Baldur's Gate : Dark Alliance 2
Test du Mardi 11 mai 2004 par Spike
L’un des genres qui marque le plus la différence entre le monde des PCistes et celui des consoleux est bien le RPG. D’un côté on trouve des jeux plus que complets, peut-être même trop mais qui réussissent de par leur complexité à satisfaire le masochisme si connu des joueurs PC. Et de l’autre la simplicité, l’intuitivité qui permettent au joueur de se contenter d’une maigre notice et de se plonger très rapidement dans l’aventure. La série des Baldur’s illustre bien cette différence de conception entre les deux univers vidéoludiques et notamment avec ce Baldur’s Gate Dark Alliance II où l’on retrouve avec plaisir l’univers propre au célèbre RPG du monde PC, mais avec la simplicité commune aux productions console. Après un premier épisode qui a séduit bon nombre de gamers ce second opus intitulé Dark Alliance II va tenter de nous refaire vivre les mêmes émotions.
Une réalisation digne de l’héroic-fantasy !
Baldur’s Gate Dark Alliance II nous offre le privilège de sentir le souffle épique sur notre doux visage grâce à des musiques entraînantes, mais aussi des obscures nous font oublier que parfois nous ne sommes que devant une vulgaire télé et non pas face à une armée de gnomes sanguinaires qui n’attend qu’une once d’inattention pour se lancer à notre assaut.
Mais il ne s’agit pas ici que de musiques, il y aussi des graphismes de toute beauté qui donnent à cet univers si troublant et captivant un réalisme certain. Les décors sont détaillés et recèlent de nombreux coffres et objets à récupérer, tandis que l’on observera d’un œil attentif les ennemis aux aguets dotés d’une animation et d’une modélisation de très bonne facture. Une fois terrassés, les corps inertes de vos victimes resteront visibles, même après quelques pièces traversées.
La vue en 3D isométrique a été conservée et permet toujours une visualisation optimale, et pour ceux qui voudraient se délecter un peu plus des décors et des différents monstres, il leur sera possible de zoomer. Comme les décors ne sont pas tout plats et sont constitués de nombreux reliefs, on pourra bien évidemment changer les angles de caméra en temps réel et ainsi ne jamais être gêné.
En ce qui concerne les dialogues, tout a été traduit et doublé dans la langue de Molière ce qui nous permet de nous concentrer uniquement sur une histoire palpitante, exaltante bref beaucoup de choses en « ante » !
D’ailleurs le personnage profitera du don de parole pour vous faire part de quelques unes de ses impressions lors de ses combats, il vous fera même remarquer lorsque vous lâchez trop longtemps la manette qu’il serait temps de s’y remettre car un destin est entre vos délicates mains.
Une réalisation qui vit et en donne à cœur joie, l’occasion de profiter véritablement des péripéties de nos héros. Le seul bémol sera peut-être les chargements un peu trop longs et fréquents qui cassent le rythme.
T’avances, tu tapes !
Voilà certainement l’élément du jeu qui risque de rebuter pas mal de joueurs. Alors que dans un Final Fantasy on doit supporter les combats incessants qui coupent votre progression de façon lancinante, ici c’est en temps réel qu’il faudra défendre et attaquer et ceci face à des hordes d’ennemis pas toujours très sympathiques. Les combats sont en quantité ahurissante, et le bouton d’action de votre paddle va en prendre plein la bouche. Des combats répétitifs qui risquent d’en lasser plus d’un et qui s’avèrent au début plutôt laborieux. Mais une fois une courte adaptation faite, vous devriez prendre sans problème le partie du bourrin et vous en tirer « the fingers in the nose ».
Une vraie culture jeu de rôle !
Nul RPG n’est digne de ce nom s’il ne comporte pas moult objets, équipements et autres magies, ainsi que les si précieux points d’expérience.
