Xbox 360 Kameo : Elements of Power


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Test de Kameo : Elements of Power

Test du Vendredi 2 décembre 2005 par Galagan

Après les USA, c’est au tour de l’Europe d’accueillir comme il se doit la nouvelle ère Xbox 360, et ses titres nouvelle génération. Et parmi les nombreux jeux du lancement, difficile de faire son choix. Mais voici quelques lignes qui pourront certainement vous guider dans ce dilemme cornélien…

Le passé de Kameo est un peu à part dans l’histoire du jeu vidéo. Prévu à l’origine sur Gamecube, il est réapparu brutalement sur Xbox après le rachat du studio Rare par Microsoft. Mais c’est finalement sur 360 que ce jeu d’action/aventure prend enfin vie. Et c’est loin de nous déplaire ! On va enfin savoir ce que nous réserve cette longue attente, et ces nombreux rebondissements dignes de Santa Barbara !

She’s my heroïne

Kameo est une jeune elve aux ailes de fée dotée du pouvoir de transformation transmis de génération en génération. Elle a donc la capacité de changer son apparence en empruntant celle des Lutins Elémentaires, créatures sylvestres dont Kameo peut maîtriser les pouvoirs.

Partie à la rescousse de ses proches en proies à une mort certaine, elle se retrouve nez à nez... avec sa propre soeur alliée au Roi des Trolls ! Après avoir frôlé la mort, la petite Kameo doit repartir délivrer les Lutins Elémentaires des griffes des ombres des ténèbres, pour se munir des armes nécessaires pour repartir au combat. C’est dans ces conditions que vous commencez votre aventure.

Le plus beau jeu du monde ?

Dès le départ, Kameo annonce la couleur. Des centaines de dragons de feu volent dans le ciel, tous gérés en temps réel, alors que notre jeune héroïne se débat pour ne pas se faire embrocher par de gentils orques assoiffés de sang. La scène est impressionnante et n'augure que du bon pour la suite des événements. On pourrait alors vite croire que Rare voulait en mettre plein la vue dès le départ, et pourtant non. Tout le reste ne fait que confirmer sa première impression : les textures au sol et aux murs sont superbes, les effets pyrotechniques saisissants, le tout dans une fluidité la plus totale. Mais tout ceci n’est rien comparé à ce qui va suivre. Une fois arrivé à votre village d’origine, c’est la claque la plus absolue. Les hautes herbes sont fabuleuses, l’effet de vent unique, et se promener dans les jardins elfiques de votre enfance est un véritable bonheur. Surtout que le tout regorge de détails qui font la différence : les papillons, les lucioles par milliers, les nuages… Et le summum survient une fois rentré dans la salle du trône, qui abrite des centaines de milliers de lucioles gérées en live devant vos yeux. Et là, on se dit enfin une chose : s’il y a un paradis du jeu vidéo, on vient de l’atteindre. Kameo, le plus beau jeu du monde ?

Un gameplay très Zelda Like

Une fois la claque graphique passée, il faut bien partir en guerre contre les forces du mal. Et très vite, on se retrouve face à un gameplay assez familier, d’une efficacité redoutable mais qui laisse à certains moments un arrière goût de déjà vu. Les déplacements d’un point à l’autre du monde se font à cheval, qui n’est pas sans rappeler les légendaires Link et Epona… Par la suite, le gameplay trouve son originalité dans chacune des transformations de Kameo. Les Lutins Elémentaires ont chacun leurs pouvoirs à améliorer ou à acquérir, qui leur confèrent une utilité propre contre certains ennemis, voire même pour accéder à certains passages. Et il arrive que certains de ces pouvoirs rappellent étrangement d’autres titres déjà bien connus de tous ; notamment un système de grappin identique à celui de Zelda, certains passages en boule à la Metroid… ou plein de petits détails qui viennent réveiller certains souvenirs.

Passé ces grosses similitudes de gameplay avec la série des Zelda, Kameo conserve néanmoins son identité propre, et ce grâce à des transformations très bien pensées, funs, et qui lui sont bien exclusives. On passe le plus clair de son temps dans la peau d’une de ces créatures, car la facilité de changer d’apparence est déconcertante. On assigne jusqu’à trois créatures aux boutons X, Y et A pour un changement rapide – comme pour les objets dans Zelda… - mais on pourra toujours aller chercher d’autres créatures dans son inventaire, même en pleine action tant le système est facile d’accès. Ainsi, on arrive vite à gérer ses combats aisément, même si on doit passer d’une créature à l’autre en quelques secondes. Et avec beaucoup de fun, ce qui n’est pas un luxe ! Kameo arrive donc à stimuler le joueur de par son gameplay original et très riche, mais souvent repiqué de grands classiques.

Ouvre tes oreilles !

L’un des points forts de Kameo, c’est sa bande son assez exceptionnelle. Mis à part la traduction 100% française des dialogues qui reste respectable, on se retrouve face à un chef d’œuvre musical. Les musiques des niveaux sont toutes superbes, et imposent une ambiance majestueuse. Voilà un gros point fort de Kameo qui est loin de laisser indifférent.

Une durée de vie à deux vitesses

Vous êtes un Gamer pointilleux ? Ou un Gamer qui va plutôt droit au but ? Et bien la durée de votre Kameo ne sera pas la même suivant votre approche. Si vous ne vous arrêtez pas aux nombreuses petites missions proposées dans les divers villages visités, vous allez boucler l’affaire en moins d’une dizaine d’heures. Mais si vous avez la curiosité de vous intéresser au sort de vos confrères, la durée de vie s’en retrouve gonflée pour une poignée d’heures supplémentaire. Et oui. Kameo n’est pas un titre inépuisable, et sa durée de vie reste assez « light » pour un titre qu’on attend depuis maintenant des années.

Cependant, notez aussi que certaines missions sont jouables en coopération, et que vous allez pouvoir, en écran splitté, parcourir certains niveaux en duo ! Voilà un mode de jeu assez sympa, mais qui ne va pas consolider sa durée de vie.

Kameo, on vote oui !

Certes, certains éléments de son gameplay sont repiqués à Zelda. Certes, sa durée de vie est loin de combler nos attentes. Et pourtant, Kameo arrive à convaincre, grâce à des graphismes sublimes, une bande son énorme, et un système de combats simple, riche et ultra fun à jouer. Kameo est certainement le jeu à avoir avec sa nouvelle console. Le nouveau Zelda de la 360 ?

8

Certes, certains éléments de son gameplay sont repiqués à Zelda. Certes, sa durée de vie est loin de combler nos attentes. Et pourtant, Kameo arrive à convaincre, grâce à des graphismes sublimes, une bande son énorme, et un système de combats simple, riche et ultra fun à jouer. Kameo est certainement le jeu à avoir avec sa nouvelle console. Le nouveau Zelda de la 360 ?

Les plus

+ Graphismes sublimes
+ Bande son énorme
+ Gameplay riche
+ Des transformations très bien pensées !

Les moins

- Durée de vie un peu légère
- Elements repiqués à Zelda

Détails

3+
Nom
Kameo : Elements of Power
Support
Xbox 360
Genre
Aventure
Editeur
Microsoft
Développeur
Rare
Sortie
02 décembre 2005
30 novembre 2004 (US)
30 novembre 2004 (Jap)
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

Le look de Mario fut complètement défini par les limitations techniques de l'époque. La faible résolution obligeait à des sprites de petite taille. On lui donna donc une moustache car plus visible qu'une bouche et une casquette car Miyamoto n'était pas très doué pour dessiner des cheveux.