50 Cent : Bulletproof
Test du Lundi 27 février 2006 par Spike
Réputé dans le rap, respecté par tous, 50 Cent fait office d’arriviste et de chanteur talentueux. Un mec qui a quand même réussi à survivre à huit balles en plein corps, sans compter ses nombreuses expériences malencontreuses dans le passé. En plus de cela, Fifty est un joueur, un grand fan de la série GTA d’après les dires. Avec tout ça, c’est avec la plus grande prudence que l’on attendait son titre. Non seulement on pouvait découvrir une excellente surprise, mais en plus, allez savoir ce qui peut vous arriver si vous critiquez le jeu d’un homme pareil ! Mais là , pour le coup, on est désolés Fifty… Ton jeu est tellement au ras des pâquerettes qu’on prend volontiers le risque de se faire défoncer la gueule ! Sans rancune man aucune ?!
Ne me tue pas !!!!!!!
Bon, en même temps, on ne va pas trop jouer avec le feu ! Alors commençons par ce qui est bien dans [jeu|3769], comme ça la grosse bête noire ne nous sautera pas à la gorge dès la première ligne… On te respecte mec, ok ?!
Autant se le dire, tous les fans de Fifty vont se jeter sur ce jeu sans même réfléchir à leur acte. D’ailleurs, les States sont là pour en attester : le jeu a déjà passé le million d’exemplaires, c’est dire ! En même temps, Fifty est clairement l’un des rappeurs les plus charismatiques du moment. Ses chansons pètent bien à l’oreille et son style fait fureur. Sans parler de son ascension fulgurante qui en fait rêver plus d’un.
Du coup, le petit rappeur en herbe, ou tout bêtement celui qui kiffe le bon peuhra US, ne pourra pas s’empêcher de succomber devant la jaquette alléchante de [jeu|3769]. Et si seulement il apprend que Fifty a inclus tous ses clips et ses morceaux sont présents à l’intérieur, le titre devient en tout état de cause une vraie perle rare ! Un argument ultra convaincant face auquel seuls les plus aguerris pourront résister…
Côté gameplay, tout ou presque est à jeter, mais vous verrez ça dans la seconde partie du test. Il nous reste donc en poche l’histoire et les graphismes. De ce côté-là , [jeu|3769] ne s’en sort pas trop mal. Les personnages sont très bien modélisés et on reconnaît sans mal toutes les tronches du G-Unit. Quelques guest stars sont aussi de la partie, comme l’inénarrable Eminem ou le toujours très underground Dr Dre. Encore un argument pour que les fanatiques se jettent à corps perdu sur le jeu. Il faut dire qu’incarner Eminem dans un jeu de shoot avec sa jolie moumoute blonde vaut vraiment le détour !
Au niveau de l’histoire, il ne faut pas aller chercher bien loin... Le titre s’inspire de l’événement tragique de Fifty, ses huit balles en pleine poire, et l’extrapole pour un scénario juste abracadabrantesque où le molosse est indestructible. D’ailleurs, pour se remettre de ses premières blessures, le « demi-dollar » n’hésite pas à aller chez son pote camé jusqu’à la moelle pour choper des pilules des plus illicites... Politiquement incorrect ? Oui carrément !
Ce qu’on ne peut pas enlever au titre, ce sont ses cinématiques toujours très bien réalisées avec beaucoup d’action et des dialogues façon gangsta rappeur. Mais avouons que le tout est souvent à la limite du ridicule, quand ça ne frise pas l’indécent…
A cinquante centimes, je prends !
Quand on joue à [jeu|3769], on a l’impression de replonger des années numériques en arrière. A un temps où avancer, tirer, tuer et traverser un niveau entier suffisaient pour convaincre un joueur. Mais les temps changent et ceci n’est guère suffisant pour capter notre attention plus de cinquante secondes...
