Xbox 360 Gears of War


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Test de Gears of War

Test du Mardi 14 novembre 2006 par Galagan

Les consoles Next Gen’ ont mis du temps à mériter leur petit sobriquet un peu pédant. Graphismes incroyables, ennemis intelligents, sensations hors du commun. Autant de promesses qui ont tardé à venir. A tel point qu’on commençait à douter de leur potentiel soi-disant futuriste. Et puis Epic est arrivé avec un nouveau titre du nom de Gears of War, qui en a laissé beaucoup perplexes. Et sans le voir venir, l’E3 2006 a révélé le véritable potentiel de la Xbox 360. Avec un peu de savoir-faire, un gameplay qui tient la route et un scénario apocalyptique, voilà le titre qui a fait chavirer le monde dans l’ère de la nouvelle génération des jeux vidéo. Et oui, Gears of War signe le tournant que nous attendions tous. Alléluia !

Of Wolf and Man

Dans un futur glauque et sombre, où l’apocalypse a pris ses droits, l’Homme essaye tant bien que mal de résister à l’invasion des Locustes. Envahisseurs venus des bas fonds de la Terre, leur puissance de frappe dépasse de loin celle du commun des mortels. Aux commandes de Marcus Fenix, vous allez diriger une escouade dans les entrailles de la planète pour exterminer ce mal à la source. Mais si la théorie était aussi efficace que la pratique, ça se saurait…

Gears of War est loin d’égaler les meilleurs scénarii hollywoodiens. On fait face à une histoire somme toute classique, voire même banale. Mais Gears of War reste un jeu d’action avant tout, et son intrigue est loin d’être son principal atout…

Beauty and the Beasts

Comme on a pu le voir depuis quelques mois, Gears of War s’annonçait comme une tuerie graphique. Mais l’histoire nous a démontré que les développeurs savent être les plus grands illusionnistes de la planète, et qu’il ne faut se fier qu’au produit final vendu dans le commerce.

Mais cette fois-ci, on était loin d’imaginer que la claque allait être aussi violente. Soyons clairs : Gears of War repousse de très loin toutes les limites graphiques du jeu vidéo. Les décors sont grandioses et d’une profondeur vertigineuse, les effets de lumière et d’ombre quasi parfaits, et l’ambiance graphique oppressante à souhait. Mais le titre d’Epic réussit haut la main là où tous les autres ont échoué : la modélisation des personnages. En plus des armures détaillées jusque dans leurs moindres détails, la modélisation des visages est époustouflante de réalisme, à la limite de l’indécence. Les rides, les cicatrices, le sourire ultra bright, tous les personnages sont animés en temps réel avec une perfection maîtrisée au centimètre. Gears of War projette avec violence la concurrence, ainsi que tous les jeux mettant en scène des humains, au rang de vulgaire tentative ratée.

Waaaaaaaaaaar !

Mais Gears of War n’est pas qu’une belle plastique sur votre écran, même si on a tendance à se focaliser dessus. Il bénéficie aussi d’un gameplay jouissif qui fait de lui une référence dans son domaine. Evidemment, GoW ne fait pas dans la dentelle. Jeu d’action pur et dur, vous allez faire parler la poudre et faire jaillir des giclées de sang pour espérer rester en vie. Et pour cela, Epic a trouvé une combinaison de commandes assez classique, mais terriblement efficace, qui rappelle un certain Resident Evil 4 et sa fameuse caméra au dessus de l’épaule. En plus des traditionnels tirs, visées, recharges et autres passages d’obstacles, le développeur a su imposer ces petits détails qui font la différence.

Du côté du tir dans un premier temps, on nous laisse le choix des styles. Soit on tire précisément en se mettant à découvert, soit il reste la possibilité de tirer à l’aveugle dans une direction bien au chaud derrière une couverture. Un style qui fait son petit effet. Surtout que le système de recharge a été très bien pensé : il faudra absolument recharger son arme avec un bon timing pour peu de l’enrayer pour quelques secondes. En revanche, recharger rapidement donnera des bonus de puissance non négligeables. Un premier détail qui démontre son utilité au cours de l’aventure solo, mais aussi multi.

Mais le plaisir du jeu réside surtout dans le bouton A, sorte de pot pourri de toutes les actions possibles et imaginables. Il nous servira à nous protéger derrière un mur ou un bloc de pierre, à passer de couverture en couverture avec style, à sauter par dessus un obstacle, ou encore à courir provoquant l’effet « War Camera » déjà mythique.

Pour le reste, Gears of War reste très simple dans sa prise en mains, et d’une précision excellente. Allier rapidité et précision ne se fera pas dans la souffrance, malgré certaines actions quelques fois non désirées provoquées par le bouton A. On sent la puissance au bout du pad, une qualité rare dans les jeux d’action.

