Colin McRae Rally 04
Test du Lundi 6 octobre 2003 par Zepatate
Alors qu’il avait fallu attendre plus de 2 ans pour pouvoir jouer à Colin mac Rae 3, Codemasters nous gratifie d’une suite moins d’un après. Pourquoi un tel changement ? Et bien il faut avouer que le premier opus 128 bits de cette série ayant acquis ses lettres de noblesse sur Psone, a quelque peu été fustigé par les critiques et par les joueurs. Non pas qu’il soit réellement mauvais, loin de là , mais une maniabilité plus arcade, un enrobage graphique moins séduisant, des réglages aux abonnés absents et surtout une seule voiture en tout et pour tout en mode championnat, tous ces éléments ont fait que le roi a été détrôné en l’hiver 2002 par le surprenant WRC 2 Extreme.
Qui a dit Colin Mac Rae Rally 3.5 ?
Les développeurs se devaient donc de redresser la barre. Mais plutôt que d’attendre encore 3 ans et tout recommencer de zéro, et ainsi, peut-être, offrir la simu ultime, au risque de tomber dans l’oubli et de voir la domination de WRC se conforter, ils ont fait le choix de revoir leur copie. Alors autant vous le dire tout de suite, CMR4 n’est pas une révolution, mais plutôt une évolution. Les développeurs semblent avoir écouté les doléances des joueurs pour nous pondre un jeu digne de ses 2 illustres prédécesseurs.
Une réalisation graphique qui roule.
Commençons donc par la première chose que voit le spectateur : l’aspect graphique. Et de ce côté là , Colin 4 ne déçoit pas. Les textures du sol ne sont peut-être pas exceptionnelles une fois la voiture à l’arrêt, mais en mouvement l’impression laissée est plutôt impressionnante. De toute façon, vous n’aurez pas tellement l’occasion d’être à l’arrêt. Là où le jeu assure, c’est par la beauté et la variété des paysages traversés. Des canyons américains à l’arrière-pays britannique, en passant par l’Espagne et les forêts enneigées de Suède, chaque spéciale est différente. Les bas côtés sont boisés, de l’herbe pousse dans les fossés et certaines textures comme la glace sont superbement bien rendues. Les roues projettent de l’eau de la boue ou des graviers, et aucun ralentissement n’est à signaler. La distance d’affichage est, elle aussi, assez impressionnante et le clipping presque inexistant. On notera cependant un léger aliasing sur PS2, notamment pour les arbres. Pour la Xbox c’est du tout bon !
Du côté des voitures, là aussi c’est du bon boulot : Subaru Impreza, Mitsubishi Lancer, Citroen Xsara, Peugeot 206 … sont modélisés à la perfection, se détériorent et se salissent en temps réel. Certes on pourra toujours arguer que d’autres titres sont plus beaux, sur les 2 consoles (on pense à GT4 ou Project Gotham 2), mais les softs en question ne roulent pas dans la même catégorie et, ne vous inquiétez pas, dans CMR4 vous aurez autre chose à faire que contempler les paysages.
LA simulation de rallye
Parce qu’avant tout, Colin Mac Rae (le jeu pas le pilote ^^) brille par son réalisme, son aspect simulation et la qualité de ses moteurs physiques. Transfert de poids, dérapages … tout y est ! On ressent le changement de revêtement à l’écran comme dans la manette. Peu de changements ont en fait été apportés dans ce domaine depuis le 3 dans ce domaine, mais les modèles physiques ayant toujours été l’un des points forts de la série, personne ne s’en plaindra. Un bon point pour les développeurs tant le travail fourni est impressionnant. Le comportement apparaît tellement réaliste qu’on s’y croirait. Ainsi, inutile d’espérer conduire de la même façon sur les graviers que sur l’asphalte ou la glace, ou de conduire comme un bourrin, sans jamais freiner … Autre point du titre qui améliore encore l’aspect simulation : les réglages précis du véhicule. Avec 6 parties à régler, des pneus à la boîte de vitesses, on peut optimiser sa voiture pour les spéciales suivantes, histoire de grappiller quelques précieuses secondes sur les autres concurrents. On retrouve aussi dans cet opus les réparations toutes les 2 spéciales, vous forceant ainsi à ménager votre mécanique.
Vroum ! Vroum !
Si la qualité de la réalisation graphique est à signaler, la réalisation sonore l’est tout autant. Inutile d’espérer jouer sans le son. Les changements de revêtement s’entendent autant qu’ils se voient et le crissement de vos pneus dans les graviers vous indiquera un début de dérapage et de perte de contrôle. Les moteurs vrombissent parfaitement et le son varie selon le régime, la voiture ou la vue utilisée. Changements de vitesse, cahots et freinages sont assez bien retranscrits. Mais c’est par-dessus tout les indications de votre copilote qui vous seront d’une aide précieuse. Non content de vous indiquer la longueur, la direction et l’angle du virage, celui-ci vous signale éventuellement la possibilité de couper, la présence d’un danger ou le meilleur moyen de se placer pour réceptionner son saut, écouter ces conseils étant bine évidemment indispensables pour espérer coiffer vos adversaires sur le poteau.
