Xbox 360 Worms 2 : Armageddon


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Test de Worms 2 : Armageddon

Test du Jeudi 9 juillet 2009 par AssKicker

Faisant parti de ces titres multijoueurs cultes aux cotés des Bomberman, les Worms auront provoqué bon nombre de fous rires suite à des coups magistralement foirés, mais également à bon nombre de trahisons de dernière minutes particulièrement fourbes. On ne dirait pas comme ça à les voir se trémousser parterre, mais les vers sont incroyablement vicelards. Surfant sur les monstrueux succès de ses jeux armés jusqu’aux moignons qui sévissent depuis plus d’une décennie, les anglais de Team 17 rempilent une seconde fois sur le Xbox Live Arcade avec Worms 2 : Armageddon, un titre censé éponger les déceptions rencontrées avec le précédent opus bien maigrichon. Vont-ils parvenir à remonter dans notre estime ? Nous ont-ils enfin régalé d’un arsenal digne de ce nom ? Mickael Jackson joue-t-il vraiment à la pétanque avec Elvis Prestley ? Réponses ci-dessous gros !

Petite présentation rapide

Au cas où si vous auriez vécu dans une communauté Mormon au cours des 15 dernières années, sachez que les Worms nous proposent d’incarner une petite armée de 4 petits vers-de-terre mimis tout plein, certes, mais encore mieux armés qu’un Rambo au sommet de son art. Le but du jeu est fort simple : pulvériser les équipes adverses (jusqu’à 4 au total en comptant la votre). Et pis c’est tout. Pas de chichi, il va falloir défourailler sec tout en pensant à utiliser son cervelet pour plus d’efficacité. Pour ce faire, la progression se fait sur le principe du tour par tour dans un temps limité tout en s’aidant d’une panoplie d’armes et d’accessoires plus déjantés les uns que les autres. Bien que disposant d’un arsenal de base, les vers pourront glaner des équipements et des bonus de vie supplémentaires selon les arrivages de cargaisons qui apparaissent de manière aléatoire tout au long de la partie. Ca c’est pour la base. Et si vous connaissiez les Worms, vous avez lu tout ça pour rien.

Le plus gros reproche qui avait été fait vis-à-vis du premier volet apparu il y a 2 ans sur le Xbox Live Arcade concernait principalement la scandaleuse absence d’un énorme nombre d’armes cultes de la saga des Worms. Même s’il n’y avait pas grand-chose d’autre à reprocher (malgré les quelques failles permettant aux joueurs malhonnêtes de pourrir les parties), cette tare était bien loin d’être minime. Mais ses bases solides ne l’on pourtant pas empêcher de cartonner auprès des joueurs Xbox 360 qui attendaient le titre comme jamais.

Un mode solo sauce tabasco

Commençons ce test avec la partie solo qui n’est bien entendu pas l’essentiel de ce jeu qui se savoure avant tout à plusieurs. Néanmoins, nous devons tout de même signaler la bonne volonté des développeurs qui ont tout de même tenu à nous proposer là quelque chose de bien solide. Plutôt que de nous faire enchainer de vulgaires parties contre des bots plus débiles les uns que les autres, Team 17 a opté pour divers types de challenges qui risqueront bien des envies de faire valser la petite sœur par la fenêtre (fermée de préférence). Plusieurs types de missions sont ainsi proposés :

