Xbox 360 Dead to Rights : Retribution


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Test de Dead to Rights : Retribution

Test du Mercredi 28 avril 2010 par AssKicker

Je me confesse mon père car j'ai pêché. Oui j'ai osé chier allègrement sur Dead to Rights : Retribution avant même de l'avoir entre mes mimines sous prétexte que Volatile Games et Namco Bandai ont diffusé des images pas très sexe et des vidéos encore moins affriolantes. Mais en même temps c'est d'leur faute hein, z'avaient qu'à mieux choisir leurs extraits, ça m'aurait éviter de plomber les archives du site avec de méchantes news alors que ce 3ème volet des aventures de Jake Slate et de son toutou Shadow m'a particulièrement bluffé. Comme d'hab' j'enlève mon pantalon pour pénitence mon père ?

Encore un coup de fourbe de Marcel Beliveau

Pour ceux qui ne seraient pas au jus, Dead to Rights : Retribution est le 3ème titre de la série qui devait initialement paraître sur Dreamcast. La mort tragique de la dernière console de Sega en a décidé autrement et le titre échoua alors sur PS2 et Xbox avec brio. S'en est suivi un 2ème opus tout pourri et ça explique probablement toute mon appréhension vis à vis de ce volet cuvée 2010. Oui je sais c'est mal mais que voulez-vous, les séquelles psychologiques peuvent nuire à toute objectivité.

Je vous fait l'impasse sur le scénario déjà vu et revu 10 000 fois basé sur le célèbre combo terroristes/gros-chef-super-vilain/sous-fifre-au-rire-mesquin/traitre/papounet-assassiné/vengeance/ça-va-chier-dans-l'ventilo pour aller directement sur le reste du jeu bien plus important. Déjà primo : mortecouille ! est plutôt bien foutu ! Loin des gros cadors, le titre de Volatile Games s'en sort néanmoins admirablement bien avec des personnages bien modélisés (un peu moins pour les trouffions de base) mais au design particulier (on aime ou on aime pas), une synchro labiale réussie dans les dialogues (grâce à la technologie tierce Face FX si vous voulez tout savoir), des environnements riches, détaillés et bien garnis, ou encore des effets de lumière sympathouilles. Autant dire que j'étais un poil sur le cul comparé à ce que laissaient entrevoir les images et vidéos. Et pas d'images de synthèse qui tiennent, ici tout est fait en temps réel. On ne peut cependant s'empêcher de constater que le physique de Jack Slate n'a plus rien à voir avec celui des précédents titres (contrairement à ce que montre l'une des vidéos bonus présentant le jeu tel qu'il était au bout de 6 mois de développement) et arbore désormais des cheveux hérissés/lustrés/brillants dignes d'un footballeur précieux ainsi qu'une musculature à en faire pleurer Schwarzy. Un choix esthétique discutable mais soit...

A noter qu'il n'y pas de plaintes à signaler au niveau des doublages puisque Dead to Rights : Retribution propose des voix originales (réussies) en anglais avec des sous-titres en français. Par contre dans le feu de l'action il n'est pas toujours aisé de lire les textes tout en tentant de survivre au carnage armé dont vous êtes le héros.

On prend les mêmes et on recommence à peu près pareil

Coté gameplay les développeurs y sont aussi allés de leur propre sauce tirant un demi-trait sur ce qui a été fait auparavant. Fini les plongeons acrobatiques permettant de déglinguer du sbire avec classe et volupté et fini la possibilité de porter une arme dans chaque main. Pour le coup Dead to Rights : Retribution se veut un brin plus subtile puisque vous ne pouvez porter que 2 armes en même temps (un gros calibre et une arme de poing ou un explosif). A vous de faire le choix entre ce qui traine au sol en fonction de la situation ou des munitions restantes. A ce niveau il faut savoir que l'arsenal du jeu est particulièrement riche, ce qui devrait faire plaisir aux partisans de la NRA. Mais n'espérez pas rentrer dans le lard pour autant sous peine de vous faire trouer comme un bas résille.

Pour ce faire vous pourrez utiliser un système de couverture totalement repompé sur les Gears of War (plaquage contre le décor, appui sur la touche de visée pour tirer à légèrement à découvert, possibilité de grimper par dessus l'élément en question ou de sortir en rush, etc...). Mais attention à ne pas trop camper non plus puisque certaines parties du décor sont destructibles au point de vous mettre à découvert. Autant vous dire que dans le feu de l'action vous aurez bien souvent chaud aux miches. Pour vous aider vous pourrez user d'un système de ralenti permettant de mieux vous appliquer dans vos tirs. Ok certains vont crier à la spoliation mais il ne faut pas oublier que le premier Dead to Rights faisait à l'époque partie des instigateurs de ces possibilités de gameplay et il est donc légitime de les retrouver ici.

Autre bon point : la partie beat them all de Dead to Rights : Retribution se montre bien plus travaillée et complète qu'auparavant. En plus de la désormais classique panoplie de combos, vous pourrez user de prises de mêlée pour désarmer les ennemis et ainsi récupérer leurs flingues, les chopper pour mieux les balancer, les utiliser comme boucliers humains, etc..., les possibilités sont nombreuses et cette fois-ci vous pourrez passer du gunfight aux combats à mains nues à la volée comme bon vous semble selon la situation. Au final on se trouve face à un mix des genres particulièrement bien foutu et super trippant qui prend encore de l'ampleur avec de nombreuses séquences de mise à mort jouissives à souhait tant elles débordent de rage, d'énergie et de classe. Par contre il faut tout de même signaler que la partie baston est un peu brouillonne puisque les coups ne s'enchainent pas toujours très bien et qu'il arrive que l'on chasse les mouches sans le vouloir.

