Xbox 360 Prince of Persia : Les Sables Oubliés


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Test de Prince of Persia : Les Sables Oubliés

Test du Lundi 31 mai 2010 par AssKicker

Déjà testé dans nos colonnes sous sa version Wii, Prince of Persia : Les Sables Oubliés a droit à une autre session de mise à l'épreuve avec ses opus dédiés aux consoles HD de salon. Bah voui, sur ce coup Ubisoft s'est remonté le pyjama pour nous proposer un titre bien différent selon ses supports de destination et l'éditeur/développeur made in France ne s'est pas foncièrement foutu de notre gueule. Dans le cas présent c'est donc la cuvée "next-gen" (un jour faudra penser à arrêter d'utiliser ce terme périmé depuis des années...) qui s'y colle avec son propre scénario et un Prince de Perse disposant d'autres pouvoirs rigolos comme tout.

Erase & rewind

Heureux hasard du calendard, la sortie de ce Prince of Persia : Les Sables Oubliés coïncide avec celle du film Prince of Persia : Les Sables du Temps. Histoire de ne pas être trop HS d'un point de vu marketing, ce nouvel épisode vidéoludique a eu droit à une pirouette scénaristique lui permettant de s'intercaler entre les 7 années qui séparent les scénarios de Prince of Persia : Les Sables du Temps et Prince of Persia : L'Ame du Guerrier. A vue de nez nous nous retrouvons donc face à un trilogie désormais complète. Comme dit précédemment dans le beau chapeau de ce test, l'histoire de Prince of Persia : Les Sables Oubliés est différente sur PC/PS3/Xbox 360 que sur Wii malgré un titre identique (faut pas chercher à comprendre).

Un peu saoulé de voir son royaume souillé par l'envahisseur, Malik, frangin de notre Prince, se décide à libérer l'armée du légendaire Roi Salomon maintenue prisonnière par un sceau maléfique. Si dans le fond l'idée paraissait efficace, dans la forme le plan se déroule avec quelques accrocs (contrairement à un bon épisode de l'Agence Tous Risques) puisque l'armée composée de mort-vivants sablonneux dirigés par le méchant djinn Ratash va s'empresser de transformer tout les habitants du coin en pâtés de sable. Fort heureusement les frérots sont tous 2 protégés par une moitié d'amulette qui, une fois réunies, leur permettront à nouveau de réduire le machiavélique dessein du gros méchant à néant. Manque de bol le fait de tuer un soldat maléfique entraine une absorption d'énergie par ladite moitié d'amulette et tel un gros junky en plein trip, Malik ne pourra s'empêcher de se gaver de substances pleines d'XP pour devenir de plus en plus fort malgré les sermons de notre beau gosse de Prince.

Take the power back !

Sous ce scénario pas spécialement palpitant se cache une course-poursuite entre les 2 frangins, chacun accumulant progressivement des pouvoirs supplémentaires. Du coté du jeunot cela passera par le biais de Razia, gentille djinn de l'eau, qui fera acte de présence pour donner des coups de main à défaut d'autre chose. Progressivement vous pourrez ainsi figer les jets et cascades d'eau pour vous en servir comme support d'escalade (très largement mis à contribution), remettre des ruines en état d'origine toujours dans le même but (très largement sous-exploité), réaliser de puissants dashs sur des ennemis lointains, et bien entendu remonter le temps en cas de foirage d'acrobatie.

Mais ce n'est pas tout les cocos ! Les combats représentant une partie assez importante du jeu, vous pourrez également faire appel à des pouvoirs supplémentaires comme le bouclier de pierres, les flammes, le souffle de givre giclant tous les ennemis environnants, ou encore les rafales de vent qui se déchainent à chaque coup d'épée. Ceux-ci pourront être régulièrement améliorés par le biais d'un arbre des compétences une fois que vous aurez atteint plusieurs paliers d'ennemis savatés. L'intention est louable, ça apporte un peu de neuf, et les phases de baston se montrent plutôt impressionnantes avec des meutes d'ennemis pouvant parfois atteindre la vingtaine ou la trentaine de sbires en simultané. Mais malgré la présence de quelques actions contextuelles (quand on est proche des murs ou de précipices), il faut bien avouer que le coté God-of-Warien du titre se montre carrément très light puisque la palettes de coups est vraiment très faible (coup normal, coup de pied, coup fort, et sauts d'attaque ou de projection). Dommage, il y avait du potentiel à ce niveau mais les développeurs n'ont pas trop creusé le concept.

