Xbox 360 Final Fantasy XIII


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Test de Final Fantasy XIII

Test du Mardi 13 avril 2010 par el lobo

Dès le début du projet "Fabula Nova Crystallis", Square Enix n’a eu de cesse de nous démontrer que sa série phare des Final Fantasy arrivait à un tournant de son histoire. Ainsi, après être devenu le 1er épisode à voir le jour sur 2 consoles de salon simultanément, Final Fantasy XIII se décide enfin à briser les bases pour renouveler ses mécaniques. Mais de tels changements ne se font pas sans conséquences et nous verrons que si certains choix se révèlent judicieux, d’autres en revanche risquent de laisser les fans de la série plus que perplexe...

Le synopsis

Les évènements de Final Fantasy XIII débutent sur Cocoon, une cité flottant dans le ciel de la planète Gran Pulse. Il y a des centaines d’années de cela, une grande guerre opposant Cocoon et Pulse marqua tellement les esprits qu’aujourd’hui la simple idée d’être en contact avec quoique ce soit ayant un rapport avec Pulse constitue une idée insoutenable pour les habitants de Cocoon. C’est là qu’interviennent les personnages du jeu. Lightning, ancien soldat de la garde royale du Sanctum, le gouvernement théocratique de Cocoon, décide de s’opposer à la Purge, une grande mascarade visant à éliminer les habitants de Cocoon ayant eu des contacts avec Pulse. Ainsi débute une histoire où se croiseront les destins des personnages qui très vite se trouveront des intérêts communs. Que l’on adhère ou non à l’histoire, force est de constater que l’univers de Final Fantasy XIII est d’une grande richesse. On se retrouverait vite perdu si les développeurs n’avaient pas eu l’excellente idée de proposer des dossiers récapitulatifs. Ceux-ci, accessibles à tout instant via le menu, vous donneront des informations sur les événements, les lieux ou encore les personnages rencontrés. Malheureusement, à quoi bon nous faire miroiter une telle richesse si on ne peut pas en profiter ?

« It's like this train. It can't run anywhere except where its rails take it »

Car oui, la linéarité de Final Fantasy XIII n’est pas une légende puisque autant dans sa narration que dans l’ossature du jeu, vous serez constamment sur des rails. Si l’effet était déjà présent dans Final Fantasy X, il prend ici une toute autre ampleur. A la manière d’un donjon-RPG, l’aventure consiste à avancer en éliminant les monstres vous faisant obstacle pour aller finalement vaincre le boss embusqué à la fin du chapitre. La présence du radar rend la tâche encore plus aisée dans la mesure où ce dernier pousse le vice jusqu'à vous indiquer la présence de cinématiques (symbolisées par l’icône "objectif" ). Le désactiver n’aura pas tellement de conséquences tant les routes alternatives sont peu nombreuses. Il est certes possible d’ignorer le chemin imposé par le radar pour aller se balader dans les environs et trouver des trésors mais malheureusement vous serez quasiment tout le temps obligé de rebrousser chemin après être tombé dans un cul-de-sac. L’aventure aurait été vraiment ennuyeuse si Square Enix n’avait pas eu la bonne idée de concevoir un système de combat ô combien passionnant...

A mon signal, déchaine les enfers !

Le véritable point fort de Final Final Fantasy XIII est sans aucun doute son gameplay. Il s’agit probablement du Final Fantasy le plus riche et le plus dynamique en terme de combats. Si le début du jeu s’avère poussif avec notamment la majorité des possibilités indisponibles (ni magie, ni invocations, ni stratégies), les possibilités s’étoffent au fil des heures jusqu’à devenir suffisamment riches pour que l’on puisse parler de combats stratégiques sans faire sourire les détracteurs de la série.

Nous avons tout d’abord droit à une version revisitée de l’ATB (pour Active Time Battle). Mais si ! Souvenez-vous ! Cette jauge qui se remplissait à chaque tour et qui une fois pleine vous permettait de réaliser une action ! Elle est de retour en version remaniée. Tout d’abord cette jauge d’ATB est maintenant divisée en segments (2 au début) qui servent à réaliser des actions. Par exemple la commande "attaquer" nécessite un segment. Lorsque votre jauge d’ATB est remplie, vous pouvez donc utiliser la commande "attaquer" 2 fois ou bien attaquer une fois, utiliser une magie ensuite, etc... Remarquez que plus la jauge d’ATB contient de segments, plus elle mettra de temps à se remplir. Sachez aussi que vous ne contrôlez qu’un seul personnage à la fois (appelé Leader), les autres étant gérés par l’IA. Il n’est pas non plus possible de prendre le contrôle d’un autre personnage pendant le combat. Cerise sur le gâteau, la mort du Leader entraîne irrémédiablement le Game Over. Vous l’aurez compris, Square Enix a pris le parti de corser artificiellement la difficulté du jeu en limitant vos possibilités d’action. Malgré tout le procédé s’avère diablement efficace et vous oblige à réfléchir un minimum avant d’agir.

