Xbox 360 Pure


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Test de Pure

Test du Jeudi 13 novembre 2008 par AssKicker

La dernière fois que j’ai mit la main sur un jeu Disney, c’était pour faire le test de sur Game Boy Advance. C’était en 2005, et je peux vous dire qu’il m’en a fallu des hectolitres l’alcool pour me faire oublier ce triste instant de ma life. Trois années plus tard, voilà que je me retrouve avec Pure, un autre jeu motorisé dont la boite est certes tamponnée d’un logo ‘‘Mickey Enterprise’’, mais cette fois-ci développé par Black Rock Studios qui a décidé d’y mettre plus de testostérones, de poils et de sueur que ce que l’éditeur nous avait habitué jusque-là avec des courses de quads montés par une bande de déglingués du ciboulot. Jouer la carte de l’extrême est une discipline risquée et ô combien périlleuse où bon nombre de studios se sont déjà magnifiquement vautrés, reste donc à voir ce que ce Pure a dans le slip.

100% Pure beurre ou presque

Pour dompter son quad et tout ce qui va avec, Pure débute bien gentiment avec un petit didacticiel en terrain boueux. On met les gazs et… mmmais c’est que c’est bien nerveux tout ça… mmmais c'est que ça trace bien dites donc… Diantre, une bosse. Woosh ! Un beau p’tit saut d’une dizaine de mètres de haut, on fait coucou aux oiseaux, on presse un bouton combiné à une direction et hop ! Voilà que sort la première figure acrobatique. Concentration intense pour se réceptionner bien comme il faut et bim ! Ma jauge de boost se remplie. La voix du jeu m’informe alors que j’ai 2 choix : soit j’utilise mon boost pour tracer comme un goret, soit je continue de la remplir pour atteindre plusieurs paliers me permettant d’accéder à de nouvelles figures attribuées à 2 touches supplémentaires. Incroyable, un petit aspect subtil et technique se trouve présent dans ce jeu pourtant censé être bourrin comme pas deux. Une fois toutes les présentations faites, l’entrainement nous invite à participer à une course en compagnie de 15 autres adversaires en guise d’amuse bouche… et c’est à partir de ce moment là que l’on s’aperçoit que l’on a affaire à un jeu tout bonnement énorme, mais j’y reviendrais plus tard.

Une fois le training torché, Pure nous propose de construire notre quad de A à Z. Etant donné que le choix est carrément énorme et que les plus grosses lopettes d’entre vous risquent de prendre peur, le jeu peut se proposer de s’occuper de cette lourde tâche tout seul comme un grand à votre place. La monture se construit par le biais d’une bonne vingtaine d’éléments différents influençant divers paramètres techniques (vitesse max, accélération, freinage, maniement et figures) ou tout simplement l’aspect esthétique aussi bien en terme de formes que de couleurs. L’éditeur de quad est très complet et comprend tous les grands fabricants et accessoiristes de la discipline. Enfin je suppose hein, je n’y connais rien en fait... Reste ensuite le choix du pilote qui ne change pas grand-chose, si ce n’est à représenter votre classe intrinsèque à l’écran.

De Pure road trip around the world

Le gros de Pure se trouve dans son mode ‘‘World Tour’’ qui comprend une dizaine d’épreuves réparties sur plusieurs circuits étalés aux 4 coins du globe : Italie, Thaïlande, etc... vous allez en bouffer du pays. Afin de ne pas trop lasser le joueur, 3 disciplines différentes sont représentées :

  • Course : classique, les 16 participants se tirent la bourre pour décrocher la première place durant 3 tours de piste.
  • Sprint : ce sont des courses survitaminées en 5 tours se déroulant sur des circuits de tailles réduites composés de 2 bosses au maximum. Il n’est donc quasiment pas possible de caler des figures pour gagner du boost. Autant dire que c’est souvent très serré.
  • Freestyle : épreuves très intéressantes puisqu’elles consistent à obtenir le plus de points possible en claquant moult figures. Problème : la jauge d’essence se vide. Il faudra donc penser à récupérer des items d’essence répartis sur le tracés, tout en pensant à chopper des bonus de score x2, de boost, ou de figures spéciales. L’épreuve s’achève lorsque l’on tombe en rade comme une vieille daube.

La progression du mode ‘‘World Tour’’ se fait par le biais de points à acquérir afin de débloquer les épreuves et courses suivantes, tout en glanant au passage de nouvelles pièces et améliorations pour son bolide. Il est d’ailleurs important de s’en construire plusieurs en pensant à spécialiser chacun d'entre eux à chaque type de discipline. D’un coté on peut quand même se passer de cette méthode pour y aller comme un bourrin avec un engin prédestiné à foncer, ça peut toujours passer au bout de plusieurs essais.

Les autres modes sont assez classiques : courses uniques, entrainement, etc… autant dire qu’une fois le mode ‘‘World Tour’’ torché, il ne restera bien que les parties online pour avoir de nouveaux challenges intéressants à se mettre sous la dent. Au pire se refaire une bonne petite partie de temps en temps ne pourra faire que du bien. Dommage qu’il n’y ait pas de mode split screen pour massacrer des potes lors de soirées endiablées, et que les modes online ne se base que sur ce qui existe en solo, à savoir de simples courses, épreuves de freestyle, etc... un peu d'originalité n'aurait pas fait de mal mais fort heureusement l'adrénaline prend à nouveau le dessus contre des adversaires humains.

