Xbox 360 Call of Duty 3 : En marche vers Paris


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Test de Call of Duty 3 : En marche vers Paris

Test du Vendredi 10 novembre 2006 par Grosquick

Après un premier opus qui avait créé la surprise fin 2003, puis un deuxième l’année dernière qui avait confirmé le talent d’Infinity Ward à mettre en scène la guerre de façon ultra-spectaculaire, c’est Call of Duty 3 qui débarque logiquement en cette fin d’année. Cette fois développé par le studio Treyarch, déjà responsable d’un [jeu|3603] tout juste convaincant, ce troisième opus reprend la sauce habituelle en tentant de l’améliorer…

Le rappel du devoir

Les bases sont toutefois les mêmes, à savoir un bon gros RPG bien bourrin qui mise tout sur l’immersion. La réalisation tient donc une grande part dans la qualité d’un tel jeu, et de ce point de vue c’est plutôt une réussite. Les textures sont plus fines, les environnements plus détaillés, et on a droit à tout un tas d’effets de particule magnifiques, avec de la fumée, de la poussière et divers résidus d’explosions qui flottent de temps à autres dans l’air. Les explosions sont toujours aussi stylées, bien servies par une ambiance sonore qui pète comme d’habitude. Entre les tirs incessants, les grenades et bâtiments qui sautent et bien sûr les cris de vos compagnons ou de vos ennemis, les moments de calme seront rares.

Ils interviendront toutefois régulièrement entre chaque mission, lors de quelques cut-scenes à la mise en scène malheureusement un peu bâclée. D’autant plus que les personnages ont un charisme proche du néant, ce qui n’aide pas à se passionner pour un scénario banal dans lequel on suivra la progression de diverses escouades américaines, anglaises ou canadiennes à travers la campagne française. Un parti-pris d’ailleurs pas forcément judicieux, puisqu’il limite grandement la variété des environnements. Quand dans Call of Duty 2, on alternait les combats dans des villes en ruines, dans des usines enneigées ou encore dans le sable d’Egypte, il faudra ici se contenter presque exclusivement de décors forestiers un peu monotones à la longue. Dommage.

Pose ton gun

Ce défaut de variété et de mise en scène est en partie compensé par quelques nouveautés bienvenues dans le gameplay. On a par exemple droit de temps à autres à des séquences de Quick Time Event, lors de duels à mains nues face à des soldats allemands. Dans ces cas-là, il faudra appuyer alternativement et le plus rapidement possible sur les gâchettes pour prendre le dessus, avant d’appuyer sur une succession de touches pour l’achever. De la même manière, la pose d’explosifs ne s’effectue plus simplement en pressant un bouton, mais avec diverses combinaisons de touches. Il faudra par exemple effectuer des 360° avec le stick analogique pour visser une goupille dans une bombe. Un stick qui sera également mis à contribution dans une courte séance aquatique, où on devra faire des demi-cercles pour simuler le mouvement du bras en train de ramer. Bref, pas mal de petites idées sympas au premier abord, mais qui se révèlent vite assez rébarbatives, la faute à un gameplay trop simple et manquant d’intérêt. On aurait aimé pourquoi pas une utilisation plus poussée de la fonction vibration, ou des mini-jeux davantage basés sur l’adresse ou la rapidité, et ne réclamant pas simplement d’appuyer successivement sur des boutons.

Un peu plus réussis sont les passages à bord de véhicules, autre nouveauté de cet opus. A plusieurs reprises, on aura donc l’occasion de piloter une jeep, alors qu’on devait se contenter de contrôler la mitrailleuse dans l’épisode précédent. Des séances de course en vue subjective (on peut passer en vue externe mais c’est moins drôle) assez bien foutues, non pas du point de vue du gameplay très basique et pas réaliste pour un sou, mais du point de vue de l’ambiance. Il s’agira souvent de s’échapper d’une zone tout en évitant les tirs allemands, les explosions de bâtiments ou les arbres qui s’écroulent soudainement devant vous en plein milieu de la route. Les Rémy Julienne en herbe pourront même emprunter quelques petits tremplins, histoire de décoller de quelques mètres pour le fun.

Plus loin, on aura aussi l’occasion de piloter un char et de dégommer les véhicules adverses à coups de missiles. Là encore, la physique du véhicule est quasi-inexistante et le réalisme aux abonnés absents, mais l’ensemble est suffisamment fun pour qu’on passe outre ces défauts et qu’on shoote tout ce qui bouge comme un gros bourrin de base.

Tire et tais-toi

Hormis ces quelques nouveautés, Call of Duty 3 reste un FPS assez basique, qui n’apporte finalement pas grand chose à la série. Pire, il se permet même de régresser sur le plan de la mise en scène, et plus globalement sur la finition un peu bâclée. On notera en effet pas mal de bugs graphiques ou d’IA, une IA au passage pas franchement améliorée. Les ennemis, s’ils n’hésiteront pas de temps à autres à vous renvoyer vos grenades, ont des comportements toujours aussi scriptés : ils pourront aussi bien rester sans réaction pendant plusieurs secondes si vous vous retrouvez juste en face d’eux, ou au contraire vous dégommer à 50m alors que vous êtes censé être caché dans l’herbe. Des défauts d’IA un peu plus voyants dans cette version, la faute à un level design moins travaillé, bien que laissant parfois le choix entre deux ou trois chemins possibles. Une petite dose de liberté qui poussera à refaire certains chapitres, augmentant légèrement la durée de vie. Une durée d’une petite dizaine d’heures pour le mode Solo composé de 14 chapitres, auxquelles on rajoutera les modes multijoueurs en écran splitté, LAN ou Xbox Live. Le multi est de son côté toujours aussi sympa mais n’a guère évolué, proposant seulement un nouveau mode de jeu pompé sur Battlefield, où vous devrez contrôler plusieurs zones de la map en hissant des drapeaux. Tout de même de quoi prolonger agréablement le plaisir.

7

Misant une nouvelle fois tout sur l’ambiance, Call of Duty 3 s’en sort avec les honneurs, mais fait un peu moins bien que son prédécesseur. Toujours aussi immersif et presque sans temps morts, ce troisième opus dispose par contre d’environnements moins variés et d’une mise en scène un peu bâclée qui rend la progression plus monotone. Si on ajoute une IA toujours aussi bancale et quelques bugs, Call of Duty 3 est sans doute le moins bon épisode de la série, ce qui ne l’empêchera tout de même pas de largement contenter les fans. Les nouveaux venus devraient plutôt se tourner vers Call of Duty 2, meilleur à presque tous les points de vue.

Les plus

+ Réalisation maîtrisée
+ Quelques nouveautés de gameplay bienvenues

Les moins

- IA médiocre
- Environnements trop peu variés
- Quelques bugs

Détails

16+
Nom
Call of Duty 3 : En marche vers Paris
COD 3
Support
Xbox 360
Genre
FPS
Editeur
Activision
Développeur
Treyarch
Sortie
10 novembre 2006
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

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