Assassin's Creed Brotherhood
Test du Jeudi 25 novembre 2010 par Dayton
Alors que le monde entier attendait avec impatience l'annonce d'Assassin's Creed 3 apportant un nouvel environnement, Ubisoft sort cette année la suite du très apprécié Assassin's Creed 2. Assassin's Creed Brotherhood arrive ainsi avec son lot de promesses et de craintes légitimes. Ne s'agit-il pas d'un épisode 2.5 ? A l'approche de notre verdict et en préambule sachez que ce nouvel épisode n'est pas un demi-jeu ou un DLC camouflé mais bel et bien un spin-off à part entière cherchant à exploiter au maximum les capacités déjà excitantes de la série tout en les étoffant pour porter la franchise vers de nouveaux horizons. C'est donc avec plaisir que nous retrouvons Ezio cette année afin de mettre Rome à feu et à sang. Enfin la libérer, c'est ce qui est écrit sur la boite...
Previously on Assassin's Creed 2
Le gameplay mis à part, Assassin's Creed Brotherhood est avant tout destiné aux fans de la série. Le début de l'aventure reprend à l'exacte seconde où nous avions laissé ce pauvre Ezio dans Assassin's Creed 2. Je ne vous spoilerai pas, ce n'est vraiment pas mon genre, cependant il faut vous y préparer un minimum.
Si vous n'avez pas été jusqu'au bout du précédent volet, je vous conseil de le faire avant de vous attaquez à celui-ci. Ainsi non seulement vous n'hallucinerez pas totalement devant l'introduction mais en plus vous aurez le plaisir de pouvoir continuer là où les autres ont du attendre pendant un an. Bref, le Pape mort et libre de toute obligation, Ezio retourne dans la villa familiale de Monteriggioni. Après tant de meurtres il est prêt à retrouver ses petites gens et la coquine Caterina Sforza (jolie petit fessier numérique) afin de finir ses jours dans le bonheur et la richesse. Les ennuis ne sont pourtant pas loin et le fils du Pape (oui à l'époque les prêtres ont des enfants) décide un beau matin qu'il est grand temps de venger son géniteur. Forcé de fuir et blessé, Ezio part pour Rome avec la ferme intention d'envoyer le fiston rejoindre son "pape'a".
De cette pirouette (qui a dit cacahuète ?) scénaristique, Ubisoft trouve le moyen parfait pour vous faire repartir de zéro. Dans sa fuite précipité notre bon Ezio n'a pas eu le temps d'emporter ses florins ni sont attirail et il va donc falloir quelques missions avant de pouvoir retrouver votre virilité ainsi que votre gloire d'antan.
Toutes les autoroutes mènent à Rome.
Vous voici donc à Rome, cette ville si belle et gigantesque, théâtre de la dernière mission d'Assassin's Creed 2. Si j'y fais référence c'est qu'il faut bien admettre que l'année dernière lorsque nous étions tous sur les toits du Vatican notre frustration était sans égale devant cette ville à perte de vue, si proche et pourtant inaccessible. Cette fois c'est pour du vrai et Ubi ne s'est pas foutu de nous. Trois fois plus grande que la Florence du précédent volet et remplie de passages secrets, monuments et quartiers distincts, la cité romaine offre un terrain de jeu énorme qui saura vous occuper pendant de longues heures.
Bien entendu les points d'observations sont de retour afin de vous dévoiler les magasins et autres secrets des alentours. Généralement vous ne pourrez pas profiter des échoppes tant que vous n'aurez pas détruit la tour Borgia dont elles dépendent. Celles-ci sont réparties partout sur la carte, se composent d'un point d'observation et d'une garnison de gardes protégeant un haut gradé. Vous devrez tout d'abord éliminer le maître des lieux avant de pouvoir incendier la tour et une fois cela fait, il vous sera possible de commencer la rénovation des bâtiments alentours puis de venir échanger vos devises contre diverses armes et armures. Ce système est ainsi hérité de la rénovation de la villa Monteriggioni d'AC2 mais appliqué ici à toute la cité.
