Ridge Racer 6
Test du Mercredi 15 février 2006 par Spike
Pas de tuning, pas de takedown, pas de poursuite avec la police… Ouh là , ça sent mauvais ! A moins que… Mais oui ! C’est bien lui !!! Ridge Racer est de retour sur Xbox 360 avec des graphismes au goût du jour et un mode online. Nous en faut-il plus pour sauter à pieds joints sur la pédale ? Bien sûr que non !
On n’a pas les mêmes valeurs !
Burnout d’un côté, Need For Speed de l’autre. Oui, [jeu|4144] fait presque pitié avec son contenu simpliste. Pire, voilà des années que Namco nous mène en voiture avec des circuits semblables, des caisses inchangées et surtout un gameplay identique. Sauf qu’une fois la manette entre les mains, on devient aussi doux qu’un agneau. Concentré, complètement happé par le téléviseur, plus rien n’existe autour. Pourquoi ? Parce que [jeu|4144] fait partie de ces titres qui nous ensorcèlent dès le premier coup de volant. Sa force ? Un gameplay quasiment parfait qui fait systématiquement mouche.
Même un bras cassé peut facilement prendre en main une caisse ! Ensuite, la courbe de progression se fait douce, idéale pour s’adapter peu à peu à la jouabilité. Sans que vous ne vous en rendiez compte, vous devenez un fou du volant, de ceux qui roulent pied au plancher, qui prennent les virages sans freiner et qui feraient tout pour un nouveau chrono à exhiber.
Creuse et tu verras !
Si un Ridge Racer reste ultra accessible avec sa maniabilité arcade au possible, il n’en demeure pas moins rempli de subtilités.
Dans l’absolu, il suffit de foncer, de faire plein de dérapages pour épater la galerie et enfin de finir sur le podium ! Sauf qu’avec ce [jeu|4144], la donne a changé. Il faut maintenant déraper pour remplir sa jauge de nitro et surtout arriver premier pour passer à la course suivante. C’est que la sauce s’est sacrément corsée ! Du coup, vous voilà contraint d’apprendre à piloter avec beaucoup plus de doigter. Ne vous affolez pas non plus, les bourrins du paddle pourront toujours s’en tirer.
Comme d’accoutumée, vous débutez chaque course à la noble place de dernier. Il ne tient qu’à vous de prouver à chacun que vous valez mieux que ça en dépassant les treize concurrents. Si les premiers se laissent allégrement doubler, il y a toujours ce petit emmerdeur à la hauteur de la cinquième ou quatrième place pour vous rendre la vie dure. Mais attention, dans [jeu|4144], il est vivement conseillé de tracer sa route. Perdez un peu de temps avec un concurrent, ratez un virage ou utilisez mal votre nitro, et vous êtes bon pour recommencer !
La meilleure technique consiste à faire un départ d’enfer, à vous de choper le plus rapidement le timing. Réussir parfaitement le premier tour reste la technique par excellence pour remporter la victoire. Une fois bien lancé, vous allez vous sentir plus fort que tout. Vous mangez, vous dévorez même la piste et les concurrents qui vont avec !
N’ayez pas peur non plus d’utiliser votre jauge de nitro, c’est elle qui vous hissera en haut du classement. Contrairement à un Burnout où cette dernière a souvent un rôle salvateur, dans [jeu|4144] elle ne sert qu’aux gagnants, à ceux qui ont le vent en poupe. Tout simplement parce que le gain de vitesse obtenu après une dose de nitro ne permet pas d’accélérer si vous n’êtes pas au maximum. Au contraire, si l’aiguille s’agite sur le côté droit du compteur, brûlez une des jauges de nitro sur les trois disponibles et vous atteindrez une vitesse exponentielle ! Mieux encore, une fois que vous maîtrisez bien votre caisse, vous pouvez vous payer le luxe d’utiliser la nitro en dérapant. Là , c’est le pied intégral ! En même temps que vous dépassez le mur du son, votre jauge se remplit de nouveau. Autant de subtilités à maîtriser pour déchirer le chrono.
