Xbox 360 Call of Duty 2


  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
Test de Call of Duty 2

Test du Vendredi 2 décembre 2005 par Grosquick

Et hop, comme promis après une excellente version PC sortie il y a un mois, [jeu|3683] débarque pour le lancement de la Xbox 360. Pas de surprises, il s’agit d’une copie conforme aussi bien techniquement qu’au niveau du contenu.

Deuxième rappel

Fondamentalement, ce Call of Duty 2 reste très semblable à son aîné, et ce sur tous les points de vue. Toujours durant la Seconde Guerre Mondiale, on endosse tour à tour le rôle d’un soldat russe, britannique puis américain, dans des batailles célèbres se déroulant en Russie (Stalingrad, campagne russe), Egypte (El Alamein, campagne britannique) ou Normandie (la point du Hoc ou Caen, campagne américaine). Chaque mission est introduite par une courte cinématique montrant des photos ou vidéos d’archive de la guerre, l’occasion de réviser un peu son Histoire et se mettre dans le bain.

Le début du jeu se passe dans le camp russe, dans la peau de Vassili, jeune soldat inexpérimenté recruté à la veille de l’assaut allemand, faute d’effectifs suffisant. Après un court tutorial fait de tir sur cibles et de lancer de patates, un soldat russe arrive affolé pour annoncer que les Allemands sont aux portes de la ville… Ni une ni deux, vous voilà en route pour le combat, tout juste préparé à défendre chèrement votre ville, et surtout votre peau…

Soldat, au rapport !

A partir de là (c’est-à-dire 5 minutes après le début du jeu), vous allez dézinguer du soldat ennemi dans tous les sens, et ça ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin. Comme dans le premier opus, vous êtes en pleine guerre, donc entouré d’ennemis, mais aussi bien sûr de coéquipiers qui parcourent les niveaux avec vous, vous donnant de temps à autres des conseils ou des ordres, et vous aidant à massacrer ces saloperies de nazis. De ce point de vue, l’IA est plutôt performante, les soldats avançant par à-coups en s’arrêtant régulièrement pour vérifier que les autres suivent et s’assurer que la voie est libre (ce qui sera rarement le cas). Du côté ennemi, c’est le même topo, les nazis lancent des grenades, se planquent et bougent sans cesse, du moins suffisamment pour qu’on ait l’impression de ne pas avoir affaire à des bouts de viande sans cervelle. Il ne sera pas rare également de voir un de vos équipiers ramasser une grenade ennemie pour la relancer de l’autre côté, preuve de l’importance de votre escouade. Faut dire qu’on n’est pas dans Duke Nukem où un seul mec barraqué vient à bout de millions d’aliens. C’est la guerre, deux armées face à face qui se battent pour survivre, et les développeurs d’Infinity Ward ont une nouvelle fois réussi à faire en sorte que l’on s’y croie vraiment.

Ambiance, ambiance…

Le point fort de Call of Duty 1 est toujours le point fort de Call of Duty 2 : l’ambiance. Et particulièrement l’ambiance sonore, qui pète toujours autant : non seulement les explosions, bruits de chars et tirs sont très bien rendus, mais ce sont surtout les cris incessants des soldats amis et ennemis qui mettent complètement dans l’ambiance. Simple exemple dès le début du jeu, suite à l’annonce de l’arrivée des soldats allemands dans la ville (évoqué au début de ce test). On commence par vous gueuler dessus pour que vous alliez vous mettre en position, puis vous traversez péniblement les quelques rues délabrées qui vous séparent de votre objectif. En chemin, vous croisez dans une tranchée un soldat tentant d’en secourir un autre inconscient, quand soudain des chars ennemis passent juste au dessus de vous dans un vacarme assourdissant et en faisant trembler l’écran. Vous continuez ensuite votre chemin pour arriver dans une petite maison en ruine, posté à la fenêtre en attendant l’assaut des Allemands… L’ambiance retombe quelques secondes, à peine le temps de souffler… Puis un de vos camarades donne le signal, les Allemands arrivent ! On voit alors au loin des dizaines de soldats arriver en courant, on entend leurs cris haineux et désespérés se rapprocher de plus en plus, bientôt accompagnés de rafales de mitrailleuses, de tirs d’obus etc… Pas de doute, c’est la guerre.

