Call of Duty : Le Jour de Gloire
Test du Mercredi 8 décembre 2004 par AssKicker
Après avoir fait le bonheur de bon nombre de pécéistes en treillis (voir le test here), voilà que Call of Duty débarque enfin sur nos chères consoles. Même que ça s’appelle carrément [jeu|1404] maintenant, rien que ça. L’attente fut longue, certes, mais c’était pour la bonne cause. De nouveaux développeurs, Spark Unlimited pour le solo et Kuju Entertainment pour le multi ainsi que de nouvelles missions pour ne pas trop nous prendre pour des kékés, l’intention est louable. Mais mériteraient-ils leur place au paradis pour autant ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Meilleur cru que cuit qui l’eût cru ?
Magnéto Serges !
Ma maman m’avait pourtant dit de pas y aller…
Tout comme dans sa mouture PC, [jeu|1404] nous propose de gambader en territoire hostile au sein de 3 armées différentes ayant tripaillées du cotés des alliés lors de la Seconde Guerre Mondiale. On débute ainsi l’aventure du coté des Russes avec la reprise de la ville de Stalingrad étant alors en proie aux Allemands, on poursuit avec la contre-offensive des Anglais en Afrique pour terminer avec l’armée américaine faisant un road trip en pleine Allemagne pour leur botter les fesses à domicile. Le tout accompagné par des intros issues de vidéos d’époque. Effet garanti. Bonne surprise, les missions sont totalement différentes de la mouture PC. On retrouve quelques fois de très rares passages communs comme le tout début du débarquement de Stalingrad ou sa place de la gare, mais ça s’arrête là . Quasiment tout le reste est nouveau. Vu comme ça on pourrait croire que l’on en a vraiment pour son argent mais il faut bien avouer que l’ensemble se torche assez rapidement. Comptez entre 6 et 8 heures de jeu seulement et encore, c’est bien parce que certains passages sont assez chauds à passer et que dans ces cas là les checkpoints sont parfois trop espacés. Du coup on recommence plusieurs fois la même séquence en s’arrachant des mottes de cheveux. Pour ce qui est de la durée de vie, on peut donc dire que le jeu est fidèle à son cousin PC.
Pour ce qui est des autres nouveautés, signalons juste que les cut-scènes ne sont plus en vue subjective totale comme c’était le cas auparavant puisque l’on peut désormais voir son personnage lors des cinématiques in-game. Ca paraît tout de suite moins immersif tout d’un coup. Enfin bref… Les missions restent assez classiques puisque cela va du nettoyage de zone à la défense d’un point stratégique en passant par la protection d’un convoi. Pas de quoi crier au génie même si cela reste plutôt efficace dans l’ensemble.
Des lendemains qui déchantent
C’est bien connu, tout ce qui est Medal of Honor-like mise tout sur une ambiance hollywoodienne de la mort avec une tonne d’évènements scriptés aux petits oignons. [jeu|1404] ne déroge pas à la règle et les scènes scriptées sont toujours présentes en nombres assez importants… mais concernent plus souvent les apparitions d’ennemis prévues à l’avance que les interactions avec les décors ou autres évènements scénaristiques. A noter que ces illustres personnages sortent parfois de nulle part comme par enchantement ce qui devient bien vite lourdingue. De ce fait, tout paraît plus plat que sur PC, la sensation d’intensité et de stress permanent n’est plus aussi présent, on sent que quelque chose ne va pas. Les musiques orchestrales soutiennent parfaitement l’action mais paraissent étrangement plus discrètes. Heureusement que les bruitages sont de qualité, tout comme les voix françaises d’ailleurs. Ca fait plaisir par là où ça passe !
L’avantage de Call of Duty sur consoles, c’est qu’il y a désormais beaucoup plus de monde à l’écran. Aussi bien du coté allié qu’ennemi, on a tout de suite plus l’impression d’évoluer en pleine guerre. Enfin un bon point ! De même, contrairement à bon nombre de FPS bruts de décoffrage, l’évolution ne se fait jamais seul puisque l’on se voit à chaque fois épaulé par divers coéquipiers. Il faudra donc tenter de limiter les dégâts en les maintenant en vie histoire d'avoir un peu d'aide. On peut d'ailleurs leur filer quelques sacs de soin si jamais leur état de santé est critique. Hormis ce détail, ceux-ci se débrouillent tout seuls comme des grands mais il faut bien avouer qu’ils se révèlent souvent être de gros boulets tant ils visent comme des benêts. Le fait de voir un de ses potes se faire buter à 1m de son opposant sans parvenir à le toucher sera monnaie courante. Cette incompréhension est également valable pour vous lorsque vous vous demanderez si vous êtes face à un camarade ou à un ennemi. Etant donné qu’il ne vous dégomme pas, vous passez chemin, mais c’est seulement une fois que vous ressentirez des coups de crosse dans le dos que vous comprendrez que cette personne ne vous veut pas vraiment du bien en fait. Le pathfinding des persos n’est pas toujours génial non plus puisqu’il arrive que vos collègues osent vous bloquer le passage ou que les ennemis s’entêtent à courir contre un élément du décor.
