Xbox 360 Blacklight : Tango Down


  • Imprimer
  • Envoyer à un ami
Test de Blacklight : Tango Down

Test du Mardi 13 juillet 2010 par AssKicker

Blacklight : Tango Down fait partie de ces rares titres téléchargeables ayant eu l'honneur d'être placé au sein d'un marathon marketing plutôt impressionnant pour un jeu du genre. D'autant plus qu'il est développé par Zombie Studios, une boite faisant plus office de cancre que de génie avec des productions telles que Saw ou encore Shadow Ops: Red Mercury. L'éditeur Ignition Entertainment a foi en la rédemption et fait donc confiance a ses nouveaux poulains tout en envoyant péter les préjugés pour ce nouveau FPS exclusivement jouable en ligne. Le pari est risqué compte tenu des embouteillages créés par les gros cadors du genre tels que les Call of Bad Company et autres Battlefield of Honor mais le titre présentement critiqué à l'avantage de ne coûter que 1200 Microsoft Points, soit environ 15 boules. Bien entendu un prix sexy ne fait pas tout alors place au test de sa version Xbox 360 sortie avant les moutures PC et PS3.

T'es un grand garçon alors démerdes-toi

Blacklight : Tango Down propose son petit scénario ridicule mais faut pas déconner, c'est un FPS online alors OSEF grave. Sachez juste que vous retrouvez ici 2 clans opposés, à savoir les Blacklight (les gentils) et les rebelles de l'Order (les vilains) que vous incarnerez au gré des parties sans grandes distinctions.

Pour comprendre toutes les spécificités et fonctionnalités du titre vous êtes cordialement invité à faire un tour dans l'encart "Comment jouer" qui vous expliquera à merveille ses us et coutumes. On aurait probablement préféré des tutoriels vidéos ou in-game plutôt que de gros pavés de textes mais c'est vraiment pour chipoter. En tout cas n'hésitez pas y jeter un oeil car les subtilités son plutôt nombreuses et ce n'est pas en plein jeu que vous pourrez forcément tout découvrir par vous-même. Pas que j'vous traite de grosses loques hein...

Old school new-gen

C'est un fait, Blacklight : Tango Down est un FPS plutôt surprenant, surfant à la fois sur un gameplay à l'ancienne super-speedé agrémenté des quelques petites babioles des temps modernes. Le mode de déplacement et tout d'abord plutôt déroutant pour une production de 2010 puisque votre arme se ballottera à peine lorsque vous vous déplacez, donnant alors l'impression de glisser sur le sol. Les armes ne souffrent d'aucun recul lorsque vous tirez des rafales mais souffrent tout de même d'un minimum de perte de précision lorsque à force d'acharnement. A partir de là on pourrait se dire que le titre est un FPS arcade et bourrin à outrance alors que pas du tout. En effet, là où c'est dingue, c'est que vous tuerez et vous ferez troué grosso merdo en à peine 1, 2 voire 3 balles bien placées selon le talent du tueur. C'est particulièrement déroutant au début puisque vous aurez l'impression de jouer à du Counter-Strike ayant copulé avec l'un des tous premiers Rainbow Six. Vous comprendrez alors aisément que votre durée de vie jusqu'au prochain respawn durera bien souvent moins d'une minute, rendant ainsi les parties foutrement nerveuses.

Blacklight : Tango Down propose pas moins de 12 maps, ce qui n'est pas dégueulasse pour un jeu online à 15€. Celles-ci sont d'assez petites tailles mais disposent d'un level design relativement labyrinthique et étalé sur plusieurs étages. Ce détail n'est pas à prendre à la légère puisque les concepteurs ont garni les cartes de bon nombre d'objets sur lesquels vous pouvez sauter afin d'atteindre des passages suspendus ou encore les niveaux supérieurs, ce qui fait que l'on peut se la jouer campouze en fourbe pour fragger du méchant, là aussi comme dans de vieux FPS (décidément). Bien entendu ce sera également valable dans le sens inverse et il faudra donc avec l'oeil aguerri pour ne pas se faire avoir comme un pauvre petit lapinou. Et compte tenu de la rapidité du gameplay, ce ne sera pas toujours aisé d'autant plus que les tenues des personnages se fondent avec amour dans le décor.

