Xbox 360 Battlefield 1943


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Test de Battlefield 1943

Test du Vendredi 10 juillet 2009 par AssKicker

Aaah Battlefield… voilà une série qui m’est chère dans mon cœur de gamer depuis l’apparition du tout premier Battlefield 1942 paru sur PC en 2002. Rarement je n’ai pu triper à ce point dans un FPS multijoueur proposant d’immenses maps saupoudrées de véhicules où l’on peut y poser ses miches à plusieurs afin de mener des assauts déterminés, grenades en bouche et fesses serrées, en espérant ne pas se faire pulvériser par une attaque aérienne ennemie. Ou alliée, une bavure à grande échelle étant si vite arrivée… 2009, plusieurs épisodes se sont succédés depuis tout ce temps avec plus ou moins de succès, et voilà que vient de sortir Battlefield 1943 sur le Xbox Live et le PSN, un nouvel opus light qui pouvait fleurer bon l’arnaque à plein nez avec ses 3 maps du Pacifique issues de l’illustre Battlefield 1942. Et ce sans compter sur son remodelage de gameplay prévu pour caresser le premier n00b venu dans le sens du duvet. Mais que vont penser les fervents habitués de tout ce bazar ? Le jeu vaut-il vraiment ses 12,99€ ? Pourquoi le mot cornichon est-il si excitant ? Réponses ci-dessous gros !

Mais comment que ça marche déjà ?

Pour ceux qui débarquent, les Battlefield se présentent sous la forme de jeux de tirs en vue subjective. Tout à fait Kévin, ça s’appelle des FPS. 2 camps ennemis s’opposent plusieurs points de contrôles répartis sur de grandes cartes sur lesquelles se trouvent tous types de véhicules : jeeps, tanks, avions ou bateaux, mais également batteries anti-aériennes, etc… Chaque équipe dispose de sa propre jauge de respawn permettant à ses soldats de réapparaître suite à un décès. A chaque fois que vous réapparaissez, vous bouffez un point de respawn. Plus votre équipe a de zones de contrôle en sa possession, plus l’équipe adverse consommera de points dans sa jauge de respawn. Tant qu’à faire, le fait d’avoir plusieurs points de contrôle sous sa bannière permet également de disposer de plusieurs endroits où réapparaître sur la carte, ainsi que d’un nouvel arrivage de véhicules. Bref vous l’aurez comprit, la course aux points de contrôle fera rage afin de mener son équipe à la victoire.

Plus que jamais, ce Battlefield 1943 se joue uniquement à plusieurs, et via le Xbox Live s’il vous plaît. Le jeu ne supporte pas la moindre fonctionnalité en réseau local, et encore moins en écran splitté. La seule possibilité solitaire se trouve dans le petit didacticiel permettant de se faire la main sur la maniabilité de son troufion et des véhicules qu’il pourra enfourcher.

Prendre un n00b par la maiiiin

Electronic Arts et DICE nous avaient prévenu depuis le début, Battlefield 1943 serait un épisode simplifié et allégé par rapport aux précédents épisodes sortis à ce jour. Le but de la manœuvre est simple : rendre la chose plus facile d’accès au commun des gamers. Forcément, ce revirement de politique a de quoi estomaquer les plus fervents admirateurs de la série qui ne manqueront pas d’hurler sur certains choix effectués. Pour commencer, le jeu ne propose plus que 3 classes de personnages au lieu de 5 :

  • Le fusilier : équipé d’un fusil semi-automatique, d’un lance-grenade, de grenades, et d’une baïonnette.
  • Le fantassin : équipé d’une mitraillette, d’un lance-roquette, de grenades, et d’une clé à molette permettant de réparer les équipements endommagés.
  • Le sniper : équipé d’un fusil de snipe, d’un pistolet ridicule, d’une baïonnette, et d’explosifs activables à distance.

