Xbox 360 Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012


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Test de Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012

Test du Vendredi 8 juillet 2011 par LOGAN GRIMNAR

Pour ceux qui ne côtoiraient pas le monde obscure du tarot de l'extrême, Magic : The Gathering (Magic : L’Assemblée) est un jeu de cartes à collectionner édité par Wizards of the Coast qui fut créé par Richard Garfield en 1993. Pour vous dire à quel point la licence a du succès, on compte aujourd’hui plus de 11 000 cartes différentes. Le principe du jeu demande de se constituer son deck (paquet de 60 cartes) en respectant bien évidemment quelques règles de base afin de vaincre son adversaire. Mais recentrons le débat et posons-nous une question essentielle : qu’en est-il de la cuvée 2011 estampillée 2012 de sa version jeu-vidéo ?

Les marcheurs des plans…

Le background de Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012 se déroule dans un monde de fantasy imaginaire appelé le Multivers. Celui-ci est composé d’une infinité de mondes appelés Plans. Dans cet univers vous incarnez un Planeswalker, c’est-à-dire un puissant sorcier capable de passer d’un plan à un autre. Parmi les plans visités par les deck premium nous trouvons :

  • Dominaria qui est le premier plan à avoir été créé.
  • Rabiah qui s’inspire très fortement des contes des Mille et une Nuits.
  • Phyrexia qui est au centre de l’édition 2012.
  • Rajh qui est un plan créé artificiellement.
  • Mirrodin' qui a lui aussi été créé artificiellement.
  • Kamigawa qui s’inspire du Japon féodal.
  • Sombrelande qui est en réalité Lorwyn sous un autre aspect.
  • Et bien d’autres encore.

Bien entendu le jeu propose différents types de cartes, chacune disposant d'un niveau de rareté (mythique, rare, inhabituelle, commune, spéciale). Parmi les cartes nous trouvons encore deux types de base : les terrains/mana qui sont la monnaie d’échange pour pouvoir jouer un sort, et les sorts qui demandent justement un certain coût de mana pour pouvoir être lancés.

Dans le tas de ces sorts, citons l'invocation de créatures caractérisées par leur force (puissance d’attaque) et leur endurance (nombre de dégâts qu’elles peuvent subir). Elle souffre du mal d’invocation et ne peuvent donc attaquer dès le premier tour sauf exception. Les enchantement permettent quant à eux de placer un effet général ou ciblé. Les artefacts sont incolores et disposent d'effets similaires aux enchantements. Enfin les éphémères peuvent être joués à pratiquement n’importe quelle phase d’un tour contrairement aux autres (permanents), que ce soit le nôtre ou celui de l’adversaire.

Certaines cartes ont des capacités qui peuvent les avantager par rapport à d’autres, ou les désavantager, tels que la célérité (qui permet d’engager une créature qui vient d’être invoquée), contact mortel (qui détruit toute créature qui bloque), défenseur (qui ne peut pas attaquer), etc... Les decks sont constitués en fonction d’une couleur principal, et peuvent aller jusqu’à trois couleurs en simultané :

  • Blanc, symbole de l’égalité et de la justice. Créatures essentiellement volantes, sort pour regagner des points de vies.
  • Bleu, symbole de la connaissance et de l’illusion. Elle offre la prise de contrôle des cartes de l’adversaire, et contre-sort en tout genre.
  • Noir, symbole de la mort et de la peur. C’est un deck sournois qui détruit les créatures sans possibilité de régénération et qui a la possibilité de faire revivre nos créatures, essentiellement des vampires.
  • Rouge, symbole de destruction et de la guerre. Elle permet de passer outre les défenses de l’adversaire en attaquant directement ses points de vie.
  • Vert, symbole de la vie et de la nature. Des créatures qui demandent beaucoup de mana pour être invoquées mais qui sont très puissantes et attaquent en groupe.

Sachez que ce descriptif est loin d’être exhaustif puisque je me suis limité à décrire ce que vous trouverez dans Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012. Et là les vétérans se disent que ce n’est qu’un jeu d’initiation à Magic... eh bah vous n’avez pas tort.

Comment qu’on y joue ?

Chaque joueur dispose de sa propre bibliothèque (la pioche), sa main (les cartes qu’il peut jouer), le champ de bataille (où se trouvent tous nos permanents), le cimetière (la défausse) et ses 20 points de vie, le but étant de faire descendre ses points de vie à 0. Pour ceux qui l'ignorent, Magic The Gathering est un jeu qui se joue au tour par tour, chacun étant constitué de plusieurs phases :

  • Phase de début où nos permanents sont dégagés, certaines capacités se déclenchent, et où l’on pioche une carte.
  • Phase principale 1 : c’est là que l’on peut jouer un terrain (et un seul par tour, sauf exception) ainsi que les sorts de permanent ou éphémères.
  • Phase de combat : c’est là que l’on déclare nos combattants et l’adversaire les bloqueurs. On peut aussi jouer des sorts éphémères. C'est aussi là que les créatures détruites vont au cimetière.
  • Phase principale 2 : idem que pour la phase principale 1.
  • Phase de fin : c’est là que l’on se défausse des cartes en trop s’il l’on a plus de 7 cartes en mains, et l’ensemble des blessures infligées aux créatures non-détruites sont retirées.

