Xbox Black


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Test de Black

Test du Mardi 28 février 2006 par Spike

La bête noire domptée à jamais, le titre tant attendu enfin dégusté, ca y est l’aventure Black est enfin terminée. Une seule chose à dire : quelle claque ! Tenez-vous le pour dit, les ptis gars de Criterion viennent de nous faire une très belle démonstration. Rarement un FPS avait atteint de tels sommets. Les mains encore tremblantes, le regard vitreux, voilà comment ce test débute. Soufflé, complètement asphyxié par la vélocité de l’action, difficile de reprendre ses esprits. Car, que ça plaise ou non, [jeu|3736] est un grand jeu. Certes, Electronic Arts nous a bien menés en bateau. Oui, la durée de vie n’est pas au rendez-vous. Oui, une fois de plus, la qualité n’est pas optimale. Mais OUI, [jeu|3736] fait partie de ces jeux qui font avancer le monde vidéoludique. On peut le dire sans vergogne : il y avait un avant [jeu|3736], maintenant il y a un après [jeu|3736]. Et plus rien ne sera jamais pareil !

Ben Laden Story !

Vous êtes John Kellar, le genre de type qui préfère tout péter plutôt que de s’avouer vaincu. Vous vous retrouvez alors pieds et mains liés à la suite d’un mystérieux événement. Tout s’est passé très vite… Alors que vous pourchassiez une saleté d’organisation de marchands d’armes, vous avez déraillé. Pour mieux comprendre votre destin tâché de sang, vous devez revivre les pires missions de cette vaste opération. Entre chaque réminiscence, une petite cinématique ultra stylée façon 24 heures chrono vient vous mettre en appétit. Avec des acteurs de circonstance, [jeu|3736] propose très rapidement une ambiance dramatique et sans espoir. Vous auriez presque pu y accrocher si seulement les scènes n’étaient pas aussi courtes et leur implication dans les niveaux si anecdotique. Criterion avait le choix : se diriger vers un scénario et une mise en scène dignes de ce nom, ou se la jouer bourrin façon Burnout sans autre explication... Même si le studio de développement a choisi l’option la plus croustillante (la première), force est de constater que la qualité n’est pas au rendez-vous… Dommage !

Perle noire

[jeu|3736] se rattrape très largement avec sa réalisation. Soyez-en certains, il s’agit du plus beau FPS jamais vu sur Playstation 2 et il rivalise sans aucun souci avec Halo 2 sur Xbox.

Chaque balle crée des particules de poussières, chaque explosion des flammes incandescentes, chaque impact une déformation dans le décor… Le choc visuel est fracassant ! Jamais on avait tremblé ainsi devant son téléviseur ! [jeu|3736] est un bulldozer qui vous défonce le cerveau, maltraite vos yeux et vous propulse en plein milieu d’un champ de bataille cataclysmique. Il faut y jouer pour comprendre. Mais attention, assurez-vous avant que votre petit cœur tiendra le choc…

Rares sont les ralentissements tandis que la profondeur d’affichage est juste bluffante. C’est surtout sur Playstation 2 que le titre étonne. Jamais on n’aurait pensé qu’un jour la bécane de Sony cracherait autant d’effets graphiques à la fois. Et quand on voit la vastitude des décors, quand on comprend qu’ils se traversent sans aucun temps de chargement, le plaisir est tel qu’on serait prêt à bouffer le jeu d’une seule traite ! Une vraie perle noire dont seul Criterion pouvait accoucher.

Derrière les apparences…

Facile de dire que [jeu|3736] n’est qu’une performance visuelle ! Et bien non, même s’il ne nous offre pas la profondeur escomptée, il fait partie de ces jeux au gameplay bien trempé !

Il suffit de voir les niveaux pour s’en convaincre. Chacun d’eux témoigne d’un level design tellement travaillé qu’on est sans cesse obligé de revoir ses habitudes de jeu. Alors qu’un FPS se joue quasiment de la même manière du début à la fin, ici, vous voilà constamment contraint de revoir votre stratégie !

Les commandes sont parfaites ! Pour la première fois, on se surprend à prendre autant de plaisir à zoomer pour défoncer la cabeza d’un ennemi. Il faut dire que cette petite finesse de gameplay est essentielle pour survivre dans le monde survolté de [jeu|3736]. On avance, on zoome sur l’ennemi et on lui vide un plein chargeur sur la tronche ! Que croyez-vous ? Criterion n’a pas perdu sa fougue en si bon chemin ! Attention toutefois, certains passages vous demandent un tant soit peu de discrétion. Il faut alors opérer en toile de fond sans faire de dégâts… Heureusement, ces passages sont juste là pour entretenir le rythme, non pas pour le casser.

D’une manière générale, chaque situation peut se traiter de diverses façons. Après, le choix vous est libre, tout en sachant qu’il y a toujours un moyen idéal pour opérer. Toutefois, ne perdez pas de vue que les ennemis sont loin d’être des enfants de chœur.

S’il ne faut pas avoir peur de leur vider un chargeur en pleine tronche, les ennemis vous rappellent rapidement qu’il n’est jamais bon de jouer au fango. Surtout à découvert ! Vous êtes alors obligés d’avancer avec pragmatisme en maîtrisant chacun de vos déplacements. Le titre se compare volontiers à une gigantesque guerre des tranchées. Foncez dans le tas, et vous avez de grandes chances de vous faire atomiser. S’il n’y a qu’un ennemi à défourailler, vous pouvez encore vous en tirer. Mais si par malheur vous tombez dans un nid… que Dieu ait pitié de vos miches !

La meilleure solution consiste alors à bien observer les décors pour détruire une voiture ou un baril d’essence histoire de faire un maximum de dégâts pour un minimum d’efforts. C’est aussi ça [jeu|3736], créer le plus possible de dommages collatéraux !

