Xbox 360 Halo Reach


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Test de Halo Reach

Test du Mardi 21 septembre 2010 par Team_Gamers

Il est là entre nos mimines après une certaine attente digne de tout épisode de la saga des Halo. Lui c'est Halo Reach, l'ultime volet développé par les géniteurs de chez Bungie qui comptent bien conclure leur vision de leur univers en beauté avant de passer la main à un studio encore inconnu du commun des mortels. Après des Halo 3 et Halo 3 : ODST aux campagnes mitigées, les joueurs pouvaient se demander si ce Halo Reach allait enfin pouvoir renouer avec la qualité du tout premier volet. En même temps telle était la prétention de Bungie tout en affirmant sa volonté de réhausser le niveau de bien d'autres éléments clés. Maintenant que l'inspiration de la rédaction de cette introduction s'épuise, faisons place au décorticage de ce fameux Halo Reach.

The Beginning Is The End Is The Beginning

A moins d’avoir vécu dans une grotte pendant une année et des brouettes, vous savez qu'Halo Reach est en réalité une préquelle à la saga racontant la chute de la planète Reach. Pour votre culture dominicale il faut savoir que ce scénario s’inspire en fait du roman d'Eric Nylund (logiquement intitulé "La Chute de Reach" ) qui nous permet de découvrir cette inévitable défaite humaine au travers des yeux du sixième membre de la Team Noble, un bleu fraichement incorporé dans l’équipe. Nous n’irons pas plus loin au niveau de l’histoire car spoiler c'est encore pire que d'éteindre Windows en appuyant sur le bouton OFF de sa tour d'ordinateur.

Cependant nous pouvons toutefois préciser que si l’histoire ne révèle pas grand chose de plus à ce que l’on savait déjà, elle n’en demeure pas moins magnifiquement maitrisée et surtout très bien servie par une mise en scène en béton armé jusqu'à la chaussette qui est définitivement l’un des points forts de cet Halo Reach. Bungie ne nous avait jamais déçu sur ce point mais force est de constater que cet épisode laisse sur place ses excellents prédécesseurs notamment grâce à une très grande utilisation de la vue subjective lors des cinématiques permettant de renforcer l'immersion ou encore à des plans de caméra particulièrement stylés dignes des blockbuster US.

L'une des rares choses que l’on pourra peut-être reprocher à Halo Reach est le manque de charisme du personnage principal. En effet, comparé aux 5 autres membres de l’équipe, notre Spartan est trop discret pour être réellement intéressant. On se demande alors pourquoi ne pas avoir opté pour une narration à la ODST où l'on prenait le contrôle de plusieurs personnages à tour de rôle, surtout que le concept de l'équipe de bidasses de l'espace s'y prêtait bien. On ne demandait pas non plus un personnage aussi charismatique et emblématique que Master Chief (quoique...) mais un petit effort aurait été bienvenu. Heureusement ce manque est presque comblé par la personnalisation de notre soldat puisque vous pourrez dans un premier temps choisir son sexe et ensuite customiser toute son armure avec différentes pièces que vous pourrez acheter grâce aux crédits gagnés lors de la campagne ou des parties multijoueurs. Un petit plus non-négligeable sur lequel vous vous surprendrez à passer pas mal de temps même si cela ne sert à rien à part à se prendre pour une fashion victim des tranchées. En tout cas les possibilités sont vraiment très nombreuses et il vous faudra passer un sacré paquet de temps à fragger pour espérer débloquer la majorité des pièces.

Prendre un Spartan par la main

A l'instar du premier Halo, la prise en main de Reach est immédiate. Globalement les contrôles sont les mêmes depuis Halo 3, notre Spartan répond toujours au doigt et à l’oeil que ce soit au volant des multiples véhicules ou à pieds lors des gunfights à condition d'être un initié à la série toutefois puisque l'inertie gravitationnelle lors des sauts ou la maniabilité assez particulière des véhicules (et notamment du Warthog) pourront en rebuter plus d'un au début.