Follow the script

Comme vous le voyez, la qualité d’immersion de Call of Duty 2 doit en grande partie à son ambiance sonore, mais également à des situations toujours périlleuses et limite stressantes. Et pour maintenir un rythme constant dans la progression, Infinity Ward a une nouvelle fois recouru à de nombreux scripts, offrant une liberté d’action finalement très limitée. Si on a la plupart du temps l’impression d’évoluer dans de grands espaces ouverts (le désert en Egypte, les vastes prairies en Normandie… ), on se rend compte rapidement qu’on reste cantonné à des sortes de couloirs dont on ne peut sortir, la faute à des murs, fils barbelés ou champs de mine qui empêchent de sortir du champ délimité par les développeurs. Pas la peine de crier au scandale, c’est tout simplement une volonté d’Infinity Ward qui a choisi, comme pour le premier opus, de créer un véritable jeu d’ambiance, une sorte de film de guerre interactif dans lequel les événements s’enchaînent sans temps mort. Dans cette optique, la jauge de vie a été remplacée par un système à la Halo : après 2 ou 3 balles reçues (ou une grenade qui explose un peu trop près), votre santé passera dans une sorte d’état critique. Concrètement, vous voyez rouge (littéralement) et vous avez du mal à bouger, et il faudra alors se mettre à couvert quelques secondes pour récupérer. Exit donc les medikits contraignants, si vous êtes sérieusement touché, il suffira de patienter 3 secondes à l’abri avant de repartir de plus belle. Une solution qui a le mérite une nouvelle fois de renforcer l’aspect bourrin et instinctif du jeu, au détriment du réalisme (quoi qu’un soldat qui se prend 10 balles dans le corps et qui se soigne complètement en bouffant un petit rectangle blanc avec une croix rouge dessus, je sais pas si c’est beaucoup plus réaliste ^^). Ca a permis également aux développeurs de pouvoir mettre des sauvegardes automatiques très régulièrement un peu partout dans le jeu, sans avoir à s’inquiéter des éventuels cas de sauvegarde auto alors que le joueur n’a plus que 5 points de vie… Plus de frustration de ce point de vue.

L’éditeur Activision n’hésite d’ailleurs pas à présenter le jeu comme destiné au grand public, probablement dans le sens où le joueur n’a pas vraiment besoin de réfléchir à quoi faire, où aller etc. Il est vrai que Call of Duty 2 ressemble finalement plus à un film hollywoodien à grand spectacle qu’à une représentation réaliste de la guerre, mais est-ce un mal ?

Blessures de guerre

Si le jeu hérite des qualités spectaculifiantes des films hollywoodiens, il en récupère aussi quelques défauts. A commencer par une action un brin répétitive au bout de quelques missions. Call of Duty 2 n’est clairement pas le genre de jeu où l’on reste scotché des heures durant grâce à un scénar torturé de partout. L’orientation action pure en fait un jeu à savourer mission par mission, sous peine de se lasser rapidement, la faute à des situations qui se ressemblent un peu trop. Si les développeurs ont en partie réussi à masquer le problème en intégrant des semblants d’objectifs (du style poser des charges explosives ou suivre un câble électrique pour le réparer) ou en variant un tant soit peu les situations (quelques passages à l’arrière d’un véhicule, séances de snipe, utilisation de DCA), le principe reste toujours le même : on avance, on tire, on avance, on tire… Une action certes trépidante et sans temps mort, mais qui fatigue assez rapidement.