Intéressons nous aussi à la notion de stratégie évoquée un peu plus haut. Chaque personnage peut switcher entre différentes classes (attaquant, soigneur, ravageur, tacticien, saboteur, défenseur) durant le combat et ainsi modifier la stratégie du groupe. Par exemple, la formation "Force Mesurée" est composée de deux attaquants (qui affaibliront l’ennemi), d’un soigneur (qui soignera ses compagnons) et ainsi de suite. Vous pourrez (et devrez !) changer de stratégie comme bon vous semblera au cours d’un combat. Ce système de jeu rend les combats terriblement addictifs et parfois assez difficiles si vous vous entêtez à bourriner sans réfléchir à la bonne stratégie à adopter.

N’oublions pas non plus les invocations. Elles portent ici le nom de Eidolons et sont chacune rattachées à un seul personnage. Durant les combats, le leader invoque l’Eidolon et se trouve seul avec lui, face à l’adversaire. L’Eidolon se bat alors comme un simple PNJ jusqu’à ce que vous décidiez d’utiliser le mode "symbiose". Ce dernier vous permet de chevaucher l’Eidolon pour attaquer l’adversaire tout en étant protégé. La fin du mode symbiose se traduira par la disparition de l’Eidolon et la réapparition de vos personnages, complètement soignés. A noter qu’invoquer un Eidolon ou l'utilisation d'une technique spéciale nécessite des PT. Ces PT sont les seuls à ne pas être restaurés à la fin des combats mais se récupèrent petit à petit en effectuant des combats. A l’issue de chaque combat, un rang vous sera attribué en fonction de votre score et du temps mis à vaincre la cible. Plus votre rang est élevé, plus vos chances d’obtenir un butin rare le seront également. La restauration automatique des PV après chaque joute en devient même indispensable et ne facilite pas la tâche contrairement à ce qu’on aurait pu croire. Au contraire, elle rend le jeu humainement supportable. On comprend d’ailleurs le choix de Square Enix d’avoir épuré l’interface. Le moindre achat ou évolution d’arme se fera via des terminaux qui servent également de points de sauvegarde. Il aurait été rébarbatif et très pénible de devoir tomber sur un marchand pour améliorer son équipement, ou acheter des objets de soin ne serait-ce que survivre.

Malheureusement les amoureux de l’ambiance qui se dégage de Final Fantasy risquent d’être déçus tant le titre fait l’impasse sur la narration. Ici, à l’instar d’un Final Fantasy X, on se contente de suivre l’histoire sur un rail si bien que le schéma se résumera à couloir – monstre – cinématique – couloir – monstre-, etc... Mais rassurez-vous, cela ne durera que les 20 premières heures de jeu (sic). Hmm en fait non, le schéma restera le même jusqu’au bout mais l’histoire est susceptible de plus vous intéresser pour peu que vous ne soyez pas déjà mort d’ennui. La qualité du gameplay, elle, risque bien de vous faire tenir jusque là.

Le système d’évolution marque aussi une petite révolution. Il se rapproche un peu du sphérier de Final Fantasy X dans sa présentation à la différence près qu’il n’est plus question de niveaux. Chaque combat rapporte des points de compétences (PC) à utiliser pour déverrouiller des capacités (magies, compétences, segment ATB supplémentaire, etc...) ou des points de statistiques des différents jobs de votre personnage. Prenez garde cependant à ne pas trop privilégier un job par rapport aux autres car en cas de changement d’équipe et donc de rôle au sein de celle-ci, le manque de polyvalence vous sera très certainement fatal et vous conduira à de pénibles séances de leveling.

