Xbox 360 Castlevania : Harmony of Despair


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Test de Castlevania : Harmony of Despair

Test du Lundi 23 août 2010 par sonof

Voilà presque 25 ans que la saga Castlevania hante notre monde vidéoludique avec plus de 20 titres à son actif. Vénérée par les uns et respectée par les autres, la série a su s'élever au panthéon du jeu-vidéo fort d'une recette basée sur des ingrédients qui ont évolués au fil du temps tout en gardant les fondations intactes qui en font la force : de l'action/plateforme 2D old-school. Certes les derniers opus sont renforcés par un aspect RPG développé tandis que d'autres ont tentés l'aventure en 3D avec plus ou moins de réussite. Mais pour ce nouveau titre nommé Castlevania : Harmony of Despair, si la 2D est conservée ainsi que le gameplay des derniers Castle, c'est un jeu complètement atypique qui nous est proposé sur le Xbox Live.

Die monster, you don't belong in this world

A l'inverse de ses prédécesseurs, Castlevania : Harmony of Despair ne nous proposera pas une toute nouvelle aventure s'inscrivant dans la série, mais se présente plutôt comme une sorte de compilation essentiellement orientée multijoueur. Pourquoi multijoueur ? Parce que si un mode solo existe bien, il n'est pas du tout adapté au concept et il n'y a qu'en multi que le titre nous montre son véritable potentiel.

Explications. Abordons le jeu par le solo justement. Ne vous attendez pas à découvrir une nouvelle histoire ou de nouveaux personnages, dès le départ le jeu annonce la couleur quant au gameplay et à la progression. Vous commencez par choisir entre 5 personnages issus de la saga : Alucard de Symphony of the Night, Soma Cruz de Aria/Dawn of Sorrow, Johnathan et Charlotte de Portrait of Ruin, et la petite dernière Shanoa de Order of Ecclesia. En survolant rapidement les menus de base, on s'aperçoit que les fameux éléments "RPGiens" sont de la partie, de la custumisation du personnage par divers items et équipements jusqu'aux armes et magies inhérentes au personnage choisi et similaires à ceux que l'on trouvait dans les jeux originaux. La possibilité de débloquer tous ces éléments est présente également, soit en traversant les niveaux à la recherche des coffres ou ennemis dont la mort vous permet de les obtenir, soit en les achetant à la boutique. Venons-en aux niveaux proprement dits : là encore point d'originalité dans les lieux visités car tous sont issus encore une fois des opus précédents. Mais c'est bien le level design et la progression en elle-même qui fait de ce Castlevania : Harmony of Despair un jeu à part dans la série : si les précédents opus nous obligeaient à découvrir petit à petit le château de Dracula ou les contrées infestées de monstres, ici le jeu se découpe en 6 niveaux, chacun formant une sorte de grand patchwork composé de différentes pièces copiées/collées des anciens titres, et qui n'ont qu'un seul objectif principal, à savoir atteindre la salle du boss afin de le pourfendre et ainsi débloquer le chapitre suivant.

Dès le point de départ d'un niveau, une pression sur le stick droit vous permettra de zoomer/dézoomer afin d'obtenir une vue d'ensemble ou partielle du niveau, et de pouvoir ainsi trouver la sortie plus facilement. Du point de vue des commandes c'est du grand classique : une arme (et donc une attaque) dans chaque main, des capacités ou magies d'attaques pour les ennemis les plus retords, le double-saut, et le reste des boutons pour actionner des leviers ou utiliser des items. Alors autant le dire tout de suite, dès le début c'est l'enfer sur Terre. Le héros (ou héroïne) que vous avez choisi s'avère étrangement lent par rapport à ce que l'on connaissait jadis, tandis que la difficulté tant d'un point de vue plateforme qu'action se montre très élevée, pour ne pas dire infranchissable arrivé au boss. D'autant plus que chaque session est chronométrée, vous n'aurez que 30 minutes pour atteindre votre objectif. Et pas question de faire un stock de potions de récupération ou autres éléments qui vous permettraient de traverser les épreuves plus facilement puisque l'inventaire est limité à chaque session. La seule possibilité de s'équiper de nouveau en pleine partie étant d'atteindre des stèles qui sont placées avec parcimonie dans très peu de pièces du niveau.

Alors certes la difficulté est une marque de fabrique de la série (notamment dans les premiers opus) mais ici le fait est que cette difficulté est outrancière car elle s'explique par un constat implacable : la progression dans les niveaux est exactement la même en solo ou en coopération. Or, si le jeu reste ardu en co-op, il reste très accessible. Ce qui nous amène au gros point faible de ce Castlevania : Harmony of Despair : c'est un jeu qui est pensé pour le multi et qui ne trouve son intérêt qu'en co-op, laissant ainsi sur le bas côté de la route un mode solo qui aurait quand même mérité une attention particulière et des aménagements.