Planeswalkers 2012

Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012 n’est que le pendant vidéoludique du jeu Magic : The Gathering disponible sur PC, PS3 et Xbox360. Nous y trouvons un mode compagne subdivisé en 3 parties :

  • Campagne qui nous fait affronter d’autres Planeswalker.
  • Archenemy qui nous fait jouer à 3 contre 1. Cependant ne pensez pas que c’est facile pour autant car l’adversaire est cette fois-ci bien plus coriace et surtout il bénéficie des cartes machination à chaque tour. Celles-ci ont des capacités ayant tendance à inverser le cours du duel, comme celle qui détruit l’ensemble des créatures, celle qui nous retire la moitié des points de vies, celle qui fait que nos créatures passent définitivement sous le contrôle de notre ennemi, celle qui saute notre tour, etc...
  • Vengeance qui n’est qu’une campagne déguisée avec des adversaires plus coriaces.

A chaque fois que vous battez un adversaire en mode Campagne, vous débloquez une voire plusieurs cartes pour le deck que vous avez utilisé tandis que certains ennemis vous en déverrouillent de nouveaux. Évidemment vous pouvez gérer vos decks grâce au Gestionnaire de deck, mais malheureusement ça se limite à ajouter ou retirer les cartes débloquées dans le deck sélectionné. En effet, il n’est pas possible de créer son propre deck à partir de toutes les cartes disponibles, ce qui est vraiment dommage.

Le titre propose également des modes multijoueurs entre amis ou avec classements subdivisés en 3 types de matchs :

  • Troll à deux têtes qui est un 2 contre 2.
  • Archenemy qui est comme décrit plus haut si ce n’est que cette fois-ci ce n’est plus l’IA qui gère vos coéquipiers.
  • Free-for-all qui est du chacun pour soi de 2 à 4 joueurs.

Bien entendu vous pouvez créer un match, rejoindre une partie rapide ou en chercher une qui vous convienne avec la fonction de partie personnalisée.

Jeu de main, jeu de vilain…

Qui dit jeu de cartes, dit minimum deux joueurs. Cependant dans le domaine du jeu-vidéo nous avons un palliatif avec l’IA. Cette version 2012 s’avère bien plus agressive que l’opus précédent. Elle est toutefois incapable de bluffer et il arrive parfois de se retrouver face à des situations ridicules où elle aurait très bien pu gagner. Pour ce qui est de la durée de vie comptez une vingtaine d’heures pour finir l’ensemble du mode campagne et débloquer l’ensemble des cartes.

D’ailleurs en parlant d’opus précédent, on en arrive à ce qui fâche. Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012 n’a vraiment pas grand chose de plus par rapport à son prédécesseur sorti en 2009. Pire, je trouve qu'il a même du moins au niveau des decks. A part le mode Archenemy, une légère amélioration de l’IA, un changement de l’interface et quelques nouvelles cartes, il n’y a rien qui justifie l’achat de cette cuvée 2012 pour ceux qui posséderaient déjà l'autre. Et pourtant le jeu commence par une belle intro qui aurait pu augurer d’un minimum de scénario dans le mode campagne mais que nenni. Et puis franchement ils auraient pu ajouter plus d’animations comme les monstres qui sortent des cartes, enfin quelque chose qui se démarquerait de la version IRL, et surtout la possibilité de créer son propre deck avec les cartes disponibles. De plus il faut savoir que du DLC est déjà en prévision et qu'il est impossible d'importer les cartes de l'opus 2009, ce qui ne manquera pas d'en scandaliser ou d'en achever quelques uns.

Pour ceux qui n’ont pas joué à la version précédente et qui sont intéressés par une initiation au jeu Magic the Gathering, cet opus sera plus didactique. En revanche pour les vétérans il montre toujours aussi peu d’intérêt. C’est pourquoi la note vacille de 5 à 7 en fonction de quelle catégorie de joueur vous vous situez, et surtout quelles sont vos attentes.

6

Cette cuvée 2012 de Magic The Gathering aurait vraiment pu être un simple DLC puisqu'il n’y a aucune évolution significative par rapport à l’opus précédent. Il s'agit juste l’emballage qui change avec une actualisation des cartes. Pour ceux qui n’auraient pas joué à la version précédente et qui seraient intéressés par une initiation au jeu, cet opus s’avère plus didactique. En revanche pour les vétérans, cette adaptation vidéoludique montre toujours aussi peu d’intérêt. Duels of the Planeswalkers 2012 est un bon jeu pour les nouveaux mais une déception pour les autres.

Les plus

-Jouer à Magic pour 8 euros.
-La marge de progression.
-Le nombre de cartes.
-La variété des decks.
-La durée de vie.

Les moins

-Trop identique à l’opus de 2009.
-Toujours pas possible de créer son propre deck.
-Pas de scénarisation dans le mode campagne.
-Pas de musique.
-Toujours pas possible de créer son propre deck (Oui je sais c’est la 2ème fois que je le dis, mais c’est tellement aberrant…).

Détails

7+
Nom
Magic The Gathering : Duels of the Planeswalkers 2012
Support
Xbox 360
Genre
Réflexion
Editeur
Wizards of the Coast
Développeur
Stainless Games
Sortie
15 juin 2011
Recommandation PEGI
Joueurs de 7 ans et plus

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