ZE grosse nouveauté d’Halo Reach est la présence de 6 mods qui donneront de nouvelles capacités à votre über-soldat chéri. Ainsi en plus de ce qu’il sait habituellement faire (c'est à dire sauter, tirer, donner des coups de crosse et vider des bières), Noble 6 et ses collègues pourront courir plus vite, former une bulle de protection, générer une couche d'invincibilité en restant sur place poing contre le sol, créer un double holographique qui attirera l’attention des ennemis, user d'un jetpack ou encore devenir invisible, le tout de manière temporaire régulée par une jauge qui se rechargera automatiquement lorsque l'on en fait pas usage. Pour les petits malins qui se disent "ça va être bidon, suffit de devenir invisible avec un bouclier et d'utiliser une bulle currative", sachez que vous ne pourrez transporter qu’une seule aptitude à la fois. Celles-ci sont disséminées aux 4 coins des niveaux (tout comme pour des stocks d'armes et médikits) et il vous faudra alors bien choisir selon vos préférences et surtout en fonction de la mission qui vous sera proposée. Annoncés comme ça les mods pourraient presque paraitre être de petits ajouts ridicule mais on se rend vite compte qu’ils sont carrément indispensables pour pouvoir se sortir indemne de quelques passages chauds bouillants de la campagne et mettre au point des stratégies en multijoueur. Un énorme plus pour le coup, bien joué (même si ça fout un peu en l'air la cohérence entre les épisodes).

L’autre grosse nouveauté du soft est l'ajout d'un combat spatial façon Star Wars Rogue Squadron où vous devrez défendre une base spatiale d’attaques massives Covenants. Ce qui choque le plus, c’est que justement ça ne choque pas tant que ça finalement. Une phase de shoot spatial dans n’importe quel autre FPS du même genre pourrait déstabiliser mais pas dans Halo Reach. C’est parfaitement maitrisé, c’est bien réalisé, ça s'intègre parfaitement dans l'histoire et surtout on s’éclate ! Par contre les puristes de la discipline pourront toutefois s'offusquer de la faible superficie de l'aire de jeu mise à disposition ou encore de l'incroyable tolérance dans la gestion des impacts ennemis. Il est clair que dans le cas de Reach cette phase de shoot spatial reste dans le domaine du grand-public cucul mais dans le fond cette courte partie reste plaisante à jouer et c'est bien là l'essentiel. A noter qu'un peu plus tard vous aurez également droit à une autre phase de gameplay tout aussi exotique mais nous n'en dirons pas plus car le spoile = Satan blablabla...

Au rang des innovations moindres mais intéressantes, Halo Reach ajoute l’assassinat aux capacités du Spartan. Il faudra ainsi arriver discrètement derrière un Covenant et rester appuyé sur RB pour voir notre gaillard sortir un couteau et trucider le vil envahisseur en toute discrétion. Pas spécialement facile à placer en campagne puisque c’est assez rare que les Covenants nous tournent le dos. En tout cas en multijoueur cet ajout et un véritable petit plaisir sadique ô combien tripant qui devrait toutefois frustrer les adeptes du coupe-coupe puisque l'outil est uniquement utilisable de manière contextuelle et non pas librement à la manière de l'épée plasma. A titre informatif sachez que la lampe-torche n'a toujours pas fait son retour puisque les Noble gars utilisent une vision nocturne se rapprochant de celle des ODST. Celle-ci se trouve toutefois bien plus travaillée d'un point de vue visuel avec un léger effet verdâtre et de contour des ennemis.

Manque plus que l’odeur de la poudre.

Si les deux opus sortis sur Xbox 360 laissaient un peu à désirer sur le plan graphique, Halo Reach se montre quant à lui sacrément plus généreux envers nos rétines. Déjà il faut préciser que le level-design est de très grande classe. On peut constater à ce sujet que les niveaux savent se montrer particulièrement vastes avec de multiples embranchements et autres endroits alentours à parcourir, et ce aussi bien des les lieux extérieurs qu'intérieurs. De manière générale ça ne sert pas à grand chose mais ça permet toutefois de rendre les environnements plus crédibles en donnant l'impression de véritablement fouler le sol d'une planète envahie et de véritables lieux autrefois paisibles. Certes on n'atteint pas le niveau d'un jeu sandbox mais pour du FPS cet aspect se situe largement au-dessus de la moyenne au point qu'il est possible d'aborder certains combats de manière plus ou moins stratégique en optant pour une percée direct dans le lard, par les flancs ou par certains passages situés en hauteur. Par contre il faut bien avouer que l'IA n'est pas toujours au top au niveau des ennemis qui se déplacent parfois un peu n'importe comment. Mais ce n'est rien comparé aux alliés surtout lorsque l'on ose leur confier la gestion d'un véhicule. Assurément les bidasses du futur n'ont plus besoin de passer le permis. Bref, au final vous êtes condamné à être le chauffeur en espérant que l'IA se servent intelligemment des armes embarquées.

