Pro Evolution Soccer 2011
Test du Lundi 11 octobre 2010 par BoK
Dans l'impitoyable monde du football vidéoludique, deux licences se livrent une lutte acharnée et force est de constater que ces derniers temps elle ne tourne pas vraiment à l’avantage de la série des Pro Evolution Soccer à la supériorité autrefois indiscutable. Après un épisode 2010 peu convaincant, Konami se devait de réagir. Plus déterminé que jamais et avec la ferme intention de redevenir le leader incontesté, PES revient avec une édition 2011 prometteuse sur le papier. Mais que nous réserve-t-elle une fois la galette insérée dans notre console ? Les belles promesses seront-elles tenues ? Verdicte ci-dessous.
Les Anglais ont inventé le foot, les Français l'ont organisé, les Italiens le mettent en scène. (Eric Cantona)
Le premier contact avec Pro Evolution Soccer 2010 est plutôt positif. Les développeurs ont pris beaucoup de soin à améliorer les menus qui se montrent sobres et très claire avec une navigation simple et intuitive entre les nombreux modes de jeu. En ce qui concerne les options elles ne sont quant à elles pas encore parfaites puisqu'il arrive que l’on cherche quelques minutes avant de trouver celle que l’on souhaite, mais il y a du mieux. Pour en revenir aux modes de jeu, la plupart de ceux présents dans Pro Evolution Soccer 2010 répondent à l’appel avec cependant un petit nouveau cette année intitulé Copa Santander Libertadores. Sous cette appellation un peu longue se cache en faite une compétition de football annuelle regroupant les meilleurs clubs d'Amérique du Sud. Pas sûr que ça intéresse beaucoup les gamers européens mais cette nouvelle licence a le mérite d’être présente et apporte son lot d’équipes et de joueurs supplémentaires, ce qui est toujours appréciable pour PES.
Les hémorragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi ! (Pierre Desproges)
Une fois les réglages classiques (durée du match, blessures, fautes, etc ...) et la sélection des équipes effectuées, vous pouvez comme d’habitude déterminer vos choix tactiques, option chère aux puristes pour qui il est inconcevable de lancer une partie sans peaufiner les moindres aspects de leur équipe favorite. Il est même possible de sauvegarder les changements, plutôt utile surtout pour gagner du temps lors des parties multijoueur.
Premier coup de sifflet, première constatation : les développeurs ont encore réduit la vitesse de jeu. Personnellement je trouve que c’est une bonne idée mais pas de panique si toutefois vous trouvez la partie trop lente à votre goût puisqu'il est possible de modifier cette caractéristique dans les options. Ce serait tout de même dommage d'en arriver là car ce nouveau rythme de jeu profite au gameplay qui devient ainsi plus technique. Il est en effet impératif de bien construire les actions pour percer la défense qui se montre désormais bien plus efficace que dans le précèdent opus. Fini les boulevards laissés par l’IA adverse, il va falloir faire circuler le ballon, feinter, etc... Terminée aussi cette sensation d’avoir des joueurs avec une fusée dans le derche puisqu'ils ne démarrent plus au quart de tour. Leur vitesse de course augmente progressivement et vous ne pourrez plus endormir la défense façon Road Runner.
Mais revenons sur la circulation de la balle car l’une des grosses nouveautés de cette épisode réside justement dans la gestion des passes. Ce n’est plus l’IA qui dose automatiquement la puissance de la balle en fonction du coéquipier visé, c’est maintenant à vous de jouer. Une jauge de puissance discrètement placée sous votre joueur indique la force de votre frappe mais rassurez-vous, vous prendrez rapidement le coup de main (ou de pied). Cette nouveauté est la bienvenue et renforce davantage le côté simulation du titre même si c’est encore l’IA qui sélectionne votre cible avec parfois des erreurs d'appréciations. Pas grave, vos talents de joueur seront un peu plus mis à contribution dira-t-on.
