Xbox Burnout Revenge


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Test de Burnout Revenge

Test du Jeudi 3 novembre 2005 par

Chaque année, Criterion nous sert sa cuvée de Burnout aussi surboostée qu’une Porsche 911. Si le studio anglais ne faillit pas à sa tâche en nous sortant son quatrième opus en ce mois d’octobre encore ensoleillé, un air de changement souffle sur les circuits du titre.

En effet, récemment racheté par Electronic Arts, le papa de Burnout s’est vu contraint et forcé de modifier le gameplay de sa tendre série. Est-ce que la main de fer d’EA n’a pas rayé la belle carrosserie de la saga Burnout ? Un suspense intenable qui ne trouve réponse qu’en fin de course !

Tu fonces ou j’te défonce !

Electronic Arts n’a qu’un mot d’ordre : grand public. En passant entre les mains du géant ricain, le jeu de bagnoles le plus déjanté du monde vidéoludique a sombré littéralement dans le fossé de l’arcade.

Résultat des courses, le gameplay se trouve complètement renversé donnant ainsi l’avantage au bourinnage. Si dans les précédents opus il fallait esquiver les autres voitures pour éviter le carambolage mortel, ici, rentrer dans les autres caisses comme un gros taureau en rut est fortement conseillé. Pourquoi ? Parce qu’en se payant les bagnoles du trafic vous obtenez encore plus de boost et réalisez des takedowns de la muerte.

Attention cependant, seules les voitures roulant dans le même sens que vous peuvent exploser, celles venant à contre-sens et les semi-remorques restent aussi dévastateurs que des murs de ciment.

Suite à notre preview, nous avions évoqué nos peurs face à cet excédent d’arcade. Pourtant, une fois le jeu bien en mains et quelques courses éclusées, on commence à sentir toute la puissance de ce [jeu|3401]. Bien plus subtil qu’il n’y paraît, se servir des caisses pour éclater les autres adversaires ou rouler comme un dératé en prenant bien soin de balayer une série de caisses sur son passage demande une certaine technique. Certes, il y en aura toujours pour regretter les précédents opus qui vous obligeaient à éviter chaque élément du trafic sous peine de terminer en pièces détachées. S’ils n’ont pas tout à fait tort, il faut savoir aussi évoluer et l’une des forces de la série Burnout est justement de proposer un contenu différent à chaque opus.

Le pied au plancher !

Du coup, vous voilà en train de constamment accélérer comme un dératé en essayant d’anticiper chaque mouvement du trafic et des adversaires. D’ailleurs, ces derniers ne sont pas en reste et ne manquent pas d’occasion de vous le prouver. Virulents, agressifs et même provocateurs, ils vont vous pousser jusqu’au takedown libérateur. Cerise sur le gâteau, lorsque l’un d’eux vous fait un takedown, un takedown revenge se déclenche. Vous devez alors prendre vos cojones bien en mains et vous venger de votre adversaire en l’envoyant paître dans le décor. Mine de rien, ce petit ajout rend les courses encore plus trépidantes, à tel point que vous oublierez parfois votre objectif principal juste pour vous laver de cet odieux affront.

Comment ça c’est une fausse ?

Avec l’arrivée d’Electronic Arts dans les écuries de Burnout, on pensait vraiment que les licences allaient fuser comme un bon moteur de Ferrari Enzo. Erreur, [jeu|3401] ne propose encore que des voitures inventées de la jante au pare-brise par les développeurs. Heureusement, ils ne se sont pas gênés pour s’inspirer des vrais modèles, la ressemblance crevant parfois même les yeux. L’avantage dans tout ça, c’est que les bolides sont totalement originaux et d’un design des plus agressifs. On aime ou on aime pas, mais dans tous les cas, vous ne pouvez pas rester insensibles.

On se fait une course ?!

Le gameplay ayant était modifié, les circuits ont donc subi une cure de jouvence pour accueillir ce gigantesque festival de tôles froissés. Plus larges et remplis d’intersections, ils deviennent un véritable champ de bataille pour quatre roues. Ca monte, ça descend, un passage secret par ci, un tremplin par là, pensez à prendre un sac à vomi car ils ne vous épargnent pas ! A part l’inévitable rencontre avec un obstacle, vous avez tous les éléments en mains pour prendre des risques et faire la peau à vos adversaires.

Faisons le tour du monde

[jeu|3401] vous propose de devenir un vrai pro du volant en augmentant au fur et à mesure de niveau, Elite étant le plus élevé, grâce aux courses que vous remporterez. Comme dans un Project Gotham Racing, toutes vos actions sont récompensées : takedown évidemment, mais aussi les dépassements, les distances de boost, les sauts ou encore les dérapages.

Si on ne vous demande pas de conduire avec classe, on vous demande au moins d’envoyer les watts sur le bitume, histoire d’électrifier un peu tout ça. C’est à ce moment précis que [jeu|3401] s’affirme comme un titre unique, dans lequel la sensation d’une conduite éclair n’a jamais été aussi palpable. Commencez une seule partie et vous voilà entraînés pour des trouzaines de circuits à enchaîner à tour de bras ! D’autant que les challenges sont suffisamment variés pour vous faire garder la manette dans le creux de la main. Courses poursuites, concours de takedowns, courses de temps, il y a même un mode qui élimine systématiquement le dernier adversaire en liste… Aussi palpitant que stressant !

Alors, quand vous voyez à quel point vous vous éclatez en solo, imaginez un peu comme les parties sur le net sont excitantes ! Déjà qu’avec des adversaires virtuels les courses sont grisantes, mais avec des concurrents dignes de ce nom, ça devient carrément du pur bonheur !

Les bienfaits d’Electronic Arts

Avec tout ça, vous pourriez vous demander les apports de l’éditeur numéro un dans l’histoire. Et bien, c’est au niveau de la réalisation qu’on voit l’empreinte marquante du mastodonte. Rien à dire, [jeu|3401] est l’un des plus beaux jeux du moment. Son framerate est parfait, même sur Playstation 2, ses circuits longs et vastes, ses caisses rutilantes et ses explosions toujours aussi impressionnantes. Véritable bombe visuelle, le titre est aussi une grosse bombe sonore grâce à la série d’artistes dans le vent chèrement acquis par le papa de Fifa.

De l’adrénaline en boîte

Malgré le rachat d’Electronic Arts et la nouvelle orientation plus arcade de ce quatrième opus, Criterion a fait de l’excellent boulot. [jeu|3401] est diablement fun, super jouable et par dessus tout incroyablement impressionnant. Au final, rarement un jeu de caisses ne nous avait procuré autant de sensations extrêmes devant notre téloche !

8

Malgré le rachat d’Electronic Arts et la nouvelle orientation plus arcade de ce quatrième opus, Criterion a fait de l’excellent boulot. Burnout Revenge est diablement fun, super jouable et par dessus tout incroyablement impressionnant. Au final, rarement un jeu de caisses ne nous avait procuré autant de sensations extrêmes devant notre téloche !

Les plus

+ Des sensations extrêmes
+ Une réalisation qui dépote
+ Des circuits transcendants
+ Le multijoueurs
+ Le takedown revenge
+ Un jeu explosif

Les moins

- Un peu trop bourrin
- Les fans de la première heure le trouveront trop dénaturé

Détails

3+
Nom
Burnout Revenge
Burnout 4
Support
Xbox
Genre
Combats
Editeur
Electronic Arts
Développeur
Criterion Studios
Sortie
22 septembre 2005
31 août 2005 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

Le premier newsmaker à avoir joint la Team B4G est Dayton'man.