  • Des matchs classiques généralement en votre défaveur. Comprenez par là qu’il vous arrivera souvent d’être à 1 ou 2 vers contre 4 à 8 autres particulièrement excités à l’idée de vous faire mordiller la poussière. Honnêtement, le challenge est souvent relevé d’autant plus que les placements de début de partie ne sont généralement pas non plus à votre avantage. Prévoyez quelques boites de chewing-gum et une caisse de baballes anti-stress, votre entourage ne vous en sera que plus reconnaissant.
  • Des courses contre la montre : rien de bien compliqué, vous avez affaire à des niveaux plus ou moins labyrinthiques que vous devrez traverser avant le temps donné. Pas d’ennemis dans ces cas là (juste quelques mines bien placées) et seul l’utilisation du grappin ou du jet-pack vous sera nécessaire. Attention à bien négocier les enchainements et à ne pas faire de grosses chutes afin de ne pas perdre trop de temps.
  • Des sortes de casse-têtes pervers à souhaits : vous partez d’un point A et devez aller à un point B. La construction des niveaux est bien spécifique, et vous n’aurez le droit d’utiliser qu’un très faible nombre d’accessoires prédéfinis pour y parvenir, sachant qu’ils ont chacun leur propre utilité absolue pour parvenir au bout du niveau. Rien n’est laissé au hasard, tout est vraiment calculé, d’où une réflexion intense requise. C’est frais, c’est très bien pensé, et il y a parfois de quoi se faire une luxation du cerveau.

Vu la difficulté du bazar, comptez entre 5 et 6 heures pour torcher les 30 niveaux solos (+5 à débloquer). C’est léger, mais c’est toujours bon à prendre sachant que les Worms ont toujours été porté sur le multijoueur et que les p’tits gars de la Team 17 ont tout de même faits preuve d’effort sur ce coup. Bravo !

A noter que la campagne solo permet accessoirement d’accumuler des biftons qui vous permettront ainsi de débloquer tout un tas de babioles dédiées à l’ensemble du jeu : fringues, armes, décors, missions supplémentaires, forteresses et pierres tombales.

Et à part ça, quoi d’neuf doc’ ?

Eh bien à la fois beaucoup et pas beaucoup de choses. Commençons déjà par la partie customisation de ses vers qui est beaucoup plus poussée qu’auparavant. En plus de choisir les noms de chacun, vous pouvez maintenant les équiper de couvre-chefs, choisir leurs voix parmi une bonne trentaine de possibilité tout plus loufoques les unes que les autres, la couleur de peau (si on peut appeler ça comme ça…), l’aspect de la tombe, danse de la victoire, etc… Sympa.

Bonne nouvelle, les environnements graphiques sont beaucoup plus riches et variés que dans le précédent Worms du Live Arcade, et ce sans avoir besoin de débourser des Microsoft Points sur le Market Place. Comptez sur une bonne douzaine de décors, ce qui fait rudement plaisir pour les yeux. Dommage cependant qu’il ne soit toujours pas possible de construire ses propres niveaux comme c’était pourtant le cas dans les précédentes versions PC du jeu. Mais ce qui ravira clairement les adorateurs des Worms, c’est le grand retour d’un grand nombre d’armes cultes injustement absentes du 1er opus. Voici donc celles qui refont leur apparition dans ce Worms 2 : Armageddon avec quelques nouveautés en sus : la bombe à pétrole, le parachute, la batte de baseball, le napalm, les aimants positifs et négatifs (attirent ou repoussent tout ce qui est métallique), le marteau-piqueur, la tourelle défensive, le super-mouton, le concasseur (une grosse bombe tombant du ciel, et creusant dans le décor avant d'exploser), le bison, l’armageddon, l’âne ciment, et enfin la sainte grenade. Dommage bis, certaines armes font encore et toujours preuve d’absence (la mamie explosive, la mouflette, la balance de la justice, etc…). Damned ! Mais si cela peut vous conforter, sachez que l’arsenal a tout juste doublé par rapport au précédent volet, ce qui est déjà pas trop mal.

En termes de gameplay, les changements ne sont pas toujours de bons goûts et un petit temps d’adaptation sera parfois nécessaire. La puissance du vent est ainsi désormais indiquée par 1, 2, 3 ou 4 flèches, ce que je trouve personnellement beaucoup moins précis que la précédente jauge progressive. Autre modification lourdingue, la gestion du timing d’explosion des grenades qui est vraiment déstabilisante. Difficile à expliquer, le mieux est de pratiquer pour s’en rendre compte. Point minime, Worms 2 : Armageddon propose désormais 3 degrés de zoom au lieu de 2. Pourquoi pas. Allez savoir pourquoi, le fusil à pompe dispose maintenant d’un indicateur de visée représenté par une longue ligne en pointillés alors que ce n’est pourtant pas le cas avec le Uzi. Encore plus fort, il est pourtant plus difficile d’atteindre les 25 points de dégâts maximums par tir effectué.

