Forza Motorsport 2
Test du Mardi 26 juin 2007 par Galagan
Après sa première apparition sur Xbox en mai 2005, Forza Motorsports a créé la surprise. A l’époque, tout le monde n’avait que le nom de Gran Turismo à la bouche en terme de simulation automobile. Mais Forza avait réussi la performance de se faire un nom à ses côtés, en tant que son égal – ou presque – mais sur la console de Microsoft. Et nous voilà deux ans plus tard, avec cette suite tant attendue qu’est Forza Motorsport 2, cette fois-ci sur Xbox 360 et donc tout en HD. Sauf que la donne est différente puisque de l’autre côté de la barrière PS3, la concurrence n’est pas au rendez-vous et ne semble pas prête à voir le jour. Une occasion rêvée de convertir des Gran Turismo fans à sa cause ? Et pourquoi pas ?
Carriériste : un job à plein temps
Forza Motorsport 2 fait dans le simple, mais le très efficace. On y retrouvera simplement trois grands axes assez classiques mais qui ont fait leurs preuves. Tout d’abord, on rejoindra un mode arcade dans lequel on enchaînera les tours et les courses contre la montre pour débloquer quelques bolides. Pratique pour bien commencer le plat de résistance de la bestiole, le tout aussi classique mais ultra efficace mode carrière.
Ici, on devra choisir tout d’abord sa voiture parmi des constructeurs de tous les continents, pour ensuite se lancer dans une carrière de petit newbie en quête de gloire, de brouzoufs et surtout de belles bagnoles. On commence donc avec une seule caisse avec laquelle on devra enchaîner les quelques courses ouvertes à notre petit niveau. Car comme tout mode carrière, tout l’intérêt est basé sur l’évolution de ses capacités et de sa voiture. Enfin, de ses voitures. Car au fur et à mesure des victoires, vous allez gagner de l’expérience qui fera votre renommée en tant que coureur automobile, mais aussi des crédits qui vous ouvriront les portes à de nouvelles voitures et aux garages pour améliorer vos bolides. Car là est bel et bien l’intérêt de Forza 2 : la quête de la parfaite monture. On commence par booster dans tous les sens son tout premier véhicule, un besoin nécessaire certes, mais aussi par simple plaisir et amour de sa toute première voiture. On découvre alors les joies des classes de D à A, jusqu’à S et même U pour unique. Mais très vite, les nouvelles voitures débloquées et même offertes pour vos victoires s’avèreront beaucoup plus performantes et plus jouissives, et vous devrez abandonner titine dans votre grand garage momentanément vide pour vous attaquer à de vraies voitures. Et c’est en jonglant entre les types et marques de voitures que vous allez pouvoir vous incruster dans toutes les courses du mode carrière. Car certaines sont réservées à des voitures américaines ou asiatiques, d’autres à des petits gabarits, d’autres encore à certaines marques bien précises et souvent hors de prix. Du coup, si vous voulez explorer le jeu dans son ensemble et dans sa richesses, vous ne pourrez pas être l’homme – ou la femme – d’une seule monture. Oui, Forza 2 encourage la polygamie automobile, et c’est qui fait sa force et sa durée de vie gigantissime.
Car là est bel et bien l’intérêt de Forza 2 : la quête de la parfaite monture.
Gran Turismo Paradise ?
Ici, aucun permis n’est nécessaire pour conduire certains véhicules, et il ne faut pas s’attendre à quelque tutorial pour débuter. Turn10 vous lâche dans la nature comme un grand garçon qui sait ce qu’il a à faire. Mais pour faire en sorte que même les plus nuls arrivent à s’éclater, différents modes de difficulté sont disponibles, qui sont en fait des aides au sol pour les trajectoires idéales, les phases d’accélérations et de freinage, le tout très bien ficelé. Du coup, le gameplay s’en trouve tout de suite facilité, pour peu que vous ayez opté pour un mode de jeu de newbie. Du coup, moins d’expérience vous sera remise à la fin de chaque course, et la progression s’en trouvera plus pénible. Il vous faudra alors passer vite aux étapes supérieures pour profiter pleinement de la profondeur de Forza Motorsport 2. Et du coup, le côté simulation reprendra ses droits, moins permissif. Les sanctions tomberont à chaque virage pour peu que la négociation se passe mal. Tête à queue, sortie de route ou tout simplement dépassement en bonne et due forme… autant de situations rageantes qui vous apprendront à conduire proprement et efficacement suivant votre position sur la piste.
