Lost Planet
Test du Mercredi 17 janvier 2007 par Galagan
Avec son année d’avance, la Xbox 360 tire partie de son expérience pour prendre le large. Proposant des titres exclusifs de plus en plus travaillés, Microsoft projette petit à petit sa machine dans l’ère de la haute définition, la vraie. Après un Gears of War irréprochable qui a réchauffé la planète, Capcom remet le couvert avec son nouveau titre: Lost Planet. L’année commence fort !
Freezy Crust sauce Akrid
Vous voilà projeté dans un futur indéterminé, au cœur d’une planète perdue baptisée EDN III au climat plutôt hostile si vous aimez la plage et les cocotiers. Malgré la glace et la neige, l’homme a réussi à y bâtir une civilisation florissante, mais constamment harcelée par les créatures locales appelée les Akrids. Heureusement, ces insectes géants décérébrés vont vite se révéler indispensables grâce à leur énergie thermale, source vitale dans notre aventure. Arrive alors Wayne, notre héros, qui va devoir recoller les morceaux de son agonie en combattant les Akrids et déjouer les plans des abominables Pirates des Neiges.
Autant le dire tout de suite, le scénario n’est pas la grande force de Lost Planet. Malgré une base plutôt originale, le titre reste assez banal dans sa construction. Trimballé à droite et à gauche dans le feu de l’action, on perdra vite le fil des événements à cause de cinématiques mal intégrées. Au beau milieu d’un niveau infesté d’ennemis, on fera souvent face à une scène qui prend place à son QG, puis on repart aussi sec à l’autre bout de la planète. Un peu décousu tout ça, mais là n’est pas l’important. Car Lost Planet, c’est avant tout un jeu d’action digne des plus grands Blockbusters hollywoodiens.
Attention, ça va commencer !
Et oui. Capcom nous a préparé ici un jeu d’action à couper le souffle. Car même si le scénario ne casse pas des briques, son univers quant à lui a été exploité à fond pour en mettre plein la vue. Car le titre a beau avoir été développé par un studio japonais, on y retrouve de grosses influences hollywoodiennes. Entre le petit côté Starship Troopers pour les insectes, New York 1997 pour son côté post-apocalyptique, et Star Wars pour les droïds géants, voilà un mélange qui donne à Lost Planet une personnalité et une ambiance uniques qui en met plein la vue.
Surtout que techniquement, le rendu est très impressionnant. Les environnements immenses glacés, les explosions ultra réalistes, les sillons dans la neige, tout est là pour en mettre plein la vue. Capcom n’a pas fait dans la dentelle, et démontre que développer un titre en exclusivité pour un support permet de pousser la technique dans ses retranchements. En revanche, on aurait aimé un peu plus d’effort du côté de la modélisation des visages plutôt inégale…
Gameplay de rêve
Et pour consolider le tout, Lost Planet bénéficie d’un gameplay très bien pensé, très intuitif et surtout jouissif qui correspond totalement à nos attentes. Offrant trois vues différentes – deux à la troisième personne et une subjective – on retrouve de belles sensations de jeu, autant dans les phases d’action que lors des phases d’exploration et de plates-formes. Souvent inondé d’ennemis, l’écran va vite se transformer en champs de bataille où tirs, grenades et missiles vont danser pour tout exploser sur leur passage. Surtout que le système d’énergie basé sur des sources thermiques à récupérer de-ci et delà vous permettront de tenir le choc un bon moment, dans l’hypothèse d’avoir les réserves en conséquence. Mais il faudra aussi souvent sortir son grappin pour atteindre des endroits difficiles d’accès, où il faudra faire preuve de minutie pour éliminer les ennemis au compte gouttes. Et c’est dans ces moments là que le choix des armes est important. Wayne ne pouvant en transporter que deux sur son dos, un petit lance missile ne sera pas un luxe si vous comptez « sniper » vos ennemis du haut d’un immeuble. Mais une fois dans le feu de l’action, mieux vaudra s’équiper d’armes rapides à recharger pour peine de se faire exploser la tête.
Transfert ! Autolargue !
Mais Lost Planet, ce n’est pas seulement un petit bonhomme seul qui court dans la neige. C’est aussi un pilote de Vital Suit, ou VS, assez redoutable qui ouvre une autre dimension au jeu de Capcom : celui des mechas. Car les robots géants ont une place capitale dans le titre, puisqu’ils vous tireront souvent de situations sans issue. Une fois à bord d’une de ces nombreuses machines, la puissance de frappe est décuplée, et les plus gros ennemis deviennent enfin à votre portée. Et comme le panel de machines est assez large, mais disponible à tous les niveaux du jeu, on pourra choisir son meilleur allié suivant la situation.
