Castlevania : Curse of Darkness
Test du Lundi 13 février 2006 par Galagan
Portée par le mythe du Comte Dracula, la saga des Castlevania a su traverser les générations de Gamers, proposant des épisodes 2D toujours renouvelés par leur lot de nouveautés. Devenue depuis longtemps une référence des jeux d’action/aventure, son passage à la 3D était inévitable. Mais après un épisode en 3D sur N64 plutôt anecdotique, les aventures de la famille Belmont ont eu du mal à convaincre en 2003 avec [jeu|1116] sur PS2. Soit. Konami ne s’avoue pas vaincu et récidive donc avec [jeu|3713] pour imposer sa série dans le monde des consoles de salon. Essai raté ?
Un scénario – Deux seconds rôles
Dans la plus belle tradition japonaise, [jeu|3713] démarre sur les chapeaux de roues avec une très belle cinématique d’intro. Puis vient l’habituelle présentation des personnages et de l’intrigue, avec des dialogues excellemment bien doublés. Ca démarre fort.
Pourtant, les puristes vont vite déchanter. Oubliez la partie de cache-cache entre la famille Belmont et Dracula. Ce dernier a été vaincu trois ans auparavant, et a laissé derrière lui chaos et désolation sur la terre. Cette fois-ci, vous incarnez Hector, un ancien disciple du Maître des Vampires, qui veut se venger de son ancien allié Isaac qui tente de reprendre le flambeau du Mal. Son motif ? Il a tué sa femme… On a vu mieux pour pousser un héros à rentrer dans un château maudit, mais que voulez-vous. L’amour – même déchu – donne des ailes. Inutile de préciser que les deux protagonistes principaux restent constamment dans l’ombre de leurs aînés.
Un gameplay emprunté à la 2D.
Ce nouveau Castlevania en 3D récupère tous les grands ingrédients RPG qui ont fait l’énorme succès des récents épisodes 2D. Votre personnage va donc évoluer au cours de l’aventure en acquérant des niveaux d’expérience. Et qui dit plus de niveaux dit plus de puissance au combat, mais aussi un accès à toujours plus d’armes. Et comme vous êtes seul face au monde, vous devrez les construire vous même, avec vos petites mains. Vous récupérerez des ingrédients sur les ennemis et dans certaines salles secrètes des donjons, et n’aurez plus qu’à cliquer sur un bouton pour créer de nouvelles armes. Et entre les épées, les haches, les lances, les armures et tout le reste, il faut bien dire qu’on a vite un choix assez complet. Enfin, le mot « choix » est mal choisi, car il arrive souvent d’utiliser des objets rares pour obtenir au final une arme médiocre qui finira au fin fond d’un couloir humide… On créé plein d’objets, mais au final, on ne changera d’armes que rarement dans le jeu.
Créez vos monstres avec vos petits doigts !
Mais la grande nouveauté, c’est de pouvoir invoquer des créatures diaboliques pour vous prêter main forte. Et oui. Avec votre ennemi Issac, vous êtes le seul au monde à avoir le pouvoir de forger des créatures de l’ombre. Trop cool ! En voilà une bonne idée ! Pourtant, vous vous étiez juré de ne plus utiliser ce pouvoir démoniaque jusqu’à votre mort, mais pour survivre dans ce château sanguinolent, vous n’allez pas vous gêner pour utiliser ce don. Débloquées au fur et à mesure de votre quête, chaque créature invoquée détient ses propres pouvoirs, et pourra acquérir de nouvelles aptitudes en accumulant de l’expérience. Guerrier, magicien, soigneur, voilà autant de créatures avec lesquelles vous allez pouvoir jongler au cœur même des combats.
Répétitivité, quand tu nous tiens…
Ce nouveau Castlevania est bourré de bonnes intentions. Vraiment. Et pourtant, on est loin d’être convaincu par le résultat. Graphiquement dépassé, la répétitivité des niveaux et des décors est à la limite du lavage de cerveau. On suit machinalement les mêmes couloirs, au level design fait sur un coin de table, toujours habités par des monstres clonés, en attendant la libération du boss de fin de niveau. Boss qui manquent souvent d’originalité et de liens dans les événements de l’aventure. Pire, la gestion des caméras beaucoup trop molle handicape souvent les combats déjà pas évidents. Sans compter la bande son globale assez médiocre…
On aurait pu penser alors que le système d’invocations allait sauver les meubles, et pourtant, il n’en est rien. Leur design et tout simplement médiocre - le molosse qui vous accompagne dès le début ressemble à un geek en pijama orange… - et souvent, ils vous mâchent trop le travail, rendant certaines phases de jeu beaucoup trop simples et sans saveur. Par la suite, vous pourrez recréer d’autres créatures et les faire évoluer à vos goûts, mais là encore, mis à part le design global, les différences sont peu sensibles. Dommage, le système était bien pensé, mais manque de finesse.
Ce sera pour la prochaine fois…
Pour un troisième essai en trois dimensions, le constat est toujours aussi moyen. Répétitif à en mourir, scénario prévisible dénué d’aventure, le titre est à moitié sauvé par un gameplay bien pensé mais très limité en profondeur. A ce jour, Castlevania semble définitivement allergique à la 3D…

Pour un troisième essai en trois dimensions, le constat est toujours aussi moyen. Répétitif à en mourir, scénario prévisible dénué d’aventure, le titre est à moitié sauvé par un gameplay bien pensé mais très limité en profondeur. A ce jour, Castlevania semble définitivement allergique à la 3D…
Les plus
+ Les doublages excellents+ Plein de bonnes intentions
Les moins
- Répétitif à souhait- Le level design
- Gestion des créatures pas assez profonde
- Un héros de seconde zone
Détails
- Nom
- Castlevania : Curse of Darkness
- Support
- Xbox
- Genre
- Aventure
- Editeur
- Konami
- Développeur
- Konami
- Sortie
- 16 février 2006
- 31 octobre 2005 (US)
- 24 novembre 2005 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 16 ans et plus


Actus