Trauma Team
Test du Lundi 26 juillet 2010 par Nobuteru Yuki
Maintenant que la série Trauma Center existe, vous pouvez vous débarrasser de votre boite de Docteur Maboule. Opération SOS, c’est à peu près le même principe mais en mille fois mieux. La série est connue pour être plutôt hardcore en terme de difficulté et joint de manière excellente la vraie médecine, l’horreur et la science-fiction. Bon, il est clair qu’il est fortement déconseillé d’appliquer les opérations des jeux Trauma Center en vrai (même sur un rat) car il y a de fortes chances de commettre l’irréparable. Après quelques épisodes sortis sur DS et Wii, Atlus nous propose Trauma Team en exclusivité sur Wii, un nouvel épisode supposé apporter un changement significatif et proposer un nouveau challenge aux joueurs. "Let’s begin the operation" comme dirait Dr. Stiles.
UNE EQUIPE DE SPECIALISTES
Les fans de la série seront surpris de ne pas pouvoir jouer avec leur cher Dr. Stiles puisque cette fois c’est toute une équipe qui sera jouable selon plusieurs spécialités : chirurgie, diagnostique, paramédic, orthopédie, autopsie et endoscopie. Six personnages jouables au total avec lesquels on suit le déroulement des événements. Chacun ayant un caractère différent, cela ne laisse aucune chance à la monotonie de s’installer durant la partie.
Dans l’ordre des disciplines citées plus haut, nous avons donc :
- un jeune garçon mystérieux et amnésique du nom de CR-S01, prisonnier sous haute surveillance qui purge une très longue peine se voyant systématiquement réduite après chaque vie sauvée. L’hôpital Resurgam ne peut se passer de son talent de chirurgien le convoquera pour plusieurs interventions.
- Gabriel Cunningham, un brillant diagnosticien hyper blasé qui ressemble furieusement à Spike Spiegel de Cowboy Bebop. C’est un mec qui a un humour douteux et qui n’hésite pas à lâcher des remarques corrosives à son entourage, voire même à ses patients. Il est accompagné par un super ordinateur parlant qui le saoul souvent en lui expliquant des choses qu’ils connait déjà mais qui s’avère d’une grande efficacité grâce à sa vaste base de données médicales.
- Maria Torres, urgentiste qui bosse directement sur le terrain pour stabiliser les blessés avant de les envoyer à l’hosto. Elle a un caractère trempé et n’hésite pas à distribuer des mandales à ses collègues quand c’est nécessaire. Souvent elle aperçoit le fantôme d’une petite fille qui tente de lui dire quelque chose.
- Dr Hank Freebird, orthopédiste de précision qui mène une double vie de super-héros masqué défendant l’amour et la justice. Sans doute le personnage le plus niais du jeu.
- Dr Naomi Kimishima qui offre ses services au FBI. A la fois médium et spécialiste en autopsie, elle a le pouvoir de faire parler les morts et sait commen mener une investigation pour aboutir aux réels événements d’un crime. Elle est épaulée par un agent du FBI pour l’expertise médico-légale ainsi que l’analyse des pièces à convictions trouvées sur la scène du crime.
- Enfin, Tomoe Tachibana, une fille issue d’une grande famille japonaise. Elle pratique l’endoscopie avec des outils uniques au monde qui ressemblent plus à une oeuvre d’art qu’a des équipements médicaux.
UN GAMEPLAY RICHE
Le point fort du jeu est sans doute son gameplay varié. Chaque discipline a ses propres outils d’intervention qui laissent place à des phases de jeu différentes. On peut finir tous les chapitres d’un personnage d’affilé mais il est fortement conseillé de suivre la trame scénaristique et jouer chaque épisode de chaque personnage suivant le déroulement des événements dans le temps. De cette manière on passe d’une discipline à une autre et on a l’impression de jouer à différents titres partageant la même histoire. Aucune chance de s’ennuyer donc. Il y a certes quelques phases qui pourraient être longues par rapport à d'autres, notamment les épisodes liés aux autopsies et aux diagnostiques qui constituent les plus longs moments jouables. Ils sont lents dans la progression et requièrent beaucoup d’attention, chose qui risque d’agacer certains joueurs avides d’action.