Si au moins il suffisait de s’amuser, sans se prendre la tête, le titre passerait encore ! Mais les développeurs ont décidé de totalement le saborder avec une maniabilité juste pourrie. C’est bien simple, les premières minutes sont un vrai calvaire. Impossible de cadrer la caméra correctement, difficile de se déplacer, et on ne parle même pas de viser les ennemis ! Ces derniers ne sont pas en reste d’ailleurs, avec un IA digne d’un poulet écervelé : ils vous tirent dessus comme des bourrins et passent leur temps à courir dans tous les sens comme des singes épileptiques. Allez les choper après ! La progression est ultra linéaire avec un level design d’une simplicité honteuse. Parfois, les développeurs ont même poussé le vice très loin en vous obligeant à activer un interrupteur ayant pour but d’activer un autre interrupteur… Ca fait peur !
Pour essayer de diversifier leur gameplay, ils ont alors pensé à intégrer les membres du G-Unit. Ces derniers, eux aussi dotés d’une IA ultra limitée, peinent clairement à prouver leur efficacité. Ils tirent dans tous les sens, oui, mais sur quoi ? Telle est la question ! Très vite, vous allez apprendre à les oublier pour vous concentrer sur une chose : votre survie. Car en plus de tout cela, [jeu|3769] est un jeu difficile, d’une difficulté à se tirer une balle dans la tête parfois même. Heureusement, vous avez toujours votre arsenal made in Alkaida pour vous défendre ! Mais avant d’avoir assez de tune pour pouvoir vous le payer, il va falloir cravacher sévère ! Il reste alors l’attaque ultime, celle qui pourrait bien vous sauver la vie à plusieurs reprises. Un coup au corps à corps mortel qui élimine un soldat d’un seul trait. Bourrin et atrocement violent, on dit merci qui ? Merci Fifty !
GTA Vs 50 Cent
Certes, certains n’hésiteront pas à établir une comparaison entre [jeu|3769] et GTA San Andreas. Le titre de Roskstar n’apporte pas uniquement de la violence ou des propos et autres situations choquantes. Toutes ces thématiques sont en effet abordées, mais ce dans un but unique : l’immersion du joueur. Elles ne sont qu’un nappage au gameplay colossal du titre, une touche supplémentaire pour rendre l’aventure crédible. En revanche, dans [jeu|3769], le gameplay, très limité comme vous avez pu le constater, est totalement au service de la violence. Des rapports totalement inversés qui font malheureusement de [jeu|3769] un titre bien peu intéressant…
Et le film c’est comment ?
Si Fifty comptait s’en mettre plein les poches avec [jeu|3769], on peut dire que c’est plutôt bien parti. Il suffit de voir les scores de ventes américains pour s’en convaincre… En même temps, on ne peut pas en vouloir aux gens d’aimer un artiste capable lui aussi de se voiler la face sur la médiocrité de son jeu. Ceux-là seront de toute manière comblés par la présence des clips et des ziks du molosse, excellents soit dit en passant. Quant aux autres, s’ils n’affectionnent pas particulièrement le rappeur, qu’ils se dirigent vers des jeux d’action dignes de sortir en 2006. Ca sera toujours ça de pris !

Si Fifty comptait s’en mettre plein les poches avec 50 Cent : Bulletproof, on peut dire que c’est plutôt bien parti. Il suffit de voir les scores de ventes américains pour s’en convaincre… En même temps, on ne peut pas en vouloir aux gens d’aimer un artiste capable lui aussi de se voiler la face sur la médiocrité de son jeu. Ceux-là seront de toute manière comblés par la présence des clips et des ziks du molosse, excellents soit dit en passant. Quant aux autres, s’ils n’affectionnent pas particulièrement le rappeur, qu’ils se dirigent vers des jeux d’action dignes de sortir en 2006. Ca sera toujours ça de pris !
Les plus
+ Les ziks de 50 Cents+ Les cinématiques
Les moins
- Le gameplay- La réalisation
- La maniabilité
- La violence gratuite
- Donner de l'argent à ouf à 50 Cent
Détails
- Nom
- 50 Cent : Bulletproof
- Support
- Xbox
- Genre
- Action
- Editeur
- Vivendi Games
- Développeur
- Genuine Games
- Sortie
- 24 février 2006
- 17 novembre 2005 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus








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