Agile comme un paresseux

Autre constat qui ne manquera pas de surprendre l'adepte des derniers volets 3D-ifiés de Prince of Persia : la lenteur des mouvements. Boudiou qu'il est mou le petit ! Que ce soit au niveau des coups ou des actions de saut, le Prince se trimballe lamentablement quand on compare ce qu'il fait dans cet épisode par rapport aux précédents. Un choix de gameplay plutôt curieux que l'on retrouve également du coté des ennemis. Au final on fini par s'y faire tout doucement à condition d'être un poil indulgent tout de même.

Par contre s'il y a bien un point sur lequel Prince of Persia : Les Sables Oubliés ne déçoit aucunement, c'est bien sur ses phases de plateforme. Le level design des niveaux est une véritable merveille en tout point et ne manquera pas de vous faire transpirer les doigts. Bien entendu nous retrouvons les classiques de la série comme les barres et les piliers sur lesquels s'accrocher, les scies circulaires murales, les poutres assommantes et le poteaux tranchants à esquiver, mais les concepteurs de chez Ubisoft Montréal ont eu le très bon goût d'intégrer les nouveaux pouvoirs du Prince à ces phases de plateforme. Comme évoqué plus haut celui permettant de figer l'eau a très largement été utilisé, et ce de manière très intelligente comme les passages où vous devrez enchainer son activation et sa désactivation à toute berzingue pour lier les spots entre eux. Sans compter qu'il faudra également les enchainer avec les dashs, les sprints muraux, les sauts appuyés et j'en passe et des meilleures. La complexité de ces enchainements ira crescendo au fur et à mesure de leurs obtentions et avec un peu de dextérité le tout passera de manière über classieuse qui ne manquera pas de vous faire afficher une belle banane en guise de sourire tant le rendu de ces pirouettes se montre plaisant à voir. Du très bon boulot et une très grande réussite qui ne manquera pas de combler les attentes des fans même s'ils ne crieront pas non plus à la grande originalité. Il n'empêche que c'est en jouant à ce Prince of Persia : Les Sables Oubliés que je me suis rendu compte que les jeux de plateforme se font vraiment très rares ces dernières années. A méditer si vous avez le temps et que ça à faire...

Bien entendu les phases de réflexion ne sont pas en reste avec certaines séquences de "puzzles" où vous devrez user de mécanismes géants pour régulièrement débloquer des passages fermés. Là aussi vos nouveaux pouvoirs seront largement mis à contribution. Pensez juste à toutes les possibilités qu'ils offrent et surtout à bien regarder tout autour de vous pour espérer trouver la solution avant de devenir chauve. Au final l'aventure de Prince of Persia : Les Sables Oubliés se montre très agréable et très plaisante à jouer sans que l'on ait vraiment grand chose à critiquer. Smooth quoi.

L'égout et les couleurs

Je vous avoue que je ne suis pas spécialement fan de la nouvelle plastique faciale du Prince que j'aime à qualifier de "tronche de cake". Pareil pour Razia même si ça passe un peu mieux la concernant grâce à la surpuissances des hormones mâles (et à la grosse paire de nich...). Bref, c'est une question de goût et fort heureusement tout le reste passe admirablement bien. La modélisation des personnages (aussi bien des ennemis que des quelques alliés) est de très bonne facture tout comme les textures de toutes beautés. Prince of Persia : Les Sables Oubliés est vraiment très beau en tout point, si ce n'est dans les effets cheaps et minimalistes appliqués aux pouvoirs de combats.