A noter également dans le domaine de la conception des maps que les level designers ont trouvé une solution quasi-imparable pour péter la gueule aux spawn-killers de merde : des tourelles de défense automatiques. Simple, efficace et bruyant, il sera impossible de pénétrer plus de 3 secondes dans le camps de spawn adverse (fixe) sous peine de se voir transformé en bas résille d'actrice porno fissa fissa. Après il est toujours possible d'y balancer des grenades mais vu que leur portée de lancer est assez faible, le problème est grosso-merdo résolu. Les maps permettent également de faire le plein de santé et de munitions au travers de caisses réparties ici et là histoire de ne pas vous retrouver à poil au cas où vous arriveriez à vous la jouer Highlander.

Fous ta cagoule sous ton casque !

L'une des grosses particularités de Blacklight : Tango Down qui nous empêche de dire qu'il s'agit d'un FPS de base ultime, c'est son casque intégrant un système d'imagerie avancée. Une simple pression sur la touche haut du pavé directionnel vous permettra d'accéder à une espèce de vue thermique (appelée Visière de Réalité Augmentée) vous permettant de voir les positions alliées, ennemies, les items et objectifs placés sur l'ensemble de la map malgré la présence de murs vous séparant d'eux. Bien entendu il y a quelques contraintes techniques pour contrebalancer le tout comme une limitation d'utilisation dans le temps (mais la jauge se recharge, rassurez-vous) ou encore l'impossibilité de tirer en même temps (choix de gameplay étrange). C'est également ce casque qui fait office de HUD, ce qui signifie que le troufion que l'on incarne ne voit pas directement avec ses yeux. D'où l'importance de la digi-grenade qui permet de brouiller la vision des joueurs lorsqu'ils passent dans son champs d'action via un effet des plus sympathiques ressemblant à une espèce de bug Matrixien et de la grenade PEM qui provoque carrément un reboot du matos. Tout juste machiavélique.

Histoire de changer un peu de ses congénères shootesques, Blacklight : Tango Down ne proposent pas de classes de personnages mais différents types de packages d'armes et accessoires que vous pourrez vous mijoter dans votre coin. A vous de créer votre propre mixture (jusqu'à 4 possibles) selon vos habitudes de jeux et/ou pour vous parer à tous cas de figure selon la construction des maps en piochant dans les fusils de snipe, d'assaut, les SMG et les fusils à pompe. Le titre vous proposera un total de 40 pétoires (là aussi c'est pas mal compte tenu de sa nature) dont 90% ne vous seront accessibles qu'en grappillant des niveaux d'expérience. Chaque meurtre, aide au meurtre et autre actions positives vous permettront ainsi d'accumuler des points d'XP. Ca c'est pour la surface car en profondeur vous pourrez également bricoler chaque arme selon vos envies les plus folles au gré de 6 paramètres : lunette, magasin, bouche, canon, crosse et camouflage. Il est également possible d'investir dans de petites amulettes que l'on accrochera à son gun avec un double effet Kiss Kool : ça peut faire office de tuning et ça apporte quelques bonus supplémentaires (meilleure santé, plus de rapidité, etc...). Si ça vous amuse vous pourrez d'ailleurs piquer les armes laissées au sol par les cadavres, le must consistant à ensuite les dézinguer avec leurs propres ustensiles.

J'aurais bien dit que le n00bz ambulant devrait s'abstenir mais vu l'orientation Rainbow Sixienne du titre (façon de parler hein) au niveau de l'efficacité des impacts, il sera également possible de faire de chouettes massacres avec les premières armes disponibles. D'un coté c'est aussi un peu frustrant puisque l'on se demande à quoi bon se faire chier à débloquer le reste même si elles disposent d'un meilleur zoom, d'une plus grosse rapidité de rechargement, etc... Question de prestige ou de satisfaire les membres du fan club de la NRA qui risquent de passer énormément de temps à bricoler leurs joujous dira-t-on. Sachez à titre informatif qu'on nous parle de 152 millions de combinaisons pour les armes primaires et 157 248 autres pour les secondaires. Amusez-vous bien...

A la mode des teubés

Coté modes de jeux Blacklight : Tango Down se la joue une nouvelle fois grand seigneur et ça fait plaisir. On y retrouve quelques classiques du genre comme le Deathmatch / Team Deathmatch, le Last Man Standing / Team Last Man Standing, le Retrieval s'apparentant à du Capture the Flag ainsi que 3 autres bidules un peu plus particuliers :

  • Domination : 3 ordinateurs à pirater par maps. Plus vous avez d'ordis hackés à vos couleurs, plus vous marquez de points rapidement. Petite subtilité : les phases de piratage se font en reproduisant une succession aléatoire de 4 touches avec les boutons de la manette.
  • Detonate : une bombe est placée sur la map, chaque camps devra s'en emparer pour la faire péter dans le camps adverse, l'amorçage se réalisant de la même manière que le précédent mode.
  • Black Ops : ouaip, ça veut se la jouer Modern Warfare 2 et il s'agira approximativement du même principe que dans le titre d'Infinity Ward, à savoir accomplir des mini-missions en coopération avec 3 autres potes de galère contre des bots surgissant de partout.