Bourrinos & co, avec une pointe de lait

Gears of War est un brin bourrin. Un gros brin. Mais on ne s’attendait pas à enfiler des perles devant son écran. Et une fois plongé dans l’aventure, on découvre des aspects plus profonds qui maintiennent l’action toujours au top, sans jamais retomber. En effet, on pourra diriger un groupe de deux à quatre personnes, ce qui permet de penser un peu stratégie. Malheureusement, les ordres disponibles restent plus que limités et l’IA de ses potes souvent capricieuse, mais compter sur ses coéquipiers permet souvent de sauver sa peau.

Mais en plus du bon vieux « je fonce dans le tas », Gears of War offre d’autres phases, plus rares et variées, à savourer le moment venu. A bord d’un char, en équilibre sur un sol pourri, ou encore dans une atmosphère flippante très Resident Evil, le titre propose différentes ambiances toujours cohérentes qui permettent de s’évader du train-train des sifflements de balles. Même si on y revient plus que régulièrement.

Enfin, Epic a bien fait les choses en scénarisant à fond les scènes et les entrées de niveau. On s’étonnera même à certains moments d’être obligé de marcher lors des communications avec son QG, l’occasion de respirer un coup avant la prochaine vague et admirer les décors. On vit au cœur d’un film d’action, dans une ambiance sonore d’une qualité presque irréprochable. Les voix françaises sont en général assez bonnes, même si certaines sont clairement caricaturales. Mettez le jeu en VO si vous en avez l’occasion, et tout sera au top. Spéciale dédicace à la bande son orchestrale d’une qualité exceptionnelle pour un jeu vidéo. Halo n’a qu’à bien se tenir.

Duo de choc ou frères ennemis

Mais si vous n’êtes pas convaincu par le mode solo, et que vous aimez partager les effusions de sang, Epic a pensé à tout. La campagne principale est jouable en coopératif en écran splitté ou via le Xbox Live. Et là, Gears of War signe un atout plus que majeur. Dans la fluidité la plus totale et sans toucher une seule seconde à la qualité graphique, on découvre une nouvelle facette du jeu. Au placard les alliés un peu débiles, place à de l’intelligence humaine. Le plaisir est décuplé, et on pourra vite passer au niveau de difficulté supérieur pour peu que vous ne jouiez pas avec un manchot. Oui, ils ont aussi le Xbox Live en Antarctique.

Mais il sera aussi possible de s’affronter en multi jusqu’à huit dans trois modes de batailles somme toute assez classiques. Mais efficaces. Ne proposant que dix petites maps inspirées des niveaux de la campagne principale, deux équipes vont s’affronter à mort. L’objectif à atteindre varie selon le mode choisi, puisqu’il faudra soit exterminer l’intégralité de l’équipe adverse, soit assassiner le capitaine ennemi pour remporter la victoire. Grâce à son gameplay très « Seek & Destroy », ses nombreuses armes et la possibilité de ranimer ses coéquipiers tombés au combat, les parties multi s’annoncent beaucoup plus tactiques et fournies qu’il n’y paraît, même si le sang coule toujours beaucoup. Mais le faible choix dans les maps et des modes de jeu laisse à la partie multi un cran de retard sur la campagne principale, jouissive sur tous les points. Un petit coup de Xbox Live viendra-t-il fournir tout ça ?

Gears of War : get it or get out !

Epic nous l’avaient promis, et ils ont tenu leur promesse. Gears of War est bien la tuerie que tout le monde attendait. Repoussant les limites techniques à un nouveau stade, il mérite son titre de jeu Next Gen’ avec mention. Mais c’est sans compter son gameplay jouissif et très bien pensé, ses petites pointes de finesse, et surtout une action qui ne retombe pas un seul instant du début à la fin. Evidemment, le titre souffre de quelques défauts, dont une durée de vie relativement courte en solo, mais son mode coopératif sublime et son mode multi prenant vous scotcheront à votre pad, encore et encore. Gears of War est le jeu de l’année sur Xbox 360, et ce n’est pas près de changer.

Multi - Online
8
Solo - Offline
9

Epic nous l’avaient promis, et ils ont tenu leur promesse. Gears of War est bien la tuerie que tout le monde attendait. Repoussant les limites techniques à un nouveau stade, il mérite son titre de jeu Next Gen’ avec mention. Mais c’est sans compter son gameplay jouissif et très bien pensé, ses petites pointes de finesse, et surtout une action qui ne retombe pas un seul instant du début à la fin. Evidemment, le titre souffre de quelques défauts, dont une durée de vie relativement courte en solo, mais son mode coopératif sublime et son mode multi prenant vous scotcheront à votre pad, encore et encore. Gears of War est le jeu de l’année sur Xbox 360, et ce n’est pas près de changer.

Les plus

+ Graphiquement ahurissant
+ Gameplay jouissif et bien pensé
+ Campagne solo intense
+ Le mode coop
+ Multi assez tactique au final

Les moins

- Campagne assez courte
- Peu de maps et de modes en multi
- Un seul niveau en véhicule
- IA pas toujours au top

Détails

16+
Nom
Gears of War
Support
Xbox 360
Genre
FPS
Editeur
Microsoft Game Studios
Développeur
Epic Games
Sortie
17 novembre 2006
07 novembre 2006 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

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