Xbox 360 Vancouver 2010


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Test de Vancouver 2010

Test du Jeudi 28 janvier 2010 par AssKicker

Aaah les Jeux Olympiques ! Véritable rencontre des meilleurs sportifs planétaires dans le but de promouvoir l'amitié entre les peuples tout en leur demandant de mettre leurs voisins minables en échange d'une médaille en toc, l'évènement demeure pour le moins important du fait de sa haute teneur en symboles. Coté jeux-vidéo c'est à peu près pareil mais en ne dépassant pas un périmètre de 2m autour de la télé et avec de la transpiration se limitant à nos doigts. Bref, pour cette cuvée hivernale c'est à nouveau Eurocom qui s'y colle pour le compte de Sega après nous avoir offert un Beijing 2008 sympathique mais limité et c'est donc avec un certain intérêt que nous nous lançons dans le test de ce Vancouver 2010 prônant fièrement son statut de jeu officiel du spectacle sportif olympique.

Les moins de Monsieur Moins

Déjà ça commence pas terrible. Si un petit tour rapide dans le menu Jeux Olympiques nous fait dire "chouette il y a 14 épreuves, ça fait beaucoup doudou dis donc !", un bref aperçu sur le planning des véritables Jeux Olympiques nous permettra de constater l'amère absence de 72 activités. Oui ça fait bobo, ok nous n'allions pas demander aux développeurs de toutes les représenter mais il est regrettable de ne pas retrouver certaines disciplines phares telles que le patinage artistique (bah quoi...), le biathlon, le ski de bosses, le half-pipe en snowboard ou encore le curling. Nan mais le curling quoi !!!

Encore pire, certaines disciplines partagent d'énormes ressemblances de gameplay renforçant davantage la sensation de se retrouver avec un jeu bien maigre en contenu. Citons par exemple les ensembles bobsleigh/skeleton/luge, patinage 500 et 1500 mètres, ski/snow cross ainsi que la plupart des épreuves de ski. Ces clones ont toutefois l'amabilité de se différencier sur certains points comme une prise d'élan ou de l'endurance façon Guitar-Hero-like pour la luge et le patinage 1500 mètres.

L'autre regret peut également se trouver dans l'absence totale de mise en scène liant les épreuves les unes aux autres dans le mode Jeux Olympiques. Même s'il est possible de se programmer une liste d'épreuves ou de les pratiquer dans leur totalité, au final on a plutôt l'impression de se retrouver face à un bête mode arcade où nous les faisons défiler à notre guise. A cela s'ajoute également le fait que vous n'êtes opposé qu'à 3 autres malheureux concurrents (on a vu mieux niveau esprit de compétition...) et qu'il est impossible de choisir son personnage (hormis sa nationalité) ou de s'en créer un.

Vous l'aurez compris, pour un jeu officiel des Jeux Olympiques le contenu se montre franchement light. Heureusement que le mode Défis arrive à la rescousse avec ses 40 épreuves customisées réparties sur 3 niveaux de difficulté. Les activités proposées se montrent ainsi particulièrement variées (atterrir dans une zone précise au saut à ski, réaliser tel temps au Super G sans dégommer plus de 3 bonshommes de neige, atteindre une certaine vitesse en bobsleigh, etc...) et risquent de pas mal vous faire criser dès le second palier de difficulté. Franchement, si ce mode Défis n'était pas là, Vancouver 2010 aurait été le summum du vide intersidérale ainsi qu'un bon gros foutage de gueule. Sega et Eurocom ont eu chaud aux fesses.

Coté multijoueur c'est un peu sec puisque la partie online n'est pas spécialement bien peuplée à l'heure qu'il est. Celle-ci peut se jouer à 4 (contre 8 dans Beijing 2008, étrange...) tandis que le offline peut se pratiquer à 2 sur la même machine (en écran splitté ou chacun son tour selon les épreuves) ou à nouveau à 4 en réseau local, chaque joueur squattant alors sa propre console. Là non plus pas de mise en scène ou d'activité particulière, seul l'enchainement des épreuves selon vos désirs vous est proposé. Pas de tournoi, pas de compétition, kepouic. Là encore c'est la déception.

Quand le gameplay va, tout va (ou presque)

Fort heureusement Vancouver 2010 peut se targuer d'avoir un gameplay aux petits oignons primant l'habileté et la précision au douloureux matraquage de boutons à la Track'n Field. Oh bien sûr ça arrive à quelques occasions mais c'est n'est vraiment pas l'essentiel. Prenons l'exemple du saut à ski qui est tout bonnement excellent : vous devez d'abord vous élancer au bon moment lorsque le compteur du vent est le plus proche du zéro (ou lorsque votre coach baisse son drapeau). Vous tentez alors de gérer au mieux la jauge de poussée, votre skieur s'élance, vous dévalez la rampe en trombe avec moult tremblements et effets de blur augmentant la sensation de vitesse, juste avant votre envol vous maintenez la touche A jusqu'à ce que la jauge d'impulsion atteigne les 100% (dans la mesure du possible), une fois en l'air vous tentez de maintenir l'équilibre avec les gâchettes gauche et droite, et juste avant que la jauge d'atterrissage n'atteigne zéro vous rappuyez à nouveau sur A pour ne pas faire du Superman face contre neige. Tripant. Dans la même veine le ski acrobatique se montre tout aussi plaisant avec son timing précis et le haut niveau d'adresse requis pour maintenir une ou deux petites boules dans une certaine zone circulaire avec l'aide d'un ou 2 sticks analogiques selon la difficulté de la figure choisie. Pas évident au premier abord étant donné qu'il faut une sacrée coordination cerveau/doigts pour y arriver et encore penser à gérer la réception tout de suite après.

