ne sont pas toujours de bon goût, ou s’il est parfois frustrant de se retrouver avec une simple variation de couleur, ces petits bonus se révèlent extrêmement sympathiques à choper au dépit de votre copine qui doit alors se dire qu’il serait peut-être temps de se remettre à la gym-tonic
. Il faut quand même avouer que terminer une quinzaine de fois le jeu rien qu’avec un seul perso peut se révéler être assez gonflant à la longue (imaginez avec 12 alors), mais il faut bien se dire que c’est un peu l’une des principales motivations qui vous raccrochera à la partie solo du jeu.
Pendant que les graphistes s’occupaient comme ils pouvaient pour passer le temps en nous pondant des containers entiers de fringues, les autres gens de la Team Ninja se permettaient de revoir le gameplay du jeu. Et il faut bien dire qu’il y a eu du changement boudiou ! Pour commencer, les contres. Alors que tout le monde se plaignait de leur trop grande facilité d’utilisation (suffisait juste d’appuyer sur la garde au bon moment), autant dire que c’est tout de suite plus tendu ! Les contres sont maintenant répartis en 2 possibilités majeures, chacune ayant sa combinaison de touches : arrière+garde pour contrer un poing, et arrière+garde pour contrer un pied. Assez chaud à maîtriser quand est habitué à DOA 3, pouet. De même, la protection est bien moins efficace qu’auparavant et demande un timing bien plus pointilleux. Il est ainsi quasiment impossible de bloquer un combo une fois qu’on est pris dedans alors que l’on pouvait au moins se protéger du ou des 2/3 derniers coups dans l’ancienne mouture. Dans un autre registre, il n’est plus non plus possible de récupérer une 2ème fois un combattant avant qu’il ne tombe à terre lorsqu’on le bloque contre un mur. Plus réaliste et moins frustrant donc. A noter que certains coups ont disparu tandis que d’autres ont été rajoutés. Tina ne peut par exemple plus rattraper son adversaire en plein vol pour ensuite le fracasser au sol. Mais il faut dire que cette prise était plutôt lourdingue puisqu’il n’y avait rien à faire pour la parer, pas trop de regrets donc (même si elle était responsable de bon nombre de fantasmes
). Mais attention les gens ! Ca ne veut pas pour autant dire que le jeu est devenu élitiste, loin de là . DOA Ultimate reste un DOA, donc relativement accessible à tous, je le précise
.
Une minute de silence je vous prie, abordons maintenant le côté esthétique de la bête. Bien que faisant partie des tous premiers jeux de la console, DOA 3 mettait déjà une bien belle claque dans la tronche. Ca tombe bien, [jeu|1375] vous offre une giffle aller-retour. Même si la différence sur la modélisation des personnages est plutôt minime, c’est surtout au niveau de la qualité des effets de lumières que l’utilisation du moteur de DOA Beach Volley dépote gravement. Du niveau en extérieur sous la pluie battante flashée par les éclairs en passant par les effets d’explosions contre les parois des arènes de boîte de nuit ou du cyclotron, la débauche d’effets graphiques a de quoi claquer de très loin tout ce qui a été fait dans le genre jusque là , le tout en 60 images par seconde sans le moindre ralentissement. Les nombreux nouveaux niveaux (ainsi que d’anciens pas mal retouchés) sont de toute beauté et leurs interactions douloureuses se montrent particulièrement jouissives à exploiter, c’est du bonheur en barre ! Et en plus ça fait chuter la tension artérielle.
Xbox Live je t’aaaaaaaimeuuuuu !!! (mais vous zaussi les filles)
Mais la plus grande innovation du titre, c’est bien entendu sa compatibilité avec le truculent Xbox Live jusqu’à 8 joueurs. On se choisit alors un petit nom (qui diffère du gamertag), une nationalité, et c’est parti pour se ridiculiser à l’échelle mondiale. Bonne nouvelle : il y a une tonne de modes de jeu. Autre bonne nouvelle : le filtre de recherche est complet comme du pain (humouuur).
On peut ainsi rechercher sa partie selon la nationalité de ses futurs adversaires, la langue parlée, les modes de jeu et le niveau d’expérience. Parce que oui, on ne joue pas pour des billes, non mais ! De base, vous disposez d’environ 9000 points de niveau et êtes de grade C. Une victoire fait gagner des points, une défaite et couic, on en perd. La loose suprême étant le grade F, il faudra lutter comme c’est pas permis pour espérer être le Yokozuna de DOA en étant classé SS. Parce que bizarrement il est plus facile de descendre dans les échelons que de monter… saleté ! Un système de classement mondial fort complet est également proposé afin de voir si oui ou non, on est une petite frappe qui fait rigoler.
