Xbox Call of Duty 2 : Big Red One


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Test de Call of Duty 2 : Big Red One

Test du Dimanche 20 novembre 2005 par AssKicker

Ralala, les Call of Duty. Après avoir trippé comme des dingos sur le 1er opus PC, déchanté avec les versions consoles, puis re-savouré gravement le 2ème volet PC, voici arrivée la mouture console d’une licence fort attendue au tournant. Le genre du FPS historique commençant tout doucement à saturer, est-ce que cet épisode sous-titré "The Big Reg One" parviendra à se démarquer de la concurrence ? Saura-t-il autant nous combler que ses cousins PC et Xbox 360 ? Pourquoi quand une narine se débouche, l’autre se bouche aussitôt ? Slip kangourou ou boxer pour avoir chaud l’hiver ?

Réponse ci-dessous gros !

Le gros truc rouge là

Avant de commencer ce test en bonne et due forme prenons le temps de nous cultiver le bulbe rachidien je vous prie. [jeu|3602]. Pourquoi "The Big Reg One" ? Petit rappel des faits :

"La 1st Infantry Division voit le jour en juin 1917. Elle est la première division d'infanterie américaine à être créée dans le but de combattre les forces allemandes lors de la Première Guerre Mondiale. Lorsque la 1ère Division d'Infanterie américaine est réactualisée le 15 mai 1942, elle compte près de 15 000 soldats à son actif. Sa première bataille de la Seconde Guerre Mondiale se déroule dans le cadre de l'Opération Torch, le 8 novembre 1942. Les forces Alliées organisent pour la première fois un débarquement de grande envergure, situé près de la ville d'Oran, en Algérie. La 1ère Division d'Infanterie, surnommée "Big Red One" (Grand Un Rouge) en rapport avec l'insigne de la division, combat en Tunisie et participe à l'invasion de la Sicile en juillet 1943. Le 6 juin 1944, sous les ordres du Major General C. Ralph Huebner, le 16ème régiment d'infanterie débarque à 6 heures 30 en Normandie devant la localité de Colleville-sur-Mer. Mais la résistance allemande est extrêmement forte et les Américains sont à deux doigts de la catastrophe. Les pertes sont immenses, 95% des officiers ont été tués et personne n'est débarqué à l'endroit où il devrait se trouver. Mais les vétérans d'Afrique du Nord ne se démotivent pas pour autant et forcent le Mur de l'Atlantique, gardé par la 352ème Division d'Infanterie allemande. Le Général Taylor, commandant le 16ème régiment, se tenant debout sur la plage, hurle à ses hommes une phrase qui est entrée dans l'histoire : "Deux sortes de personnes vont rester sur cette plage : les morts et ceux qui vont mourrir ! Maintenant, foutons le camp d'ici !" Après le Débarquement de Normandie, la 1st Infantry Division participe à la libération de la ville de Liège, en Belgique et repousse les forces allemandes derrière le Rhin. Elle traverse la ligne Siegfried puis attaque la ville allemande de Aachen qui se rend le 21 octobre 1944. Mais le 16 décembre 1944, les Allemands lancent leurs dernières forces dans le cadre de l'Opération Nordwind et contre-attaquent au niveau de la forêt des Ardennes. Située à Bullingen, la 1st Infantry Division défend ses positions en infligeant de lourdes pertes aux forces allemandes. Le 15 janviers 1945, la situation américaine dans les Ardennes s'améliore et les divisions Alliées contre-attaquent à leur tour. La 1ère Division d'Infanterie traverse une seconde fois la Ligne Siegfried réoccupée par les Allemands, puis elle établie une tête de pont dans la région de Remagen. Le 8 avril 1945, la Big Red One pénètre en Tchécoslovaquie après avoir traversée la rivière Weser. C'est sa dernière action de la Seconde Guerre Mondiale." (source : dday_overlord.com)