Rien à dire, ces modes exotiques sont vraiment plaisant à jouer mais il y a hélas un gros problème de taille : ces gros benêts de joueurs. C'est triste à dire mais ceux-ci préfèrent se cantonner aux Deathmatch / Team Deathmatch de brutes sans cervelles plutôt que de s'aventurer dans les autres parties pourtant plus intéressants et subtiles. Ce n'est vraiment que dans ces 2 premiers que j'ai pu atteindre le nombre maximum de 16 pelés alors que les autres dépassent rarement les 10 joueurs et encore, je suis gentil. Du gros gâchis mais espérons que cela est dû à la partie estivale de l'année où la populace est plus occupée à se cramer le cul à la plage plutôt qu'à bronzer son pif aux UV de bons écrans HD et que les joueurs afflueront petit à petit car Blacklight : Tango Down le mérite bien après tout. A titre d'exemple en presque une semaine de pratique je n'ai jamais réussi à faire le mode Black Ops avec d'autres gens, chose qui m'a légèrement brisé le coeur...

L'autre grosse tare (tine) de Blacklight : Tango Down est l'impossibilité de choisir sa partie. Houla non, vous sélectionnez juste le mode de jeu dans lequel vous voulez gambader et zou, le jeu vous balance dans un match de son choix à lui et non pas du votre. Vraiment relou. Non le titre ne dispose pas non plus du moindre serveur dédié (normal pour un jeu low-cost d'un coté...) mais le lag est totalement absent, ce qui est fort bien joué. En cas de déconnexion de l'hôte c'est un autre joueur qui prend le relais de manière automatique et l'opération prend environ 30 secondes montre en main. Cool.

Terminons enfin sur la partie technique de Blacklight : Tango Down qui se paye le luxe de mouliner avec l'aide de l'Unreal Engine 3. Pas de quoi s'émoustiller cependant puisque les graphismes se montrent plutôt pauvres avec des textures baveuses, parfois peu détaillées et certains objets modélisés à la truelle (mention spéciale aux véhicules). Il n'empêche que l'action est tellement overboostée que l'on a pas vraiment l'occasion de s'en rendre compte et au final ça passe plutôt bien avec notamment quelques effets spéciaux (sortes de bouts de code de programmation qui grouillent de partout) qui gomment un peu l'esthétique cracra. En même temps avec un poids total d'à peine 700Mo de données, il ne fallait pas s'attendre à de la folie visuelle.

7

Personne n'y croyait (soyons francs je vous prie) et pourtant Blacklight : Tango Down se trouve être un FPS online des plus agréables grâce à son gameplay à la fois rapide, testostéroné mais sensible de par la facilité dont on se fait trouer. Ce constat en fait un FPS relativement atypique qui a en plus le culot de piocher dans des gimmicks issus de vieilleries du genre tout en y ajoutant des idées fraîches (la Visière de Réalité Augmentée, l'énorme customisation des armes, etc...). Le tout se retrouve couplé à des niveaux relativement bien conçus et on obtient un jeu fun et agréable à pratiquer. Dommage cependant que les modes de jeu les plus intéressants soient désertés au profit des sempiternels Deathmatch de base et que l'on ait tragiquement pas le choix des parties qui hébergeront nos pulsions meurtrières. Avec 12 maps, 7 modes de jeu, 40 armes customisables à la folie et un gameplay efficace, le titre de Zombie Studios offre un rapport qualité/prix loin d'être dégueulasse qui devrait combler les amateurs de la discipline afin de pouvoir insulter plein d'inconnus par micros interposés pendant toute la saison chaude.

Les plus

- Le gameplay speedé mais délicat.
- Le level design.
- 12 maps, 7 modes et 40 armes pour 15€.
- Fun.
- La haute customisation des armes...

Les moins

- ... un peu inutile dans les faits.
- Modes de jeu intéressants désertés.
- Pas de choix des parties.

Détails

16+
Nom
Blacklight : Tango Down
Support
Xbox 360
Genre
FPS
Editeur
Ignition Entertainment
Développeur
Zombie Studios
Sortie
07 juillet 2010
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la première apparition de Sonic ne fut pas sur Megadrive mais dans Rad Mobile, un jeu de course sur la borne d'arcade Modeler 32, où Sonic se balance nonchalament au rétroviseur !