Vous trouverez aussi en ville de nombreux monuments fidèlement reproduit. Ces derniers cachent des énigmes à la manière d'AC2 qui, une fois résolues, vous dévoileront une vérité cachée (mais chuuut c'est une surprise). Nous l'avons dit, la carte est grande et pour faciliter vos déplacements les développeurs vous proposent deux types de transport rapide. Il y a les égouts, qui, une fois débloqués, vous permettent de vous rendre d'un point à l'autre de la carte en un instant. Il y a aussi la possibilité d'utiliser un cheval pour vous déplacer plus vite. L'idée est bonne mais à cause de la foule le cheval à tendance à se transformer en bélier afin de se frayer un passage. Personnellement j'ai trouvé que ce moyen de locomotion cassait un peu l'immersion, dommage. Assassin's Creed oblige, vous avez toujours la faculté d'escalader plus ou moins n'importe quelle structure environnante. Coeur du gameplay, cela reste le moyen le plus agréable et classe de découvrir la ville.
Il est quand même bon de signaler que les textures et les graphismes en général paraissent un poil en dessous de ceux du précédent volet. Rien de bien méchant mais il est clair que le degré de finition est moindre pour cette ville de Rome qu'il ne l'était pour Florence ou Venise par exemple.
Assassin's Creed 3 ? Non ! Assassin's Creed 2.5 ? Non plus !
La rénovation de la ville mise à part, Assassin's Creed Brotherhood ne plaisante pas sur le contenu. Autant dire que vous avez du travail avant de voir le bout du solo. Ici encore Ubisoft ne s'est pas moqué du joueur/consommateur en proposant un challenge, il faut bien l'avouer, assez colossale : tours Borgia à détruire, temples souterrains à explorer pour trouver des armures secrètes, missions d'assassinats disséminées un peu partout, etc... Si avec ça vous avez le temps de chercher tous les trésors et de gérer l'argent que vous rapporteront les magasins sans oublier les missions secondaires, je vous tire mon chapeau (et on parle du haut de forme, pas du petit chapeau melon).
Pensant peut-être que la tache ne pouvait être réglée par un seul homme, Assassin's Creed Brotherhood introduit un nouveau système dans la série avec le recrutement d'assassins à vos ordres. Pierre angulaire de l'expérience, ce système devient rapidement addictif. Dans un premier temps vous devrez rénover les factions de la ville. Prostitués, guerriers et voleurs n'attendent que votre soutient afin de retrouver leur gloire et leur influence. Une fois ceci fait vous trouverez au gré de vos escapades des citoyens malmenés par des gardes. Venez-leur en aide et ils rejoindront vos rangs. Vous pourrez par la suite les appeler à la rescousse pour les combats ou pour créer une diversion (les seules possibilités offertes...). Puisque cette chair à canon n'a pas l'entraînement nécessaire vous pourrez les envoyer effectuer des stages au-delà des frontières pour leur faire gagner des XP et des compétences.
Résumée par un menu, cette fonction s'apparente à ce que propose Konami dans Metal Gear Solid Peace Walker. Vous n'avez qu'une vue globale de la chose et non pas la main mise sur le personnage. Pourtant cela reste fun et l'apport en terme de stratégie lors des assassinats est indéniable. Pour compléter le tout, votre vieil ami Lénoardo (Da Vinci, pas celui des tortues ninja) vous demandera d'aller détruire des machines de guerre qu'il a été forcé de construire pour Borgia. Véritables niveaux à part, vous devrez utiliser la discrétion et tout votre talent pour trouver ces machines puis les réduire en cendres. Des heures et des heures de jeu en perspective qu'on vous dit !
Multi-vitaminé.
En plus de proposer une aventure solo riche, longue et bien travaillée, Assassin's Creed Brotherhood introduit pour la première fois dans la série un mode multijoueur (vous savez, là où j'ai perdu en finale...). Basé sur le jeu du chat et de la souris, il se trouve que ce mode est diablement prenant et prouve que le gameplay si particulier du titre se prêtait à merveille à une expérience en ligne.
