Xbox 360 Tomb Raider Underworld


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Test de Tomb Raider Underworld

Test du Mardi 28 avril 2009 par Allepluscool

Ah Tomb Raider ! En voilà une saga culte ! Débutée sur PS One en 1996, le titre de Core Design était une véritable révolution. Et après quelques opus sans fautes, la miss s’est vue en déclin. La communauté des gamers ne prête même pas attention à Tomb Raider : The Angel of Darkness sorti en 2003. On dit Lara finit, qu’elle doit laisser place aux nouveaux… Et au milieu des années 2000 la licence est reprise par Crystal Dynamics. On nous annonce un retour aux sources, et pour être honnête on n’y croit pas du tout. Et là paf ! La claque. On a retrouvé dans Tomb Raider Legend tout ce qu’on a tant aimé dans les premiers volets. Et même plus puisque maintenant la belle n’a plus de seins en triangles ! Fort du succès de cet opus, nous avons eu droit pour les 10 ans de la sortie du premier opus à un excellent remake intitulé Lara Croft Tomb Raider : Anniversary, et dernièrement à Tomb Raider Underworld (TRU pour les intimes.) Et c’est de ce dernier opus dont il est question dans le test qui suit.

Présentation

Tomb Raider Underworld est donc la suite directe des précédents opus et se veut comme la conclusion d’une trilogie. Nous retrouvons donc Lara Croft à la recherche de sa mère disparue dans la cité d’Avalon. C’est avec grand plaisir que l’on retrouve un casting de luxe composé de Jacqueline Natla, Amanda, Zip et d’autres. A noter que normalement Jacqueline Natla décède dans le tout premier Tomb Raider… M’enfin ce n’est pas bien grave.

Mise en bouche

Le jeu débute par un prologue-tutoriel bien sympathique qui nous plonge dans le manoir des Croft en feu. Ce tuto montre que l’on reste sur les bases posées par Legend. Une maniabilité hyper fluide, une Lara Croft en grande forme qui se sert d’un grappin, qui pousse des cubes de béton trois fois plus lourds qu’elle, qui saute partout. D’ailleurs ce tuto montre déjà les points positifs et les points négatifs qui vont vous suivre toute au long de l’aventure. Tout d’abord les points positifs : c’est fluide, c’est beau, ça bouge bien. Rien de particulier cependant, nous sommes habitués à cela depuis longtemps. Mais surtout ce tuto nous montre le gros point noir du jeu : la caméra. Horrible est le mot qui la décrit le mieux. Jamais bien placée, toujours trop collée à Lara, mal placée lors des combats. C’est vraiment une honte de commercialiser un jeu avec un si gros problème. Et malheureusement il y a encore deux autres problèmes majeurs qui vous sauteront aux yeux après quelques minutes de jeu : l’IA et les nombreux bugs de collisions. L’IA est vraiment déplorable. Alors que Lara est à 5cm d’un ennemi, celui-ci ne bouge pas et même pire, il se laisse fusiller à bout portant. Rigolo la première fois, ça en devient vite lassant. Et que dire des bugs de collisions… Et bien c’est un peu comme il y a 12 ans, Lara bloque sur un rocher, sur une poutre, contre un mur… Et là une seule solution : recommencer le niveau. Oui ça gâche le plaisir…

Oh les cholies cartes postales !

Heureusement l’aventure se laisse jouer sans déplaisir. Parcourir des environnements si gigantesques est vraiment énorme. Le level-design est vraiment très inspiré. On passe vraiment de très bons moments de jeu notamment avec le retour de la moto, les pouvoirs des dieux nordiques, les combats contre les animaux (oui j’aime zigouiller du jaguar avec un uzi), les énigmes bien tordues et même certaines fusillades explosives. De plus moi qui déteste les niveaux aquatiques dans la plupart des jeux et particulièrement dans les Tomb Raider, je ne peux qu’approuver la réelle amélioration depuis Legend et Anniversary. Le tout premier niveau se passe d’ailleurs dans l’eau et c’est avec un réel plaisir que j’ai arpenté la Mer Méditerranée avec la belle en combinaison de plongée.

Pour le gameplay c’est encore une fois repris sur les Tomb Raider précédents avec quelques apports comme l’aide à la résolution des énigmes ou encore le fait que Lara puisse tirer alors qu’elle est accrochée à une poutre. Rien de transcendant mais tout de même ça renforce l’expérience de jeu.

De plus nous retrouvons un casting audio de première classe avec l’habituel Françoise Cadol dans le rôle de Mademoiselle Croft. Et surtout, je n’en avais pas encore parlé jusque là, mais sur le plan technique c’est excellent. Grandiose à certains moments, splendide aux autres, le jeu a une qualité visuelle indéniable. Lara est beaucoup plus réaliste que jamais (et ce malgré ses jambes gigantesques), la verdure est réaliste et que dire de l’eau… On dirait de la vraie ! Bref sur ce point rien à dire Crystal Dynamics a bien bossé.

D’un point de vu scénaristique par contre il y a de quoi être un peu déçu, l’idée d’introduire la mythologie nordique au sein de l’intrigue était une excellente idée qui se voit au final peu développée. Et puis question durée de vie c’est comme la moyenne habituelle : une dizaine d’heures de jeu et trois niveaux de difficultés différents. Me l’ayant fait en normal je peux dire que l’aventure et loin d’être difficile et par conséquent vous pouvez sans trop avoir peur taper dans le difficile.

7

En conclusion, Tomb Raider Underworld aurait dû et aurait pu être le meilleur opus de la trilogie. Cependant l’ignoble caméra, l’IA et les bugs de collisions qu’on ne retrouvait pas dans les précédents opus next-gen plombent carrément l’ambiance. Heureusement la réalisation 5 étoiles, le level-design inspiré et son ambiance du tonnerre sauvent le tout. A réserver aux fans toutefois, et ce malgré la grande accessibilité du titre.

Les plus

-Graphiquement irréprochable
-Dans la continuité de Legend et Anniversary
-Lara Croft au mieux de sa forme
-Le level design des niveaux impeccable

Les moins

-Caméra abominable
-IA au ras des pâquerettes
-Bugs de collision...

Détails

16+
Nom
Tomb Raider Underworld
Tomb Raider 8
Support
Xbox 360
Genre
Action
Editeur
Eidos Interactive
Développeur
Crystal Dynamics
Sortie
21 novembre 2008
18 novembre 2008 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

A leurs débuts, les jeux vidéos étaient développés sur des ordinateurs qui nécéssitaient plusieurs dizaines de m² de surface pour être stockés. A l'époque, ces ordinateurs coûtaient plusieurs dizaines de milliers de dollars !