Pour terminer, il convient de vous initier à la philosophie du dérapage. Déraper avec efficacité n’est pas donné à tout le monde. Et pour cause ! La voiture a vite fait de se retrouver la gueule en face des rambardes de sécurité. A vous de tâter du stick analogique pour épouser une courbe parfaite. Il n’est pas nécessaire non plus de déraper comme un boulet toutes les cinq secondes. Repérer les plus gros virages et partir en glisse avec la vitesse maximale sont davantage conseillés !
Ouais mais quand même
Certes, [jeu|4144] nous fait vibrer dès le premier virage. Telle une drogue, une fois les mains posées sur le paddle, on ne peut plus en décrocher. Pourtant, Namco tire encore sur la ficelle en nous resservant toujours du réchauffé !
Les circuits, au nombre de quinze, ne surprennent plus tellement, même si leur modélisation façon next-gen les change quand même. Seulement, après les avoir faits sous tous les angles possibles (en miroir, le jour, la nuit, le soir, le matin, en début d’aprem), on finit par se lasser. Le mode principal vous propose d’ailleurs plus de cent courses. Si au début on peut croire à une variété bluffante, on s’aperçoit rapidement de la supercherie !
Il serait temps que Namco se réveille un peu en diversifiant un tant soit peu ses modes de jeu. Proposer exactement la même formule, aussi bonne soit-elle, finit par éteindre peu à peu notre flamme affective pour la série. C’est d’autant plus rageant que le potentiel est là . Sans partir dans le copié-collé des autres concurrents, sans pour autant modifier le gameplay, inclure un peu de nouveauté ne relève pas de l’exploit…
Encore une fois !
Graphiquement aussi, [jeu|4144] peine à s’imposer. Même si les caisses sont magnifiques, même si la vitesse peut rivaliser avec un Wipeout, on n’a clairement pas l’impression d’être sur next-gen. [jeu|4144] perd alors de sa superbe. S’il avait su nous en mettre plein la rétine avec des effets visuels de toute beauté, peut-être que le manque de nouveauté serait passé inaperçu. Le jeu se serait alors posé en bombe technique, un point c’est tout !
Enfin, et on terminera là -dessus, Namco a quand même pensé à mettre à jour sa série au niveau online. Même si les modes restent très classiques, les courses jouables jusqu’à quatorze suffiront à vous occuper des heures durant !
L’amour rend faible…
Ridge Racer sur next-gen n’a que le nom… Que ce soit en terme de gameplay ou de réalisation, [jeu|4144] n’a que très peu évolué. Et pourtant ! Une fois le paddle en main, on en redemande jusqu’à plus soif. Les courses s’enchaînent, l’accélérateur grimpe au taquet et les sensations sont vraiment au rendez-vous. Pas de grosse surprise donc, si ce n’est l’arrivée du mode online. [jeu|4144] reste malgré tout une valeur sûre, de celles qu’il serait dommage de louper si vous êtes un fou du volant !




Ridge Racer sur next-gen n’a que le nom… Que ce soit en terme de gameplay ou de réalisation, Ridge Racer 6 n’a que très peu évolué. Et pourtant ! Une fois le paddle en main, on en redemande jusqu’à plus soif. Les courses s’enchaînent, l’accélérateur grimpe au taquet et les sensations sont vraiment au rendez-vous. Pas de grosse surprise donc, si ce n’est l’arrivée du mode online. Ridge Racer 6 reste malgré tout une valeur sûre, de celles qu’il serait dommage de louper si vous êtes un fou du volant !
Les plus
+ Un gameplay merveilleux+ Des caisses très belles
+ Un mode online
+ Grosse durée de vie
+ Des sensations extrêmes !
Les moins
- Pas de grosse nouveauté- Graphiquement moyen
- Pas assez de circuit
Détails
- Nom
- Ridge Racer 6
- Ridge Racer VI
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Combats
- Editeur
- Namco
- Développeur
- Namco
- Sortie
- 26 janvier 2006
- 31 octobre 2005 (US)
- 10 décembre 2005 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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