Baldur’s Gate Dark Alliance II est donc fortement performant en chacune de ces caractéristiques et vous ramasserez par conséquent boucliers, épées, amulettes, gants, bottes et autres ustensiles guerriers tous les cents mètres, histoire de relancer l’intérêt des combats puisque l’on se hâtera d’essayer notre nouveau joujou. Les développeurs n’ayant pas fait les choses à moitié, toutes les modifications apportées à votre personnage seront visibles en temps réel.
On retrouve bien évidemment le système d’expérience avec des points que l’on pourra répartir suivant six grands critères : force, dextérité, constitution, intelligence, sagesse et charisme. Dans chacun de ces critères on pourra renforcer d’autres sous-critères, de quoi vous donner l’occasion de perfectionner votre personnage comme vous le souhaitez.
Quatre personnages sont disponibles : un nain, un barbare, un elfe noir et un prêtre. Dotés de caractéristiques très différentes, il faudra choisir en fonction de votre style de jeu. En effet un barbare ou un nain reste simple à manipuler, tandis que les deux magiciens demandent beaucoup plus de connaissances du genre, et devant la difficulté des combats même en normal, il vaudra mieux pour les débutants choisir un personnage plus simple pour ne pas se dégoûter trop rapidement du jeu.
La carte sera aussi de la partie et dans les niveaux sombres et grands son utilité ne sera plus à prouver.
De vrais héros !
Comme tous héros qui se respectent, les personnages de Baldur’s Gate Dark Alliance II possèdent des pouvoirs surhumains. Courir très vite, donner des coups mortels, être en état Berserk, autant de pouvoirs utiles dans votre quête ardue.
Gameplay console oblige, les développeurs nous ont simplifié la vie au maximum, ainsi pour utiliser ces aptitudes il suffira de presser le bouton L1 pour activer un système de commande qui ré-attribue les nouvelles fonctions aux touches principales du paddle. Par exemple on pourra attribuer à la touche action le coup mortel, dès lors une fois que l’on pressera la touche L1 on ne donnera plus des coups simples mais des coups mortels. Une excellent idée qui permet de donner un peu de précision à une mécanique de jeu un peu trop bourrine.
Ces aptitudes consommeront, suivant leur type, la barre de mana ou d’énergie mineure qu’il faudra remplir grâce aux fioles que vous trouverez à la suite des combats ou dans des coffres et les magasins.
Baldur’s Gate Dark Alliance II, un jeu plaisant !
Baldur’s Gate Dark Alliance II permet de véritablement passer un bon moment grâce à sa réalisation générale, et sa profondeur « RPGénne » sans qu’elle soit à un seul moment gonflante et compliquée. A ceci s’ajoute un mode deux joueurs fort sympathique qui permet de rendre le jeu plus convivial.
Cependant ce second opus n’apporte que très peu par rapport au premier sorti il y a trois ans déjà . Les qualités du précédent opus sont conservées mais on attendait encore plus, des nouveautés, de l’innovation comme l’avait fait le précédent épisode en son temps.
D’autre part il est conseillé à tout novice du genre de s’essayer quelques temps sur Baldur’s Gate Dark Alliance II avant de se le procurer étant donné sa difficulté et son gameplay très répétitif auquel il faut adhérer.

Baldur’s Gate Dark Alliance II ne parvient pas à recréer la surprise et l’émerveillement que le premier épisode avait suscité en son temps. Dommage, on conserve finalement les bonnes bases du premier opus mais quelques années plus tard...
Les plus
- L’ambiance- La réalisation
- Le RPG complet mais simplifié
- Le mode deux joueurs
Les moins
- Très répétitif- La difficulté
- Les chargements
- Ca sent le réchauffé
Détails
- Nom
- Baldur's Gate : Dark Alliance 2
- Support
- Xbox
- Genre
- Aventure
- Editeur
- Interplay
- Développeur
- Interplay
- Sortie
- 06 février 2004
- 20 janvier 2004 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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