L’autopsie est un grand travail d’investigation qui rappel le jeu Miles Edgeworth : Investigations sur DS... mais en mieux ! Dr Kimishima a le pouvoir d’écouter les derniers mots qu’a formulé la victime avant son décès grâce à son téléphone portable mystique (je vous interdis de rigoler). Passé ce moment de chamanisme on procède à l’analyse du corps et des vêtements de la personne avec pour but de noter toutes blessures, anomalies, indices et echymoses pré/post-mortem. Toutes ces informations sont enregistrées dans des cartes que l’on peut par la suite combiner dans le cas où elles auraient une quelconque liaison entre elles ou alors les soumettre à Little Guy, l’agent du FBI en charge des analyses de preuves. On peut aussi investiguer les lieux du crime (ou de l'accident) afin de cerner la situation et récolter davantage d’informations, sans oublier la possibilité d’écouter des enregistrements audio soumis par notre pote du gouvernement qui sont généralement des interviews des proches de la victime ou juste des messages en liaison avec l’enquête. Il faudra alors débusquer toutes les informations capables de faire avancer notre travail de recherche. Le principe de la phase d’autopsie repose sur le rapprochement des éléments d’enquête afin d’arriver à une conclusion infaillible. La pénalité est infligé à chaque erreur de jugement et mauvaise décision. Le joueur doit faire extrêmement attention à tout ce qui se dit et donner de l’importance à tous les détails pour arriver à ses fins. Même que parfois on doit passer par des énigmes plutôt dures.
Le travail mené par Dr Cunningham consiste à ausculter les patients et donner le diagnostique parfait. Pour cela on passe d’abord par le questionnement classique où l’on doit noter tous les symptômes suspects. Il faut savoir que certains patients ne lâchent pas l’information facilement et qu’il faudra utiliser la ruse pour leur faire cracher le morceau. S’en suit une analyse visuelle préliminaire où l’on peut distinguer parfois des mains tremblantes, des rougeurs sur la peau ou des yeux fatigués. Ces phases d’auscultation ne se font jamais dans un ordre particulier, tout variant d’un patient à un autre. On peut bien sûr écouter le rythme cardiaque, la respiration et l’activité de la digestion avec le stéthoscope. Les analyses sanguins, l’échographie, les radiographies et les scanners sont également une source importante nous permettant d’identifier de nouveaux symptômes. Enfin on passe au bureau pour essayer de faire correspondre les symptômes avec le descriptif de chaque maladie disponibles dans le super ordinateur. Dans le même sens que l’autopsie, tout est question de bons choix et la prise de décisions pertinentes pour arriver à un verdict juste.
L’ERREUR N’EST PAS PERMISE
Pour le reste des disciplines il faut faire preuve de dextérité et de vigilance. Il est impératif de veiller sur le niveau de santé du patient durant les opérations. La plupart des outils des épisodes précédents sont disponibles dans celui-ci : bistouri, gel antibiotique, compresse, pinces, échographie, laser, défibrillateur, etc... Le système de notation reste inchangé : pour atteindre le rang "S", aucune erreur n’est tolérée et la vitesse d’exécution est très importante.
Les phases les plus difficiles et les plus stressantes du jeu sont celles de Maria Torres (la paramédic) puisque l'on doit traiter plusieurs blessés en même temps, et des graves dans la plupart des cas. On se retrouve alors entrain de sauter d’un patient à l'autre (jusqu’à 6 simultanément) et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les secourir à temps, sans oublier que souvent après avoir stabilisé 2 ou 3 patients d’autres déboulent sortis de sous les décombres par exemple. Un vrai enfer !
L’endoscopie est un long voyage dans l’appareil digestif des patients où l’on doit neutraliser des tumeurs, polypes, hémorragies et autres joyeusetés. Le déplacement se fait en avançant/reculant la Wiimote en direction de l’écran tout en maintenant les touches A + B. Très jouable en somme mais pour moi ce sont les épisodes les moins agréables à pratiquer car j’avais l’impression de me déplacer dans un rectum interminable (voilà , c’est foutu pour vous aussi).