L’autre point qui blesse : les musiques. On ne peut aller jusqu’à dire qu’elles sont mauvaises, ce serait de la mauvaise foi, il est cependant vrai que la composition musicale de cet opus ne laisse pas franchement un souvenir impérissable dans les oreilles. Il s’agit évidemment d’un critère subjectif mais bien que la musique sonne comme du Square Enix, il lui manque un petit quelque chose pour la rendre exceptionnelle… Uematsu peut-être. L’offense suprême fut quand même de retirer le célèbre jingle de fin de combats qui retentit encore sur les téléphones portables de bon nombre d’amoureux de la saga.

Monster Hunter

Il existe cependant un moyen de casser un peu la monotonie du jeu : les missions de chasse. Accessibles à partir des derniers chapitres, elles donnent au jeu un aspect Monster Hunter particulièrement rafraîchissant. Imaginez-vous traquant un monstre d’une quarantaine de mètres de haut dans une steppe infestée de créatures sauvages. Ces missions optionnelles sont un passage obligatoire pour l’obtention de certains items rares ou encore l’obtention du sacrosaint succès dédié à dé. Il s’agira aussi de découvrir des environnements sauvages de toute beauté et de pester contre les scénaristes en leur disant "mais pourquoi nous montrer ça seulement maintenant ?".

À propos du visuel, si l’aspect technique de Final Fantasy XIII n’a pas été évoqué c’est bien parce qu’il semblait évident que le titre mettrait tout le monde d’accord sur ce point. Le jeu est comme toujours avec la série, somptueux et propose des cinématiques en image de synthèses (trop nombreuses) de toute beauté. Jamais la frontière entre CG et temps réel n’a été si mince dans la série. On pourra en revanche être un peu plus réservé sur les magies qui peinent à nous en mettre plein les yeux. Passons aussi sur le design douteux des personnages (Nomura, on aime ou on aime pas) et saluons par contre le soin particulier apporté au design du bestiaire. Les designers de chez Gamefreak devraient en prendre de la graine pour le prochain Pokémon ! Soyez en sûr, les années de développement n’auront pas été vaines.

Techniquement le débat à longtemps fait rage au sujet de cette version Xbox 360 bridée par les limitations du support DVD face au surpuissant Blu-Ray de la PS3. Il en découle tout d'abord un jeu étalé sur pas moins de 3 galettes, ce qui devrait rappeler quelques souvenirs aux fans de la saga Final Fantasy. Alors que certains vont déjà se plaindre du changement de DVD à 2 reprises, au final la manipulation n'est pas si dramatique que ça après tout. D'un point de vue visuel nous pouvons également constater une compression plus importante (et parfois cradingue) des cinématiques en images de synthèse ou encore de textures un poil moins détaillées. Mais franchement, il faut vraiment avoir les 2 versions cote à cote et être un gros râleur extrémiste pour y trouver quelque chose à dire. En tout cas il va sans dire que Final Fantasy XIII reste très beau et que ce ne sont pas ces différences minimes qui font jouer sur la qualité du titre.

7

Au final on pourrait simplement reprocher à ce Final Fantasy XIII de porter le nom Final Fantasy. En tant qu’entité propre le jeu est plus qu’honnête et surclasse sans trop de problème la majorité des RPG sortis sur consoles ces derniers temps (ce qui n’est pas très difficile en fait). Les uns le prendront pour ce qu’il est, à savoir un RPG bien conçu et qui va droit au but, les autres le qualifieront de véritable mouton noir de la série (comme ils le font pour chaque Final Fantasy sorti après le VII en fait...). Les amateurs de rêveries devront passer leur chemin tant l’histoire prend son temps pour décoller et Final Fantasy XIII se trouve être un jeu qui repose avant-tout sur son gameplay. Un bon jeu à n’en point douter, mais un mauvais Final Fantasy.

Les plus

- Le gameplay le plus abouti de la série.
- La réalisation.
- La durée de vie.
- La customisation.

Les moins

- N’a plus grand chose de Final Fantasy.
- Très linéaire.
- L’histoire qui met 3 plombes à décoller.
- Vanille.
- Mauvaise compression des vidéos.

Détails

-
Nom
Final Fantasy XIII
Final Fantasy 13, FF XIII, FF 13
Support
Xbox 360
Genre
RPG
Editeur
Square Enix
Développeur
Square Enix
Sortie
09 mars 2010
09 mars 2010 (US)
16 décembre 2010 (Jap)
Recommandation PEGI
Joueurs de ans et plus

Le première console de jeux vidéo fut commercialisé en 1971. Son nom ? Odyssey.