Xbox Area 51


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Test de Area 51

Test du Lundi 4 juillet 2005 par Grosquick

Après un Killzone annoncé en grande pompe et qui n’a pas été loin de faire un bide, voici venir en catimini Area 51, le dernier FPS sur PS2 dont on a très peu entendu parler et qui est sorti quasiment dans l’indifférence générale. Est-ce qu’il s’agit là d’une stratégie marketing machiavélique reposant sur le bouche à oreille, ou est-ce que Sony et le développeur Midway se sont dit que le jeu était trop pourri et que ça valait pas le coup de dépenser des thunes pour en parler ?

Bienvenue chez les Roswell

Comme son nom l’indique, le jeu est censé vous emmener dans l’Area 51, cette fameuse zone située au Nouveau Mexique près de Roswell où se serait crashée une soucoupe volante en 1947. Depuis de nombreuses années, des expériences ont été menées dans cette base secrète pour essayer de mieux comprendre et d’utiliser les spécificités des aliens à notre avantage. Evidemment comme d’hab, les expériences partent en vrille et les aliens se mettent à massacrer tout le monde… Vous faites partie d’une unité d’élite des Marines, et allez devoir explorer la base en shootant tout ce qui bouge.

En bref, un scénar tout ce qu’il y a de plus classique, qui se laisse suivre gentiment mais sans réellement passionner. La mise en scène est assez sommaire, à base de cinématiques classiques entre chaque niveau, avec toutefois la participation de David Duchovny (Mulder) pour la voix du héros en VO, mais je suis pas certain que ce soit son doubleur de X-Files qui ait fait la voix en VF, j’ai eu du mal à reconnaître… Enfin bon, c’est une voix de beau gosse qui conte l’histoire entre chaque niveau, sur quelques cinématiques et images fixes qui défilent.

Du point de vue technique, là non plus rien d’extraordinaire. La modélisation des personnages et décors n’est pas d’une finesse exemplaire mais reste tout à fait acceptable. Les textures sont assez grossières mais là encore ça reste honorable. En fait le problème n’est pas vraiment dans l’aspect technique qui est largement dans la moyenne, mais plus sur le côté esthétique. En gros, l’univers d’Area 51 n’a rien de particulièrement original ou attrayant, c’est juste une repompe de tout un tas de films et jeux (Alien, Independence Day etc). Dans certains cas, ça donne d’excellents résultats, ici les développeurs n’ont pas su trouver l’alchimie ou la touche de folie nécessaire à rendre le tout suffisamment immersif. De plus, les ennemis rencontrés se ressemblent presque tous, on se tape la plupart du temps les gros soldats de base ou des monstres jaunâtres qui vous sautent dessus. Rien de bien folichon, mais bon, après tout on est là pour shooter du vilain, tant que le sang gicle y a pas de problème. ^^

Pastiche 51

Malheureusement, tout comme la réalisation et le scénario, le gameplay n’a rien d’original et se contente de repiquer des trucs un peu partout. On trouve l’armement classique, du pistolet de base au fusil sniper, en passant par la mitrailleuse, le fusil à pompe… A noter qu’il est possible de récupérer des armes sur les ennemis abattus, pour se retrouver avec un flingue dans chaque main. Les tirs à la mitrailleuse sont l’objet d’un petit effet à la Call of Duty avec l’écran et la main qui tremble, et les balles reçues provoquent un léger effet de flou à l’écran. Quelques rares phases à bord de tourelles apportent un semblant de variété à l’aventure, qui reste bien linéaire et monotone. Il s’agit quasiment toujours d’aller d’un point A à un point B en zigouillant tout ce qui se présente sur son chemin, et pourquoi pas en ramassant et analysant quelques objets et documents qui viendront fournir des galeries « Bonus » répertoriant les types d’ennemis rencontrés, ou vous en apprenant un peu plus sur le pourquoi du comment, avec par exemple une sorte de journal intime en vidéo du savant fou local. M’enfin vu le peu de personnalité de l’ensemble, on ne s’attardera pas très longtemps dessus.

Le point peut-être le plus original d’Area 51 viendra au bout de quelques heures de jeu, quand on vous aura inoculé par mégarde le virus qui a transformé tout le monde en zombie. Comme de par hasard, vu que vous êtes le héros, ce virus n’agira pas totalement sur vous et vous laissera mi-homme mi-zombie, capable de vous transformer à tout moment en bête sauvage. Dans ces moments, la vue passe en grisé avec les ennemis en rouge, vous êtes plus rapides et pouvez défoncer du vilain à coups de griffe. Sympa mais ça ne servira finalement que très peu durant l’aventure, votre arsenal bien fourni suffisant la plupart du temps à nettoyer une zone. Et puis bon, encore une fois rien d’original puisque ce principe a déjà été vu récemment dans Painkiller par exemple…

Zone sinistrée

Alors attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Non pas que le manque d’originalité rende le jeu pourri, non. C’est juste que : gameplay basique sans originalité et répétitif + univers sans réelle âme + réalisation bien mais pas top = jeu moyen. On s’amuse pas mal en jouant à Area 51, mais une fois quelques niveaux passés, rien ne nous pousse vraiment à continuer l’aventure, la faute à un univers trop impersonnel et froid, et un scénario loin d’être passionnant. C’est dommage car pour une fois, la durée de vie était au rendez-vous avec une quinzaine d’heures pour terminer le solo, ainsi qu’un mode multi et online qui pourra prolonger l’aventure de quelques parties pour ceux qui accrocheront à cet univers. Area 51 reste quoi qu’il en soit un FPS correct, qui pèche par un manque flagrant d’originalité et de personnalité, mais qui devrait contenter les accrocs au genre qui n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent ces temps-ci.

6

Area 51 n’est pas un mauvais jeu, loin de là. Mais il se contente de repiquer des éléments de gameplay, de scénario et de réalisation à tout un paquet de films et jeux du genre, sans réellement imposer sa patte. Résultat, on se retrouve face à un jeu peu attrayant, à l’univers impersonnel, ce qui n’aide pas à se passionner pour une aventure ultra linéaire au scénario banal. Un jeu qui contentera les fans de FPS en manque, mais qui reste anecdotique face aux ténors du genre.

Les plus

+ Prise en main rapide
+ Système de mutation marrant
+ Réalisation correcte

Les moins

- Originalité zéro
- Répétitif

Détails

3+
Nom
Area 51
Support
Xbox
Genre
FPS
Editeur
Midway Games
Développeur
Midway Games
Sortie
27 mai 2005
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

Le nom de code du Gamecube de Nintendo était "Project Dolphin" !