Xbox 360 Burnout Revenge


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Test de Burnout Revenge

Test du Mercredi 29 mars 2006 par Spike

[jeu|2715] nous a tout simplement soufflé en octobre dernier que ce soit sur Xbox ou sur Playstation 2. On ne pensait plus entendre parler de la série de Criterion avant un prochain épisode. Erreur ! Entre temps la Xbox 360 a pointé le bout de son nez en réclamant elle aussi sa version. Après des images spectaculaires, le voici enfin entre nos paluches. Y’a pas à dire, ça claque toujours autant, mais on est tout de même loin d’un rendu nouvelle génération !

Tu fonces ou j’te défonce !

Electronic Arts n’a qu’un mot d’ordre : grand public. En passant entre les mains du géant ricain, le jeu de bagnoles le plus déjanté du monde vidéoludique a sombré littéralement dans le fossé de l’arcade.

Résultat des courses, le gameplay se trouve complètement renversé donnant ainsi l’avantage au bourinnage. Si dans les précédents opus il fallait esquiver les autres voitures pour éviter le carambolage mortel, ici, rentrer dans les autres caisses comme un gros taureau en rut est fortement conseillé. Pourquoi ? Parce qu’en se payant les bagnoles du trafic vous obtenez encore plus de boost et réalisez des takedowns de la muerte.

Attention cependant, seules les voitures roulant dans le même sens que vous peuvent exploser, celles venant à contre-sens et les semi-remorques restent aussi dévastateurs que des murs de ciment.

Suite à notre preview, nous avions évoqué nos peurs face à cet excédent d’arcade. Pourtant, une fois le jeu bien en mains et quelques courses éclusées, on commence à sentir toute la puissance de ce [jeu|2715]. Bien plus subtil qu’il n’y paraît, se servir des caisses pour éclater les autres adversaires ou rouler comme un dératé en prenant bien soin de balayer une série de caisses sur son passage demande une certaine technique. Certes, il y en aura toujours pour regretter les précédents opus qui vous obligeaient à éviter chaque élément du trafic sous peine de terminer en pièces détachées. S’ils n’ont pas tout à fait tort, il faut savoir aussi évoluer et l’une des forces de la série Burnout est justement de proposer un contenu différent à chaque opus.

Le pied au plancher !

Du coup, vous voilà en train de constamment accélérer comme un dératé en essayant d’anticiper chaque mouvement du trafic et des adversaires. D’ailleurs, ces derniers ne sont pas en reste et ne manquent pas d’occasion de vous le prouver. Virulents, agressifs et même provocateurs, ils vont vous pousser jusqu’au takedown libérateur. Cerise sur le gâteau, lorsque l’un d’eux vous fait un takedown, un takedown revenge se déclenche. Vous devez alors prendre vos cojones bien en mains et vous venger de votre adversaire en l’envoyant paître dans le décor. Mine de rien, ce petit ajout rend les courses encore plus trépidantes, à tel point que vous oublierez parfois votre objectif principal juste pour vous laver de cet odieux affront.

Comment ça c’est une fausse ?

Avec l’arrivée d’Electronic Arts dans les écuries de Burnout, on pensait vraiment que les licences allaient fuser comme un bon moteur de Ferrari Enzo. Erreur, [jeu|2715] ne propose encore que des voitures inventées de la jante au pare-brise par les développeurs. Heureusement, ils ne se sont pas gênés pour s’inspirer des vrais modèles, la ressemblance crevant parfois même les yeux. L’avantage dans tout ça, c’est que les bolides sont totalement originaux et d’un design des plus agressifs. On aime ou on aime pas, mais dans tous les cas, vous ne pouvez pas rester insensibles.

On se fait une course ?!

Le gameplay ayant était modifié, les circuits ont donc subi une cure de jouvence pour accueillir ce gigantesque festival de tôles froissés. Plus larges et remplis d’intersections, ils deviennent un véritable champ de bataille pour quatre roues. Ca monte, ça descend, un passage secret par ci, un tremplin par là, pensez à prendre un sac à vomi car ils ne vous épargnent pas ! A part l’inévitable rencontre avec un obstacle, vous avez tous les éléments en mains pour prendre des risques et faire la peau à vos adversaires.

