Xbox 360 Top Spin 2


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Test de Top Spin 2

Test du Jeudi 8 juin 2006 par Grosquick

Après [jeu|879], un premier opus remarquable et remarqué sur Xbox fin 2003 qui venait titiller le maître Virtua Tennis, les Français de PAM se sont remis à la tâche pour tenter de rééditer la même performance sur Xbox 360, avec [jeu|3070]. En ce début d’été aux couleurs de Roland Garros, cette suite arrive à point nommé pour satisfaire les fanas de la baballe jaune.

Balles neuves ?

Techniquement parlant, malgré les screens assez prometteurs, le résultat est un peu décevant. Le changement de génération de console n’est pas flagrant, et si quelques effets de lumière ont été rajoutés, et la finesse d’ensemble accrue, la différence est finalement minime par rapport au premier opus Xbox. Les animations semblent elles aussi avoir légèrement régressé, certains mouvements se faisant plus raides, moins bien enchaînés entre eux, rendant l’ensemble moins fluide et donc un brin moins réaliste. Enfin, pas de quoi crier au scandale, la plupart des joueurs ne sentira peut-être même pas la différence.

A part ça, on retrouve des courts aux décors variés, allant des tournois classiques du Grand Chelem à des endroits plus exotiques, de jour, de nuit, au coucher du soleil… Le public est plus ou moins présent suivant le lieu, mais même lors des grands tournois, il a du mal à se faire entendre, ce qui nuit un peu à l’ambiance générale, trop molle.

Ajoutons enfin, pour terminer sur la technique, des temps de chargement une nouvelle fois un peu trop longuets, dont on aurait aimé qu’ils disparaissent sur cette version censée être next-gen.

Effets spéciaux

Si [jeu|3070] pêche donc un peu au niveau de l’immersion (ça reste toutefois très relatif, et c’était également un peu le cas de son prédécesseur), les développeurs ont réussi à conserver, voire améliorer ce qui avait fait le succès du premier épisode : le gameplay. Pour les coups de base, pas de gros changement : on retrouve le coup normal sur A, le lifté sur B, le slicé sur X et le lob sur Y. Mais on peut également désormais réaliser quelques coups dits « avancés », en maintenant la gâchette gauche enfoncée + une des touches de coups de base. Par exemple, avec L + B, on peut réaliser un passing (la balle prend un effet légèrement courbé pour contourner l’adversaire le long de la ligne), tandis que L + A permet de réaliser un contre, la balle partant alors plus rapidement pour tenter de surprendre l’adversaire. Des ajouts qui élargissent davantage les possibilités de jeu, sans oublier les fameux coups risqués, qui ont fait une partie de la renommée du premier opus. Là aussi, le concept a été approfondi : au lieu des deux uniques coups risqués du premier Top Spin (un coup superpuissant avec la gâchette droite et un amorti avec la gâchette gauche), chaque coup de base peut être effectué de manière risquée, en maintenant enfoncée la gâchette droite + A, B, X ou Y. Ainsi, en plus du service, de la frappe puissante et de l’amorti, on peut notamment effectuer des lobs risqués qui, s’ils sont réussis, atterriront au bord de la ligne de fond de court, laissant peu de chances à l’adversaire de récupérer la balle.

Bref, des possibilités de jeu plus étendues qui accentuent davantage la profondeur du gameplay, et donc son intérêt.

On tente le Grand Chelem ?

Point de vue modes de jeu, on a vite fait le tour, puisque hormis les modes Exhibition et Tournoi, l’intérêt du jeu solo s’axe essentiellement autour du mode Carrière. Celui-ci se présente un peu comme dans le premier Top Spin, ou dans Virtua Tennis, avec un calendrier indiquant tous les événements sportifs se déroulant chaque semaine, et diverses rubriques à consulter. L’interface ressemble à une sorte de PDA avec plusieurs onglets : caractéristiques du joueur, statistiques et trophées, magasins de vêtements et équipements sportifs… On a même une boîte mail dans laquelle on reçoit régulièrement des messages d’encouragement, de défi de vos adversaires, ou même d’informations sur l’évolution de votre fan-club… Plus sérieux, des entraîneurs vont proposeront leurs services. Un aspect à ne pas négliger, puisqu’il faudra régulièrement changer de coach pour progresser, ceux-ci étant limités dans différentes compétences. Certains sont spécialisés dans les déplacements, d’autres dans la puissance etc. De la même manière, on pourra changer de sponsor d’une année sur l’autre, sachant que chaque sponsor offre des récompenses si vous remplissez divers objectifs (gagner un match contre un joueur sponsorisé par une autre marque, gagner tel tournoi 2 fois, ou carrément être numéro 1 mondial 2 années d’affilée). Voilà qui ajoute un petit aspect gestion à l’ensemble, gestion qu’on ne retrouve malheureusement pas dans l’achat de matériel, puisque quels que soit votre raquette, vos chaussures ou autres accessoires, les performances ne changent pas. On s’amusera quand même à faire les boutiques pour se faire un look le plus cool possible.

La progression se fait par le biais de mini-jeux d’entraînement, à la manière d’un Virtua Tennis : faire tomber des dominos, pousser une grosse boule hors du court, faire s’effondrer un mur de cartons… Chaque exercice correspondant à une compétence : coup droit, revers, puissance, vitesse…

Bref, après quelques séances d’entraînement, vous serez prêt à enchaîner les tournois, des trucs miteux au début contre des adversaires un peu bidons, qui vous feront gagner de l’argent et des places au classement ATP pour avoir plus tard le droit de participer à des tournois plus prestigieux, pour finir par taper le Grand Chelem et être numéro un mondial. Mais bon, pour ça vous avez pas mal de boulot devant vous…

Un mode Carrière assez bien foutu et très complet donc, auquel on pourra seulement reprocher une interface un peu froide et manquant de vie, et comme pour le reste des temps de chargement un peu longuets. Y a pire comme reproches.

A confirmer au prochain tour

Au final, [jeu|3070] est le digne successeur du premier opus. Malgré une réalisation pas vraiment digne d’une next-gen, avec des graphismes peu évolués depuis la version Xbox et une ambiance sonore trop molle, cette suite convainc grâce à un gameplay approfondi offrant de nombreuses possibilités, et un mode Carrière bien fichu qui assure une excellente durée de vie. Largement suffisant pour se prendre pour Federer et consorts.

7

Top Spin 2 est le digne successeur du premier opus. Malgré une réalisation pas vraiment digne d’une next-gen, avec des graphismes peu évolués depuis la version Xbox et une ambiance sonore trop molle, cette suite convainc grâce à un gameplay approfondi offrant de nombreuses possibilités, et un mode Carrière bien fichu qui assure une excellente durée de vie. Largement suffisant pour se prendre pour Federer et consorts.

Les plus

+ Le gameplay approfondi
+ Le mode Carrière riche

Les moins

- La réalisation pas si impressionnante que ça
- Les temps de chargement un peu longuets
- L’ambiance sonore trop molle

Détails

3+
Nom
Top Spin 2
Support
Xbox 360
Genre
Sport
Editeur
2K Games
Développeur
Power and Magic Development
Sortie
07 avril 2006
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

Grosquick aime les frites et Radiohead.