Xbox BloodRayne II


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Test de BloodRayne II

Test du Lundi 30 janvier 2006 par Spike

Difficile aujourd’hui de s’imposer dans le genre surbooké du jeu d’action 3D. Il faut dire qu’avec des pointures telles que Prince of Persia, God of War ou encore Ninja Gaiden, les petites productions ont vite fait de se frapper la honte. Néanmoins, cela n’a pas démotivé les développeurs de [jeu|2573] pour autant. Après un premier épisode très moyen, ils reviennent en force avec ce deuxième opus toujours à la sauce hémoglobine.

Moi aussi j’ai des gros seins !

Rayne est une vampiresse à moitié humaine. Comme un certain Blade, l’œuvre dont le titre s’inspire, la belle bénéficie des meilleurs côtés de chaque race. Elle possède donc une panoplie de coups mortels ainsi que quelques pouvoirs spéciaux que seules les grandes canines peuvent développer. A côté de ça, elle garde sa qualité d’humaine avec toute la sensibilité et la lucidité qui lui sont inhérentes. Malheureusement, à part ça, la belle Rayne dégage autant de charisme qu’une babe gothique en plein E3... En clair, la belle est bien roulée mais il ne faut pas lui en demander plus ! Dommage…

J’adore les Spaghettis !

Pour tenter de se démarquer par rapport à la concurrence, le truc de [jeu|2573] c’est la violence. Mais ne vous attendez pas à des petites bastons avec quelques gerbes de sang et, au pire, un doigt découpé. Non ! Bien au contraire ! Dans [jeu|2573], il s’agit de faire pisser le sang, d’arracher des membres pour une véritable orgie de chair humaine ou… de vampire.

Les développeurs n’y sont pas allés de main morte avec du bon jus d’hémoglobine qui éclabousse très rapidement tous les décors, ou encore des dissections aussi rapides qu’efficaces qui choqueront sans aucun doute les plus jeunes. Le pire, c’est que les mouvements sont d’une telle fluidité qu’on ne souffre même pas pour les ennemis. En fait, on a plus l’impression de découper des personnages en beurre, la sauce tomate en plus ! En tous cas, le résultat est là avec des combats très jouissifs.

Pan ! Dans les dents !

Avec une telle surenchère de violence, il est évident que [jeu|2573] met considérablement en avant la baston. Et là, les amateurs de bourre-pif vont en avoir pour leur argent. Il suffit de presser le bouton R pour locker un ennemi et ensuite bon nombre de possibilités vous sont offertes. En réalité, cela dépend aussi d’où vous vous situez. Par exemple, si vous prenez un ennemi par derrière, vous pouvez être certain que c’est sa tête qui va trinquer !

A part ça, la belle possède deux lames clinquantes accolées à ses avants bras pour tailler dans la graisse.

Si la découpe de chair aux ciseaux géants ne vous tente pas plus, Rayne a tout un arsenal à vous mettre sous la dent. En premier, de bons coups de pieds pour péter les burnes de vos ennemis et accessoirement pour les désarmer. Dans un second temps, il est toujours bon de sortir son grappin pour choper les ennemis de loin et les faire valdinguer dans les airs. D’un seul coup de stick, vous pouvez aussi les balancer sur un pilier pour les crucifier sur place façon Soul Reaver. Le pied !

Et si tout cela n’a toujours pas rassasié votre appétit de vampire, il vous reste les pouvoirs spéciaux. Peu originaux encore une fois mais diablement pratiques, ils ont le mérite d’être déblocables dès le début pour vous éclater comme un petit fou. Ralentir le temps, repérer les ennemis à distance ou encore se battre comme une furie, vous avez largement de quoi varier votre façon de tuer. D’autant qu’à chaque ennemi envoyé entre quatre planches, vous reremplissez la jauge de pouvoir pour vous en donner encore à cœur joie. En clair, à moins d’être un handicapé du pad, il y a peu de chances que vous vous retrouviez à sec. Le seul hic dans l’histoire, c’est que ces facultés spéciales s’activent via la croix analogique. Du coup, vous êtes constamment obligé de lâcher le stick analogique dédié au déplacement… Pas très pratique !