Faisons le tour du monde !

[jeu|2715] vous propose de devenir un vrai pro du volant en augmentant au fur et à mesure de niveau, Elite étant le plus élevé, grâce aux courses que vous remporterez. Comme dans un Project Gotham Racing, toutes vos actions sont récompensées : takedown évidemment, mais aussi les dépassements, les distances de boost, les sauts ou encore les dérapages.

Si on ne vous demande pas de conduire avec classe, on vous demande au moins d’envoyer les watts sur le bitume, histoire d’électrifier un peu tout ça. C’est à ce moment précis que [jeu|2715] s’affirme comme un titre unique, dans lequel la sensation d’une conduite éclair n’a jamais été aussi palpable. Commencez une seule partie et vous voilà entraînés pour des trouzaines de circuits à enchaîner à tour de bras ! D’autant que les challenges sont suffisamment variés pour vous faire garder la manette dans le creux de la main. Courses poursuites, concours de takedowns, courses de temps, il y a même un mode qui élimine systématiquement le dernier adversaire en liste… Aussi palpitant que stressant !

Alors, quand vous voyez à quel point vous vous éclatez en solo, imaginez un peu comme les parties sur le net sont excitantes ! Déjà qu’avec des adversaires virtuels les courses sont grisantes, mais avec des concurrents dignes de ce nom, ça devient carrément du pur bonheur !

Les bienfaits d’Electronic Arts

Avec un contenu très similaire aux versions 128 bits, cette mouture Xbox 360 se fait avant tout remarquer par sa plastique. On l’a vu sur les images distillées par EA, c’est beau, très beau même, mais on est loin d’un véritable niveau nouvelle génération. Et bien une fois le jeu entre les paluches, notre vision reste la même. Effectivement, on en prend plein les mirettes, mais on est loin du niveau d’un Ghost Recon 3. Certes, les dégâts sur les bagnoles ont gagné en réalisme, les effets de lumières sont encore plus léchés, tandis que les carrosseries brillent de mille feux… Mais dans l’ensemble, force est de constater que la baffe graphique n’est pas là. Si seulement le jeu était sorti en même temps que la bécane, la différence de réalisation nous aurait déchiré la rétine. Avec quelques mois dans les roues, la comparaison n’est plus si évidente, sauf si vous ressortez une version 128 bits pour comparer !

En clair, cette mouture Xbox 360 est encore plus détonante, sans pour autant nous en foutre plein la vue. Il faudra donc attendre une version dédiée pour manger du Burnout Next Gen digne de ce nom !

De l’adrénaline en boîte !

Malgré le rachat d’Electronic Arts et la nouvelle orientation plus arcade de ce quatrième opus, Criterion a fait de l’excellent boulot. [jeu|2715] est diablement fun, super jouable et par dessus tout incroyablement impressionnant. Au final, rarement un jeu de caisses nous avait procuré autant de sensations extrêmes devant notre téloche !

7

Burnout Revenge est toujours aussi efficace sur Xbox 360, alternant avec brio destructions collatérales et sensations pures de vitesse. Le titre est donc toujours aussi accrocheur mais pèche par un manque de renouveau, mais surtout par une réalisation finalement pas si impressionnante que ça. Certes, on en prend plein la rétine, mais ça ne suffit pas pour qualifier cette version Xbox 360 de nouvelle génération. On attend de pied ferme une mouture dédiée pour en prendre plein les mirettes !

Les plus

+ Des sensations extrêmes
+ Une réalisation qui dépote
+ Des circuits transcendants
+ Le multijoueurs
+ Le takedown revenge
+ Un jeu explosif

Les moins

- Un peu trop bourrin
- Les fans de la première heure le trouveront trop dénaturé
- C'est pas encore de la nouvelle génération

Détails

3+
Nom
Burnout Revenge
Burnout 4
Support
Xbox 360
Genre
Combats
Editeur
Electronic Arts
Développeur
Criterion Studios
Sortie
16 mars 2006
07 mars 2006 (US)
Recommandation PEGI
Joueurs de 3 ans et plus

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