Les plus grands sadiques s’en réjouiront, les tonneaux d’explosifs sont à nouveau bourrés de napalm ! Ce qui veut dire qu’il y a entre autre moyen de pratiquer l’art des dommages collatéraux en plus de l’explosion de base. Ce détail n’est pas à prendre à la légère puisque les effets du napalm s’étalent sur plusieurs tours et qu’ils sont soumis au vent. Celui-ci pourra par exemple à terme creuser une partie du décor pour finir sur la tronche d’un ver ennemi… ou de sa propre équipe, ou encore faire exploser une caisse de santé ou de ravitaillement à retardement. Les possibilités sont nombreuses, et se tenir à proximité d’un de ces fûts se montre plus risqué que jamais.

Ah et petit détail qui ne devrait pas spécialement bouleverser votre vie, Worms 2 : Armageddon gère la présence des avatars. Ceux-ci s’animeront juste durant l’écran de préparation précédant votre tour en exprimant votre situation actuelle avec diverses mimiques (tendu, winner, etc…). Sympa sans être affriolant pour autant.

Toi… tu sors…

L’un des points noirs du jeu reste sans doute l’intelligence artificielle des worms gérés par la console qui n’a pas évoluée d’un poil depuis le précédent titre. D’un coté elle se montre clairement trop précise (au point de se permettre des pirouettes artistiques à base de lancers de grenades effectuant des ricochets d’extraterrestres qui dégoutent le joueur humain à un point inimaginable), et d’un autre elle ne sait toujours pas faire abstraction des éléments du décor situés entre le worms en action, et celui de l’équipe adverse qui est visé. Vous verrez ainsi très souvent la console tirer parfaitement dans votre direction, mais contre un mur situé entre vous deux. Ok, ça peut sauver des vies, mais niveau action de jeu, ce n’est pas top.

Pour terminer avec les aspects pas glops du jeu, signalons la présence d’un assez grand nombre de failles et de petits bugs (rarement gênants pour les joueurs normaux) que les petits zizis s’empresseront d’exploiter lors de parties online. Ne comptez pas sur moi pour les révéler ici, mais sachez que les joueurs les ont déjà répertoriés sur le forum officiel des développeurs afin que ceux-ci puissent nous mouler un patch que l’on espère imminent et efficace. A surveiller de près.

Bon, et le multi alors ?

Comme vous le savez, un Worms se pratique avant tout en multijoueur, et si possible avec des gens de la vraie vie vraie. Comme d’hab’, vous aurez le choix entre des parties locales gérées sur une même console (avec des bots ou non), ou encore via le Xbox Live. Comme à l’accoutumée, les parties s’enchainent à foison, ça pleure de rire, ça crie de rage, ça flippe sa race, bref, Worms 2 : Armageddon reste tout aussi énorme que ses prédécesseurs (sauf ceux en 3D, bouh !).

Alors que l’on aurait pu s’imaginer les développeurs se la jouer cool en nous balançant le mode de base que l’on se trimballe depuis près de 15 années, les voilà qui nous surprennent avec 3 nouveaux modes de jeu relativement sympathiques :