Je tiens d'ailleurs à signaler que l'intelligence artificielle risque de bien vous malmener avec des temps parfois bien chauds du slip à atteindre si vous espérez avoir la 1ère place (et plus particulièrement dans les épreuves de bobsleigh, luge et skeleton). C'est bien simple, la moindre faute se paye et pas qu'un peu. Là où ce n'est pas évident dans ces cas-là, c'est que votre engin doit monter le plus haut possible dans la courbe pour gagner le plus de vitesse. Mais si vous allez trop haut c'est le vautre assuré. Sachant que leur inertie est des plus rigides et qu'il faudra bien anticiper le retour aux lignes droites ou les enchainements de virages sans se cogner aux parois des couloirs, vous comprendrez aisément que le défi se montre de taille dans ces disciplines où la console excelle finger in the sphincter-de-votre-choix.

Un autre point noir se situera également dans les épreuves de patinage avec une IA tout simplement truandée qui n'est pas sans rappeler celle de ce foutu Mario Kart 64. Il suffit que vous soyez en première position pour que vos concurrents bénéficient de coups de boost magiques et vous rattrapent en 2 temps 3 mouvements. Sans comptez qu'ici la gestion des collisions est tout bonnement inexistante et que par défaut c'est généralement vous qui vous faites giclé lors des contacts. Au mieux vous vous retrouvez vers le centre de la piste sans perdre trop de temps, au pire vous bouffez le plots centraux et ralentissez inexorablement du fait de cette infraction au règlement. Pétage de plomb assuré. Tant qu'à être relou cette gestion des contacts cataclysmique se retrouve aussi dans les épreuves de snow et ski cross.

Petit mot rapide sur le mode entrainement permettant fort logiquement de se faire la main sur la totalité des épreuves histoire de ne pas trop se faire humilier par la console ou par ses potes. Celui-ci propose un descriptif complet des commandes et des tutoriaux (également disponibles en tant normal) ainsi qu'un ghost pouvant éventuellement servir à vous motiver. Complet et efficace mais ce n'est pas ça qui va rallonger la durée de vie du titre.

La montagne ça vous gagne

Autre point sur lequel Eurocom a bien assuré en plus du gameplay : la réalisation technique. Vancouver 2010 est vraiment bien foutu (sans pour autant péter la rétine) et fleur bon le produit bien fini. Les athlètes sont parfaitement modélisés, les décors sont de toute beauté et fourmillent de petits détails et l'ensemble mouline parfaitement sans le moindre ralentissement. La vitesse est plutôt bien représentée avec des effets de tremblement et de motion blur couplés avec les palpitations cardiaques et les souffles des sportifs. Au final l'effet est bien rendu et se retrouve encore décuplé en vue casque où l'on a vraiment l'impression de vivre l'action à la place de notre personnage (testicules gelées en moins) grâce à des variations de sonorités façon "vue intérieure". Incroyable mais vrai, cette vue se trouve parfaitement jouable voire même plus pratique dans certaines disciplines. Signalons tout de même que certaines animations et postures peuvent parfois paraître relativement raides mais rien de bien méchant, ça reste crédible dans la majorité des situations.

La bande son déchire quant à elle les tympans avec du bon gros rock pêchu de qualité fort acceptable (les goûts et les couleurs...) collant parfaitement avec l'ambiance dynamique du titre. Bravo même si ça dénote pas mal avec l'esprit lounge et smooth des menus.

6

"Peut mieux faire", telle est la remarque que se choperait Vancouver 2010 sur son bulletin. Doté d'une technique convaincante et d'un gameplay parfaitement goûtue primant le timing et l'adresse au bourrinage de boutons, le titre d'Eurocom pêche énormément du coté de son contenu. A peine 14 épreuves dont beaucoup de clones, c'est bien trop peu pour un jeu se voulant être représentatif de l'évènement officiel. Il en résulte une impression de jeu vide et creux qui ne doit son salut qu'au mode Défis bien sympathique. Il est également appréciable de voir que le challenge proposé est de taille avec des scores et objectifs ne nous laissant qu'une très petite marge d'erreur. Va falloir être technique et pointu les cocos ! Vraiment dommage qu'autant d'épreuves manquent à l'appel car c'est clairement ce qui sanctionne le plus le jeu.

Les plus

- La réalisation technique.
- Le gameplay subtile.
- Le mode Défis.
- Le challenge épicé de certaines épreuves.
- La bande son.

Les moins

- Trop peu d'épreuves.
- Trop peu de contenu.
- La ressemblance entre certaines épreuves.
- Le multi du pauvre.
- La gestion des collisions.

Détails

3+
Nom
Vancouver 2010
Support
Xbox 360
Genre
Sport
Editeur
Sega
Développeur
Eurocom Entertainment
Sortie
15 janvier 2010
15 janvier 2010 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

1981 : Première victime d’un jeu vidéo. Un homme meurt d’une crise cardiaque en jouant à Berzerk, un jeu d’arcade qui, comme son nom l’indique, met en scène un soldat contre une armée de robots dans une action frénétique.