Mais il ne faut pas croire que les VS facilitent la vie du joueur. Car même si on se sentira tout puissant, la lenteur des actions et des déplacement vous transformera en la cible géante préférée des insectes et pirates en tous genres. On se retrouvera vite éjecté dans la neige pour ne pas exploser avec sa VS endommagée.
Chauds les marrons, chauds !
Composé d’une douzaine de missions, il faut bien dire que Lost Planet vous donnera du fil à retordre. Car même si la plupart des passages sont assez faciles à appréhender, d’autres seront bien plus critiques, à commencer par les boss de fin de niveau aussi gigantesques que redoutables. Ile ne sera pas rare d’affronter un boss cinq ou six fois avant d’en venir à bout. Car il y a toujours une technique qui marche mieux qu’une autre, mais avant de s’en rendre compte, on mange déjà la poussière…
Mais au delà des boss, il arrivera aussi de vouloir jouer les maîtres du monde à bord de sa VS et d’aller provoquer en même temps toutes les plus grosses bestioles du coin. Avant de se retrouver seul, son mechas à l’abandon, au milieu d’insectes en furie, tous prêts à vous exploser la tête. C’est dans ces grands moments de solitude que Lost Planet énerve un peu, car on se retrouve encerclé par des dizaines d’ennemis, rué de coups mortels et incapable de bouger ou d’attaquer quoi que ce soit. Il fallait pas jouer les super héros ? Peut être, mais quelque fois, on ne demande pas à jouer les stars auprès des bestioles de la région.
De même, à vouloir en faire trop, la technique ne suit pas toujours. A accumuler un grand nombre d’ennemis et des explosions sans relâche, Lost Planet souffre souvent de ralentissements assez handicapants pour le déroulement de la scène. Ralentissements récurrents tout au long de l’aventure. Mais on fait avec.
Lost in Translation
Ces quelques défauts mis de côté, Lost Planet bénéficie aussi d’un très bon mode de jeu en ligne, jouable jusqu’à seize joueurs en simultané. Au cœur de huit maps distinctes – neuf pour les victimes de leur collectorite aigüe – alliant scènes en extérieur et en intérieur, on se retrouve vite à aller exploser la tête de ses adversaires dans la joie à la bonne humeur. Et il faut dire que les armes nombreuses et variées sont au service de ce fun.
Pourtant, Capcom aurait pu essayer d’adapter certains éléments du mode solo au gameplay online. Car certaines mécaniques ne sont pas toujours très pertinentes face à une I.A. humaine. A commencer par des mechas très puissants, mais souvent trop lent dans leur manœuvres. Monter à bord de l’un d’eux vous transformera en cible de choix, pour peu que les lances grenades soient de sortie. De même, une fois à terre, un ennemi pourra faire l’objet d’un acharnement lâche mais efficace sans pouvoir véritablement se défendre. Malgré tout, le mode online et ses quatre mode de jeu reste d’un grande qualité, et vous scotchera des heures durant à votre console. Voilà de quoi amortir son abonnement Gold.




Après Gears of War, Lost Planet se place à son tour parmi les tous meilleurs titres d’action de la Xbox 360. Techniquement énorme malgré de nombreux ralentissements, il offre un gameplay et une ambiance uniques qui projèteront les Gamers dans un univers post-apocalyptique de grande qualité. Ajoutez à cela des boss aussi gigantesques que corsés, des combats de mechas d’anthologie et un mode online de très bonne qualité, et vous obtiendrez le jeu à ne pas rater en ce début d’année 2007 sur Xbox 360. Du grand Capcom.
Les plus
+ Techniquement au top+ 100% action
+ Des boss de folie
+ Des mechas jouissifs
+ Multi sympa
Les moins
- Ralentissements- Un peu court
- Souvent stressant
- Gameplay online pas toujours adapté
Détails
- Nom
- Lost Planet
- Lost Planet : Extreme Condition
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Aventure
- Editeur
- Capcom
- Développeur
- Capcom
- Sortie
- 11 janvier 2007
- 11 janvier 2007 (US)
- 22 décembre 2006 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 16 ans et plus


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