L’autre défaut des films hollywoodiens, et particulièrement des suites, c’est le manque de nouveautés. D’accord, le jeu est tripant, le rythme soutenu, l’action incessante, les coéquipiers qui crient etc… Mais on a déjà vu tout ça il y a deux ans. Comme principales nouveautés, signalons tout de même l’ajout de la grenade fumigène, très utile pour embrouiller l’ennemi et s’approcher sans se faire repérer (ou courir en tirant partout, c’est au choix ^^), sans compter que c’est visuellement splendide.

Ah oui tiens parlons des graphismes tant qu’on y est, l’autre vague nouveauté de cet opus. Finalement, c’est pas aussi bluffant que les images le laissaient espérer. C’est surtout les personnages qui ont bénéficié du plus d’attention, avec d’une part des visages fins et détaillés, et d’autre part des animations nombreuses et très réalistes. On retrouve ensuite les classiques et efficaces explosions, quelques jolis effets de lumière par ci par là, et donc la fumée magnifique… La petite déception vient plutôt des décors, souvent vastes et riches, mais aux textures de qualité inégale. Il suffit souvent de s’approcher d’un mur pour constater que ce n’est finalement pas si fin que ça. Notons aussi quelques éléments modélisés de manière plus grossière que d’autres, style des rochers ou des chars un peu trop carrés. M’enfin dans l’ensemble, le jeu reste visuellement superbe, surtout qu’à la différence de la version PC, on n’a pas à s’inquiéter de savoir si notre bécane est assez puissante pour faire tourner le jeu. C’est aussi beau que sur une bécane de course, et ça tourne en permanence à 60 images/s… Dernier défaut, la durée de vie. Comme le premier, une dizaine d’heures suffiront à boucler l’aventure solo, dont la difficulté reste peu élevée. Après ça, il reste toujours le multi…

Un mot sur le multi

Là non plus, pas de gros bouleversement. Quatre modes de jeux : Deathmatch, Capture The Flag, Recherche et Destruction et QG. Inutile de présenter les deux premiers, classiques et efficaces. En mode QG, vous aurez plusieurs points stratégiques de la map à conquérir, tandis qu’en Recherche et Destruction, une équipe devra poser une bombe pendant que l’autre devra la désamorcer. Deux modes qui ont fait leurs preuves via Battlefield et Counter Strike. Les maps sont pour la plupart bien conçues, alternant les recoins tortueux idéaux pour se cacher et les grands espaces propices aux fusillades générales. Les armes habituelles sont présentes, mitraillette, fusil, fusil sniper ou même fusil à pompe, et la killcam qui permet de revoir sa mort du point de vue de l’adversaire est toujours là. Rien que du classique et efficace donc.

Finalement, la guerre c’est cool

Call of Duty 2 version 360 est la copie conforme du jeu PC. Mêmes qualités (réalisation soignée, ambiance tripante, action non-stop) et mêmes défauts (durée de vie trop courte, action répétitive à la longue, peu de nouveautés). Le gros avantage de cette version console est qu’elle propose une réalisation identique à une version PC tournant sur une grosse bécane, mais en 60 images/s et sans galères de configuration.

8

Call of Duty 2 version 360 est la copie conforme du jeu PC. Mêmes qualités (réalisation soignée, ambiance tripante, action non-stop) et mêmes défauts (durée de vie trop courte, action répétitive à la longue, peu de nouveautés). Le gros avantage de cette version console est qu’elle propose une réalisation identique à une version PC tournant sur une grosse bécane, mais en 60 images/s et sans galères de configuration.

Les plus

+ La réalisation soignée
+ La bande son qui met dans l’ambiance
+ Pas de temps mort

Les moins

- Pas vraiment de nouveautés
- Action un brin répétitive
- Durée de vie limite

Détails

16+
Nom
Call of Duty 2
COD 2
Support
Xbox 360
Genre
FPS
Editeur
Activision
Développeur
Infinity Ward
Sortie
02 décembre 2005
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

C'est en avril 1998 que sortait la nouvelle manette PlayStation : DualShock pour les intimes.