The Elder Scrolls IV : Oblivion
Test du Mardi 11 avril 2006 par Galagan
Quatre ans après Morrowind, voilà que le quatrième épisode de la série des Elder Scrolls débarque sur Xbox 360. Oblivion allie donc le savoir-faire déjà reconnu de la série ainsi que la puissance de la nouvelle génération de machines. Et autant le dire d’emblée : le résultat fait mal. Les amateurs de RPG vont être comblés, voire même plus.
I’m the chosen one ! Ha ben non…
Il fait froid et humide. Les gardes font la ronde, amusés de vous traiter de tous les noms d’oiseau qui vous caractérisent. Vous commencez l’aventure au fond de votre cellule, seul et démuni sans savoir le pourquoi du comment de votre condition. Mais cette situation peu enviable va vite prendre une nouvelle tournure. Menacé de mort, le souverain de Tamriel, Uriel Septim VII, accompagné de sa garde personnelle, va emprunter le passage secret dissimulé dans votre cachot afin de fuir sa demeure. Dans la hâte, vous arrivez à emprunter les nombreux tunnels souterrains pour vous enfuir et vivre votre vie en toute liberté. Pourtant, avant de sombrer dans l’au-delà , Uriel Septim VII vous confiera l’amulette symbolique du trône que vous devrez rendre à son dernier héritier caché. Et qui dit caché dit partir à sa recherche. Et voilà comment un paumé comme vous va partir à la recherche d’un inconnu dans le but de rendre le trône à qui de droit, et refermer les portes vers Oblivion qui menacent Tamriel.
Je suis boulanger/magicien et toi ?
Avant même de prendre le pad en mains, vous aurez à créer votre personnage. Son sexe, sa race, son visage, son apparence, tout est modifiable en quelques secondes. Voilà de quoi créer son avatar dans les meilleures conditions qui soient.
Puis cette courte introduction vous permettra de déterminer les caractéristiques clés de votre avatar. Vous aurez alors le choix de votre classe (guerrier, voleur, magicien, barde...) et de vos aptitudes spéciales, avant de vous jeter tête baissée dans l’inconnu. Un système de création ultra complet qui permet de façonner son personnage avec facilité et style. Et qui donnera l’envie aux plus coriaces de refaire le jeu avec d’autres personnages opposés.
Freedooooom !
Vous voilà embarqué dans une aventure qui vous réserve de multiples surprises dont vous n’imaginez pas encore l’étendue. Rendre l’amulette à l’héritier caché du roi, voilà votre quête principale. C’est donc naturellement qu’on aura tendance à se focaliser sur cette mission, et tracer comme un seul homme vers cet objectif capital. Bête et discipliné, le fan de RPG est trop souvent conditionné par une trame linéaire qui ne lui laisse que peu de liberté dans ses décisions. Oblivion est là pour briser cette monotonie ! La trame majeure doit évidemment être exécutée puisque telle est votre mission pour « finir le jeu », mais Bethesda, le développeur, a encore une fois offert au joueur une liberté quasi-totale dans ses actions. C’est ainsi que le monde de Tamriel est truffé de caves, mines et autres ruines que vous pourrez visiter quand bon vous semblera, histoire d’aller rechercher quelques trésors utiles à votre quête. Mieux encore, les personnages rencontrés dans les différentes villes vous assigneront des missions secondaires pas toujours évidentes à relever. Sans oublier les nombreuses guildes qui vous recruteront pour vos qualités exceptionnelles et qui auront du pain sur la planche pour vos petits bras musclés.