En équipe ou chacun pour soi, les règles sont toujours les mêmes : vous chassez une proie et vous êtes en même temps la cible de quelqu'un. Vous évoluez dans des maps assez vastes remplies de PNJ à l'effigie des joueurs présents, tout ceci dans le but évident de brouiller les cartes et de rendre plus difficile l'identification de votre future victime. Tuez un innocent et vous serez pénalisé par un moment de flottement durant lequel vous serez vulnérable et qui permettra à votre cible de s'échapper.
Un radar se rempli lorsque vous êtes proche de votre cible mais pour corser le tout les développeurs on introduit un système de mouvements aléatoires des PNJ, ce qui fait que le barbier qui n'a pas l'air de marcher bien droit n'est pas forcement la cible de votre contrat. Le gagnant de la partie est celui qui rapporte le plus de points à la fin des deux manches. J'ai bien dit "le plus de point", pas "le plus de kill". En effet plus vous tuerez avec classe et plus vous rapporterez de points. Prenez donc bien votre temps, pas la peine de courir car non seulement vous empocherez un bonus moindre en cas de succès, mais lorsque vous courez votre cible et votre poursuivant peuvent vous voir car vous êtes signalé d'un petit signe au dessus de votre tête. Vous voila donc prévenu.
Petit à petit vous gagnerez de l'expérience puis des compétences spéciales qui vous permettront par exemple de doubler vos points, de vous déguiser ou encore de courir plus vite. Vous devrez choisir avant chaque partie les skills qui vous intéressent puis lorsque vous aurez trouvé les meilleures combinaisons vous pourrez enregistrer votre profil afin de pouvoir le charger directement. On revient souvent dans ce mode, les personnages proposés n'ont pas vraiment de capacités différentes (à part les armes de base et leur rapidité de déplacement) et les parties sont plutôt rapides mais le fun est bien là et il est jubilatoire d'arriver en marchant à contresens de votre cible sans qu'elle ne se doute de rien pour lui trancher la gorge au moment où vous la croisez.
Terminons par une petite remarque : vous verrez que 90% des parties se font avec au moins une courtisane dans l'assemblée. Ce phénomène à pu être observé en ligne, pendant la compétition Ubisoft mais aussi pendant les phases de bêta-test. Il faudrait que l'on se renseigne, c'est quand même véritablement étrange...

Riche, long, varié et doté d'un multi solide, Assassin's Creed Brotherhood nous aura surpris sur toute la ligne. Il y avait pourtant de quoi avoir peur qu'il ne soit qu'un DLC camouflé au prix fort mais il n'en est rien et Ubisoft nous prouve qu'il est possible de proposer un jeu certes moins travaillé que le deuxième opus, mais tout aussi profond et doté en sus d'un mode multijoueur fun et prenant. Nous attendons maintenant avec impatience le véritable Assassin's creed 3 et surtout le retour de plusieurs villes dans un même jeu car avouons que si Rome est gigantesque, il arrive tout de même d'avoir l'impression de tourner en rond. Personne n'est parfait et pour une fois que les qualités d'un jeu sont largement supérieures à ses défauts, nous n'allons pas faire la fine bouche.
Les plus
-Riche et varié.-Une ville gigantesque.
-Ambiance sonore toujours aussi classe.
-Le multijoueur est génial.
Les moins
-Une seule ville-Légèrement moins beau que AC 2
-Un petit coté AC 2,5 quand même.
Détails
- Nom
- Assassin's Creed Brotherhood
- Assassin's Creed Multijoueur
- Support
- Xbox 360
- Genre
- Action
- Editeur
- Ubisoft
- Développeur
- Ubisoft Montréal
- Sortie
- 18 novembre 2010
- 16 novembre 2010 (US)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de 18 ans et plus














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