Des sensations… bah heu… Pure !!!

Entrons maintenant dans le vif du sujet, à savoir les courses en elles-mêmes. Eh bien autant dire que c’est du bonheur en barre. Tout d’abord les environnements sont magnifiques et s’étendent à perte de vue sans le moindre clipping ou autre brouillard disgracieux. L’ensemble est très coloré, plein de vie et parfaitement construit. Rien à dire, les circuits sont vraiment originaux et procurent énormément de fun à être parcourus. Les quads laissent des trainées dans la boue, les pilotes accumulent la crasse sur leurs fringues, ça fonce à fond les ballons sans le moindre ralentissement, bref, c’est du très bon boulot digne des consoles next-gen. Autre bon point, les circuits bénéficient tous de plusieurs embranchements, parfois 2, 3, voire carrément 4 côte à côte favorisant la vitesse, les figures, ou tout simplement la perte de temps. Il faudra donc plusieurs tours de piste pour trouver le chemin le plus approprié pour mettre tout le monde minable.

Le gameplay est tout simplement énormissime pour tous ceux qui ne jurent que par la conduite arcade. Gaz à fond en quasi permanence, des sauts spectaculaires, des figures spéciales d’extraterrestres qui en jettent un max, des dérapages négociés avec amour, y’a pas à chier, c’est l’extase totale. Il faut cependant noter quelques subtilités qui peuvent faire basculer les courses. Rassurez-vous, elles restent néanmoins très accessibles et desservent parfaitement le gameplay du jeu. Comme dit plus haut, il faudra faire le choix entre utiliser sa jauge de boost, ou l’économiser pour obtenir de plus grosses figures qui rapporteront encore plus de boost. D’un coté l’un ne va pas sans l’autre puisqu’un petit coup de speed avant de décoller permet de monter encore plus haut et ainsi permettre de combiner davantage de figures. Attention à ne pas toujours faire les mêmes cabrioles sous peine de gagner moins de nitro. Mais le point le plus important reste la réception des sauts. Avec la direction haut ou bas, il est possible d’incliner son quad avant de retomber sur ses roues, manœuvre indispensable pour négocier son retour sur terre en douceur sans perdre de vitesse ou rebondir comme une buse. A noter que le système de réception est assez tolérant pour ne pas dire intelligent. Disons par exemple que votre pilote n’ait pas complètement achevé sa figure, il suffit qu’il ait au moins un de ses pieds à nouveau sur sa cale pour qu’il arrive à retrouver son équilibre et ainsi éviter la gamelle. Autant dire que ce petit détail fait souvent bien plaisir. Dans le même ordre d’idée, il est également recommandé d’effectuer des impulsions sur son quad pour passer certaines petits bosses qui peuvent vous faire perdre pas mal de temps. Ca n’a l’air de rien dit comme ça, mais une mauvaise réception ou une bosse mal négociée peut facilement vous faire perdre une bonne dizaine de places d’un coup sans que vous vous n'y étiez psychologiquement préparé.

Parce que oui, figurez-vous que l’intelligence artificielle de Pure fait partie des plus agressives et des plus balèzes que j’ai pu voir dans un jeu de course, tout en restant honnête et correct. Ce sont tous des fous furieux qui tracent tête dans le guidon, qui prennent des initiatives, se vautrent parfois lamentablement certes, mais qui vous foutent une pression constante au point de se détester soi-même au moindre accrochage. Des pulsions nerveuses nous donneraient bien envie de leur mettre quelques torgnoles dans la tronche lors des dépassements mais non, cette manœuvre défouloir n’est malheureusement pas permise.

8

Pour résumer Pure, disons que ce sont des courses ultra-nerveuses étalées dans pistes sournoises, riches et tortueuses que l’on devra dompter minutieusement tout en balançant des figures d’anthologies à 30 mètres de haut et en tentant de maîtriser les assauts répétés de 15 adversaires enragés comme jamais qui ne manqueront pas de vous tomber sur la gueule à peine 5cm devant vous dans une sauce musicale de rock, d’électro pêchue, voire d’électro-rock survitaminé. Uép p’tit gars, [Pure|Xbox 360] c’est tout ça sur une seule galette de jouissance extrême, ni plus ni moins. Dommage cependant qu'il n'y ait pas de multi en écran splitté ou que le multi online ne se contente du minimum syndicale. Il n'empêche que Pure reste un très grand jeu d'arcade qui fait clairement office de valeur sûre du moment grâce à ses sensations de pilotages d'anthologie. Du lourd !

Les plus

-Le pilotage arcade mais subtile
-Le gameplay survitaminé
-L'IA aggressive
-Les pistes très bien conçues
-La création de quad super complète
-La réalisation technique de toute beauté
-LE FUN !
-Le World Tour assez long

Les moins

-Pas de Split Screen
-Le online pas très original

Détails

3+
Nom
Pure
Support
Xbox 360
Genre
Courses
Editeur
Disney Interactive
Développeur
Black Rock Studio
Sortie
25 septembre 2008
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

Grosquick aime les frites et Radiohead.