Une fois le rythme de progression intégré, vous êtes prêt à savourer [jeu|3736] dans toute sa splendeur. Un vrai trip numérique à déguster sans aucune modération ! Jamais la manette n’avait autant vibré et jamais vous n’aviez autant frémi face à cette action d’une telle intensité ! Les armes sont plus poignantes les unes que les autres, magnifiant à tout instant chacun de vos gestes. Même recharger est un vrai plaisir, et ce grâce à l’effet de blur judicieusement intégré par les développeurs. Classe !

Pour terminer sur ce paragraphe dithyrambique, sachez juste que [jeu|3736] va vous faire vivre des sensations extrêmes. Vous allez plonger dans des scènes d’action encore jamais vues dans un jeu vidéo. Pour la première fois, vous vous sentirez oppressé au plus profond de vous-même. Vous allez paniquer, puis gagner en confiance, pour finalement exploser dans un fantastique sentiment d’héroïsme. Juste tripant !

Des défauts ?

A force d’attendre trop un jeu, on finit par se faire tout un monde. [jeu|3736] fait partie de ces titres dans lesquels on a investi tant d’espoir qu’une pointe de déception est obligatoire. Mais au lieu de parler de véritable déception, parlons à plus forte raison de défauts. Car, autant vous le dire, [jeu|3736] est bien la bombe attendue. Son action, sa maniabilité, ses niveaux, tout est là pour vous foutre la méga baffe de votre life. Seulement voilà, à côté de ça, le titre souffre d’un chargeur bien trop léger pour faire chauffer votre mitraillette jusqu’à ébullition !

La durée est sans conteste la plus grosse déception. Même si on se surprend à y rejouer volontiers. Comptez à peine six heures pour les bons joueurs et une dizaine pour les moins aguerris. Certes, il y a toujours des bonus à récupérer à droite et à gauche, mais dans l’ensemble rien de bien transcendant. Du coup, le jeu se torche en deux temps trois mouvements et fait plus office d’apéritif qu’autre chose…

L’IA est aussi proprement scandaleuse. Si les ennemis ont quelques bonnes réactions, comme lorsqu’ils se mettent à courir pour échapper à une grenade, dans l’ensemble ils sont franchement misérables : souvent ils passent devant vous sans vous voir, ou ils vous voient du premier coup sans explication rationnelle… Bizarre ! Heureusement, leur arsenal et leur équipement vous donnent tellement de fil à retordre qu’on finit parfois par apprécier leur manque de perspicacité. En ce qui concerne l’IA de vos coéquipiers, c’est une toute autre paire de manches. Complètement débiles, ces derniers passent leur temps à se foutre devant vous ou à jouer les traînards. Ils sont même foutus de s’interposer entre vous et l’ennemi. Il faut dire qu’ils peuvent se le permettre, vu que ces benêts ne craignent aucun dommage…

[jeu|3736] manque d’équilibre et certains passages à la difficulté ahurissante font froid dans le dos. Accrochez bien votre paddle, il risque fort de voler dans les airs ! Pas mal de bugs tout aussi agaçants sont aussi à déplorer, comme l’impossibilité de dégommer les ennemis de très loin. Quelques ralentissements de-ci de-là font aussi malheureusement encore partie du paysage… Dommage !

Enfin, et pour terminer là-dessus, [jeu|3736] n’offre aucun mode multijoueurs ou un quelconque véhicule. C’est bête à dire, mais arrivé maintenant en 2006, on est en droit d’attendre un contenu un peu plus conséquent que l’apéro servi par Criterion…

Black for life

[jeu|3736] est un monstre de pixels, de ceux qui vous tétanisent de la tête aux pieds, qui vous traumatisent paddle en mains et surtout qui vous marquent toute votre vie. Facile à prendre en mains, doté d’une réalisation sans pareil et profitant d’une action sans concession, le titre impressionne comme nul autre. Pourtant, des gros défauts comme une durée de vie au ras des pâquerettes ou des manques évidents comme celui du multijoueurs font passer [jeu|3736] pour un bel apéritif, mais pas pour un jeu à part entière. Même s’il a le potentiel d’un hit dans ses entrailles, [jeu|3736] reste donc un bon jeu, tout au plus. Une expérience unique à vivre pour tout joueur qui se respecte. Dommage simplement qu’elle soit aussi éphémère…

7

Black est un monstre de pixels, de ceux qui vous tétanisent de la tête aux pieds, qui vous traumatisent paddle en mains et surtout qui vous marquent toute votre vie. Facile à prendre en mains, doté d’une réalisation sans pareil et profitant d’une action sans concession, le titre impressionne comme nul autre. Pourtant, des gros défauts comme une durée de vie au ras des pâquerettes ou des manques évidents comme celui du multijoueurs font passer Black pour un bel apéritif, mais pas pour un jeu à part entière. Même s’il a le potentiel d’un hit dans ses entrailles, Black reste donc un bon jeu, tout au plus. Une expérience unique à vivre pour tout joueur qui se respecte. Dommage simplement qu’elle soit aussi éphémère…

Les plus

+ Enorme claque graphique
+ Prise en main rapide
+ Sensation unique
+ Level design travaillé
+ Des tas d'armes de folies
+ Un jeu au potentiel évident !

Les moins

- Durée de vie
- IA
- Pas de multijoueurs ni de véhicules
- Scénario et cinématiques bancals

Détails

3+
Nom
Black
Support
Xbox
Genre
FPS
Editeur
Electronic Arts
Développeur
Criterion Studios
Sortie
23 février 2006
31 janvier 2006 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

Le premier jeu développé par Sony Computer Entertainment Europe (SCEE) fut Total NBA 96.