Petit tour d’horizon

[jeu|3602] nous propose donc de suivre les pérégra… péripa… les folles zaventuuuures ! de la fameuse 1ère Division d’Infanterie aux travers de 13 chapitres (plus un prologue) répartis à travers toute l’Europe, et plus si affinité : Algérie, Tunisie, Italie, France, etc… Cette diversité de localisations fait ainsi office de parfait alibi pour varier aussi bien les environnements traversés, que l’armement utilisé (pétoires américaines, françaises, italiennes et allemandes) et les types de gameplay proposés (pilotage de tank, séquences de snipe ou de tir au lance-roquette, localisation de position ennemies à l’aide de jumelles, protection d’une zone pendant un temps donné, etc… ). Houlalaaaa, mais c’est que ça ferait presque peur tout ça ! Eh bien non, il n’y a pas de quoi puisque vous ne serez jamais seul pour dézinguer du vilain en quantité industrielle. Vous évoluerez en permanence avec vos potes d’infanteries qui prendront soins de vous épauler à chaque moment. Il va sans dire que toutes ces délicatesses partent d’un bon principe en proposant ainsi une belle immersion et un véritable sentiment d’évoluer au sein d’une armée. C’est déjà ça.

Prendre un soldat par la maaain

Mais autant être clair tout de suite, une fois le pad en main, on a vite tendance à déchanter.

Premier point qui est quelque peu systématique à ce genre de production, [jeu|3602] est incroyablement linéaire. Tout est délimité, aucun hors piste n’est permis. Cette sensation de non-liberté est davantage accrue lorsque l’on voit ses coéquipiers nous attendre en permanence dès que l’on est à la traîne. Il suffit d’être suffisamment près d’eux pour qu’ils poursuivent leur route. D’habitude c’est eux qui nous suivent mais bon, il faut dire que l’on n’a pas vraiment le choix puisque le personnage que l’on dirige est parfaitement incapable d’ouvrir la moindre porte. Il faudra alors se contenter d’attendre que l’un de nos collègues le fasse pour nous. Un comble pour soldat sachant faire exploser un barrage hydro-électrique avec une pomme de pin et une épingle à nourrice. Le site officiel annonce fièrement une soit-disant interactivité avec les décors, je cherche toujours… à part se munir de quelques mitraillettes posées ça et là, c’est le désert de Gobi, bravo. Le titre souffre également de ce que l’on peut appeler "le syndrôme Call of Duty". C'est-à-dire que des vagues d’ennemis apparaissent à l’infini jusqu’à ce que l’on dépasse un certain point du niveau. L’avantage, c’est que cela nous pousse à aller de l’avant au lieu de camper derrière son petit muret entrain d’implorer sa môman. L’inconvénient, c’est que… heu… ben c’est pas du juste. :-P

Chose étrange, contrairement aux autres productions FPSiennes de la Xbox, les clics analogiques n’ont pas été utilisés ici. Habituellement employées pour les actions "se baisser/relever" et "zoomer", ces fonctions ont ici été attribuées aux touches Y et B et à la gâchette L. C’est assez déstabilisant au début mais pourquoi pas… Comme le veut la tradition des Call of Duty, le système de zoom avec "l’œil collé au cul de l’arme" a été conservé, bien que celle-ci ait masque au final le champs de vision. On a alors plutôt tendance à utiliser la visée standard, quitte à attendre un peu que la précision s’ajuste correctement.

Mais n’ayez crainte, vous pourrez toujours compter sur l’aimable collaboration d’une Intelligence Artificielle digne d’une huître un lendemain de cuite pour vous laisser le temps de vous y habituer. Les ennemis complètement à la ramasse mettent un siècle pour daigner réagir à votre présence, prennent bien le temps avant de tirer, mais souvent pas assez pour viser convenablement. Parfois ça en devient même effrayant, notamment lorsque l’on voit qu’ils n’ont pas toujours la présence d’esprit de réagir face à un lancer de grenade.

Bouh ! heu… aaaah !

Comme dit précédemment, le gameplay de [jeu|3602] a au moins le mérite d’être plutôt varié. Et pourtant, les développeurs de Treyarch et Grey Matter ont trouvé le moyen de rendre le tout quelque peu soporifique. Un manque de pêche flagrant comparé à ce que l’on trouve avec les productions d’Infinity Ward sur PC. Les phases en char sont molles et loin d’être palpitantes, la séquence en bombardier est une excellente idée, mais l’on switch aux différents postes sans grande conviction tant c’est répétitif, on snipe les doigts dans le slip tellement c’est facile, on est ébahi devant notre invulnérabilité aux obus de chars lorsque l’on est placé derrière une tourelle de défense, bref, on s’ennuie ferme.