Tout de suite, on se sent moins seul

Mais si la frustration domine le mode solo de Castlevania : Harmony of Despair, il en est tout autrement lorsque nous abordons le jeu par son mode coopératif, qui, non seulement permet de découvrir et d'apprécier toutes les subtilités de la progression, mais offre aux joueurs et surtout aux fans une véritable jouissance dans l'expérience proposée car inédite dans toute la saga.

D'abord le choix des personnages se trouve alors bien plus pertinent car si chacun a des capacités propres et permettent d'évoluer d'une façon bien distincte des autres, le fait de mettre en commun ces compétences facilite grandement les choses. Ainsi les joueurs dans une partie commune prendront vite l'habitude de se rejoindre afin de progresser ensemble et d'atteindre le boss qui lui aussi se montrera bien plus abordable. De plus la satisfaction ressentie après l'avoir terrassé en équipe n'en est que plus grande. D'autres interactions sont disponibles entre joueurs comme la possibilité de réaliser des doubles attaques synchronisées, de partager des objets récoltés, d'atteindre des endroits dont l'accès était impossible seul, ou de ressusciter son camarade avec l'item eau de vie sans quoi celui-ci ne pourra vous accompagner que sous la forme d'un squelette réduit à lancer des os comme seule attaque. Des stratégies d'entraide se forment petit à petit contribuant là aussi à renforcer le plaisir du jeu.

Malheureusement l'aspect online souffre d'un défaut non négligeable : la durée de vie. Car une fois maitrisées, toutes les subtilités du gameplay et de la progression (pour peu qu'on soit bien accompagné) permettent de traverser les 6 niveaux assez rapidement, laissant par la suite au joueur quelques miettes d'intérêt comme ceux qui, atteints de collectionnite aigüe, ne se lasseront pas de parcourir plusieurs fois les mêmes endroits afin de débloquer toutes les armes, magies ou capacités. De plus, on aurait souhaité un peu plus de profondeur dans le gameplay en multi avec davantage d'interactions ou de possibilités car l'univers d'un seul Castlevania est d'habitude si riche qu'on se demande pourquoi avec plus d'un joueur à l'écran on a tendance à penser qu'on peut faire moins de chose.

Techniquement, Castlevania : Harmony of Despair a eu la bonne idée de conserver toute la magie de la série. Les environnements, l'ambiance gothique, le bestiaire, etc..., et si l'absence d'originalité saute aux yeux (car encore une fois nous ne voyons à l'écran que ce que nous avons déjà vu dans les opus précédents), le charme de la 2D et le charisme made in Castlevanianien restent intacts. Les habitués auront toujours le même plaisir qu'auparavant tandis que les néophytes (qui devraient avoir honte de ne pas connaître) s'émerveilleront devant tant de maitrise, pour peu que l'on soit sensible à la touche artistique très rétro (et pixelisée). Les musiques sont elles aussi très dynamiques même si certains titres repris en version métal semblent moins convenir à l'ensemble.

6

En conclusion si Castlevania Harmony of Despair ne peut pas plaire à tout le monde, c'est bien à cause (ou grâce) à un titre qui se prend à contre-pied en proposant non pas une révolution mais une autre façon de jouer à Castlevania sans dénaturer la série pour autant car bourré de références aux titres précédents et s'appuyant sur les fondements du gameplay 2D cher à la saga. Les fans auront peut-être au début du mal à appréhender l'ovni, mais il est indispensable de passer par le mode coop pour cerner la nature du gameplay et commencer à prendre plaisir pad en main. Pour les profanes une première découverte de l'univers Castlevanien par certains anciens opus n'est que trop conseillé, même si cet Harmony of Despair a suffisamment d'atouts à lui seul pour susciter la curiosité puis la joie. Encore faut-il être sensible à un titre résolument old-school dans sa conception. Toutefois quelques défauts assez lourds décourageront certains et nous ne les blâmeront pas. Castlevania : Harmony of Despair souffre essentiellement d'un mode solo trop difficile et pas du tout adapté à l'ensemble du jeu et d'une durée de vie relativement courte si on ne tient compte uniquement de la traversée des 6 niveaux car il vous faudra débourser 1200 Microsoft Points (soit 15 euros) pour une aventure qui peine à se renouveler au bout de quelques heures.

Les plus

-L'univers de Castlevania.
-Le co-op original et prenant.
-Du bonheur pour les fans.
-Le charme de la 2D.

Les moins

-Le solo inadapté à la progression.
-Courte durée de vie.
-La difficulté (surtout) en solo.
-Le prix.

Détails

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Nom
Castlevania : Harmony of Despair
Support
Xbox 360
Genre
Action
Editeur
Konami
Développeur
Konami
Sortie
04 août 2010
Recommandation PEGI
Joueurs de ans et plus

La Nintendo DS est sortie le 11 mars 2005 en Europe, soit à peine 4 mois après les USA.