Alien VS Predator : Extinction
Test du Vendredi 12 décembre 2003 par Spike
Les aliens, les predators et les humains, trois races résolues à s’affronter dans la fiction pour on ne sait combien de temps. Décliné d’ores et déjà en FPS (vue à la première personne = Doom-like), c’est au tour du genre stratégie d’accueillir le combat titanesque que se livrent ces trois espèces. Chacune ayant ses charmes, ses spécificités et son histoire, il faudra cependant pencher vers les trois pour finir le jeu dans sa totalité. Alors êtes vous plutôt une bête sans vergogne, hideuse et primaire ? Ou plutôt un fin chasseur, doté de pouvoirs plus spéciaux les uns que les autres ? Ou encore un être faible, obligé de recourir à la technologie pour parvenir à ses fins ? De tout manière pour le savoir il faudra jouer à Aliens Vs Predator Extinction.
Pour vous aider à choisir, dans un premier temps, la race qui vous ira le mieux, nous allons tenter d’établir les différences majeures des trois spécimens.
Ils sont méchants et plein de dents.
Ainsi commençons par celle qui a fait trembler Sigourney Weaver dans pas moins de quatre épisodes, bien entendu les Aliens. Tout d’abord l’Alien est une race plutôt du genre à proliférer, on devra donc multiplier au maximum ses troupes à cause de la faiblesse de ses unités faces aux ennemis. On devra dans un premier temps créer une reine qui élèvera des œufs, qui donneront de sympathiques facehuggers, vous savez ces sortes d’araignées qui s’accrochent à votre doux visage. Dès lors, après avoir langoureusement muté dans un ventre chaud et protecteur, un beau gaillard d’Alien vient au monde, il ne reste plus qu’à démembrer du predator ou de l’humain. L’avantage des Aliens vient sans doute de la variété de ses unités qui permettent des attaques surprenantes.
Ils sont comme les magiciens, ils disparaissent.
Ensuite on trouve cet être que l’on a connu solitaire dans les grandes salles sombre, mais qui pour l’occasion a invité quelques potes pour défoncer plus vite la tronche de ses ennemis. Le predator est, comme son nom l’indique, une machine à tuer, consciencieux, étudié, ses attaques sont redoutables. Il se déplace en nombre réduit et est doté de quelques caractéristiques intéressantes. Il pourra donc allègrement se camoufler en devenant tout simplement invisible, sous peine de perdre un peu d’énergie qu’il regagnera, néanmoins, en découpant les têtes de ses proies. Il dispose aussi d’un panel de visions pratiques, allant de la thermale jusqu’à la predtech en passant par l’electro, elles permettent de repérer facilement les différents ennemis et leurs équipements. Le predator ne se sépare jamais de son Shrine, ou autel, qui lui permet de convier à la fête quelques uns de ses congénères.
Ils sont comme nous…
Enfin on trouve nous, oui nous les humains. Anatomiquement les plus faibles, nous avons cependant réussi à confectionner une impressionnante force technologique, qui à contrario de Matrix ne nous dessert pas. Du point de vue variété d’unité on se trouve à mi-chemin entre les deux espèces extra terrestres. Nous possédons un radar et des synthetic qui permettent de capter les mouvements des predators, même une fois invisibles. Seul notre arsenal sera suffisamment puissant pour démolir ces bestioles, notamment grâce aux Exosuit, sortes de méchas plutôt destructeurs.
Rendez vous sur la planète LV-742
Après deux célèbres séries cinématographiques on était en droit de s’attendre à un jeu incroyablement scénarisé, et bien au risque de vous décevoir il n’en est rien. En effet le scénario est juste prétexte à rassembler les trois races pour qu’elles se tapent sur la cabeza. Ainsi les Marines qui se promenaient tranquillement dans l’espace découvrent une planète : LV-742 sur laquelle deux espèces se livrent une guerre atroce. Quelles sont ces espèces ? Et bien les Aliens et les Predators bien évidemment. Voilà c’est à peu près tout, le scénario ne vous transporte pas plus loin que ça, que le meilleur gagne et pi c’est tout !
LV-742, une destination de rêve…
En réalité il aurait été trop compliqué pour les développeurs de créer une guerre ailleurs que sur LV-742, la planète idyllique pour qui n’a pas trop envie de se casser la tête. En effet sur cette charmante planète on ne trouve point d’arbre, de ruisseau, en fait on ne trouve rien, que des dunes et des rochers. Bien entendu on enlève tout effet climatique pour ne pas compliquer le tout, ça y est vous êtes sur LV-742, certainement la planète jumelle de Mercure, les trous en moins… Vous l’aurez compris le titre de Zono est loin d’en mettre plein la vue esthétiquement, et en plus des décors fades et vides on trouve des personnages à peine modélisés. Heureusement un système de Zoom a été intégré, non pas pour se rapprocher du décor mais au contraire pour s’en éloigner. Sinon pour les adeptes des caméras rotatives disponibles sur 99% des RTS et bien il faudra faire abstraction de ce plaisir, qui n’existe aucunement dans la rencontre opposant les deux extraterrestres.
Les RTS c’est pas pour les consoles ???
Côté maniabilité Aliens VS Predator s’en sort aussi très moyennement. Même si le tout a été simplifié au maximum (pas de gestion de ressources, ni de bâtiment), et c’est une attention louable, quelques défauts subsistent et nous empêchent d’entrer agréablement dans le jeu. Tout d’abord tout le jeu est en anglais, ce qui à l’heure actuelle est une franche honte, en effet le jeu n’est même pas sur support DVD…
D’autre part le scrolling est lent à souhait, et pour un RTS dit action ça le fait moyen, on rate souvent l’action et on a du mal à bien répartir ses unités. En effet la variété de celles-ci permettent de séparer ses troupes selon le type d'unité : un groupe pour les unités au corps à corps, un second pour celles à distance. Mais la réalisation donne, au final, un rendu plutôt bourrin notamment à cause des combats très brouillons qui empêchent littéralement de positionner stratégiquement ses personnages.
Pour terminer on fera état de l’IA franchement moyenne pour ne pas dire débile, qui forcément en comparaison des grosses productions déçoit; et des objectifs tout sauf passionnants entraînant encore un peu plus le joueur vers les abymes de la planète V-742.
Alien Vs Predators Vs Humans : c’est sur V-742 que ça se passe !
Le titre de Zono déçoit par une réalisation superficielle et un manque évident de profondeur au niveau du scénario et du gameplay. Certes les trois races ont bel et bien leurs particularités, mais le jeu ne profite pas assez de celles-ci pour en faire un jeu de stratégie vraiment passionnant. Seule l’ambiance sonore convainc, le reste agace très vite et malgré tout l’amour que l’on peut porter à ces vilaines bêtes, on finit par s’épuiser devant le manque de finition du jeu. Dommage les méfaits de la licence ont encore frappé, on avait fini par presque les oublier…

Le titre de Zono déçoit par une réalisation superficielle et un manque évident de profondeur au niveau du scénario et du gameplay, dommage les vilaines bêtes issues du grand écran étaient pourtant si séduisantes…
Les plus
- Les Aliens et le Predator- L’ambiance sonore
- Le système de jeu simplifié
Les moins
- L’histoire en carton- Le manque de profondeur
- La réalisation
- L’IA
- Tout en anglais
- Trop bourrin
- Le scrolling lent
Détails
- Nom
- Alien VS Predator : Extinction
- AVP : Extinction
- Support
- Xbox
- Genre
- RTS
- Editeur
- Electronic Arts
- Développeur
- Zono Etats-Unis
- Sortie
- 07 août 2003
- 30 septembre 2003 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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