When the seagulls follow the trawler, it's because they think sardines will be thrown into the sea. (Eric Cantona)
Bien sûr tout n’est pas rose au pays de Pro Evolution Soccer 2011 puisque le jeu est encore loin d’être parfait. Le problème de l’ IA concernant l’attaque est toujours présent cette année. Il arrive que les attaquants soient trop statiques et aient du mal à suivre l’action. J’ai encore en tête de grands moments de solitude vécus avant certains centres... Bien que la défense soit plus efficace, le portier est quant à lui parfois à la ramasse. En effet il arrive trop souvent que le ballon soit relâché par ce dernier, provoquant ainsi des buts improbables aux conséquences tragiques, comme par exemple mon élimination de la Champions League ... Chose étonnante concernant les graphismes: cette fois sur certains replays j’ai constaté la présence d’un gros aliasing défigurant totalement le jeu, et plus particulièrement lorsque la caméra était à une dizaine de mètres de l’action. Étrange...
Un artiste c’est celui qui a le dont d’éclairer une chambre noire. (Eric Cantona)
Mis à part ce soucis, si il y a bien un aspect où Pro Evolution Soccer 2011 tire son épingle du jeu, c’est le côté esthétique. Pas de doute, la licence de Konami est un cran au dessus de la concurrence dans ce domaine. La modélisation faciale des footballeurs les plus connus est exemplaire, vous reconnaitrez les stars du premier coup d’oeil. Les mouvements sont également plus réalistes et moins robotiques que dans la version précédente. La gestion des éclairages est impeccable et donne de la profondeur aux graphismes renforçant ce côté réaliste recherché par les développeurs. L'autre point important qui contribue grandement au réalisme du titre est l’ambiance sonore. Souvent considéré comme le douzième joueur d'une équipe, le public n’est pas en reste avec un rendu assez proche de ce que l’on peu trouver dans un stade. Les chants des supporters se font entendre avec des encouragements, hués, etc... tout y est. Seul petit bémol : il arrive qu’ils soient parfois légèrement à la bourre par rapport à l’action mais on ne va pas trop en demander à des footeux (joke inside). Le dernier point négatif que j’ai constaté et pas des moindres concerne les parties en ligne. Le code réseau est complètement à la ramasse et provoque de gros ralentissements lors des parties via internet qui deviennent hélas difficilement jouables en l'état actuel et ce aussi bien sur PS3 que sur Xbox 360 (désolé, vous n'aurez pas de quoi râler sur les performances de la plateforme online de Sony cette fois-ci). Devant l'impossibilité de pouvoir jouer correctement dans de telles conditions, je n’ai pas souhaité prolonger l’expérience. Il est regrettable de voir que Konami pêche toujours autant à ce niveau à quasiment chaque nouvel épisode. Comme d'hab' nous devrions prochainement avoir droit à un patch limitant les dégâts. En tout cas on l'espère...

Verdict globalement positif pour cette mouture 2011 de Pro Evolution Soccer. Les développeurs ont mis les bouchées doubles pour combler le fossé qui les séparaient de la licence d’EA Sport. Malgré les quelques problèmes de gameplay parfois agaçants il est vrai, le plaisir de jeu est bien présent, suffisamment en tout cas pour que l’on ait envie de reprendre la manette pour lancer une nouvelle partie et inviter des potes à passer des soirées console sans avoir honte d’avouer préférer PES 2011 à Fifa 11. Dommage cependant que le code réseau du titre plombe toute l'expérience en ligne à l'heure actuelle et il faut bien avouer que le nombre de modes de jeu se trouve ici bien moins élevé que chez le voisin Fifa. Toutefois en misant à fond sur l’aspect simulation Konami semble être sur la bonne voie et nous ne pouvons qu’attendre avec impatience la prochaine édition de la série. Comme d'habitude, choisi ton camp camarade !
Les plus
+ Graphiquement au top.+ Bonne physique de balle.
+ La nouvelle gestion des passes.
+ Plus réaliste.
+ Enfin un vrai PES sur la nouvelle génération de console.
Les moins
- Absence de certaines licences.- Présence d’aliasing plus prononcé sur les replays.
- IA perfectible.
- Code réseau dans les choux.
Détails
- Nom
- Pro Evolution Soccer 2011
- PES 2011
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Sport
- Editeur
- Konami
- Développeur
- Konami
- Sortie
- 30 septembre 2010
- Recommandation PEGI
- Joueurs de ans et plus










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