Un gameplay qui convient à tous sans frustrer personne
La grande force du gameplay de CMR4 reste en effet son accessibilité aux débutants (NDLA : Comme moi ^^), en même temps qu’une très grande précision pour les pros, et ce sans un quelconque compromis arcade. Ainsi un néophyte pourra s’amuser et s’essayer à trajecter comme un petit fou, sans forcément gagner tout de suite, fort heureusement, mais ne jettera pas son pad de dépit en pestant contre la dureté du soft. Mais cette jouabilité rallye basée à la fois sur les réflexes, l’anticipation et la science des trajectoires, conviendra tout aussi parfaitement aux gamers fans de course automobile et de rallye qui ont déjà fini dans tous les sens les autres titres de la série. La voiture réagit au doigt et à l’œil avec des comportements bien différents selon la surface et les conditions. A noter aussi la présence d’une vue capot et d’une vue habitacle qui bien que plus difficilement jouable offre un maximum de sensations. Cependant l’impression de vitesse, contrairement à un V-Rally par exemple est déjà fort bien rendu en vue extérieure et on n’en changera donc pas forcément.
Long comme un jour sans pain
Avec 8 rallyes tous différents, chacun composé de 6 spéciales plus 1 super spéciale pour 4 d’entre eux, le mode championnat offre déjà 52 courses et ce en 2 modes de difficulté, normale et avancée. A cela vient s’ajouter la possibilité de refaire indépendamment chaque rallye et chaque spéciale, seul, jusqu’à 4 au tour par tour ou à 2 simultanément en écran splitté (4 pour la version Xbox). En sus des voitures déjà présentes dans les 2 catégories (2 et 4 roues motrices) une quinzaine de véhicules est à débloquer, allant de la 2CV au Ford Transit, en passant par les voitures de la catégorie B (désormais interdites, car jugées trop dangereuses) ou les 4X4 comme le Mitsubishi Pajero. Des minis-épreuves viennent aussi s’ajouter entre chaque rallye du mode championnat, vous permettant de débloquer de nouvelles pièces pour votre bolide.
Pour ceux qui n’aiment pas les chiffres et qui n’ont rien compris au paragraphe ci-dessus, sachez juste que le plaisir de jeu est intense que le jeu est long et varié et que vous y reviendrez sans nul doute, sauf si vous êtes aussi allergique au rallye.
Conclusion
Vous êtes arrivés jusqu’ici et vous avez tout lu ? Bravo ! Mais vous vous demandez sans doute ; « Pourquoi seulement 8, alors qu’à le lire, le jeu est parfait ? ». Et bien nous y venons. Malgré toutes ses qualités, il manque 2-3 petites choses qui privent le titre d’une meilleure note, mais heureusement n’enlèvent rien au plaisir du jeu. L’absence de licence officielle n’en est pas vraiment une, celle-ci ne gênant que le grand public, et ayant, qui plus est, offert aux développeurs la possibilité de laisser libre cours à leur imagination. L’absence de mode online est cependant plus importante, dans la mesure où le concurrent direct de CMR4, j’ai nommé WRC 3, en sera pourvu à sa sortie. Mais c’est surtout cet aspect add-on qui pourra gêner. Les fans et les autres ayant achetés le 3 se sentiront sûrement un peu amer à l’idée à l’idée de débourser à nouveau 60 euros pour ce qu’aurait dû être le 3ème opus.
Ceci mis à part, le jeu reste beau, long, plaisant et prenant et est donc à conseiller à tous les amateurs de rallye, de courses automobiles, des voitures, et à tous les joueurs en général (NDLA : Moi-même qui ne suis pas habituellement un grand fan des jeux de voiture, je suis resté scotché sur celui-ci !).
Colin reprend sa couronne et s’impose à nouveau comme la référence des jeux de rallye. Jusqu’à la sortie de WRC 3 ?

Après la semi-déception du 3ème opus, ce 4ème est celui du pardon pour Codemasters. Tous les défauts du 3 ont été corrigés et le jeu est excellent. Certes on pourra toujours lui reprocher ses allures d’add-on, mais quand le jeu est bon, pourquoi s’en priver …
Les plus
+ Les graphismes+ Les sons
+ Le réalisme de la simulation
+ La marge de progression énorme
+ La durée de vie
Les moins
- Une suite aux allures d’add-on- Pas de licence officielle WRC
- Pas de mode online
Détails
- Nom
- Colin McRae Rally 04
- Support
- Xbox
- Genre
- Combats
- Editeur
- Codemasters
- Développeur
- Codemasters
- Sortie
- 19 septembre 2003
- 18 mars 2004 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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