L’œil aguerri de l’habitué ne manquera pas de saigner en constatant l’absence du médecin, du fusil à pompe, ou encore de la possibilité de distribuer des munitions à ses potes. La réponse à ces choix est pourtant évidente : ça ne sert à rien. En effet, Battlefield 1943 ne dispose pas de la moindre jauge de vie. Celle-ci est matérialisée par un écran qui devient de plus en plus rouge selon vos blessures. Pour se soigner rien de plus simple, il suffit de rester à couvert l’espace d’un instant afin d’être à nouveau frais et pimpant. Sacrilège ! Calomnie ! Honte ! Et il en est de même avec les munitions qui vous sont offertes à l’infini. Petit nuance toutefois pour les armes de gros calibre (grenades, roquettes et explosifs) qui mettront un peu plus de temps à revenir. Question de réalisme, vous comprenez…Toujours dans cette politique de casualisation, vous pouvez désormais courir (chose apparue avec Battlefield 2 et donc absente de Battlefield 1942) sans que vous ayez besoin de vous préoccuper de la moindre jauge d’endurance vous limitant dans l’effort. Une fois de plus, les développeurs ont préféré nous régaler à volonté afin de proposer un gameplay plus speed et plus nerveux. Sur ce point, c’est réussi. Dernier détail, il n’est plus possible de s’allonger, ce qui devrait particulièrement frustrer les adeptes de la campouse (du snipe quoi…).

Le système d’escouade est fort heureusement toujours de la partie en permettant de se créer des groupes de 4 joueurs. L’intérêt est ainsi de pouvoir respawner auprès de vos collègues en plus des points de contrôle en votre possession, ce qui permet par exemple de les rejoindre plus rapidement sans avoir besoin de vous retaper de gros voyages parsemés d’embuches. Le système d’escouade permet également de bénéficier d’un système de radio interne au groupe, ou encore de pouvoir définir des objectifs d’attaque ou de défense symbolisés par une icône in-game. L’évolution en escouade est certes optionnelle, mais toujours utile et bien plus conviviale.

Battlefield 1942 VS Battlefield 1943

Outre ces quelques remaniements de gameplay plus ou moins douteux, la plus grosse nouveauté de ce remake allégé concerne l’implémentation du fameux moteur Frostbite Engine déjà utilisé dans Battlefield : Bad Company, ce qui implique entre autre des décors partiellement destructibles (les bunkers en béton et les tours de guet restes invincibles).

Mais ce qui choque le plus avec Battlefield 1943 c’est l’incroyable refonte des 3 maps de Battlefield 1942 que sont Wake, Iwo Jima, et Guadalcanal. C’est tout juste bluffant. La végétation est beaucoup plus dense, les niveaux proposent beaucoup plus de dénivelés qui influent sur la façon dont on aborde l’attaque des points de contrôle, et de nouveaux chemins alternatifs ont également faits leur apparition. C’est bien simple, les cartes sont souvent méconnaissables tant le lifting fait son effet. Et cette fois-ci ce n’est pas une tare mais une véritable qualité tant le boulot effectué est impeccable. Certaines anciennes habitudes devront donc être mises à la poubelle, sans compter que le fait de se cacher dans une baraque n’est désormais plus synonyme de planque douillette puisque les grenades et autres attaques de tanks auront vite fait de transformer votre abri de survie en petits morceaux fumants. La défense de sa base (et accessoirement de ses fesses) n’en est ainsi que plus épique et périlleuse. Enorme, tout simplement. En parallèle à ces changements architecturaux de bons goûts, certains véhicules ont été remplacés par d’autres, mais rien de bien dramatique à signaler sur ce point.

Passé le cap de l’étonnement esthétique, force est de constater que la bande son n’est pas en reste avec des effets très réussis qui ne font que renforcer la déjà très bonne ambiance de Seconde Guerre Mondiale du titre. Les hommes gueulent à tout va selon la situation, et de manière tout à fait crédible, les sirènes hurlent afin d’annoncer la venue d’un bombardement imminent, les avions sifflent lorsqu’ils partent en piqué, bref, c’est du très bon. Petit conseil : réglez les voix en "originales" dans les options. Par défaut, tous les soldats parlent français (option "localisées" ), mais en les paramétrant en "originales", vous pourrez distinguer les langues des 2 camps et ainsi mieux vous rendre compte de la présence d’un allier ou d’un ennemi dans les parages.

A noter justement que pour la première fois les bombardements aériens sont véritablement représentés par un trio de bombardiers passant au dessus de vos têtes. Fait appréciable, il est alors possible de les dégommer à l’aide d’avions et de batteries de DCA pour tenter de minimiser les dégâts au sol. Bien vu !