Comme Lassie mais avec des couilles

Toujours dans la catégorie "Les Plus de Monsieur Plus", Dead to Rights : Retribution met encore plus en avant l'utilisation de Shadow, votre fidèle partenaire canin qui se trouve être mis à contribution de 2 manières distinctes. Tout d'abord de manière classique où vous pourrez lui demander de bouffer de la racaille à la volée, de vous ramener une arme à terre pendant que vous tremblez à poil derrière un canapé entrain de partir en lambeaux sous les feux ennemis, ou durant des objectifs spécifiques durant lesquels vous l'incarnerez directement. si les finalités de ces parties sont plutôt banales (récupérer un pass de sécurité, pisser sur des générateurs pour les faire disjoncter, etc...), leur gameplay se veut le plus subtile possible sous peine de vous faire rapidement terrasser. Pour ce faire Shadow peut avancer de manière discrète tout en disposant alors d'une vue en "odorama" où vous pourrez apercevoir les silhouettes ennemies malgré la présence d'obstacles. Le but consistera si possible à les bouffer en douce et à trainer leurs corps décédés à l'abri des autres gardes pour ne pas attirer leur attention. Pour ce faire vous pourrez également aboyer ou grogner pour tenter de les attirer en fourbe dans un traquenard dentaire. Bien que relativement répétitives, ces séquences se montrent plutôt fun et agréable à jouer. De plus il n'y en a pas tant que ça et donc pas suffisamment pour en être saoulé.

Quand je serais grand je serais John McLane

Ouaip, Dead to Rights : Retribution fût une révélation pour moi. Réalisation au dessus de la moyenne, gameplay remanié avec justesse et incroyablement riche, des situations parfaitement orchestrées sans aucuns temps morts lourdingues, des phases de jeu variées juste comme il faut, la progression se montre à la hauteur d'un grand jeu que l'on savoure délicatement malgré le coté bourrin qui se dégage globalement du titre. On peut noter quelques petits détails et subtilités qui renforcent encore davantage cet esprit de jeu bien pensé. Citons en vrac les ennemis qui peuvent également se trouver à court de munitions et se mettre à courir vers la première arme présente au sol (pareil lorsque l'on parvient à les désarmer d'un tir dans la main) ou encore la possibilité de les utiliser pour défoncer des portes ou appuyer sur des boutons d'ascenceur lorsqu'on les tient en otage. Plutôt trippant.

Le problème avec les jeux agréables comme Dead to Rights : Retribution, c'est qu'ils sont trop courts. Dans le cas présent nous nous trouvons face à 10 chapitres dont la durée va approximativement crescendo pour finir avec environ 7h de jeu seulement et sans aucun mode multijoueur. Mais il faut bien dire que se relancer une ch'tite partie de temps en temps pour se reposer le cervelet, tenter de chopper tous les insignes de flic ou atteindre le grade or dans tous les chapitres ne se fera probablement pas sans rechigner. A noter qu'un futur gros DLC ajoutant entre autre 2 nouveaux modes de jeu solo (plus de détails dans cette news) rallongera légèrement la durée de vie du titre à condition de se délester de quelques euros. Et pour terminer Dead to Rights : Retribution se montre généreux en bonus de making of (plutôt intéressants soit dit en passant) et en récompenses à débloquer pour les avatars. Sympa.

7

Certes Dead to Rights n'est pas un gros blockbuster über-médiatisé, certes son character design grossier et sa réalisation atypique pourront rebuter, certes son scénario est digne d'un gros nanard des années 80, certes l'IA est parfois à coté de la plaque quand il s'agit de se planquer du bon coté du décor mais bordel, quel pied de dézinguer des kilos d'ennemis aussi agréablement, de distribuer des mandales avec des finishs aussi bourrins et de progresser dans une aventure bien foutue, variée et procurant un sacré plaisir de jeu. Dead to Rights : Retribution n'a certainement pas inventé le fil à couper l'eau chaude et en même temps ça n'a jamais été sa prétention. D'ailleurs on s'en tamponne un peu tant que le fun est là et sur ce point Volatile Games a bien assuré au détriment d'une durée de vie conséquente. Dommage mais il est tout de même agréable de s'y remettre de temps en temps pour s'aérer le cerveau et pourquoi pas déverrouiller quelques babioles supplémentaires. Au final le prix affiché de 60€ peut être une barrière, c'est compréhensible, mais à la première promo venue vous pourrez vous jeter dessus sans le regretter.

Les plus

- Les gunfights réussis.
- Les possibilités à mains nues.
- L'utilisation de Shadow.
- Réalisation agréable.
- Gameplay varié.
- On prend son pied et pis c'est tout !

Les moins

- Scénario bidon.
- Combats un peu brouillons.
- Trop court.

Détails

18+
Nom
Dead to Rights : Retribution
Dead to Rights 3
Support
Xbox 360
Genre
Action
Editeur
Namco Bandai
Développeur
Volatile Games
Sortie
23 avril 2010
Recommandation PEGI
Joueurs de 18 ans et plus

La PSP a été vendue à 170.000 exemplaires dès le jour de son lancement au Japon.