Vous en avez assez ? Et bien il va falloir se forcer encore un peu car la demoiselle n’a pas encore fini son défilé. Elle peut aussi aspirer le sang des ennemis pour se ressourcer ou encore utiliser des armes à feu. Si la première technique s’avère essentielle dans votre progression, pour l’autre on préférera largement les combats au corps à corps ! Petit tips au passage, pour en terminer plus rapidement avec la sale vermine qui vous attend : aspirez systématiquement le sang des ennemis et attaquez juste après. Le résultat est simple, vous envoyez directement votre adversaire en enfer sans même le taillader au préalable. Efficace !

Les points faibles…

Si Rayne ne craint pas les pieux dans le cœur ou l’eau bénite, elle possède pour autant des failles encore plus mortelles, surtout vis-à-vis des joueurs…

La pire est sans conteste sa partie plate-forme. Si les combats restent dans leur ensemble très agréables à jouer, bien qu’un peu répétitifs et incroyablement durs parfois, dans l’ensemble on prend son pied sans trop rechigner. A contrario, jouer les acrobates façon Prince de Perse est un vrai calvaire. La faute à des caméras toujours peu dociles et une maniabilité qui manque de réactivité. Reste que ces phases sont plutôt rares limitant en fin de compte assez bien l’hémorragie.

L’autre faille se place au niveau de la réalisation. Si le jeu est loin d’être laid, il accuse néanmoins le poids des années. Normal me direz-vous, le titre est sorti il y a plus d’un an maintenant aux Etats-Unis. Il faut donc fermer les yeux sur une modélisation assez sommaire des personnages et des parquets vraiment trop lustrés. Mais dans l’ensemble, la réalisation ne pète vraiment pas visuellement avec des effets assez mitigés comme celui du bullet-time par exemple. Le jeu n’est pas laid pour autant, même s’il fait souvent preuve de mauvais goût, surtout au niveau des personnages.

En dernier lieu, on accusera une linéarité un peu trop étouffante et un manque évident de personnalité, voire même d’originalité. C’est vrai qu’au final, on est que très rarement étonné par le jeu, si ce n’est au début par la surabondance d’hémoglobine.

A noter que la version Xbox est vraiment beaucoup plus belle que la mouture Playstation 2. L’aliasing faisant rage sur le monolithe de Sony… Donc si vous avez le choix, n’hésitez pas !

On se fait un croc ?!

[jeu|2573] propose des combats bien nerveux avec une quantité d’hémoglobine comme vous n’en avez jamais vu. Jouissif et distrayant, le titre ne propose guère plus avec des phases de plate-forme complètement loupées et une réalisation un poil dépassée. En clair, si vous cherchez un jeu d’action sans prise de tête et que vous êtes un mordu des univers vampiriques, alors [jeu|2573] a le nécessaire pour vous convertir en démon de minuit !

6

BloodRayne II propose des combats bien nerveux avec une quantité d’hémoglobine comme vous n’en avez jamais vu. Jouissif et distrayant, le titre ne propose guère plus avec des phases de plate-forme complètement loupées et une réalisation un poil dépassée. En clair, si vous cherchez un jeu d’action sans prise de tête et que vous êtes un mordu des univers vampiriques, alors BloodRayne II a le nécessaire pour vous convertir en démon de minuit !

Les plus

+ La fureur des combats
+ Beaucoup d'hémoglobine
+ Pas mal de pouvoirs
+ Vraiment jouissif !

Les moins

- Réalisation un poil dépassée
- Phases de plate-forme manquées
- Linéaire et répétitif

Détails

16+
Nom
BloodRayne II
BloodRayne 2
Support
Xbox
Genre
Action
Editeur
Majesco Sales
Développeur
Terminal Reality
Sortie
17 février 2006
30 septembre 2004 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Attention scoop ! Vador est le père de Luke !