Xbox 360 Full Auto


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Test de Full Auto

Test du Vendredi 24 février 2006 par Spike

[jeu|3673] était l’un des premiers jeux jouables sur Xbox 360, c’est dire ! C’était lors de l’E3 et déjà, ça sentait le pétard mouillé… Une bien mauvaise image de la nouvelle génération qui, au lieu de nous émerveiller, nous avait plutôt lassés au bout de quelques tours de circuits. Pourtant, les intentions étaient là : des tonnes de trucs à exploser, un gameplay largement emprunté à Burnout et même des idées originales avec sa jauge de réparation. Si le titre réussissait encore à camoufler ses grosses lacunes dans le brouhaha de l’E3, malheureusement, dans notre rédac’ toute silencieuse, il ne pouvait plus nous trahir. Zoom sur une triste réalité…

File-moi la clé à molette Thierry !

[jeu|3673] fait partie de ces jeux d’arcade made in Sega à l’efficacité censée être redoutable. Une seule idée en tête : distraire le joueur. Tout comme dans Crazy Taxi, les règles sont établies d’entrée de jeu et ne varient que sensiblement au cours du jeu. Il faut donc rouler comme un dératé en s’assurant la meilleure place quoi qu’il en coûte. S’il faut sortir l’artillerie lourde et plomber le cul des adversaires, faites-vous plaisir ! S’il faut revenir en arrière pour éviter la casse, il suffit d’utiliser la jauge de réparation (une sorte de bullet time inversé). Et s’il faut prendre une petite accélération pour rattraper le retard, tapez un coup dans la jauge de nitro et la victoire est encore à portée de volant !

Joe le Taxi !

Premier tour de circuit et premier… émerveillement. Non, sans rire ! A première vue, [jeu|3673] n’avait finalement pas l’air si mauvais que ça. Un grand moment de solitude où l’on a la cruelle impression de s’être acharné pour rien sur un jeu. Graphismes simples mais pas moches, conduite très accessible, bon nombre d’éléments destructibles dans le décor, tout était réuni pour nous titiller le bout du paddle. Sauf que, après quelques tours de circuits, le manque de finition éclabousse littéralement l’écran… A tel point que plus rien ne fonctionne. Comme si vous aviez vu la plus belle fille du lycée sur laquelle vous flashiez pendant des années se mettre à vomir à pleine gorge un mauvais soir de fête… Flippant !

Et là… C’est le drame !

La liste des défauts dans [jeu|3673] est juste hallucinante. Sans même parler du fait qu’il ne s’agit clairement pas d’un jeu next-gen que ce soit au niveau graphique ou conceptuel.

Au niveau de la réalisation déjà, le titre montre d’énormes faiblesses. Chutes de framerate incessantes, clipping et modélisation sommaire des décors ainsi que des bolides, on a du mal à sentir la puissance de la Xbox 360. Mais on ne le dira jamais assez, un titre ne se juge pas uniquement sur son emballage de pixels. Sauf que même au niveau du gameplay, [jeu|3673] ne suit pas.

A commencer par une physique des véhicules juste scandaleuse. Prenez-vous une petite pierre sur le bord du terrain et c’est le bond stratosphérique assuré ! Heureusement, la jauge de réparation permet de revenir en arrière. Mais elle ne suffit pas à palier les vingt-cinq ratés suivants… Du côté de l’IA aussi le titre a du mal. Aucun challenge de ce côté-là, les adversaires se laissent dépasser comme un troupeau de bœufs écervelés. Frustrant. On se rabat alors sur les sensations de conduite, mais là non plus, rien de bien frissonnant à se mettre sous la dent. La prise en main du véhicule se révèle bien trop souple pour en tirer un quelconque plaisir et surtout on a toujours l’impression de se traîner !

Vient alors le coup final, celui qui finit par achever tout joueur en quête de sensations. Le titre se révèle très rapidement barbant. Un petit coup de fatigue avant de prendre la manette et vous pourriez bien vous endormir paddle à la main. Pourtant, les développeurs ont fait des efforts en tentant d’introduire quelques variantes avec des objectifs particuliers. Dans les faits, la sauce ne prend malheureusement pas. Il suffit dans tous les cas d’avancer comme un bourrin, de tout dézinguer sur son passage, et d’arriver premier ou au pire second. Génial !

Passe à la casse !

A y réfléchir, il est aisé d’émettre une comparaison entre [jeu|3673] et Ridge Racer. Quand on y repense, le titre apporte bien plus d’éléments de gameplay que le titre de Namco. Entre la jauge de nitro, de réparation (revenir en arrière) ou encore les armes, le titre a, semble-t-il, beaucoup plus à offrir. Il ne lui manque qu’une chose en définitive : du fun ! Ce qu’à Ridge Racer à revendre ! Même s’il s’agit juste de finir premier sans plus d’artifice. Les sensations de conduite, l’adrénaline, la peur de ne pas finir premier, tout est là pour vous scotcher au paddle en oubliant même que votre hamster est en train de se noyer dans sa gamelle à eau... C’est ça le jeu vidéo !

CT loupé !

Si vous cherchez un jeu next-gen, oubliez [jeu|3673]. Non seulement il ne suit pas techniquement, mais en plus son gameplay est à la limite du soporifique. C’est d’autant plus dommage que Sega avait de bonnes idées sous le coude… Encore un titre au potentiel existant gâché par un manque de finition évident. Du coup, on se tourne vers l’avenir en attendant le providentiel Burnout Revenge !

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Si vous cherchez un jeu next-gen, oubliez Full Auto. Non seulement il ne suit pas techniquement, mais en plus son gameplay est à la limite du soporifique. C’est d’autant plus dommage que Sega avait de bonnes idées sous le coude… Encore un titre au potentiel existant gâché par un manque de finition évident. Du coup, on se tourne vers l’avenir en attendant le providentiel Burnout Revenge !

Les plus

+ La jauge de réparation
+ Prise en main rapide

Les moins

- Chutes de framerate
- Manque de pêche
- Pas de sensation de conduite
- IA inexistante
- Réalisation médiocre pour de la nouvelle génération
- C'est loupé quoi !

Détails

16+
Nom
Full Auto
Support
Xbox 360
Genre
Combats
Editeur
Sega
Développeur
Pseudo Interactive
Sortie
10 février 2006
14 février 2006 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Atari développe Cosmos entre 1978 et 1981, une console portable qui utilise des hologrammes, images animées en trois dimensions ne nécessitant aucun support (elle s’affichent dans l’air). Les hologrammes n’interviennent pas dans le jeu, et ne jouent qu’un rôle esthétique. Le jeu ne sera jamais commercialisé.