  • Course à la corde (en local uniquement) : muni de votre fidèle grappin, vous devrez atteindre la fin du niveau avant vos adversaires. Ce n’est clairement pas là-dessus que vous passerez le plus gros de votre temps, mais une fois de temps en temps ça le fait.
  • Caisses à la folie : vous prenez le mode de base, sauf que vous rajoutez entre chaque tour une multitude de caisses d’armes, d’équipements et de soins qui tombent du ciel. De quoi déstabiliser une partie en un temps record selon la qualité des ravitaillements.
  • Forteresse (2 joueurs uniquement) : 2 équipes de 4 worms, chacun sur son île où se trouve une forteresse, vos lombrics posés dessus, et peu d’armes disponibles. C’est dans ce mode que vous pourrez exercer vos talents de visée et de dosage dans le lancer de grenade. Vraiment sympa d’autant plus que le nombre de parties gagnées et de dégâts accumulés vous permettront d’augmenter au fur et à mesure la taille et la complexité de votre forteresse. Vous l’aurez comprit, un débutant aura un sacré boulot devant lui pour parvenir à latter un joueur confirmé dans une partie où l’expression "David contre Goliath" prend toute son ampleur.

Pour ceux qui aiment voir ce qui se passent du coté des autres joueurs, Worms 2 : Armageddon devrait pleinement les satisfaire avec des statistiques bien plus complètes qu’auparavant. Vous pourrez ainsi apercevoir sous les avatars des joueurs le nombre de parties jouées et effectuées, ainsi que le cumul des dégâts engendrés dans les modes de jeux concernés. De quoi voir directement à qui nous avons affaire et nous laisser un ultime répit pour se barrer rapidos avant que la partie ne commence.

Kawaiii !

Sur le plan technique, ce n’est pas Worms 2 : Armageddon qui devrait transformer votre console en grille pain. Bien qu’en 2D ultra basique (mais néanmoins HD siouplé), le design reste bien propre et mignon avec des effets quelque peu améliorés depuis le précédent opus. Les worms disposent de plus de mimiques top choubidous, et les voix proposées se montrent sacrément plus variées et nombreuses (une bonne trentaine différentes) avec des répliques bien fendardes, quoique un peu lourdingues à la longue. La bande son reste toujours aussi minimaliste et c’est d’ailleurs pourquoi je vous conseil fortement d’utiliser vos musiques personnelles pour égayer le fond sonore originellement désuet.

8

Toujours aussi énorme que ses prédécesseurs, Worms 2 Armageddon corrige doucement mais sûrement l’énorme manque d’armes du précédent volet, même si certaines d’entre elles restent toujours scandaleusement absentes. Même si le titre dispose d’une IA toujours aussi truandée et débile, même si certaines petites modifications ne sont pas toujours de bon goût, et même si les failles de gameplay se montrent relativement nombreuses, Team 17 a néanmoins réussi nous surprendre avec un solo particulièrement épicé et original, ainsi que de nouveaux modes multijoueurs bien sympathiques qui devraient pouvoir cohabiter avec le classique mode massacre. Par contre mettez-vous bien en tête que tout bon Worms qui se respecte se joue avant tout à plusieurs sous peine de voir l’intérêt du jeu réduit à peau de zob. Si vous voulez transformer vos amis en ennemis et inversement, Worms 2 Armageddon reste l’arme ultime pour s’en mettre plein la gueule tout au long de parties endiablées qui s’enchaineront dans d’immenses délires où le temps n’aura que peu d’influence. Et c'est justement ça la marque des champions.

Les plus

-L’arsenal qui a doublé en volume
-Le mode solo original et bien relevé
-Les nouveaux modes multi
-L’ambiance délirante
-Plus grande possibilité de customisation
-Un incontournable des soirées entre potes

Les moins

-L’IA truandée et/ou à la ramasse
-Les failles et les bugs
-Quelques modifications de gameplay bancales
-Il manque toujours certaines armes cultes ! Oh !

Détails

12+
Nom
Worms 2 : Armageddon
Worms Armageddon Decade
Support
Xbox 360
Genre
Réflexion
Editeur
Microsoft
Développeur
Team17
Sortie
01 juillet 2009
Recommandation PEGI
Joueurs de 12 ans et plus

L'histoire de Nintendo commence à Kyoto en 1889 avec Fusajiro Yamauchi, l'entreprise fut dirigée par un membre de la famille Yamauchi jusqu'en 2002, année ou Satoru Iwata en prit la direction.