Enfin, les passages les plus funs à jouer sont ceux du Dr Freebird, l’orthopédiste. C’est un enchaînement de travaux de précision qui demandent une totale concentration et nécessitent souvent que l’on tienne la Wiimote des deux mains pour réduire les tremblements. Des coupes d’os synthétiques au laser, du taillage avec une scie-sauteuse, du perçage, du renforçage avec des broches ou des plaques en acier inox, confection de prothèses, vissage, polissage, placer les broches de renforcement avec un marteau, reconstituer un os broyé, etc... un vrai travail d’artisan quoi.
UNE HISTOIRE TRISTE ET MORBIDE
Après avoir fini tous les chapitres de tous les personnages disponibles, une nouvelle série de 12 épisodes est déverrouillée. Celle-ci regroupe l’ensemble des disciplines mais sur une seule ligne scénaristique pour l'occasion. Les histoires contées au début sont souvent glauques et pleines de tristesse. La nouvelle série qui suit est davantage morbide et frôle les frontières de l’horreur. Ça reste tout de même dans la lignée des épisodes précédents, à savoir un redoutable virus qui se propage et fait des ravages au sein de la population.
Les scènes narrées sont présentées sous forme de bande-dessinée en slideshow couverte d’un doublage de bonne facture. Les fans peuvent être rassurés quant aux musiques car c’est toujours le même compositeur qui est à l’oeuvre. On reste donc dans le même style mais avec de nouvelles mélodies pêchues qui gagnent en intensité selon le déroulement de l’opération.
Bien sûr, encore une fois on a le droit à un mode coopératif très fun avec des moments inoubliables de franche rigolade ou de sévères engueulades entre potes. Dans certaines disciplines les joueurs se partagent la palette d’outils, chacun étant en charge de l’utilisation de ses accessoires chirurgicaux. Dans les phases de secourisme les joueurs alterneront leurs interventions entre chaque blessé. Le mode coop est également très important pour réussir les opérations les plus délicates dans lesquelles il faut littéralement avoir deux cerveaux, deux moelles épinières et quatre bras pour atteindre le rang "S".
Ce qui est assez surprenant dans Trauma Team, c’est sa durée de vie impressionnante. Il faudra compter environs 25 heures pour finir le mode solo en mode difficile. Après avoir terminé le jeu, des bonus apparaîtront dont notamment un mode extrême et une chasse aux médailles. Ces dernières sont obtenues après avoir rempli des objectifs précis. Bref, le mode coopératif et les défis à relever (ranking, mode extrême, médailles) nous promettent une bonne rejouabilité ainsi qu’une longue durée de vie.

Trauma Team ne peut à aucun moment décevoir les fans de la série qui n’auront aucun mal à reprendre leur matos chirurgical. Ce nouvel opus surprend avec ses nouveautés qui enrichissent le gameplay et proposent des phases de jeux inédites. Ceux qui ne connaissent pas la série Trauma Center peuvent également tenter l’expérience avec cet épisode qui est sans doute le plus complet et le plus varié de tous. En solo ou en coop le challenge est omniprésent et il est fort possible qu’en y jouant vous risquez de vous voir atteint du syndrome "allez, je fais ce chapitre et j’arrête" à cause d’une histoire bien narrée.
Les plus
-Présentation et menus impeccables.-Prise en main aisée.
-Gameplay diversifié.
-Plusieurs personnages à incarner.
-Le challenge.
-Le mode coopératif.
-Bonne durée de vie.
-On y revient.
-Histoire captivante...
Les moins
-... captivante mais avec beaucoup de niaiseries.-Vous n’aimez pas le domaine médical ? Passez votre chemin.
-Des phases de jeux parfois assez longues.
Détails
- Nom
- Trauma Team
- HOSPITAL. 6nin no Ishi
- Support
- Wii
- Genre
- Mini-games
- Editeur
- Atlus
- Développeur
- Atlus
- Sortie
- 30 novembre 2009
- 18 mai 2010 (US)
- 17 juin 2010 (Jap)
- Recommandation PEGI
- Joueurs de ans et plus






















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