Concernant l'aspect graphique en lui-même il faut noter que de grands progrès ont été réalisés même si on n'atteint toujours pas les sommets d'un Killzone 2 (et encore moins d'un Crysis). Le nouveau moteur de Bungie sait toutefois se montrer efficace grâce à des effets de lumière et de particules plutôt réussis et largement mis en avant dans les cinématiques. La modélisation se montre elle aussi bien plus détaillée qu'auparavant, et notamment dans les visages. Fini la honte de la famille des Halo 3, Reach est vraiment respectable même si certains détails manquent toujours à l'appel (effets de chaleur sous certains réacteurs, animations parfois mal liées, etc...). Pour ce qui est de l'esthétique on sait très bien que c'est du Halo tout craché et pourtant on ne peut s’empêcher d’être admiratif devant les divers environnements créés par Bungie (sauf si pour vous les couleurs violettes fluos des Halo vous dépassent depuis le début, bien entendu...). . Encore une fois mention spéciale à la séquence spatiale définitivement splendide sur tous les points ! En plus de ça on notera une véritable volonté de leur part de faire d'Halo Reach un titre plus sérieux et plus mature que ses prédécesseurs avec des environnements plus sombres et des ennemis relookés qui disposent désormais d'un design plus agressif. A titre d'exemple les Grunts ne balancent plus de répliques débiles en français mais parlent en Covenant. Probablement moins fun mais un gros plus coté immersion.

Niveau bande son Halo Reach côtoie l'excellence avec le bof. Commençons tout d'abord par les musiques tout bonnement magistrales signées Martin O'Donnell et Michael Salvatori. Celles-ci apparaissent exactement aux bons moments afin de parfaitement accompagner l'action avec des passages calmes ou des embardées orchestralo-rock toute bonnement épiques. Rien à reprocher sur ce point, c'est du très grand art. Pour ce qui est des voix française nous sommes ici dans la lignée des précédents opus, à savoir des doublages bien médiocres dont certaines intonations semblent inspirées de toutes les daubes des années 90 sorties de chez AB Production. C'est d'autant plus dommage que Microsoft avait su trouver une belle brochette d'acteurs pour la version française d'Alan Wake, ils auraient tout de même pu se les garder sous le coude.

My multijoueur is rich

Depuis le second opus, la série des Halo n'a cessé de progresser au point de devenir l'un des FPS les plus joués sur consoles aux cotés des différent Call of Duty. ODST avait atteint le summum du multijoueur en terme de possibilités mais Bungie ne s'est pas tourné les doigts des pieds en éventail pour autant avec Reach qui répond parfaitement aux attentes, voire plus si affinité.

Tout d’abord parlons connexion, haut-débit, perte de données, etc... Vous pouvez à travers les options du multijoueur voir vos paramètres de connexion internet, la qualité du réseau et paramétrer tout un tas de choses telles que vos préférences de connexion, de langue, etc... A travers un nouveau menu bien plus ergonomique vous pouvez à tout moment voir dans quels types de partie se trouvent vos amis qui jouent à Halo Reach et les rejoindre tout aussi simplement. Vous pourrez en outre surveiller leur avancement sur leur état de service histoire de jouer à celui qui a la plus grosse. Bungie à très bien optimisé son moteur de recherche tout en y apportant plein d’options de calibrage de partie comme le comportement des adversaires via leur profil psy qui détermine s'ils sont bavards, des loups solitaires, polis, etc... Dingue. Le code réseau se montre lui aussi très solide puisque le lag est tout simplement absent (à moins de partager sa connexion avec une cité étudiante adepte du P2P bien évidemment).

Tout comme pour votre Spartan, vous pouvez paramétrer l’ensemble de vos parties jusqu’aux plus petits détails. La durée, le nombre de round, le nombre de participants bien évidemment, mais aussi les armes, les véhicules, vos vies, les boucliers, la gravité, etc... Imaginez, un Baptême du Feu (ou ''Firefight en VO) en gravité zéro avec un lance-roquettes, vitesse de déplacement ultra-rapide et de l'invincibilité ? Si c'est possible et ça donne un grand n’importe quoi bien bourrin. En terme de modes de jeu multijoueur Halo Reach en présentent une bonne tonne et demie (ceux déjà présents dans les 2 épisodes d'avant) au point qu'il devient limite difficile de savoir où donner de la tête sachant qu'il est encore possible de les customiser par la suite. C'est bien simple, même sur PC c'est du jamais vu et contrairement à ce que l'on pourrait penser, il y a toujours du monde pour se faire des massacres dans la joie et l'allégresse.

