Castle Crashers (XBLA)
Test du Samedi 4 octobre 2008 par Zeift
Au crépuscule d’un mois d’août qui a poussé les possesseurs de Xbox 360 à crier famine, un petit soft a réussi à tirer son épingle du jeu. C’est dans de tels moments d’agonie vidéo ludique que l’on affectionne se tourner vers le Xbox Live Arcade, à la recherche du Saint Graal. Castle Crashers, le nouveau délire des studios Behemoth, nous délivre de notre fardeau. Au-delà du plaisir immédiat qu’il procure, ce soft témoigne que l’industrie des jeux dématérialisés a de beaux jours devant elle, et qu’un jeu sans boite à bas prix peut largement valoir des productions à grand budget.
Les revoilà !
Un an et demi après la sortie d’Alien Hominid HD, The Behemoth débarque avec une nouvelle production tout aussi déjantée à l’humour décapant. Cette fois ci, votre héros troque sa panoplie de lasers contre une épée et quelques pouvoirs magiques, histoire de pourfendre vos ennemis jusqu’à la moelle. En effet, exit le scénario, on entre dans un univers de pur Beat’em all old school. On ne se soucie guère du sort de la princesse, ou du réchauffement climatique. Non, on rentre dans le tas, et notre gageure est de dépouiller tous les ennemis qui s’offrent au tranchant de votre épée, et ce le plus vite possible. Graphiquement, le style est épuré mais ô combien efficace. La faute, surement à la patte des créatifs de The Behemoth, qui privilégient aux fastes de nouvelles technologies, l’humour et le délire. Si vous n’avez pas encore vu un faon autopropulsé par une diarrhée soudaine, c’est le moment de jouer à Castle Crashers… Enfin, tout comme son illustre prédécesseur, Castle Crashers se joue en scrolling horizontal, mais apporte d’autres éléments qui permettent de lui forger une véritable identité.
On tape, on tranche, on brûle…
Sur une petite musique plus enivrante qu’il n’y parait, on débute l’aventure en choisissant la classe de son personnage : Rouge, Bleu, Vert, ou Orange. Non il ne s’agit pas de bonbons acidulés, mais bien de l’attribut de votre héros. Outre sa maitrise des armes, il a la possibilité de pourfendre ses ennemis à l’aide de pouvoirs magiques, à savoir l’électricité, la glace, le poison ou le feu. Un choix qui permet de rendre l’aventure plus « profonde », puisqu’il est possible de la terminer avec chacun de vos personnages en réserve. L’attribution des points d’expérience, bien que sommaire, permet cependant de rajouter du piment et de l’abnégation à vos exploits guerriers : au fil des combats, vous assez la possibilité de booster la force, les pouvoirs magiques, la défense, ou encore l’agilité de votre chevalier. Tout ceci rendant votre personnage plus puissant et, de ce fait, prêt à occire les boss disséminés tout au long de votre quête. Un mini-RPG en somme, qui privilégie largement le bourrinage à l’art de la guerre.
Le système d’objet vient conforter cette agréable impression, puisqu’il nous est possible d’acheter potions et bombes afin de se tenir prêt face aux hordes d’ennemis. Le sandwich est aussi étonnant que son effet, puisqu’il permet de se métamorphoser en Hulk des temps moyenâgeux, vous donnant droit de distribuer des tartes à la sauce médiévale. Les armes que l’ont ramasse ici et là , en déroutant vos ennemis, conforte cette petite touche d’aventure, sans toutefois se prendre au sérieux. Le boomerang n’a d’ailleurs pas grande utilité si ce n’est celle de rajouter de la fantaisie. Les orbes animales quant à elles, apportent leur touche de sensibilité, (ce n’est pas Nicolas Hulot qui me contredira), à une aventure qui ne l’est pas du tout.
A plusieurs, c’est toujours meilleur
La possibilité de jouer online jusqu’à 4 fait littéralement exploser la durée de vie du soft, qui représentait déjà un challenge en solo (à condition de le terminer avec tous les personnages). L’aventure prend alors une autre tournure, et cela devient un plaisir de découper du troll avec ses compagnons connectés. Pourtant, mis à part l’aventure, et le mode « Mangez tout ce que vous pouvez » (qui donne des crampes aux doigts), les possibilités sont assez limitées. Les autres modes de jeux sont assez barbants, et on voit mal l’intérêt de courir après des poulets, ou alors déterrer de vieux trésors le plus vite possible. Un léger point noir, auquel se rajoutent quelques bugs graphiques assez désagréables (l’écran qui se transforme en peinture de Picasso) qui vous obligent à quitter à recommencer.




En définitive, Castle Crashers s’affirme comme étant bien plus qu’une alternative bon marché aux grands jeux de la console de Microsoft. Bien moins simpliste qu’il n’y parait, le soft apporte de grands moment de rigolades, et une aventure aussi tordante que jouissive à recommencer, seul, ou avec des amis. Les quelques points noirs à mettre à son crédit, comme les modes multi-joueurs sans grand intérêt, ou quelques bugs graphiques, se retrouvent vite effacés par le prix que coûte cette petite merveille. Car, mes amis, pour 1200 points Microsoft, il est inconcevable de revendiquer l’achat d’un chef d’œuvre. Pour autant, Castle Crashers s’apparente plus à un excellent jeu d’arcade, qu’à un bouche trou sans intérêt. Et c’est un doux euphémisme…
Les plus
+ La coopération sur le Live+ Le système d’expérience
+ L’humour et l’identité graphique
+ Une durée de vie titanesque
Les moins
- Des modes de jeu multi assez décevants- Quelques bugs graphiques gênants
Détails
- Nom
- Castle Crashers (XBLA)
- Castle Crashers
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Action
- Editeur
- The Behemoth
- Développeur
- The Behemoth
- Sortie
- 27 août 2008
- 27 août 2008 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de ans et plus


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