On découvre alors un titre pointu, agréable à prendre en mains mais surtout qui offre des sensations fortes. Et c’est peut être parce qu’à force de s’engouffrer dans les profondeurs du jeu, on découvre une véritable progression dans le jeu et dans sa conduite. Et découvrira aussi les joies des courses d’endurance, où il faudra cette fois-ci faire attention à son niveau d’essence, à la température de ses pneus, et surtout à l’état global de sa voiture. Car si sur deux ou trois tours on arrivera à gérer quelques dégâts mineurs dans sa mécanique provoqués par des collisions diverses, ce sera plus difficile pendant l’endurance. C’est là où vos talents de pilote et les réglages de vos voitures joueront un rôle majeur.
Forza 2 encourage la polygamie automobile.
Là où vos talents seront surtout mis à rude épreuve, c’est surtout lors des parties en ligne. Car même si l’I.A. globale du mode solo est vraiment de très bonne qualité et agressive, rien ne vaut une bonne partie en ligne face à de vrais joueurs. Confronté à sept autres pilotes, le challenge n’est pas le même, et il vous faudra de la maîtrise pour entamer les tournois du Xbox Live. Les moins courageux pourront toujours regarder les pneus s’échauffer via la Forza TV, ou même faire un petit tour du côté des ventes de voitures en ligne. Le mode online, très complet, offre une expérience étendue du solo qui ravira les amateurs de challenge.
On regrettera pourtant certains défauts qui ne rateront pas le rendez-vous GT5..
Pas encore parfait le Forza…
Côté graphique, Forza 2 se défend vraiment très bien. La modélisation des véhicules frôle la perfection, les tracés ne pardonnent pas un seul écart, et le tout se joue dans une fluidité à toute épreuve que ce soit seul, en ligne ou en écran splitté. On regrettera pourtant certains détails, comme la rigidité des animations offroad, le manque de pêche de la conduite surtout face à un PRG 3, ou encore l’absence d’une vue de cockpit qui bluffe pourtant à tous les coups et qui ne ratera pas le rendez-vous Gran Turismo 5. Un peu plus grave, la météo est, elle aussi, complètement absente du jeu, un manque cruel qui aurait ajouté un énorme plus au plaisir de jouer, mais aussi à sa rejouabilité. Et oui, pour une fois qu’on se plaint d’une overdose de soleil…

Forza 2 se révèle comme un excellent titre que tous les fans de simulation automobile se doivent d’avoir. Long, beau, super jouable et très agréable à prendre en mains, il arrive à tenir en halène n’importe quel joueur pendant des heures. Bénéficiant d’une véritable progression grâce à son mode carrière complet, mais aussi d’un mode online de qualité, il arrive sans trop de problème à prendre la place de référence du genre dans la famille Next Gen’. Mais ses petits défauts comme un manque de pêche, la carence d’une vue de cockpit et surtout l’absence totale de météo vont certainement lui porter préjudice dans quelques mois, à la sortie de son grand concurrent GT5. Mais en attendant, Forza 2 mérite les acclamations du public. Alors en voiture Simone !
Les plus
+ Agréable à prendre en mains+ Grosse durée de vie
+ Online de qualité
+ IA agressive
+ Toujours fluide
Les moins
- Pas de météo !- Manque quelques fois de pêche
- Pas de vue de cockpit
Détails
- Nom
- Forza Motorsport 2
- Forza 2
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Courses
- Editeur
- Microsoft
- Développeur
- Turn 10
- Sortie
- 08 juin 2007
- 29 mai 2007 (US)
- 24 mai 2007 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 3 ans et plus


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