En ce qui concerne le gameplay la partie multijoueur du titre profite également des mods présents dans la campagne solo et il va sans dire que leur choix va avoir une lourde influence dans le jeu en équipe. A vous de vous concerter ou d'improviser en fonction des classes choisies par vos collègues afin de composer l'équipe la plus complète et la plus adaptée possible en fonction des objectifs et de ce qui se trouve en face.

Le mode Forge qui avait été la grande nouveauté d'Halo 3 sans pour autant s’avérer pragmatique nous revient ici dans une toute nouvelle version tout simplement gargantuesque qui saura très vite se montrer indispensable. L’ensemble des cartes multi peuvent vous servir de terreau de base à vos créations mais il y a aussi le monde Forge bien plus vaste que tout ce qui a été créé jusque-là dans l'univers de la série. Libre à vous ensuite de modeler tout ça avec vos petites mimines avec l'aide de tout un tas d'outils différents et quelques milliers d'objets en tout genre (c’est simple, tout ce que vous verrez lors de la campagne solo se retrouve disponible ici) pour garnir vos niveaux. En revanche son utilisation à la manette pourra en rebuter plus d’un mais si vous faites l’effort de persévérer vous pourrez très vite admirer vos créations et surtout les partager avec le monde entier ou tout simplement le reste de la communauté.

Autre élément pas bien nouveau mais grandement amélioré : le partage de fichiers. Que ce soit vos vidéos, vos photos ou vos créations, vous pouvez tout commenter puis partager avec vos amis et la communauté de manière fort simple. Ça marche à merveille et nous pouvons déjà trouver quelques perles qui valent le détour. A l’heure où vous lisez ces lignes les chiffres parlent d’eux-mêmes, on est déjà à une moyenne de plus d'un millions de joueurs en ligne. Halo Reach est bien parti pour prendre la tête du classement des jeux les plus joués sur le Xbox Live et c’est amplement mérité.

Of course la campagne d'Halo Reach peut également être pratiquée à 4 en coopératif sur le Xbox Live, en écran partagé ou en mélangeant les 2. A ce titre il faut savoir que l'IA des Covenants s'adaptera en fonction du nombre de joueurs humains contrairement aux précédents opus afin de maintenir un challenge constant. Vous trouviez le mode Légendaire déjà bien tendu ? Désormais vous allez pleurer votre maman...

8

Avec Halo Reach Bungie conclue en beauté ce qu'il a commencé il y a presque 10 ans. Après les déceptions engendrées par Halo 3 et ODST les p'tits gars redressent la barre avec une campagne solo rondement menée, parfaitement mise en scène et orchestrée par une bande sonore tout simplement magistrale. Le gameplay n'est d'ailleurs pas en reste avec des trouvailles fort sympathiques comme les mods et les nouvelles phases de jeu ainsi que des environnements vastes au level design travaillé. Graphiquement cet opus a également eu droit à son ravalement de façade enfin digne de ce nom et ça se voit grandement. Et que dire du multijoueur qui dépasse largement tout ce qui a été réalisé à ce jour (et ce même sur PC) avec d'immenses possibilités de création de modes de jeu, de création de niveaux et de partage. Restent quelques petits défauts comme l'IA partiellement à la ramasse, des voix françaises pas folichonnes ou une campagne qui manque probablement de moments véritablement épiques mais quoiqu'il en soit Halo Reach se trouve digne de faire partie des meilleurs FPS sur consoles. Bungie peut désormais laisser son bébé voler de ses propres ailes l'âme en paix, amen.

Les plus

-Très bonne mise en scène.
-Ambiance prenante.
-Graphismes qui font plaisir.
-La bande son de folie.
-Les mods.
-Les environnements vastes.
-Les nouveautés de gameplay.
-Le multijoueur tout juste hallucinant.

Les moins

-L'IA pas terrible.
-Version française ratée.
-Manque de moments cultes dans la campagne.

Détails

16+
Nom
Halo Reach
Support
Xbox 360
Genre
FPS
Editeur
Microsoft
Développeur
Bungie Software
Sortie
14 septembre 2010
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

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