Bien que l’ambiance sonore soit plutôt réussie, le reste de la réalisation fleure bon le titre multiplateforme sans la moindre optimisation du support, bien que les effets de fumées et de gerbes d’eau soient bien rendus. Le semblant de moteur physique n’est utilisé que lorsque les ennemis se font gicler par les grenades, sinon c’est carrément RAS. Sans compter que certains détails ont de quoi faire sourire : entre la cinématique où l’ont peut voir un soldat se vautrer sur un champs de mines empêchant l’avancée des troupes, mais où il ne se passe absolument rien, les cinématiques où l’on constate que l’on n’est qu’une simple tête tournant à 360 degré posée sur du vide, la cinématique buggée avec des soldats qui se déplacent à toute allure aux 4 coins de l’écran, les mouvements saccadés ou sans transitions, il n’y a qu’un pas pour se dire que le titre est un beau brouillon.

Pas de panique, c’est bientôt fini !

Donc voilà, parce qu’il faudra bien torcher tout ce foutoir un jour où l’autre, comptez environ 8h de jeu pour parvenir à bout des 13 missions proposées, d'autant plus que des trousses de soins sont placées assez régulièrement dans les niveaux, ce qui rend la progressez relativement aisée. Mais c’est pour la bonne cause hein ! Vous pourrez en effet débloquer divers bonus comme les vidéos d’époques faisant office de cinématiques, un descriptif des armes et des personnages rencontrés, etc… ou bien vous retaper n’importe quelle mission si jamais vous n’avez vraiment rien à faire de votre vie. Si c’est le cas, je vous conseil le jardinage. C’est cool le jardinage.

Pour ce qui est du multijoueur, j’espère que vous avez des amis. Plein d’amis. Et bien équipés de préférence. Ou bien une bonne connexion internet. Parce qu’il ne faut pas compter sur le moindre mode en écran splitté, pas de coop’, kepouic, pour profiter de [jeu|3602] à plusieurs. Il faudra donc se contenter de parties en LAN ou sur le Xbox Live jusqu’à 16 joueurs. Les modes de jeux sont archis classiques : Deathmatch, Team Deathmatch, Capture the Flag et Domination. Et c’est pourtant ce dernier qui a le mérite de sauver l’intérêt du titre. Le but du jeu est simple, il consiste à capturer et conserver certains points stratégiques de la map. Sachant que l’on peut emprunter quelques véhicules et que les 11 niveaux plus ou moins basés sur ceux du mode solo sont assez bien construits et intéressants à pratiquer, on peut y voir là une lueur de bon sens de la part des développeurs, enfin ! ^^

Chef ! Qu’est-ce qu’on fait chef ! Cheeeeef ? Allo ?

C’est à croire qu’ils le font exprès, la version console de Call of Duty est une nouvelle fois une belle débandade. Alors ok, ce ne sont pas les mêmes développeurs, ce ne sont pas les mêmes missions, mais c’est bien de la même licence qu’il s’agit, un peu d’entraide ne ferait pas de mal, bien au contraire. Si déjà [jeu|3602] ne profite d’aucune des nouveautés apportées par la version PC, elle se permet en plus de déballer une IA bien moisie, de proposer des missions certes variées, mais bien moins riches en intensité, d’ignorer les modes multijoueurs en écran splitté, ainsi que de se munir d’une réalisation bien moyenne qui sent bon le multiplateforme. On dit que l’espoir fait vivre, mais parfois l’espoir déçoit aussi.

Multi - Online
6
Solo - Offline
6

Bien que différent, Call of Duty 2 : The Big Red One ne profite d’aucune des nouveautés apportées par la version PC et se permet en plus de déballer une IA bien moisie, de proposer des missions certes variées, mais bien moins riches en intensité, d’ignorer les modes multijoueurs en écran splitté, ainsi que de se munir d’une réalisation bien moyenne qui sent bon le multiplateforme. Tragique déception !

Les plus

+ Le background historique
+ Les maps multi
+ La bande son

Les moins

- IA à la ramasse
- Le manque de pêche
- Pas de split screen
- Faible durée de vie
- Ca sent le brouillon

Détails

16+
Nom
Call of Duty 2 : Big Red One
Support
Xbox
Genre
FPS
Editeur
Activision
Développeur
Treyarch
Sortie
18 novembre 2005
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

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