Pour ce faire, plusieurs modes de jeu mignons tout plein sont proposés : le gagnant reste (les autres se relayent à tour de rôle pour tenter de le détrôner), le perdant reste (les autres se moquent de lui), tournoi (à élimination directe), combat par équipe, survival et Kumité (on enchaîne les combats contre n’importe qui sans se soucier de qui gagne ou perd). Le pire, c’est que le tout est intéressant à jouer et que l’on s’amuse comme un petit fou, d’autant plus que l’aspect convivial de la chose est bien développé. Pendant que 2 adversaires combattent, les autres sont placés en mode spectateur où tout le monde peut discuter librement. Petit inconvénient cependant, l’hôte de la partie ne peut kicker les gros lourds qui pourrissent le jeu.
Comme d’habitude avec les jeux édités par Microsoft, la qualité du réseau dépote plutôt bien. Enfin ça dépend en fait. Il faudra en effet avoir une connexion plutôt solide pour jouer contre des Américains ou des Japonais si vous ne souhaitez pas jouer au ralenti à la Matrix teutch (ouaip, il n’y a pas de lag mais le jeu est tout lent, ce qui est un peu plus pratique mine de rien). Si on se limite aux joueurs français, c’est nickel chrome, tout est parfaitement fluide, pas le moindre lag n'est à déplorer… jusqu’à 4 joueurs. Après c’est pareil, connexion musclée needed. Heureusement, on se marre déjà bien à 4 joueurs (sauf peut-être en tournoi où c’est un peu limité) et ça évite également le bordel ambiant où tout le monde braille en même temps.
Petit regret avec la partie Xbox Live : rien ne permet le moindre téléchargement de bonus. Sauf si cela passe par la mise à jour automatique du jeu, mais ça, on n’en sait rien pour l’instant…
Bon à s’en bouffer des poches de silicone par trouzaine !
Longuement attendu, [jeu|1375] démontre une fois de plus le talent de la Team Ninja même si le terme "Ultimate" peut paraître un peu pompeux, ce n’est que DOA 1 et 2 après tout...
Plus technique qu’auparavant, le gameplay remanié pour l’occasion risque d’en frustrer plus d’un tandis que les détracteurs du système de contre pour newbie de DOA 3 se remettront en question (et y a intérêt ! ^^). Graphiquement ébouriffant, disposant d’un monticule affolant de fringues à débloquer, de nouveaux niveaux forts réussis, d’un mode Xbox Live parfaitement exploité et dégageant une classe folle, [jeu|1375] vaut clairement le détour pour tous ceux qui aiment les jeux de baston à mains nues. Il est cependant dommage qu’il n’y ait pas plus de personnages, donnant ainsi parfois un peu trop l’impression de tourner en rond. [jeu|1375] fait malgré tout office de must have de la Xbox et pis c’est tout… Et ce ne sont pas vos hormones de mâles en rut qui oseront prétendre le contraire boudiou ! 




Plus technique qu’auparavant, graphiquement ébouriffant, disposant d’un monticule affolant de fringues à débloquer, de nouveaux niveaux fort réussis, d’un mode Xbox Live parfaitement exploité et dégageant une classe folle, Dead or Alive Ultimate vaut clairement le détour pour tous ceux qui aiment les jeux de baston à mains nues. Dommage cependant qu’il n’y ait pas plus de personnages, on a un peu l’impression de tourner en rond. Un must have malgré tout, oh yeah !
Les plus
- La réalisation qui déchire- Une tonne de costumes à débloquer
- C’est speed et stylé
- Les nouveaux niveaux
- Le mode Xbox Live intéressant et réussi
- Plus technique qu’avant…
Les moins
- … ce qui déroute pas mal- Pas assez de persos
- Grosse connexion pour jouer à 8 ou contre les US ou JAP
Détails
- Nom
- Dead or Alive Ultimate
- DOA Ultimate
- Support
- Xbox
- Genre
- Combats
- Editeur
- Microsoft
- Développeur
- Team Ninja
- Sortie
- 18 février 2005
- 03 novembre 2004 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 16 ans et plus


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