Comme vous le savez peut-être, le titre mouline avec l'aide du moteur Anvil déjà mis à contribution dans Assassin's Creed 2. La principale conséquence se retrouve dans des combats fleuves pouvant accumuler jusqu'à un maximum de 50 sbires d'un coup sans le moindre toussotement technique. C'est probablement dans ces cas-là que l'on comprend mieux le choix de la lenteur des mouvements histoire que l'on arrive à mieux gérer les priorités des coups à distribuer tout autour de nous. On peut toutefois être déçu du nombre de la diversité des ennemis qui ne dépasse pas la demie-douzaine (ou à peine). Un peu plus de variété n'aurait pas fait de mal.

Au niveau des cages à miel Prince of Persia : Les Sables Oubliés s'en sort plutôt bien puisque les doublages français se montrent agréables. Après faut voir à quel point vous supportez les vannes à 2 balles... Pour ce qui est des bruitages et de la bande son il n'y a pas grand chose à signaler, ça reste dans les thèmes du moyen-orient et de la saga. Bonne nouvelle qu'elle est bonne : hormis au lancement du jeu, aucun temps de chargement moribond n'est à signaler. Bravo.

Pour ce qui est de la durée de vie c'est plutôt léger puisqu'il ne vous faudra pas plus de 7 heures de jeu pour torcher l'aventure. Prince of Persia : Les Sables Oubliés est très loin d'être compliqué de par sa difficulté qui ne provoquera que quelques petits énervements lors de certains passages acrobatiques un peu plus compliqués que d'autres. Les niveaux regorgent de jarres à latter pour voir apparaître nombre de points de vie ou de magie alors difficile d'être pris au dépourvu lors des phases de baston. Bref, jouez en hard, votre mérite n'en sera que plus grand auprès de la gente féminine. A noter qu'il est possible de se faire un mode défi (clone d'un mode Horde de Gears of War 2) ou de débloquer un mode contre la montre (via la plateforme online Uplay intégrée d'Ubisoft) mais que vous devriez rapidement en faire le tour tant l'intérêt se montre limité.

7

Prince of Persia : Les Sables Oubliés a beau s'incruster dans la famille par une pirouette scénaristique douteuse, proposer des combats un peu légers par rapport à ses ambitions numériques ou user de nombreuses recettes déjà vues et revues, il n'empêche que les nouveaux pouvoirs apportent un très gros plus dans un gameplay décuplé en terme de possibilités acrobatiques. Le level design du jeu se montre ainsi sacrément bien foutu grâce à une conception des niveaux magnifiquement bien pensée pour les exploiter à merveille au plus grand dam de nos doigts qui devront se montrer plus agiles que jamais, sans compter sur les quelques puzzles mécaniques eux aussi très bien pensés. Dommage que la vitesse des mouvements ait curieusement été revue à la baisse mais qu'à cela ne tienne, on fini par s'y faire et apprécier le titre à sa juste valeur plateformesque. Une bien belle évolution à défaut d'une réelle révolution.

Les plus

- Les nouveaux pouvoirs.
- Level design magnifique.
- Plein d'ennemis d'un coup.
- Joli de partout.
- Bonne prise en main.
- Doublages français réussis.

Les moins

- Mou du genou.
- Court.
- Quelques petits bugs.

Détails

16+
Nom
Prince of Persia : Les Sables Oubliés
Prince of Persia: The Forgotten Sands
Support
Xbox 360
Genre
Aventure
Editeur
Ubisoft
Développeur
Ubisoft Montréal
Sortie
21 mai 2010
18 mai 2010 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Avant qu'un jeu puisse sortir dans le commerce, il doit être approuvé par le constructeur de la console via les TRC (Technical Requirement Checklist), liste de points spécifiques qui doivent être intégrés dans le jeu : message d'alerte quand on débranche une manette, messages lors d'une sauvegarde, respect du design des pads et boutons dans l'interface... Tout ça pour éviter au joueur de se perdre dans des menus trop différents d'un jeu à l'autre.