Les moins de Monsieur Plus

Jusque là, Battlefield 1943 reste vraiment très agréable à jouer malgré les quelques revirements de gameplay. Cependant, quelques points viennent tout de même gâcher le plaisir de jeu. Pas toujours sur le cours terme, mais plutôt sur la longueur.

Avoir gouté aux joies d’Iwo Jima, Wake et Guadalcanal à 64 joueurs sur Battlefield 1942 ne passera déjà pas inaperçu avec la limite fixée à 24 joueurs sur cette version console. Ce faible nombre de soldats se ressent assez fréquemment avec des zones totalement désertées et ouvertes à la capture finger in the nose d’un point de contrôle. C’est pourquoi les habitués feraient probablement mieux d’attendre la version PC de Battlefield 1943 qui devrait arriver durant le mois de Septembre avec un gameplay annoncé comme étant plus adapté au support. Si le jeu passe à 64 joueurs, il serait ainsi tout bonnement énormissime en attendant la venue du prochain Battlefield Bad Company 2, mais surtout du futur Battlefield 3. Mais je m’égare…

Question organisation, il est vraiment décevant de constater que l’on ne peut même pas choisir le serveur sur lequel nous allons jouer. En effet, seules les options "Partie Rapide" (ce qui nous impose donc la map et le serveur d’accueil) et "Rejoindre des Amis" sont disponibles. Ok, il est possible d’héberger une partie, mais uniquement en privé avec des potes. Nous laisser davantage de choix aurait été la bienvenue.

Autre point fâcheux et pas des moindres : il n’y a rien d’intéressant à débloquer. Certes, il y a un système d’expérience qui nous fait monter en grade, ou encore des récompenses à décrocher en échange de certaines performances à accomplir, mais cela ne sert à rien si ce n’est à flatter son égo sur sa page de stats visible dans les classements online du jeu, ou de manière plus complète sur www.battlefield1943.com. Débloquer des armes supplémentaires, voire même de simples costumes ou skins aurait été un plus appréciable si le titre ne comporte déjà que 3 cartes (Coral Sea ne sera débloquée que plus tard une fois que les joueurs PS3 et Xbox 360 auront cumulé les 43 millions de frags). Ok, la rejouabilité de Battlefield 1943 est énorme, mais sur le long terme (voire même le moyen terme), ça risque d’être un peu limite…

7

Même s’il ne propose que 3 cartes (plus une autre dans un futur plus ou moins lointain), Battlefield 1943 se révèle être un très bon FPS multijoueur qui a réussi haut la main à relever la qualité intrinsèque des maps Iwo Jima, Wake et Guadalcanal du Battlefield 1942 original grâce à un excellent relifting chaperonné par le Frostbite Engine qui propose ainsi un level design 1.5 du tonnerre. Les habitués de la série ne pardonneront probablement pas la simplification du gameplay beaucoup trop poussée ou encore la limite imposée à 24 joueurs, ce qui fait bien peu comparé au 64 pèlerins qui pouvaient auparavant s’en mettre plein la tronche sur ces cartes du Pacifique. C’est pourquoi je leur conseillerais plutôt d’attendre la version PC du titre prévue pour Septembre et qui devrait bénéficier selon les développeurs de modifications dignes de leur support. Même s'il dispose d'une excellente rejouabilité, Battlefield 1943 pourra sembler bien léger avec ses 3-4 maps ainsi que l’absence totale d’armes ou de contenu à débloquer malgré le système de progression. Mais à 12,99€, il faut bien avouer que le titre de DICE remplit toutefois son contrat avec brio.

Les plus

-L’excellente refonte des niveaux
-Les effets sonores très réussis
-Très beau
-Le Frostbite Engine
-On s’éclate foutrement bien

Les moins

-Seulement 3 maps
-La simplification du gameplay
-Rien à débloquer
-Pas de choix de serveurs
-L’intérêt sur le moyen/long terme

Détails

16+
Nom
Battlefield 1943
Battlefield 1943 : Pacific
Support
Xbox 360
Genre
FPS
Editeur
Electronic Arts
Développeur
DICE
Sortie
08 juillet 2009
Recommandation PEGI
Joueurs de 16 ans et plus

La Triforce est un borne d'arcade développée en 2002 par Nintendo, Namco et Sega, et basée sur l'architecture du Gamecube