Oblivion impressionne par sa liberté d’action. Les quêtes s’enchaînent, dans un ordre complètement aléatoire, mais surtout totalement facultatives. A l’image d’un MMORPG, Elder Scrolls IV offrira toujours au joueur des missions secondaires, qui prendront souvent le pas sur la quête principale : collecter des objets, détruire un ennemi, rendre service à un malade… tant de petites choses qui rendent le jeu si frais et prenant ! D’une partie à l’autre, le plaisir de jeu est radicalement différent. Oubliez donc le classique « t’en es où dans Oblivion ? » car vous aurez certainement effectué des missions bien différentes de votre voisin. Ainsi, le titre atteint des sommets dans sa durée de vie avec plus d’une centaine d’heures de jeu pour les plus curieux d’entre vous. Un luxe qu’on ne se refusera pas, bien au contraire. En espérant que de nouvelles quêtes seront vite disponibles via le Xbox Live !
Mes yeux ! Mes yeux ! Ca pique !!!
En plus d’être d’une richesse encombrante, Oblivion s’offre les services des nouvelles technologies pour en mettre plein les yeux au joueur. En intérieur, la gestion des lumières et des ombres est criante de réalisme. Mais c’est lors des déplacements en extérieur que le titre démontre ses qualités. La nature est plus que fournie, les décors enchanteurs, la profondeur de champ vertigineuse, et il s’en dégage une ambiance unique. Dévaler une colline, découvrir des ruines encore inexplorées, puis voir le soleil couchant reflété dans les eaux troubles d’un lac, voilà ce qu’on appelle un vrai bonheur de Gamer. Surtout que le tout est géré en temps réel, sans aucun temps de chargement. Une prouesse que l’on verra de plus en plus avec la nouvelle génération de jeux.
Ajoutez à cela une bande son sublime, juchée entre les Baldur’s Gate et Conan le Barbare. Un vrai bonheur pour l’oreille.
On notera tout de même un peu de clipping sur certains éléments du décor, ainsi qu’une chute quelques fois violente du frame rate, mais rien de bien handicapant pour le gameplay lui aussi aux petits oignons. De même, certains dialogues mettent du temps à se lancer, et l’IA de certains personnages/ennemis manque souvent de précision et de pertinence.
Un FPS, sans le S
Côté gameplay, Oblivion peut se vanter d’être accessible et complet à la fois. A la manière d’un FPS classique, les déplacements se font à l’aide des deux sticks analogiques, alors que les attaques se déclencheront sur les deux gâchettes de droite. C’est simple, efficace, et tout en temps réel ! On a même presque tendance à l’oublier pour se plonger dans l’aventure et dans le feu des combats souvent intenses et prenants. Un gage de qualité.
Heureusement, on reste dans un bon vieux RPG, et la gestion de son équipement se fera tout aussi facilement. Un menu spécial permet de changer d’équipement en quelques secondes, alors qu’un menu rapide permettra de changer de sorts et d’armes tout en conservant la spontanéité des combats. On adorera customiser son personnage suivants les objets gagnés / volés / trouvés / égarés qui seront dans votre équipement.
Le jeu aux 1001 richesses
Oblivion est sans hésiter le meilleur RPG du moment. Sublime, simple d’accès, riche et très long, il offre à tous les fans de vrais jeux de rôles l’aventure épique tant rêvée combinée à une technique hors pair. Pour peu que vous ayez une Xbox 360, ce titre est d’ores et déjà un indispensable qui vous fera passer de sacrées nuits blanches pad en mains.

Oblivion est sans hésiter le meilleur RPG du moment. Sublime, simple d’accès, riche et très long, il offre à tous les fans de vrais jeux de rôles l’aventure épique tant rêvée combinée à une technique hors pair. Pour peu que vous ayez une Xbox 360, ce titre est d’ores et déjà un indispensable qui vous fera passer de sacrées nuits blanches pad en mains.
Les plus
+ Graphiquement sublime+ Une liberté totale
+ Durée de vie énorme
+ Gameplay complet et simple
+ BO grandiose
+ Un vrai RPG
Les moins
- Chutes de frame rate- IA pas toujours au top
Détails
- Nom
- The Elder Scrolls IV : Oblivion
- Support
- Xbox 360
- Genre
- RPG
- Editeur
- 2K Games
- Développeur
- Bethesda Softworks
- Sortie
- 24 mars 2006
- 20 mars 2006 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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