Autre point fatiguant pour les nerfs, la gestion des dégâts. Quand on tue un gars, celui-ci a l’amabilité de mourir avec grâce et volupté théâtrale. C’est à la fois beau et émouvant à voir. Le hic, c’est qu’ils ne sont pas toujours morts les fourbes ! Il arrive donc assez fréquemment que l’on arrose un mort alors que l’on matte bêtement quelqu’un qui ne l’est pas encore. Ce constat fait alors apparaître le problème des dégâts comme dit plus haut puisqu’il arrive que l’on sauce abondamment un ennemi sans grande efficacité. Pour ce qui est de l’armement en lui-même, il n’y a pas de grands changements. On ne peut en porter que 2 sur soit au maximum. Le système de visée reste le identique quand on zoom, c'est-à -dire avec une vue placée au "cul" de l’arme, comme si on en avait une vraie dans les paluches. On voit peut-être moins bien ce qui se passe autour de nous mais c’est bien plus efficace, yo !
Fidèle au reste… comme Castro…
Graphiquement parlant, [jeu|1404] est le parfait exemple du jeu multi-plateforme par excellence. Le jeu n’exploite aucunement les capacités de la Xbox, c’est vraiment flagrant. Effets de lumière basiques à souhait, textures banales, zéro bump mapping ou autres pixel shaders pour l’eau, aucun effort particulier n’a été fait à ce niveau. L’effet de blur suivit du ralenti lorsque l’on se prend un obus ou une grenade à proximité n’est pas trop mal rendu mais il n’y a vraiment pas de quoi crier au génie. La réalisation de ce Call of Duty va du correct au décevant. Le jeu se permet même de ramer lors de grosses explosions pas très jolies à voir. Assez décevant donc.
Pour ce qui est des modes multijoueurs, ce n’est pas non plus le feu d’artifesse. Aucun mode en écran splitté, il faudra soit passer par le Xbox Live, soit par ce bon vieux réseau local des familles, le tout jusqu’à 16 trouffions assoiffés de sang binaire. Et ne comptez pas sur un éventuel mode coopératif, il faudra se contenter de vulgaires modes Deathmacth, Team Deathmatch, Capture du Drapeau et Recherche & Destruction dans lequel il s’agit d’attaquer ou défendre 2 objectifs disséminer quelque part dans le niveau. On peut donc dire que le mode multi de Call of Duty est tout ce qu’il y a de plus banal et n’est pas près de révolutionner le genre. Heureusement que les 8 maps se révèlent plutôt intéressantes à jouer. Le jeu sur le Live n’est par contre pas toujours optimal. Il arrive assez souvent qu’il y ait un décalage au niveau des impacts des balles par rapport aux tirs, de quoi en frustrer plus d’un. Trouver des joueurs francophones n’est pas aisée non plus.
La maniabilité peut également paraître bizarroïde au début. Placer la touche recharger sur le bouton blanc et sauter sur le Y a de quoi dérouter. On s’y fait relativement rapidement malgré tout. Le problème viendra surtout des grenades que l’on se contente de balancer plus ou moins au pif. Impossible de jauger la force du lancé. Pire, votre gars les jette comme s’il s’agissait de simples billes. Difficile donc d’agir avec précision, ce qui provoque alors un bon paquet de dégâts involontaires à l’insu de son plein gré par inadvertance.
Call of Morosity
Compte tenu de la qualité affolante de son homologue PC, [jeu|1404] avait de quoi laisser augurer du meilleur. Le constat ne va hélas pas dans ce sens et on a vraiment de quoi être déçu. Réalisation limite, Intelligence Artificielle médiocre, modes multijoueurs classiques, il n’y vraiment pas de quoi se taper le popotin parterre pendant des heures… d’autant plus que la durée de vie n’est pas des plus phénoménale non plus d’ailleurs. Mais pourtant on s’amuse quand même un peu, il faut bien l’avouer. Avancer en groupe donne un peu de mordant à l’action, tout comme les quelques scènes scriptées plutôt sympas, le tout renforcé par une bonne bande son. Mais c’est si banal au final… (en plus ça rime n_n ). Call of Duty sur PC était court mais génial, Call of Duty sur consoles est court mais moyen. Ceux qui n’ont pas eu la joie de goûter à la truculente version windowsienne peuvent tout de même tenter le coup, les autres feraient mieux d’y réfléchir avant de se lancer dans de telles péripéties budgétaires. En plus la guerre… c’est mal. ![]()




Réalisation limite, Intelligence Artificielle médiocre, modes multijoueurs classiques, il n’y a vraiment pas de quoi se taper le popotin parterre pendant des heures… Mais pourtant on s’amuse quand même un peu, il faut bien l’avouer. Ceux qui n’ont pas eu la joie de goûter à la truculente version PC peuvent tout de même tenter le coup, les autres feraient mieux d’y réfléchir sérieusement.
Les plus
- L’ambiance- De toutes nouvelles missions
- L’action
- La bande son
Les moins
- Réalisation banale- IA médiocre
- Modes multi classiques
- Durée de vie
- Moins bien que sur PC, et ça, c’est la dèche !
Détails
- Nom
- Call of Duty : Le Jour de Gloire
- Call of Duty : Finest Hour
- Support
- Xbox
- Genre
- FPS
- Editeur
- Activision
- Développeur
- Spark Unlimited
- Sortie
- 03 décembre 2004
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 16 ans et plus


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