Hitman Blood Money
Test du Jeudi 15 juin 2006 par Spike
Si après Hitman Contracts vous êtes resté sur un épisode bâclé, presque sans intérêt, alors [jeu|2148] est là pour vous redonner foi en la série. Certes, ne vous attendez pas à une révolution, mais en tous cas à un beau retour en force du meurtrier le plus chauve de la planète ! Car, malgré ses déboires dans les derniers épisodes, l’Agent 47 n’est pas prêt de changer de métier. Même si une grande carrière l’attend dans le détergent, pour l’instant, c’est le meurtre sous contrat qui l’obsède. Et à vrai dire, après cet épisode aussi brûlant qu’un silencieux après une bonne rafale, on ne saurait le voir autrement !
La mort lui va si bien…
Après un Hitman Contacts dénué de scénario digne de ce nom, [jeu|2148] vous met le pied à l’étrier dès la première mission, et même avant l’écran titre si vous êtes du genre patient. La force première de [jeu|2148], c’est incontestablement sa dimension scénaristique. Le destin de l’Agent 47 est au centre de cet épisode. Et, tenez-vous bien, on parle même de sa mort… Pas la peine de jouer les spoilers de service, on vous laisse savourer ce nouvel opus comme il se doit. Lui qui se roule et se contorsionne dans des affaires de drogues, de corruption et autres grands banditismes pour le plaisir des cœurs de pierre. Bien qu’en fin de compte, vous pourriez bien verser vous aussi votre petite larme… Qu’à cela ne tienne, les premiers pas dans [jeu|2148] sont des plus engageants, à grand renfort de petites cinématiques très bien orchestrées, bénéficiant en plus d’un doublage français fort honnête !
La réputation dirige les opinions !
La grande nouveauté de [jeu|2148], c’est évidemment cette fameuse réputation avec laquelle on vous bassine depuis des mois. Malheureusement, ce n’est pas vraiment ce que nous retiendrons du titre, même si le concept est bien intégré au gameplay. Dans les faits, vous pouvez trop facilement faire descendre cette fameuse réputation qui vous fait tort. Car, au risque de vous le rappeler, l’Agent 47 est du genre discret. Très discret même ! Il doit opérer sans faire de vague, limiter la casse et surtout éviter de se faire repérer. En fin de niveau, votre récompense dépend de la façon dont vous avez exécuté votre mission. Si vous avez joué les chiens fous en déclenchant une véritable fusillade en pleine rue, votre portait robot ainsi que des témoins vous causeront du tort dans la mission suivante. Le résultat ? A peine votre faciès au grand jour, les civils ne manqueront pas de vous balancer le doigt dressé et la bouche scandant votre nom. Si jusqu’ici le principe tient la route, il suffit de verser en fin de niveau quelques dollars pour obtenir vite fait réparation. Très vite, vous redevenez alors aussi fantomatique qu’au premier jour. Les sommes remportées en fin de mission étant bien plus importantes, vous comprendrez bien que le concept tombe automatiquement à l’eau…
Agir en toute discrétion n’est toutefois pas fortuit, même s’il est vrai que les bourrins s’y retrouveront toujours. Plus votre travail est bien fait, plus vous obtenez de tune. A vous alors de la réinvestir en customisant vos armes ou en vous procurant des items bien pratiques comme un gilet pare-balle.
La discrétion, c’est ma passion !
Si [jeu|2148] ne bouleverse pas le gameplay de la série avec cette notion de réputation, il le modifie conséquemment en vous offrant une liberté effarante. C’est bien simple, si vous avez une idée, n’hésitez pas à l’essayer, il y a de fortes chances pour que ça aboutisse ! Les niveaux sont très vastes, et il suffit de regarder la carte pour s’en rendre compte. Vous pouvez d’ailleurs repérer les gardes des ennemis et les lieux par lesquels opérer. Autant vous le dire toute de suite, vos premiers pas sont intimidants, tant les possibilités sont folles, tant vous êtes libre de vos actions. A vous ensuite de trouver le meilleur moyen de réaliser votre mission, de repérer les meilleurs passages pour vous en tirer indemne. Le but est simple : éliminer votre cible en utilisant le stratagème le plus efficace et le plus discret possible. Si certains préfèrent zigouiller leur cible en la trouant de la tête aux pieds, d’autres, plus professionnels, tablent sur l’utilisation d’un costume et d’un stratagème bien cossu comme du poison ou une arme factice remplacée par une vraie. Après, tout dépend de vos ambitions, en sachant que la rejouabilité est plus que conseillée.
Le level design offre aussi bon nombre de choix, notamment parce que l’Agent 47 saute d’une corniche à une autre sans difficulté ou enjambe une fenêtre d’un simple coup de stick. Il y a aussi beaucoup de cachettes dans lesquelles se réfugier, tandis que des coffres font leur apparition pour planquer des corps inertes un peu trop révélateurs.
Et puis d’une manière générale, le tueur à gage se dirige beaucoup plus facilement. Evidemment, il y a toujours quelques petits soucis de caméra, et parfois on a un peu de mal à jongler entre l’utilisation des objets et des boutons contextuels. Mais quand on voit avec quelle facilité on réussit à piquer l’arme d’un ennemi, ou à le refroidir d’un bon coup de pied dans la tronche, on fait volontiers quelques efforts.
Demeure au final un vrai défaut : l’IA. Même si elle fait preuve d’une suspicion intéressante, elle reste bien trop mal équilibrée pour être tangible. Trop souvent les PNJ réagissent n’importe comment, tantôt trop sévères, tantôt trop laxistes.
Tu brilles de mille feux !
Graphiquement, il faut reconnaître que [jeu|2148] a fière allure. Même sur Playstation 2, on se surprend à rester béât d’admiration. Non seulement les niveaux sont vastes et complexes, mais en plus la modélisation des personnages, tout comme leur animation, est des plus crédibles. Et puis il faut bien le reconnaître, dans cet opus l’Agent 47 cultive une classe sans pareil. Quant à la version Xbox 360, elle se révèle forcément beaucoup plus en beauté, mais ne casse pas des briques sur un plan strictement nouvelle génération. Toutefois, quitte à choisir, autant prendre cette mouture, évidemment !
I'm gonna kill you !
Dans [jeu|2148], l’Agent 47 est au sommet de son art. Classe, charismatique, il donne un show froid et captivant dans une série de niveaux à la vastitude époustouflante. Les possibilités sont folles, presque à la hauteur de votre imagination. Reste une IA très vacillante et un système de réputation, au final, mal exploité. Qu’à cela ne tienne, on est bien devant du bon, du vrai, du cent pour cent Hitman. Les amateurs du genre feraient bien de prolonger leur contrat !

Dans Hitman Blood Money, l’Agent 47 est au sommet de son art. Classe, charismatique, il donne un show froid et captivant dans une série de niveaux à la vastitude époustouflante. Les possibilités sont folles, presque à la hauteur de votre imagination. Reste une IA très vacillante et un système de réputation, au final, mal exploité. Qu’à cela ne tienne, on est bien devant du bon, du vrai, du cent pour cent Hitman. Les amateurs du genre feraient bien de prolonger leur contrat !
Les plus
+ La liberté d'action+ La réalisation
+ Le contrôle d'Hitman
+ La classe de l'Agent 47
+ Le scénario
Les moins
- Le système de réputation- L'IA
- La difficulté de certaines missions
Détails
- Nom
- Hitman Blood Money
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Action
- Editeur
- Eidos Interactive
- Développeur
- Sortie
- 26 mai 2006
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus









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